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Carnet Michel C. Auger

10 décembre 2010

La « trahison » de Barack Obama


WASHINGTON - Jusqu'où peut-on négocier avec ses adversaires sans se couper de l'appui de ses alliés? La nouvelle réalité politique permet-elle de renier ses promesses? Bref, à quel moment un compromis devient-il une trahison? 
 
Ce sont les questions que se posent les démocrates depuis que le président Barack Obama a conclu une entente avec les leaders républicains au Congrès pour prolonger à la fois les baisses d'impôt décrétées il y a une décennie par son prédécesseur, George W. Bush, ainsi que les prestations d'aide aux chômeurs. Ces deux mesures devaient expirer dans les prochaines semaines. 
 
Depuis, c'est vraiment le monde à l'envers. Le président Obama se fait encenser par les leaders républicains, pendant que des membres de son propre parti l'accusent de trahison.  
 
Le débat est hautement partisan et tourne autour de la question très controversée et symbolique de la prolongation des baisses d'impôt décrétées par le président Bush et qui expirent le 31 décembre.  
 
Des opinions paradoxales 
 
Les démocrates, dont le président Obama quand il était en campagne électorale, avaient promis de reconduire la baisse pour la classe moyenne, mais pas pour les plus riches, soit ceux dont les revenus excèdent 250 000 $. Les démocrates aimaient dénoncer ces « baisses d'impôt qui profitent surtout aux millionnaires » pendant que la classe moyenne s'appauvrit.  
 
Les républicains, eux, disent que la pire chose à faire en temps de récession, c'est d'augmenter les impôts. Il faut donc maintenir les bas taux d'imposition de tout le monde, y compris les riches. 
 
Entre compromis et compromission 
 
Forts de leur victoire aux élections du mois dernier, les républicains ont décrété qu'ils ne feraient aucun compromis : ils refusent de voter sur quelque projet de loi que ce soit tant que les baisses d'impôt ne sont pas reconduites.  
 
Au début de la semaine, le président Obama annonçait qu'il avait négocié un compromis avec les républicains : on allait reconduire les baisses d'impôt pour deux ans, mais les républicains acceptaient d'étendre pour une autre année les prestations pour les chômeurs qui devaient expirer dans quelques semaines. 
 
Obama a tout simplement fait le calcul qu'il n'avait pas les votes requis au Congrès pour faire accepter une augmentation d'impôts pour les riches. Il y avait toujours suffisamment de démocrates conservateurs ou centristes qui s'opposeraient à cette mesure. 
 
Pour les éléments les plus libéraux du Parti démocrate, ce qui fait le plus mal, c'est de voir Obama capituler sans même se battre. En une seule rencontre avec le président, les républicains ont obtenu tout ce qu'ils voulaient, disent-ils. Et ils sont donc prêts à voter contre ce compromis qui ressemble à de la compromission. 
 
Un compromis avantageux à moyen terme pour Obama 
 
Mais plus le temps passe, plus on commence à se rendre compte que le président Obama en a obtenu plus qu'il n'y paraît. Une année supplémentaire de prestations aux chômeurs est l'un des meilleurs moyens de stimuler une économie peu performante. Les démocrates ont aussi gagné la prolongation de quelques programmes populaires comme de l'aide pour les droits de scolarité.  
 
De plus, les baisses d'impôts ne sont reconduites que pour deux ans. Obama promet de reprendre la bataille dans deux ans, à la veille des élections. Il fait le pari que l'économie sera plus forte et qu'il sera plus facile de montrer que les républicains ne sont que le parti des millionnaires et qu'ils ne défendent pas la classe moyenne. 
 
À la fin d'une semaine difficile, le président Obama a tout de même réussi quelque chose d'important sur le plan politique. En démontrant qu'il était ouvert au compromis, il a montré aux Américains qu'il avait retenu les leçons de la défaite aux élections du mois dernier. 
 
Mais surtout, en étant le premier à montrer sa volonté de compromis et en laissant les républicains afficher leur inflexibilité, il a commencé à reconquérir le centre. Ce sont les électeurs indépendants qui ont donné la victoire à Barack Obama il y a deux ans. Ce sont eux qui se sont tournés contre lui il y a un mois, et ce sont toujours eux qui décideront de le réélire ou non en novembre 2012.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.

Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.

Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.

Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque.

Comme analyste politique à Radio-Canada, depuis l'automne 2008, Michel C. Auger suit de près la politique provinciale, fédérale et américaine.

Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...

11 décembre 2010

Disposer de 250 000 $ par an ne fait pas de vous un homme riche, seulement de vous une personne à l’aise. Les vrais millionnaires, sont un petit nombre, même si ce sont les USA qui en comptent le plus. Ces gens là ne détiennent leurs revenus que pour une faible proportion de leur travail, de par la complexité (parfois) des sources de revenus, il existe un ensemble de dispositions légales qui permettent des reports, des dégrèvements, des avoirs fiscaux, des déductions, etc. ; c’est pour cela qu’il existe la profession de conseillers fiscaux. 
 
D’autre part, votre collègue Manon Globensky l’explique très bien dans son récent carnet. Ce ne sont pas des hausses d’impôts pour les mieux nantis, qui dans cette période va permettre de relever les questions récurrentes de dettes et de déficits. 
 
Ce qui permettra dans une phase suivante – espérons qu’elles soit la plus proche possible – de s’attaquer à ces questions (dont certaines relèvent probablement de problèmes structuraux), c’est lorsque les Etats-unis auront retrouvé leur capacité de production, offrirons des services de qualité à juste prix et réduiront de manière considérable le fardeau du non-emploi, celui des personnes à très faibles revenus qui se comptent par millions. 
 
Quoique je ne saurais prétendre savoir les solutions, je peux conjecturer que cela passera par des mesures ciblées, par un retour à la stabilité des marchés financiers, par une inflation faible résultante notamment de variations raisonnables sur la valeurs des biens immobiliers ; aussi un balancement indispensable de l’endettement incluant celui de l’état comme celui des particuliers. Ce qui veut dire que vous devez avec les intérêts rembourser du capital sur que ce que vous empruntez. 
 
Pour reconstruire l’économie solidement, cela prendra plus deux mandats, ce qui signifie qu’aussi bien que fasse Barack Obama, c’est à ses successeurs que reviendront les choix qui feront que les USA resteront un puissance de premier plan ou qu’ils suivront le chemin du déclin, puis de l’oubli.

Serge Drouginsky, Longueuil

11 décembre 2010

Dommage que les choses tournent ainsi, au vinaigre. 
 
Pour moi Obama représentait l'espoir américain, un sang nouveau, une ouverture politique des USA. 
 
En comparaison, c'était la même chose chez-nous au Québec, quand le PQ a été porté au pouvoir le 15 novembre 1976. 
 
Nous avions tous un sentiment que quelque chose de nouveau c'était produit, qu'un nouvel espoir était permis. 
 
Mais la réalité est rapidement revenue. Le PQ fût pris à son propre piège, celle de gouverner. Vint les lois spéciales, les contournements des faits etc. 
 
Je termine en disant que c'est l'Opposition en général qui détient les solutions et l'espoir. Le problème est le Pouvoir. Une fois au pouvoir, ils semblent être frappé d'amnésie totale, d'anémie et de vigueur. 
 
Ils doivent se soumettre, probablement trop souvent à la volonté du plus fort, le plus fort étant l'argent. Cet argent qui fait tourner le monde, qui dicte sa volonté.  
 
La logique du bien commun n'a rien a voir avec l'argent. 
 
Le pouvoir de l'argent crée les guerres, puis en recherche le processus de paix. Belle contradiction.  
 
Qui parmis les peuples de la terre, sauf quelques malades, veulent la guerre? Personne. Pourquoi des gens ordinaires sont-ils commandés de tuer d'autres gens ordinaires ne se connaissant pas les uns les autres? Alors que les mêmes qui provoquent les guerres se connaissent entre eux mais ne se battent jamais? 
 
Réfléchissons un peu.

real lalonde, ste-Émélie-de-l'Énergie

11 décembre 2010

Ce qui est criant aux États-unis c'est que plusieurs ont perdus leurs emplois et n'en trouvent pas. 
 
L'Arizona dans ce sens a décidé de renforcir sa loi contre les travailleurs clandestins, Obama leur a dit de fermer la porte. 
 
L'impôt des riches est pareil comme un bouton d'alerte avec le fusil de Kennedy sur la tampe du président Obama, et pendant ce temps là le fardeau fiscal des américains lui demeure haut, lorsque le PIB est à son plus bas. 
 
Lorsqu'ils ont affirmé que la récession s'était terminée c'était parce que le PIB cessait de baisser chez l'Oncle Sam. Or donc, nous savons bien que ceci était pour redonner confiance aux marchés et générer de l'espoir, mais la situation était loin d'être réglé. 
 
Alors selon moi il y a toujours une limite entre augmenter la confiance des investisseurs, et régler le problème des gens qui vivent de loin le rêve... the American dream... 
 
Problèmes de sans abris, prisons pleines, privatisations des systèmes carcéraux mal gérés dans cette situation déshonorante... Que des députés, des sénateurs, et même le président annonce qui travailleront SANS salaire jusqu'à ce que les citoyens aient quelque chose de beaucoup mieu à vivre comme réalité.. 
 
C'est ce que je fais

Stéphane Fraser, Montreal

11 décembre 2010

Le peuple américain est victime de sa turpitude. Quand on institutionnalise l'égoïsme, on en subit les conséquences. Comme on dit, il fait ce qu'il peut avec les moyens du bord ou du bordel que représente le Congrès américain. Il négocie la protection des plus pauvres en échange du maintien des abus du système qui s'effrite. Quand un peuple ne comprend pas qu'en période de crise on doit s'entraider, il n'y a rien à faire sauf espérer que sa conscience se réveille. Ce qui risque d'arriver si la dépression s'accentue, c'est que la criminalité conduise le pays à l'anarchie. 
Il n'y a pas de trahison, Obama tente de sauver le peuple contre lui-même. Il ne fait que retarder l'inévitable, l'écroulement du système. 

Jean Lespérance, Montréal Québec

10 décembre 2010

Il est sidérant de voir comment les «progressistes» n'ont souvent aucun sens stratégique et comment ils sont incapables de jauger les forces en présence et d'attendre un peu que le vent tourne (à nouveau) lorsqu'il le faut. 
 
Les électeurs ont décidé de donner une majorité de républicains à la Chambre des Représentants. Que devrait faire Obama selon ces «progressistes»? Ignorer le choix des électeurs, ne faire aucun compromis et faire comme s'il avait les pleins pouvoir pour appliquer son programme à 100%? Ce n'est pas comme cela que le système américain fonctionne mais il semble que les «progressistes» ne l'ont pas compris. 
 
Si les «progressistes» pensent que l'électorat américain est prêt à voter pour un candidat franchement socialiste, c'est qu'ils sont obnubilés par eux-mêmes et qu'ils n'ont rien compris de la société dans laquelle ils vivent. 
 
Obama n'est pas plus un «messie» qu'un autre mais je mets les «progressistes» au défi de trouver un candidat capable d'aller plus loin que lui. Hilary Clinton peut-être? Laissez-moi rire!

Martin Schübreit, Montréal

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