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Carnet François Brousseau

23 décembre 2010

Gbagbo, le tricheur isolé


L'année 2010 s'achève, en Côte d'Ivoire, avec une « crise africaine » comme on les déteste bien. Une crise qui, malheureusement, conforte une certaine idée de l'Afrique : celle d'un continent incapable d'absorber la démocratie, et où, semble-t-il, il est impossible qu'un perdant cède de bonne grâce le pouvoir à son vainqueur, après une élection. 
 
En fait, il y a des exceptions à cette règle simpliste et vaguement raciste, exprimée naguère par l'ancien président français Jacques Chirac : « En Afrique, disait-il en 1990, vous avez immédiatement un parti par tribu et au lieu d'avoir la démocratie, vous avez l'affrontement et un risque d'anarchie. »  
 
Des exceptions comme le Ghana ou le Sénégal nous ont donné à voir, ces dernières années, de tels épisodes d'alternance démocratique harmonieuse. Et tout récemment, en novembre, en Guinée-Conakry, 14 mois après des émeutes réprimées dans le sang, on a vu l'ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo concéder la victoire à l'opposant historique Alpha Condé... 
 
Une crise emblématique 
 
Mais l'attention, ces dernières semaines, s'est irrésistiblement tournée vers la Côte d'Ivoire. Pays emblématique parce qu'il a longtemps représenté, en Afrique francophone — à défaut d'être un grand pays démocratique — un État qui, économiquement, ne s'en tirait pas trop mal, et remontait nettement la moyenne continentale... 
 
Emblématique, cette crise ivoirienne l'est aussi parce que le « vilain » de l'histoire, le président sortant Laurent Gbagbo qui refuse obstinément de reconnaître sa nette défaite aux urnes (54 % - 46 %) aux mains d'Alassane Ouattara, est un ancien dissident politique qui, il y a deux décennies, paya courageusement de sa personne son combat politique.  
 
Un homme qui, s'appuyant sur ses amis de la gauche française, avait combattu le régime monolithique de Félix Houphouët-Boigny, lorsque les premiers craquements menaçaient l'assise des dictatures africaines issues des indépendances du début des années 1960. 
 
Emblématique, cette crise l'est enfin parce que la « communauté internationale » s'est beaucoup impliquée dans ce processus électoral, qui devait en finir avec la guerre ouverte ou larvée qui, 10 ans durant, a paralysé et divisé ce pays entre son nord et son sud.  
 
La dérive dictatoriale de Laurent Gbagbo éclate aujourd'hui d'une façon incontestable, ce que reflète la quasi-unanimité de la condamnation du mauvais perdant : ONU, Union européenne, Union africaine, CÉDÉAO (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest), France, États-Unis, une nette majorité de pays d'Afrique : tous sont aujourd'hui d'accord.  
 
La communauté internationale, avec les 9000 Casques bleus sur le terrain et des milliers d'assistants et d'observateurs électoraux – tant ivoiriens qu'étrangers – a tellement investi dans cette « opération de paix » (400 millions de dollars!) qu'elle ne veut pas voir tous ses efforts s'envoler en fumée. 
 
Un résultat incontestable  
 
Un minimum d'analyse fait très bien voir que le résultat officiel du second tour est certainement représentatif du choix souverain de l'électorat ivoirien. Gbagbo, aujourd'hui totalement isolé face au reste du monde, avait donné son accord au processus démocratique : de la constitution de la liste électorale (opération très délicate dans ce pays qui sortait d'une décennie de guerre larvée et de partition de facto), jusqu'à la tenue du premier tour avec ses résultats homologués (38 % pour Gbagbo, 32 % pour Ouattara, 25 % pour Henri Konan Bédié). Tout cela, Gbagbo l'avait accepté. 
 
Malheureusement pour lui, la campagne du second tour a vu Bédié se rallier inconditionnellement à Ouattara, et ses travailleurs électoraux travailler d'arrache-pied sur le terrain pour que les reports du vote « Bédié » au premier tour (massif en pays baoulé) se fassent massivement en faveur du candidat Ouattara (le musulman du Nord, d'ethnie dioula). 
 
L'opération a largement réussi, ce que confirment les comptes rendus de campagne sur le terrain, et la simple addition : 32 + 25 = 57. Avec 54 % des voix, et des irrégularités mineures qui ne peuvent pas – selon les observateurs – avoir affecté plus de 1 % ou 2 % du total, le camp Ouattara a tout simplement gagné en allant chercher quelque 92 % des voix de Bédié. 
 
Dire que Gbagbo a vraiment perdu et doit donc s'incliner, si la démocratie a un sens en Côte d'Ivoire, ce n'est pas affirmer pour autant qu'Ouattara est un enfant de choeur. Ou qu'il a n'a pas, comme la plupart des autres politiciens, une ambition personnelle débordante. Mais dans ce cas-ci, le renvoi dos à dos des protagonistes ne vaut pas : au fond des urnes, il y a une vérité arithmétique. Il y a un gagnant, un seul. Et son identité ne fait aucun doute. 
 
Bien sûr, tous les tricheurs du monde ne reçoivent pas autant de pressions pour déguerpir. Bien sûr, il reste à voir quels seront les moyens concrets qu'appliquera la communauté internationale. Le premier ministre de Ouattara, Guillaume Soro, réclame « l'usage de la force »... ce qui reste très hypothétique.  
 
L'appui du Conseil de sécurité à une opération armée pour déloger Gbagbo serait difficile à obtenir. Et la force militaire, on imagine assez mal la France ou les États-Unis aller l'appliquer dans le quartier du Plateau, au coeur d'Abidjan... Les rumeurs parlent d'un rôle qui serait dévolu au Nigeria, géant régional doté d'une véritable force militaire.  
 
Il est intéressant, et un peu navrant, de constater que le discours « anticolonialiste » que tente d'avancer le camp ultranationaliste – et potentiellement violent – des jeunes partisans armés de Gbagbo... soit repris par une ultragauche occidentale toujours prompte à attribuer à l'impérialisme occidental tous les maux du monde... Gbagbo comme martyr du néocolonialisme! C'est fort, mais l'argument ne passera pas.


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François Brousseau est le chroniqueur-analyste de Radio-Canada pour les affaires internationales.

François Brousseau est souvent allé sur le terrain à l'étranger. Il a notamment signé, surtout dans Le Devoir, des reportages d'Haïti, d'Italie, de Pologne, de l'ex-Tchécoslovaquie et de l'ex-Yougoslavie, d'Israël, de Taïwan et de Cuba. Au fil des ans, il a pu interviewer des personnalités comme Mikhaïl Gorbatchev, Lech Walesa, Jean-Bertrand Aristide, Kim Dae-Jung, Shimon Peres, Ariel Sharon, José Ramos-Horta, Oscar Arias et Giulio Andreotti.

Entré à l'emploi de la première chaîne radio de Radio-Canada en 2002, il avait déjà une longue expérience en journalisme écrit. Il a notamment fait sa marque comme reporter et éditorialiste aux affaires internationales pour le quotidien Le Devoir de 1991 à 1997, journal dans lequel il a également tenu une chronique hebdomadaire de 2005 à 2007.

En 1994, il a reçu la Bourse Michener pour journalistes. Cette récompense lui a permis de mener un séjour prolongé de recherche en Italie et de ramener plusieurs reportages de ce pays.

Après un mandat de trois ans (1997-2000) comme directeur des communications à la Délégation générale du Québec à New York, il est revenu à Montréal où il a retrouvé sa passion: le journalisme. D'abord à l'écrit en tant que reporter au magazine L'actualité en 2001-2002. Il a été récipiendaire, à ce titre, d'un National Magazine Award pour l'article «Sommes-nous seuls dans l'Univers?», paru en août 2001. Mais aussi et surtout à la radio, qui est devenue, à partir de 2002, son nouveau médium de prédilection.

En 2003 et en 2004, il a été responsable de la revue de presse internationale quotidienne à l'émission Maisonneuve en direct. De 2004 à l'automne 2007, il était responsable des affectations des correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs à l'information internationale pour les nouvelles à la radio.

Passionné des cultures étrangères, François Brousseau parle six langues: français, anglais, espagnol, italien, portugais et polonais.

5 janvier 2011

Les autorités françaises de De GAulle à Sarkozy font penser au monde que l'Afrique à des problèmes avec la démocratie.C'est bien elles qui ont annulé les premières élections multipartites qui désignaient les dirigeants suite à l'indépendance car celles-ci étaient défavorables à leurs poulins.Dans la suite,elles ont interdit le multipartisme au profit de leurs poulins. 
Bagbo est de ceux qui se sont battus pendant longtemps pour le multipartisme en Côte d'Ivoire,sans jamais prendre les armes.Dépuis 2002,la France et L'ONU ont légitimé la rebellion en Côte d'Ivoire.Pour n'avoir pas pu renverser Bagbo,on organise des semblants d'élections dont on a les résultats à l'avance.Les ivoiriens sont vigilants et vous regardent dépuis 2000.

Pascal Kammoé, Québec

4 janvier 2011

Il ne peut y avoir de paix dans un état africain qui veut devenir autonome tant et aussi longtemps que la France n'abandonnera pas son rôle d'impérialiste colonisateur. Quand ce n'est pas le chef d'état que la France tente de soudoyer, ce sont les fonctionnaires. J'ai eu maints témoignages. Quels cadeaux veux-tu est la phrase habituelle. Aucune subtilité. 
Même avec des élections justes, la France va organiser un "putch" comme la CIA. Donc se fier à la France pour instaurer une démocratie est illusoire. La morale de la France est la même que la CIA: tous les moyens sont bons pour avoir le contrôle d'un pays. Regardez qui la France appuie et vous êtes certain que c'est le mauvais candidat. La France appuie toujours les plus pourris, les plus corrompus. et les accueille avec leurs milliards quand un peuple se révolte et n'en veut plus. Exemple: Ratsiraka de Madagascar parti avec la caisse de l'état. Et Sarkozi, le grand moralisateur va venir nous faire la morale. Assez, c'est assez, qu'on laisse Gbagbo en place. Une corruption qui profite à la France ou à la Côte d'Ivoire, quel est le meilleur choix?

Jean Lespérance, Montréal Québec

3 janvier 2011

À lire tous les commentaires des experts et des autres, on ne sait plus qui dit vrai. Est-ce qu'il y a eu tricheries au nord, au centre, au sud ? 
Possiblement. Peu de chance qu'il n'en ait pas eu. Même chez nous, y'a souvent des morts qui vont voter... 
 
Gbagbo tricheur ? Ouattara tricheur ? Qui sait ? 
Mais au-delà de tout ça, y'a des gens comme mon grand ami qui habite Abidjan avec qui je suis lié d'une amitié sincère de plus de 25 ans et à qui je parle quasi quotidiennement pour lui demander si ça va et s'il est en sécurité. Il ne demande que la paix et la chance d'élever tranquillement ses enfants sans avoir peur de vivre dans un État où la sécurité reste fragile, dans un État où l'avenir se trouve dans les écoles d'Abidjan, de Gagnoa, de San Pédro, de Bouaké, de Man... 
À un moment donné, il faudra arrêter de palabrer et faire un choix. Y'aura un perdant d'une façon ou d'une autre. Pourvu que ça se fasse harmonieusement et non dans la violence.

Louis Desjardins, Montreal

3 janvier 2011

comme dit monsieur Serge Drouginsky, le tricheur n'est pas celui que nous dépeint monsieur Brousseau, il devrait se rappeler des mensonges sur le Rwanda, qui si ne m'abuse, il a dénoncé récemment. Ce que nous dit et qui est, est vraiment différent, les nouvelles qui nous arrivent de l'étranger sont trop souvent biaisé

Dominic Pageau, Lévis

3 janvier 2011

Roland Dumas (ancien ministre des affaires étrangères de François Mitterrand et président du Conseil Constitutionnel de France de 1995 à 2000), déclare lors d'un récente visite à Abidjan le 31 décembre dernier : « S'il y a des fraudes, elles ne sont pas du côté de M. Gbagbo, elles sont de l'autre côté. », de plus il accuse l'ONU d'avoir fait usage de balles réelles contre des civils. 
 
L'ONU d'ailleurs ne nie pas les faits et se range derrière le Chapitre VII : « Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression ». À noter que c'est au Conseil de Sécurité d'estimer s'il y a nécessité du recours à la force, toutefois l'article 51 reconnaît le droit des casques bleus à la légitime défense. Si nous comprenons bien, les rues de Abidjan seraient moins sûres que celles de Mogadiscio.  

Serge Drouginsky, Longueuil

2 janvier 2011

Je ne vois pas qu'est-ce qu'il y a à s'émerveiller tant devant l'analyse de M. Ceccaldi. Il me semble qu'elle plus politique que juridique. Un peu comme le Conseil Constitutionnel, M. Ceccaldi ne fait aucune mention de l'article 64 de la constitution ivoirienne révisée en 2008. Mais surtout, il ignore carrément tous les accords de paix qui ont été signés par les protagonistes (à Pretoria en 2005 et à Ouagadougou en 2007). Or là est justement l'objet du contentieux: la primauté de ces accords sur les déclarations du Conseil Constitutionnel. À ce sujet, il serait utile d'écouter la conférence de presse du président de la commission électorale (datée du 31/12/2010). Enfin, j'aimerais relevé deux erreur dans l'interview. La première est relatif à la déclaration du journaliste selon laquelle le représentant de l'Onu a validé les résultats de la CEI avant le Conseil Constitutionnel, ce n'est pas vrai. La seconde est relative au procès verbal présenté par M. Ceccaldi: je doute fort qu'une erreur aussi flagrante soit passée sous le nez des analystes de l'Onu étant donnée la sophistication des méthodes qu'ils ont utilisées--rien à envier à Léger-Marketing.

Lance Diakite, Royaume-Uni

2 janvier 2011

M.Brousseau, il faut bien connaître la France et l'Afrique pour être capable de démêler le vrai du faux. Le vrai tricheur dans toutes les élections africaines, c'est la France. Et je vous ai dit auparavant pourquoi elle triche. 
La constitution ivoirienne a un processus qui a été violé en proclamant un résultat non validé par la Commission Électorale Ivoirienne. 
C'est un peu comme si on faisait fi au Canada d'un jugement de la Cour suprême. La France en Afrique agit de la même manière que la CIA en Amérique du sud, on ne peut pas lui faire confiance. Donc M.Brousseau avant de dire que Gbagbo est un tricheur, vous devez comprendre comment la France agit. Les valises de damants ne sont pas des histoires de ma grand-mère, c'est du réel. Sans ces valises Chirac n'aurait jamais eu assez d'argent pour accéder à la présidence. Je ne dis pas que Gbagbo n'est pas un tricheur, mais entre les deux, on doit choisir le moindre. 
C'est la CEI qui doit avoir le dernier mot et non Ban Ki-Moon,Sarkozi, Obama, ou même Harper. N'oubliez jamais M.Brousseau que le dirigeant le plus voleur va toujours être appuyé par la France. C'est triste mais c'est comme ça.

Jean Lespérance, Montréal Québec

31 décembre 2010

Je valide les arguments exposés par maître Marcel Ceccaldi (avocat International) qui explique clairement les aspects qui sont à l'origine de la crise actuelle. Messieurs Sarkozy et Obama devraient s'excuser. 
 
On peut suivre le lien qui est donné par Emma Mabiala du Congo et Serge Charbonneau de Québec. 

Serge Drouginsky, Longueuil

30 décembre 2010

Mme Emma Mabiala nous suggère un excellent lien: 
 
http://www.youtube.com/watch?v=6Gfe4P6ShYI 
 
Il faut écouter très attentivement l'analyse de la situation ivoirienne que fait Maître Marcel Ceccaldi (avocat en affaire internationale). 
 
Un grand merci pour ce lien et j'invite tous ceux et celles qui sont préoccupés par cette ingérence "internationale" en Côte d'Ivoire à écouter cette excellente analyse qui nous apporte une vision plus «équilibrée» de la réalité. 
 
Serge Charbonneau 
Québec 

Serge Charbonneau, Québec

30 décembre 2010

comme les 2 camps ne semblent vouloir rien céder à l'autre vu que, question d'orgueil ils sont allés un peu trop loin, pourquoi ne pas tout simplement pour mettre tout le monde d'accord une fois pour toute réorganiser des élections dans les zones litigieuses encadrées de bout en bout par des personnes totalement neutres et auxquelles le deux se plieraient? cela demandera certes d'importants moyens supplémentaires mais la vie des citoyens de ce pays vaut bien plus que cela! cela me semble bien équitable en fin de compte 
Noumbissie happi 

andre patrice noumbissie happi, abidjan

30 décembre 2010

mais aussi et surtout du refus d'un homme qui déni a 54 pour cent de ses compatriotes leur droit de décider pour leur pays! et qui sont aujourd'hui des sans voix dans leur propre pays! la réalité des forces en présence dans ce pays tel que le premier tour de l'élection l'a démontré indique quand même que bagbo et ses partisans ne représentent qu'a peine 40 pour cent de l'électorat; les 60 autres étant constitues par le même camp on voit donc bien si on veut partir de cette simple considération basique de quel coté se trouve la volonté majoritaire. le débat sur la sincérité du vote les incidents et autres peuvent avoir lieu mais voila quand même la trame de fond. 
Si Gbagbo est encore la aujourd'hui on peut penser sans risque de se tromper que c'est essentiellement grâce a la télé d'état et à ses fidèles généraux. Si l'onuci n'était pas là pour faire un peu la garde et attirer un peu l'attention ,les morts, les assassinats et autres enlèvements massifs des partisans adverses seraient incommensurables ,c'est certain 
Donc pour résumer un peu, Gbagbo démocrate dans l'âme mais que la réalité du pouvoir a quand même fortement défiguré. il semble aujourd'hui malgré son apparente sérénité dans une situation très inconfortable un peu comme un chauffeur au volant d'un véhicule lancé à toute vitesse et dont les manettes de frein et de direction seraient devenues incontrôlables et ce n'est pas bon signe!  
Au final dans cette affaire et étant un observateur de la vie politique dans ce pays depuis une dizaine d'années maintenant, chacun a un peu raison et un peu tort aussi mais l'avenir de ce pays est en jeu. Une action militaire serait lourde de conséquences. ces deux messieurs passeront ce pays demeurera. donc de grâce il vaut mieux arrêter le jusqu'au boutisme de l'un et l'autre.  
noumbissie happi

andre patrice noumbissie happi, abidjan

30 décembre 2010

Gbagbo est un peu deux choses en même temps. Comme il est bon tacticien et habile manipulateur il sait jouer avec ses adversaires et même parfois ses ennemis en fonction de ses intérêts ; il a des qualités qu'on ne peut pas lui enlever mais sur ce coup là il apparait clairement qu'il s'est trompé sur plusieurs points. La première grosse erreur déjà est qu'il a sous estimé la force et la capacité de ses 2 principaux adversaires à faire front commun dans la durée. De deux, il s'est engagé dans ce processus électoral un peu trop sur de lui sans même que le désarmement des ex rebelles soit devenu effectif ,(et on entrevoit aujourd'hui les conséquences possibles) en pensant presque à coup sur de l'emporter au final devant l'1 ou l'autre. Il a peut être des inimitiés avec pas mal de chefs d'états occidentaux( c'est connu dans les rapports entre états seuls comptent les intérêts ) mais le fait est quand même que rien qu'en observant les choses terre à terre et sous un prisme strictement ivoiro -ivoirien, au regard des résultats sur le plan comptable il a quand même été battu! on peut après engager le débat sur les procédures et autres, les incidents et autres mais la vérité des urnes est quand même qu'il a perdu!! ce qui veut dire aussi que cet ''acharnement'' de la communauté inter contre Gbagbo peut être interprété aussi comme un soutien légitime aux ivoiriens qui ont majoritairement voté Alassane et qui aujourd'hui en cote d'ivoire n'ont plus la parole parce que la télé d'état qui est la chaine unique du pays est embrigadée par le seul clan Gbagbo et que les autres n' y ont plus accès. ; que les militaires qui lui sont fideles ne se gênent pas pour tuer de sang froid tous ceux qui veulent revendiquer leur droit, il ne s'agit donc pas simplement de l'acharnement des occidentaux contre un homme même si on pourrait en débattre ( voir la suite) 
Noumbissie happi

andr patrice noumbissie happi, abidjan

30 décembre 2010

Cher Lance Diakite, 
 
Comme vous ne l’avez peut-être pas lu, la « netiquette » de Radio-Canada, ne permet en principe pas les dialogues et autres discussions privées entre internautes. J’espère qu’on permettra au moins cette réponse : 
 
Aussi, je vous remercie pour vos opinions très stimulantes ; toutefois, je ne ferai pas d’autres commentaires. Je vais continuer d’être attentif à la situation actuelle tout en vous souhaitant un bonne année 2011, espérant des dénouements heureux pour tous. 

Serge Drouginsky, Longueuil

29 décembre 2010

Mr Francois Brousseau sait-il de quoi il parle ? De toutes évidences non, malheureusement cette crise Ivoirienne montre à quel point il est facile malgré la multiplicité des vecteurs de communications (internet, journaux, Tv, Radio ect...) que le produit lui-même (l'information) ne soit plus pluriel mais concentré aux mains d'officines dont les interêts sont des caisses à raisonance de ceux qui les financent. 
 
AFP appartient au ministère des Affaires étrangères Francais, Reuteurs à celui de l'Angleterre, Voice of America au sécrétariat dont Mme Clinton est justement la sécrétaire, coalisées ces agences peuvent nous vendre tout mais surtout n'importe quoi. 
La décor semble simpliste : Un roitelet Africain réfrataire à la démocratie que le monde Occidental d'abord (c'est lui qui est garant dans ce monde de la démocratie) par le biais de l'éthérée communauté Internationale puis d'autres organisations par soutraitance demandent à ce dernier de quitter le pouvoir malgré l'injonction du droit dudit pays Africain, que c'est succulent comme précedents dans ce petit monde !. 
Plus besoin de savoir qui a vraiment gagné ces élections il suffit donc que l'ONU, les USA, la FRance et quelques états souffifres demandent le départ d'un chef d'État élu que c'est de facto lui le tricheur. 
Continuez sur cette voie, Mr Brousseau, hurlez avec les loups, tant pis pour ces pauvres Africains et la vérité, tant mieux pour la communauté Internationale cet état au-dessus des lois des pays !

Ali-Ber Soni, Montréal

29 décembre 2010

Cher Serge Drouginsky, 
 
"Nous savons très bien que ces deux pays jouissent de la même infaillibilité que le pape...."  
 
Ça ne sert à rien d'être cynique. En tant qu'africain je suis fatigué qu'on utilise toujours les mêmes excuses pour justifier nos propres insuffisances et manquements. Avez-vous remarquez, le dernier mot très à la mode c'est "Françafrique", du nom du film où qui fait la lithanie de tous les complots français depuis la décolonisation. Pendant qu'on célèbre le cinquantenaire des indépendances africaines, on continue de se présenter en victimes à souhait. Comme je l'ai déjà écrit, le plus inquiétant est que la jeune génération se fait le relai de la vieille garde dans cet argumentaire.  
 
"J'ignore très franchement qui a remporté ces élections mais en tant qu'observateur lointain j'ai des doutes quant à l'entière validité de ce scrutin." 
 
Vous êtes un observateur lointain, pourtant vous avez un parti pris! Vous savez, je crois beaucoup en la science. La méthodologie et les chiffres de l'ONU sont connus de tous--Choi Young-chin, le représentant de l'ONU, a expliqué sa méthode à qui veut l'entendre (écoutez par exemple son interview sur CNN). On peut reproduire ses résultats si on le veut bien. Ceux du conseil constitutionnel ne le sont pas. C'est facile de se cacher derrière le masque de la légalité pour raconter du n'importe quoi. 
 
J'ai déjà été un farouche partisan de Gbagbo, mais le plus important pour moi aujourd'hui c'est que la démocratie triomphe. Si demain le gagnant d'aujourd'hui ne fait pas mieux que Gbagbo, je serai au premier rant de ses critiques.

Lance Diakite, Royaume-Uni

28 décembre 2010

Cher monsieur Lance Diakite, 
 
Pour être honnête avec vous, je n’ais pas vu la vidéo qui a fait le tour du monde dans laquelle Damana Pickass, qui est commissaire membre en bonne et due forme de la CEI dans laquelle il s’oppose à la proclamation des résultats provisoires qu’on veut nous faire avaler aujourd’hui comme des résultats officiels sous prétexte que la France et les USA ont dit que c’était les vrais. Nous savons très bien que ces deux pays jouissent de la même infaillibilité que le pape…. 
 
Quoiqu’il en soit, je pense puisque je connais désormais mieux Damana Pickass grâce à vous, qu’il a bien agi puisqu’une commission n’est indépendante que dans la mesure où elle suit scrupuleusement les termes de son mandat. J’ignore très franchement qui a remporté ces élections mais en tant qu’observateur lointain j’ai des doutes quant à l’entière validité de ce scrutin. Comme personne qui aime la démocratie et aussi les africains cela me déçoit beaucoup car j’aimerais que cette partie du monde poursuive son développement harmonieusement. Le spectre de la guerre civile ne me dit rien de bon qui vaille. Tôt ou tard le président Gbagbo laissera son office, aussi mieux vaut-il qu’il s’en aille de son plein gré et avec le sourire que contraint et forcé sous la pression de sanctions, de menaces ou à la pointe des fusils. Surtout lorsque tout cela est initié par des puissances étrangères qui devraient se montrer respectueuses des populations de la Côte d’Ivoire.

Serge Drouginsky, Longueuil

28 décembre 2010

Moi je suggère tout simplement aux ex-colonies françaises de faire comme le Rwanda et de passer à l'anglais pour en finir avec la malsaine emprise de la France sur l'Afrique. Un Commonwealth africain chapeauté par l'Afrique du Sud serait certes plus bénéfique que la malsaine influence française... 
 
J'ai fait l'Afrique et cela m'a rendu francophobe! Les Français se comportent comme des voyous là-bas.  
 
Quant je vois la Côte d'Ivoire, je remercie la Providence de nous avoir débarrassés de ces Francais par la main des Anglais en 1763 ici en terre d'Amérique. Une grace !!!!!

Michel Gaudette, Trois Rivieres

28 décembre 2010

Serge Drouginsky, c'est a croire que vous n'avez pas vu la video qui a fait le tour du monde, ou le fameux Damana Pickass, partisan farouche de Gbagbo, a empeche les membres de la CEI de faire leur travail. C'est bien facile d'accuser la CEI quand le but affiche de ces manoeuvres etait si evident.  
 
La majorite des reactions a cet article sont des commentaires simplistes ou l'on impute tous les maux de l'Afrique au neo-colonialisme et a l'imperialisme. On doit bien se demander ou va l'Afrique quand la jeune generation regurgite les memes vieilles theories que ceux qui nous ont dirige pendant un demi-siecle, et donc l'echec est sans equivoque.

Lance Diakite, Royaume-Uni

27 décembre 2010

Cet article montre à souhait que beaucoup de soit disant journalistes manquent d'objectivité dans le traitement de l'actualité.Ainsi,en fin de compte,le fraudeur se trouver ne pas être celui qui a fraudé. 
Qui avait intérêt à ce que la Cote d'Ivoire aille aux élections,le nord tenu par des rebels armés? 
France 2 a diffusé tout récemment un documentaire intitulé "Françafrique" oû tout est dit sur les pratiques des autorités françaises de De Gaulle à Sarkozy pour maintenir les dictatures au pouvoir en Afrique ou pour renverser les infidèles.Contrairement à ce journaliste,je suis persuadé que la situation en Côte d'Ivoire relève plus de détermination de la France de placer un poulin au pouvoir pour remplacer Bagbo dont l'arrivée au pouvoir en 2000 a été un incident .Notons en passant que c'est bien une rébellion armée qui aujourd'hui est reconnue par la communauté internationale.Je suis originaire du Cameroun oû les fraudes électorales ont été toujours massives et le président en place dépuis près de 30 ans a chaque fois été félicité par la communauté internationale.Le malheur de Bagbo c'est de vouloir travailler pour ses concitoyens et non pour les intérêts occidentaux.

Pascal Kammoé, Québec

27 décembre 2010

Diakite Lance, Gbagbo a accepté ce "compromis" pour ramener la paix en Cote d'ivoire suite à la tentative de coup d'État ourdi par Ouattara, qui n'a rien d'un démocrate.  
 
L'ingérence de l'ONU fait peur, elle n'a aucun droit d'imposer ses pions et de déclarer un gagnant à une élection, d'ailleurs ce qu'elle a fait est contraire à la loi de la Côte d'Ivoire.

Dominic Pageau, Lévis

27 décembre 2010

Si on connaît le dicton qui dit que :« Lorsque l'argent parle, la vérité se tait», il est facile d'anticiper que l'investissement de 400 millions de l'ONU pour la paix risque fort de produire des effets contraires Comment la paix peut-elle s'appuyer sur de l'argent? La vérité n'est-elle pas mieux placée pour servir cette cause? Ou va la paix sans un minimum de justice? Nulle part. 
Comment ne pas soupçonner la communauté des prédateurs occidentaux dont la France et les États-Unies qui depuis toujours appliquent le «diviser pour règner» Pourquoi cet acharnent étrange à vouloir la démocratie à tout prix en Côte d'Ivoire et pas en Somalie ou en Egypte? 
Comment ne pas constater que la démocratie est un concept qui se vide de plus en plus de sa substance même en occident? C'est le capital qui est au pouvoir et non pas le peuple. 
Le peuple, on s'en fout, c'est de la chair à canon et rien d'autre. 
En Afghanistan, la propagande n'arrive plus à cacher que nos soldats canadiens en appuie à l'OTAN sont là pour soutenir une gouvernance mafieuse.Au Kosovo l'ONU appuie un premier ministre impliqué dans le trafic d'organe. Vive la démocratie et les droits de l'homme ainsi que tous ceux qui s'en servent comme outil de propagande sans aucun sens critique. 

denis miron, montbeillard

26 décembre 2010

Quand Gbagbo parle d'ingerence de la communaute internationale et de complot ourdi par la France contre la Cote d'Ivoire, ce qu'il oublie de dire c'est que depuis 2004, l'ONU a investi pres d'un demi milliard de dollars (US$ 500 millions) dans le processus de paix et les elections en Cote d'Ivoire. Peut-etre que Gbagbo aurait du denoncer cette ingerence etrangere plutot et refuser cette manne onusienne. Il aurait pu alors organiser et truquer des elections quand et comme bon lui semble, personne ne lui en aurait voulu.  
 
La loi ivoirienne prevoit que, si le Conseil Constitutionnel estime qu'il a y eu fraudes au point d'affecter le resultat final de l'election, il doit s'abstenir de proclamer un vainqueur et reclamer l'organisation d'un nouveau scrutin dans un delai de 45 jours. Loin de le suivre, ceux qui reclament le respect du droit ivoirien sont les premiers a l'avoir bafoue! Peut-etre savaient-ils d'avance que l'ONU n'accepterait pas une telle decision qui risquerait d'occasionner des delais additionnels au risque d'engloutir un autre demi million de dollars.

Diakite Lance, Royaume-Uni

26 décembre 2010

Dans le nord, où se terre Ouattara, il y a eu à des bureaux de votes plus de votes que d'électeurs. Et dans ceux ci, le vote allait à plus de 95% pour Ouattara, ça sent les élection manipulées par ceux qui étaient en controle de la partie nord, les troupes de Ouattara. 
 
Ouattara et les siens ont souvent fait des appels à la force contre Gbagbo. Et oui, il y a ingérence étrangère en CI et intoxication médiatique 
 
En fait la violence semble émané plus fortement du coté de Ouattara qui fait des appels aux armes et à la force contre Gbagbo 
 
http://www.legrigriinternational.com/article-cote-d-ivoire-les-violences-du-camp-ouattara-en-images-62494803.html

Dominic Pageau, Lévis

26 décembre 2010

Les erreurs de Monsieur Laurent Gbagbo dans la crise politique actuelle en Côte d'Ivoire sont : 1. Il n'a pas montré patte blanche à la France. 2. Le journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer a disparu le 16 avril 2004 en Côte d'Ivoire. 3. Laurent Gbagbo a accepté un scrutin présidentiel à deux tours. 4. Il a autorisé la Communauté Internationale de financer le processus électoral. 5. Il a ainsi permis à la Communauté Internationale d'avoir un mot à dire sur la validité du scrutin. 6. Il a cru qu'il pouvait, sans l'aval de la Communauté Internationale, impunément modifier les résultats proclamés par la Commission Electorale Indépendante, comme cela a toujours été le cas dans le pré-carré Français. 7. Il a feint d'ignorer que quand on défie un membre influent de la Communauté Internationale, en l'occurrence la France, on a affaire à tout le Gouvernement Mondial qui saisit ainsi l'occasion d'éprouver l'efficacité de son autorité. Tout porte à croire qu'un tel test est imminent en Côte d'Ivoire, mais pas au Gabon, encore moins en Biélorussie où Alexandre Loukachenko a été réélu récemment dans les conditions connues de tous. 8. Il a cru que le mot « Cour Constitutionnelle » en Côte d'Ivoire a le même contenu en Côte d'Ivoire qu'en France et qu'en se prévalent des prérogatives de cette institution comme en France, sa réélection serait reconnue par tous. 9. Il n'a pas su qu'en Afrique, c'est celui qui le premier proclame les tendances ou les résultats électoraux qui est donné gagnant à terme. Et cætera. Pourra-t-il alors gagner son bras de fer contre la Communauté Internationale ? En tout cas, l'évolution de la crise politique en Côte d'Ivoire passionne au premier chef l'intelligentsia africaine qui se prête à rêver d'une indépendance longtemps attendue. C'est sous cet angle que l'on peut comprendre les multiples soutiens des peuples africains à Laurent Gbagbo. Et c'est la fibre sur laquelle Monsieur Gbagbo grince ses doigts. Lire l'article complet sur : www.camer.be/index1.php?art=12596&rub=11:1

Guy François Olinga, Montréal

25 décembre 2010

L'Afrique dans son ensemble a beaucoup de difficulté à se débarrasser de son passé colonialiste. La France n'a jamais lâché prise. 
Tour à tour les présidents français maintiennent des dictateurs sanguinaires au pouvoir. Pourquoi? Pour des contrats et se faire donner des valises de diamants et autres pierres précieuses qu'ils écoulent sur un marché noir en promettant aux dictateurs d'envoyer l'armée en cas d'insurrection. Et toute la francophonie se montre généreuse envers les dictateurs. Et si un dictateur subit un "putch" la France l'accueille les bras ouverts avec ses milliards et la caisse du pays qu'il a vidée. Et on essaie de reorendre le pouvoir avec un autre. Si la France refuse d'accueillir Gbagbo, c'est qu'elle supporte Ouattara. Que ce soit l,un ou l'autre, il n'y aura qu'une démocratie de façade, la corruption sera au pouvoir grâce à la France. Applaudissons la France! Liberté de corruption, égalité de corruption, fraternité de corruption!

Jean Lespérance, Montréal Québec

25 décembre 2010

A l'intention de tous les Africains( ou autres Personnes préoccupés par le Problème en CI), 
Je voudrais dire que Le problème aujourd'hui c'est que GbaGbo a été battu aux urnes et qu'il réfuse de partir, préferant tuer les Ivoiriens! 
Gbagbo a été déclaré president par un conseil constitutionnel qui au lieu d'annuler l'election s'il avait des doutes, comme le dit la loi du pays, a tout simplement annuler des suffrages chez Ouattara pour que son ami Gbagbo soit président! Je voudrais ausii préciser que, comme vu dans le monde entier, les partisans de Gbagbo ont empéchés le Président de la CEI de proclamer la décision de plus, de 80% des Ivoiriens! Donc, de grâce, soyez honn^tes et arretez de parler d'ingérence étrangére! Ou alors, preferez vous que ce soit comme au RWANDA, ou on a accusé le manque d'ingérence de la communauté internationale? A toute fins utiles, rappeler vous que Gbagbo continuait, la semaine dernière de demander de l'ingérence!  
54% d'Ivoiriens ont dit oui à ADO, et nous ne nous laisserons pas faire!

Marie-Ange Dr Touré, Abidjan

24 décembre 2010

Réponse à Moncef 
 
Cela peut paraître simpliste et idéologique mais toutefois tout à fait d'actualité. 
 
*Cela prend un minimum pour avoir la démocratie dans un pays mais pour plusieurs la démocratie est le minimum à imposer.* 
 
Entre toute industrie qui génèrent profits et le tas de gens qui sont près à miser pour se l'attribuer. Entre la masse de gens prêts à être utiliser pour se sentir important et protégé, et ceux qui veulent le modèle de partage inconditionnel des ressources territoriales qui reviennent dans les poches des citoyens... 
 
Il y a... les diamants qui tuent, le braconnage, le monopole du pétrole, la traite de personne en temps de crise, des camps diamétralement opposés, commerces d'armes... Et pardonnez moi, j'en oublie sûrement quelques unes... 
 
Pour avoir la démocratie ou la justice c'est simple; il faut juste des gens prêts à en payer le pris et motivés à la faire!! 
 
Le reste est écris dans les contes de fées!

Stéphane Fraser, Montreal

23 décembre 2010

Je suis d'accord avec l'ensemble de l'article de François Brousseau, mais les raisons pour lesquels la communauté internationnale veu voir Gbagbo déguerpir sont loin d'être pour la promotion de la démocratie. En réalité c'est parce que Gbagbo n'est affilié à aucun intérêt occidental, puisque, Ali Bongo, Sassou Nguesso, Blaise Campaoré (élu juste quelques jours avant les élections ivoiriennes à 80%), Paul Kagame, et d'autres ont également triché, mais parce qu'associés aux intérêts occidentaux, personne n'a cru pertinant de donner suite aux plaintes de leur opposants. Il y a juste un poids, et pleins de mesures. Malheureusement, c'est comme les dictateurs d'après la colonisation, certains étaient fréquentables, parce que proche de l'occident, d'autre non, certains étaient des amis personnel de Chirac (qui soit dit en passant n'a pas de leçon de démocratie à donner aux africains, pour avoir soutenu les pires dictatures du monde francophone). C'est qui alors qui détermine alors le critère de fréquentabilité?

Albert Hal, Montréal

23 décembre 2010

soyons honnete monsieur Brousseau!et posons la question suivante:pourqoi les pays africain qui etaient colonises par la france et qui ont garder des (relations et meme des bonnes relation) avec la france n'ont jamais connu la democratie dans leur majorite?

moncef aloulou, canada

23 décembre 2010

Je n'ai vraiment pas compris le sens de cet article. D'emblée, considérons la toute première phrase : « L'année 2010 s'achève, en Côte d'Ivoire, avec une « crise africaine » comme on les [sic] déteste bien » Le pronom « les » fait référence à quels objets (notez le pluriel): « L'année 2010 », « la Côte d'Ivoire » et « la crise africaine »? Que détestez-vous donc? 
Vous dites de l'Afrique que c'est « un continent incapable d'absorber la démocratie», excepté des pays comme le Ghana, le Sénégal et la Guinée-Conakry. Si vous avez des raisons de penser que certains pays d'Afrique du Nord ou même l'Afrique du Sud (ou mieux encore, le Bénin) ne font pas partie de l'Afrique, dites-le clairement. 
De plus, vous prétendez que Laurent Gbagbo, « le tricheur », « le vilain » aurait perdu vue la levée de bouclier de « la communauté internationale ». Très bien. Alors, Bongo Jr du Gabon et Eyadema Jr du Togo auraient bel et bien gagné puisqu'ils ont été reconnus présidents de leur pays respectif. Votre naïveté me stupéfait. 
En effet, il suffit de s'intéresser un tout petit peu à la Francafrique pour savoir que la France a toujours été prête à tout, pour que Ouattara soit président de la Côte d'Ivoire

Honoré Kamany, Montréal

23 décembre 2010

La République de Côte d’Ivoire était considérée comme la « perle de l’Afrique » et d’une façon générale les Ivoiriens y vivaient plutôt bien. C’était du moins l’image que nous avions comme occidentaux. Cela était-il vrai sur le terrain ? N’existait-il pas des disparités entre les ethnies ? 
 
Je viens de lire le texte de l’allocution du président Gbagbo adressée à la nation ivoirienne le 21 décembre. Il dit entre autre que la proclamation de la victoire de Ouattara a été prononcée par le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) : Youssouf Bakayoko, le 2 décembre dernier à l’hôtel du Golf devant un parterre de partisans de Ouattara qui s’y trouvaient réunis, que cette pratique est en contravention de la loi ivoirienne. 
 
Semblable manière de procéder me semble plutôt singulière dans un pays doté d’instituions démocratiques. Si Laurent Gbagbo affirme que Youssouf Bakayoko n’avait pas pour mandat de proclamer le résultat, c’est vrai ! Qui plus est le président de la CEI, s’est adressé aux ivoiriens sans avoir été accompagné des commissaires centraux, ni des représentants des candidats qui auraient dû être présents aussi. Enfin, dans la Constitution Ivoirienne, il revient au Conseil Constitutionnel de valider et déclarer les résultats officiels. Si la Conseil a statué en faveur Gbagbo ; cela nous forcerait à dire que non seulement Laurent Gbagbo est un tricheur mais que tous les gardiens de l’institution le seraient. Cela reste à voir….  
 
Cette affaire suinte la partisanerie. Il est déplorable que la communauté internationale se mobilise contre le président de la Côte d’Ivoire sans établir la preuve. Dans ce contexte, il me semble convenable que la président Gbagbo reste au pouvoir, il est jusqu’à présent le gardien de l’État ivoirien. Trois pour cents dans un tel pays correspondent à la marge d’erreur. Rien n’indique de manière absolument certaine que Ouattara ait vraiment récupéré 92 % des votes de Konan Bédié. Cela paraît même trop beau pour être vrai !

Serge Drouginsky, Longueuil

23 décembre 2010

Je suis un expatrié français de Côte d'Ivoire. Je vis dans ce pays depuis 1974. Le problème ce pays aujourd'hui, c'est Alassane Ouattara. Il a quand même fait la rébellion en septembre 2002 qui coupe le pays en deux. Les rebelles n'ont pas déposé les armes, alors que les accords de Ouagadougou l'exigeait. Les élections ont été truquées. C'était un alibi l'ONU, la France et les USA pour donner le pouvoir à Ouattara. Vos lecteurs doivent avoir aussi cette lecture.

KADER SAMI, PAris

23 décembre 2010

La précision d'analyse de Me Ceccaldi est révélatrice de la machination démocratique de la communauté dite Internationale: 
http://www.youtube.com/watch?v=6Gfe4P6ShYI 
 

MABIALA Emma, Congo

23 décembre 2010

Je suis très souvent désolé des grilles d'analyse internationale. Il demeure important de rappeler que le camp de Bedié, inventeur u concept d'ivoirité à la fin des années 90 contre Ouattara a voté justement pour d dernier. Je me félicite au contraire de ce ralliement et de la clairvoyance des ivoiriens qui sont " fatigués" terme local pour dire qu'ils n'en veulent plus de leur descente aux enfers. Pour une fois, on aurait pu se féliciter de le victoire de la République contre les tribus. Merci d'intégrer SVP Monsieur les journalistes cette nouvelle grille de lecture.

Daouda Sissoko, MONTREAL

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