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Carnet Alain Gravel

19 avril 2010

Marc Bellemare : un « loose cannon »?


L'expression a beaucoup circulé la semaine dernière pour qualifier le comportement de Marc Bellemare : « loose cannon »! 
 
Si on se fie à diverses définitions lues sur le web (je sais, Internet n'est pas toujours fiable), un « loose cannon » est quelqu'un d'imprévisible et de volatil. D'autres définitions vont plus loin en les décrivant d'irresponsables et dangereux, notamment pour le groupe à qui ils appartiennent. 
 
L'expression remonte au 19e siècle et fait référence au fait de ne pas attacher les canons sur le pont des navires lors de tempêtes. 
 
Un ex-politicien atypique 
 
Marc Bellemare est-il donc un « loose cannon »? Ce n'est pas à moi à répondre à la question, puisque malgré les aveux qu'il m'a faits la semaine dernière, je ne connais pas toutes les circonstances entourant son passage au Conseil des ministres. 
 
Chose certaine, c'est un ex-politicien atypique. Même s'ils sont controversés, il arrive souvent que ces types de personnages provoquent les choses. Ceux qui en politique demeurent libres de leurs actions. Ceux qui ne suivent pas la ligne de parti. Ceux qui osent dire tout haut ce qu'ils pensent tout bas. 
 
Lors de mes premiers contacts avec Marc Bellemare, il a insisté pour me dire que lorsque Jean Charest l'a approché pour se présenter en politique, il n'était pas libéral. Il avait plutôt des sympathies péquistes. 
 
C'est l'engagement du premier ministre d'appuyer ses réformes, notamment la loi sur le « no fault », qui l'a convaincu de se présenter sous la bannière du PLQ. Lorsqu'il a vu que rien n'avançait dans ce dossier et d'autres qui lui tenaient à coeur, il a tout simplement claqué la porte. 
 
Marc Bellemare est un homme blessé de son bref passage en politique. Il sent qu'il a été floué et a décidé de parler publiquement de ce qu'il a vécu. 
 
Des aveux d'intérêt public 
 
Agit-il en « loose cannon » lorsqu'il affirme des choses qui, dans notre monde politique où la culture du silence est devenue la norme, auraient autrement été gardées secrètes?  
 
Si ce que dit Marc Bellemare est vrai, pourquoi devrait-il se taire? Est-on « loose cannon » lorsqu'on témoigne d'une situation grave qu'on a vécue en occupant une fonction de la plus haute importance? 
 
Je ne connais pas beaucoup M. Bellemare. Mais dans mes conversations récentes, je lui ai demandé s'il était déterminé à aller au bout de sa démarche. Il m'a répondu oui, sans aucune hésitation. 
 
Il faut dire que certaines de ces affirmations sont appuyées par une deuxième source, qui m'a parlé d'incidents distincts similaires à ceux qu'il a vécus à la même époque.  
 
M. Charest a bien sûr soulevé des doutes sur cette source en raison de son anonymat. C'est son droit. Mais je peux vous assurer qu'il s'agit d'une personne d'une grande crédibilité que j'ai rencontrée longuement. 
 
M. Bellemare, malgré le caractère particulier de sa bataille, semble savoir ce qu'il fait. Il connaît très bien les embûches qui se dresseront devant lui. Il sait les risques qu'il encourt. Il est, après tout, un avocat qui connaît bien les lois. 
 
Parle-t-il de façon totalement désintéressée? A-t-il des intentions inavouées? S'agit-il d'un règlement de comptes? 
 
Évidemment, comme journaliste, lorsqu'on recueille des aveux comme ceux de cette semaine, toutes ces questions nous effleurent l'esprit.  
 
Mais la vraie question est de savoir si ce qu'il dit est d'intérêt public et si cela correspond à la vérité. Je pense que la réponse sur l'intérêt public a été amplement démontrée, quelles que soient ses motivations. Sur le reste, on verra. 
 
Chose certaine, « loose cannon » ou pas, le tir de Marc Bellemare a réussi à atteindre sa cible! 
 
En espérant pour lui qu'il n'y aura pas un effet boomerang!


Regardez Enquête, animée par Alain Gravel

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Alain Gravel est journaliste depuis 30 ans. Il s'amuse à dire qu'il est « le spécialiste des généralistes », puisqu'il a touché un peu à tout dans sa carrière. Il a fait de l'information locale, régionale, nationale et internationale, tant à la radio qu'à la télévision, en nouvelles comme en affaires publiques.

Il a étudié en arts et technologies des médias au cégep de Jonquière, puis en sciences politiques à l'UQAM, sans avoir terminé son baccalauréat (il tient à le préciser).

Alain Gravel a commencé sa carrière à la radio en 1978, tout d'abord à Québec, puis à Jonquière et finalement à Montréal à CKAC-Télémédia. Là, durant les années 80, il a fait ses premières grandes couvertures journalistiques, comme l'histoire des soeurs Lévesque et le massacre des élections ratées en Haïti en 1987.

Il est passé par la suite à TVA, où il a couvert entre autres la crise d'Oka de 1990 et la guerre du golfe Persique en 1991.

En 1993, il s'est joint à l'équipe de l'émission Le Point à Radio-Canada, animée à l'époque par Jean-FrançoisLépine. Il y a réalisé des reportages aussi divers que la légalité des «danses à 10$» ou les premières élections présidentielles en Afrique du Sud.

En 1997, Alain Gravel est devenu animateur de l'émission Enjeux. Il y est resté 10 ans, en multipliant encore les sujets d'intérêt public.

Il a signé ces dernières années quelques documentaires, tout en assumant une charge de cours en journalisme à l'UQAM.

Avec ses collaborateurs, il a remporté au fil des ans six prix Gémeaux, le Prix Italia 2004 pour un reportage sur la téléréalité, et un prix au New York International Documentary Festival pour un documentaire sur les délateurs.

Depuis l'automne 2007, Alain Gravel anime l'émission Enquête à la télévision de Radio-Canada.

Il a présidé la Fédération professionnelle des journalistes du Québec de 2004 à 2007.

22 avril 2010

Loose canon? Peut-être, émotif probablement, idéaliste sans doute. 
 
Mais malhonnête ou menteur sûrement pas. Et c'est tout ce qui compte. 
 
D'ailleurs heureusement qu'il reste encore des gens comme lui.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

21 avril 2010

Je comprends totalement qu'il soit frustrer et qu'il désire se venger en voulant faire connaître la vérité aux Québécois. J'aurais fais pareil, c'est dans la nature humaine. La cause qu'il défendait était très noble et juste. Vous pouvez toujours aller voir l'entrevue sur le site des ''francs-Tireurs et vous allez tous comprendre l'aberration de notre système actuel ainsi que celle de Jean Charest.  
 
Soit dit en passant, Mme Marie Sta, c'est Mr. Charest lui-même qui a recruté Marc Bellemarre pour la réforme qu'il voulait faire. Une fois embauché, Jean Charest a menti et a décidé de ne pas aller de l'avant. Ce n'était que pour attirer des électeurs! Tout est dis dans l'entrevue, informez-vous avant d'écrire.

Malouin Kevin, montreal

21 avril 2010

On apprend que le DGE enquête sur le financement de l'ancien parti de Mr Bellemare, Vision Québec, plusieurs personnes soulève des questions qu'en à l'opulence des dépenses de ce parti ainsi qu'au technique de financement de ce parti. 
 
Hors Mr Gravel n'a pas posé de question a Mr Bellemarre, n'a pas creusé son passé. Ou bien il l'a fait mais n'en a pas informer le publique.  
 
Donc je résume soit que Mr Gravel ne s'est pas informé sur le passé de Mr Bellemare, donc qu'il mal fait son travail, soit qu'il savait et a décider d'en cacher cet information au public.  
 
Dans les deux cas, à mon avis, il s'agit de bien piètre travail de journalisme.

Bernard Théroux, Montréal

20 avril 2010

Suggestion: Prochainement, il y aura beaucoup de contrats de construction alloués aux entrepreneurs du Québec. Avez-vous remarqué que lorsque l'on va se promener sur les routes de l'Ontario, celles-ci sont deux fois plus belles et mieux entretenues que celles du Québec et pour au moins 30% moins cher, pourquoi? Ne serait-ce pas une solution d'ouvrir les appels d'offres aux entrepreneurs de l'Ontario et du Québec ensemble pour assainir la concurrence? Qu'en pensez-vous?

Diane Tremblay, Melocheville

20 avril 2010

Le redresseur de tord qui devient censeur, quel ironie!

Bernard Théroux, Montreal

20 avril 2010

C'est clair pour moi que M. Bellemare veut se venger parce qu'il croit que M. Charest ne l'a pas apprécié à sa juste valeur quand il était ministre. Que les déclarations de M. Bellemare soient plus ou moins vraies ou fausses, on le savait déja que les politiciens ont aussi des amis, pour le meilleur et pour le pire. Les péquistes avaient aussi des "amis" avec qui ils faisaient des "échanges" quand ils étaient au pouvoir. C'est normal: les politiciens vivent dans le même monde que nous ! En vous disant qu'il était péquiste avant de faire partie des élus libéraux, M. Bellemare espère-t-il se mettre ami avec Mme Marois ? Si j'étais Mme Marois, je me méfierais de cette petite girouette frustrée et irréfléchie...

Claude Murray, Rouyn

20 avril 2010

En préparant un reportage basé uniquement sur les commentaires de Marc Bellemare vous me faîtes penser aux témoins de Jéhovah; ils ont tendance à utiliser quelques mots dans un contexte global. Si vous aviez vraiment voulu montrer un portrait complet du processus de la nomination des juges, vous auriez fait des recherches afin de déterminer si les juges nommés par les ministres de la Justice sous un gouvernement péquiste l'avaient été sans tenir compte de leurs affiliations politiques. Les résultats de votre "enquête" auraient sûrement été plus crédibles car vous auriez pu démontrer que le processus utilisé par le parti libéral est unique ou tout simplement semblable aux autres. Bernard Landry aurait été un bon exemple à utiliser.

RICHARD CLOUTIER, QUÉBEC

20 avril 2010

Le fait de personnaliser ce débat en le ramenant à de viles rancunes inassouvies distrait l'observateur. Ce pouvoir discrétionnaire d'agir en catimini sur les diverses sphères de l'administration publique a toujours été implicite. Ce que l'on apprend de la bouche de Me Bellemarre, c'est COMMENT l'opération se déroule et QUI en sont les acteurs. Or, ces intervenants ne sont pas ceux que l'on souhaite dans une société démocratique. Leur extrême discrétion est à la base de leur pouvoir et le secret est roi d'office. Du même coup, Me Bellemarre serait donc un «électron libre» qui s'est échappé de l'attraction de son noyau cimenté par la loyauté à un parti? Grand bien nous fasse...  
 
Effectivement, tout le monde ayant mémoire des événements se rappelle que Bellemarre avait expliqué clairement ses motivations lors de son départ, en 2004. Sa désillusion était manifeste. Aujourd'hui, il soulève le voile sur un autre pan de son expérience ministérielle parce qu'il juge pertinent et acceptable de le faire dans le présent contexte de suspicion. Six ans d'attente, c'est long, paraît-il... mais quand on choisit son moment et son heure, il est difficile de conclure que cela ne soit pas mesuré et soupesé, en somme, fort loin de l'improvisation.  
 
Bellemarre aura saisi sa chance de mettre ses idéaux de l'avant en soulignant à grands traits le caractère vil et vaguement corrompu de ce type de gouvernance, répandue dans l'ensemble de l'état Québécois et de la fédération canadienne.

Pineau Jean-Pierre, Rimouski

20 avril 2010

Aujourd`hui parait dans le journal La Presse, un écrit de Denis Lessard dont le titre est accrocheur:«Copinage et contributions politiques en série.» 
 
Ce texte qui est très pertinent dans l`actualité, démontre sans aucun doute possible, que la nommination des juges d; aujourd`hui, n`est pas quelque chose de nouveau. 
 
Le PQ qui lave plus blanc que blanc et les journalistes qui se défoncent à trouver des scandales un peu partout, le savent très bien. 
 
Dans son texte, des noms de juges encore en poste nommés par les libéraux et les péquistes, par des affiliations avec les partis, sont, je crois de bons juges qu`il n`en déplaise à certaine personne. 
 
Bellemarre a voulu faire une action d`éclat et le tout va se dégonfler avec la commission Bastarache. Déjà, Me. Bellemarre se retrouve dans trouble avec certain de ces anciens coéquipiers à la mairie de Québec qui font certaines révélation sur la façon de faire et de gérer la campagne électorale. 
 
Donc, il faudrait que la population reprenne son souffle, car je ne crois pas qu`il y aura beaucoup de révélations scandaleuses dans la nommination des juges, car le PQ et le PLQ ont fait ce qu`ils avaient à faire.

Levesque Gaston, Mont-Joli

20 avril 2010

Nous avons une pensée sur les situations actuelles. Monsieur Gravel, et nous pouvons faire si peu avec nos pouvoirs. Mais pour avoir le souci de la préservation de la société, nous avons un point en commun. 
 
Votre émission enquête, elle renforce ce lien par la justice, et l'accès à la notoriété publique. 
 
Pour moi, c'est par le syndicalisme que ma voie est tracé, mais sans ne pas dire tout aussi semée d'embûches, dans un métier que le patronat et l'investisseur contrôle beaucoup. 
 
Néanmoins, je suis un fervent défendeur du droit des travailleurs, et j'ai dans ma ligne de mire des collusions de compagnies qui seraient contre certains syndicats et la CCQ. Ceux biensûr, qui préfèrent payer en dessous de la table 2 à 3 employés et si possible, de les slacker pour pas se faire pogner... J'ai été victime de ce système, à cause de la récession, lorsque l'emploi baisse, il existe un phénomène: Le client diminue l'offre, l'entrepreneur lui accepte et vole à quelques employés leurs avantages sociaux et leurs heures pour le chômage. Mais les compagnie slacke les gars pour pas se faire pogner par la CCQ. C'est cheap pour celui qui veut travailler legit. 
 
Monsieur Bellemare, lui se bat contre le système qui assassine au profit de l'ingérence et d'un dictat, des gens qui prennent des fonctions ministérielles. Pour cela il a mon appui entier. 
 
Pourquoi ne devrions-nous pas exiger un vote de confiance, nonobstant le fédéral ou le provincial, que si un premier ministre doit faire démissionner ou démettre 3 ministres, qu'il doit alors déclencher un vote de confiance au DGE et que les citoyens votent. Ceux qui vote contre doivent donner le parti pour qui ils voteraient. On choisit l'évènement que les citoyens adoptent, si le vote est en faveur du contre; On élit le premier ministre choisit. Il est ensuite libre de nommer tous ses ministres qu'ils soient libéraux, conservateurs, ou NPD, ou BLOC.e changement radical serait nécessaire pour former une contre-balance.

Stéphane Fraser, Longueuil

20 avril 2010

Ma vision des sorties de Marc Bellemare est plus terre à terre. Voici ma théorie: 
Bellemare constatant que les scandales de corruptions, de collusions sortaient de toute part depuis des mois c'est dit: Je suis au courant de tout ça. Si tôt ou tard, il y a une commission d'enquête publique ou une enquête policière, il pourrait remonter jusqu'à moi. je serais dans la boite des coupables par association et dans les faits complice d'un système structuré oû j'ai été un témoin silencieux de magouilles visant à frauder la population du Québec. 
En faisant ses sorties publiques, il passe de coupable à héros. 
Son image est donc rehaussé, sa crédibilité aussi. Il est donc en mesure de penser à être gracié et même porté au nu...pour un possible retour quelques parts en politique. 
Théorique??? est ce plausible??? 
Seul l'avenir le dira vraiment  
J'ai fait un WEBillets ici http://lumenlumen.blogspot.com/

Luc Ménard, Mirabel

20 avril 2010

Je ne sais pourquoi,mais Marc Bellemarre me fais pensé à Michel Chartrand. 
Peut-être parce qu'au départ certain croyait que cet homme (Chartrand) ne savait faire qu'une chose...."gueller et se plaindre"? 
Peutêtre parce que certains disaient que Chartrand était un frusté qui n'avait pas réussit en politique? 
 
Aujourd'hui que Chartrand est mort on clame haut et fort la droiture et l'honnêteté de cet homme,qui a dit: 
"Certains de mes anciens amis sont devenus honorables. Moi, je suis demeuré honnête." 
 
Peut-être devrons nous écouter mieux ce que M.Bellemarre a à nous dire?

Martine Potier, Terrebonne

20 avril 2010

Intérêt publique ou pas? 
Pile ou face? Si c'est face... j'empile, si c'est pile... j' m' efface. 
Je gage pour l'intérêt publique.  
La Commission n'est pas encore commencée et déjà, on sent l'incertitude dans les rangs libéraux. Non seulement les déclarations de Kathleen Weil, ministre de la justice, font mal, mais même la manière dont le juge Bastarache fût contacté pour présider cette commission, trahi un position de tutel de son ministère. On dit que ce mandat relevait de l'autorité de la ministre de la justice et on constate que c'est Jacques Dupuis, ministre de la Sécurité Publique qui a contacté le juge à la retraite, M. Bastarache. Ceci en dit long sur l'indépendance de la ministre. Comment se fait-il que M. Bastarache se soit laissé entraîner dans ces procédures viciés dès le point de départ. Un juge n'est pas supposé ignorer l'indépendance de ce ministère de la justice face aux autres ministères incluant le premier ministre.Ça part mal une commission d'enquête. C'est à se demander si cette commission est vraiment en quête de quelque chose. 
Que penser de la conférence de presse pour annoncer le choix du juge et la place laissée à la ministre de la justice qui avait l'air d'être encadrée par son père le premier ministre et Jacques Dupuis son tuteur. C'est ce qui s'appelle se faire trahir par l'image. Communication 101. 
Le premier ministre Jean Charest deviendra-il une personne aussi peu fréquentable que Georges Bush avant les élections de mi-mandats lors de son 2ème mandat. Qu'est que John Parisella en pense?Est-ce que la gestion de crise est en crise au parti «libéreûle» 
Loin de dissiper les mauvaises odeurs qui entourent le parti de Jean Charest, elles se resserrent de plus en plus autour de lui comme s'il en était la source. Il ne lui reste plus qu'à faire comme le très Berlusconnu président d'Italie, ce Mussolini du 21ème siècle  : se voter une loi sur mesure qui lui accorderait l'impunité, et tout deviendrait légal, étant donné que ce parti ne jure que par la légalité...l'éthique...connaît pas.

denis miron, montbeillard

20 avril 2010

À bien y penser l'expression "loose cannon" transmet précisément l'image d'un élément qui cause plus de dommages indésirables que de dommages à la cible voulue. Dans le cas de M. Bellemarre on peut certes se poser la question à savoir si la nomination partisane d'un juge, chose inévitable tant que l'élection ultime est prononcée par une seule personne ou par un gropue politique unique (le conseil des ministres) est quelque chose de répréhensif. À ce sujet on pourrait très facilement imaginer une loterie parmis les candidats pré-sélectionnés selon ce fameux processus qui nous est vanté sur toute les tribunes et qui semble assez équitable ma foi, pour éliminer la cible de M. Bellemarre et faire taire ce débat. Sinon on risque d'éclabousser des gens, de jeter le doute sur des carrières honnêtes bien qu'elles aient pu bénéficier d'un avantage politique à un certain moment.  
 
Mais je doute que la simple nomination des juges soit la cible réelle de M. Bellemarre...

Louis St-Pierre, Verdun

20 avril 2010

" Parle-t-il de façon totalement désintéressée? A-t-il des intentions inavouées? S'agit-il d'un règlement de comptes?  
 
Évidemment, comme journaliste, lorsqu'on recueille des aveux comme ceux de cette semaine, toutes ces questions nous effleurent l'esprit. " 
 
Alors pourquoi ne pas avoir vérifier son passé? Oups ! Mr a fait deux campagne électoral avec beaucoup beaucoup d'argent. Oups Mr a déjà solicité ces même bailleur de fond libéral pour sa propre campagne municipal. 
 
La vérité c'est que vous n'avez rien vérifié trop heureux d'avoir un joli scoop qui met Mr Gravel en évidence.  
 
La vérité et la démocratie? Bordel!!!

Bernard Théroux, Mopntréal

20 avril 2010

Bonsoir, 
 
C'est le risque à prendre lorsque le PLQ nomme de nouveaux élus sans aucune expérience de la politique provinciale au poste de Ministre de la Justice. Le bon côté c'est la certitude d'être consulté, voir la liste et "suggérer" un choix. 
 
Bien fait M. Bellemare, ainsi nous comprenons encore mieux le pourquoi de ne pas vouloir d'enquête publique sur la construction et le financement des partis politiques. 
 
Ce qui est regrettable, c'est que tous les élu(e)s du PLQ sont éclaboussé(e)s car ...Qui s'assemblent, se ressemblent.  
 
Marc Bellemare a fait ce qu'il devait faire...à tort ou à raison.  
 
Il a sont franc parlé,lorsqu'il a quitté la scène politique, il n'a pas donné comme raison "Raisons familiales". Il a été honnête avec lui-même et respectueux de l'intelligence des Québécois.

Diane Joli, Trois-Rivières

19 avril 2010

Suite. 
 
Car le milieu du droit classique peut faire référence à ceci.  
 
Les avocats qui en tant que notables et interprètes des lois deviennent non pas tant des agents de l'État puisque la jurisprudence est l'un des trois pouvoirs avec l'exécutif et le législatif qui empruntent à l'État que les membres de la première corporation à se trouver un emploi en dehors de la justice dans le monde de la politique. Il y a cette promiscuité, ces liens incestueux entre tous les avocats qui cherchent à nourrir leurs ambitions soient en tant que juges ou soient en tant que maires, députés ou ministres.  
 
Et il y a un tel rapport de proximité entre les membres du barreau que la tentation chez les politiciens qui ont fait leur droit comme J.J Charest de distribuer les postes parmi ses collègues avocats est irrésistible d'autant qu'un vieux parti comme le Parti Libéral n'est ni plus ni moins que le parti naturel des avocats. Un notaire devenu député à l'époque de Séraphin des Belles histoires des Pays d'en haut et un notaire ou avocat qui devient politicien aujourd'hui c'est du pareil au même. C'est une fantastique école de patronage.

Pierre Bouchard, Montréal

19 avril 2010

Qu'un avocat de formation mette de côté la loi du silence du milieu du droit et de la politique. Qu'il ne soit pas animé par l'instinct corporatiste l'honore. 
À cette époque de censure frileuse et de fausse rectitude qui masque des intérêts organisés, l'approche de M.Bellemare est salutaire.  
 
Son combat passé qui a été défait par J.Charest pour le renouveau des poursuites privées des victimes d'accidents automobiles ne relève pas du socialisme quoique il peut exprimer ce que peut être un certain idéalisme de droite qui cherche à protéger les victimes de blessures ou coups et blessures sans considération des circonstances atténuantes qui ont amené par exemple les coupables à commettre l'irréparable. 
 
Cette justice plus proche de la loi du talion n'est pas mienne néanmoins celle défendue par un P.H.Boisvenu n'en correspond pas moins au ressenti d'une souffrance aigu. Accordons cela. 
 
Ainsi, si Bellemare est pourvu d'un type d'idéalisme même s'il n'a rien de la gauche cela explique qu'en dehors d'un motif de revanche indéterminé, il ait pu oser s'attaquer aux  
-colonnes du temple- libéral en sachant que la cause était légitime.

Pierre Bouchard, Montréal

19 avril 2010

Bonjour monsieur Gravel, 
 
Un Loose cannon est un « canon fou » dans les termes de marine de guerre français.

Michaud André, Montréal

19 avril 2010

Que Mr Bellemare soit frustré, je crois que personne ne doute de cela.C ´est sans doute la seule vérité actuelle dans ce dossier. 
il faudrait aussi se poser des questions sur l´attitude de Mr Charest , peut-être qu´il s´est rendu compte que le dossier de Mr Bellemare ne pouvait pas tenir la route car à première vue et le syndicat et le patronat ne semblaient appuyer ce dossier. 
Comme vous dites Mr Bellemare est atypique,c´est l´homme d´une cause qu´il défend contre vents et marées. Son comportement dans les 2 courses à la mairie de Québec est révélateur. 
C ´est une sorte de Don Quichotte qui n´accepte pas de compromis et en ce sens il n´est pas fait pour la politique comme il a lui-même déclaré . 
Maintenant que 6 ans plus tard il décide d´exprimer toute sa frustration me laisse très dubitatif.En toute honnêteté il aurait du le dire lorsqu´il a quitté sa fonction de ministre. 
Pour terminer je crois que si Mr Charest se comportait en dictateur ,d´autres ministres auraient également démissionnés

Denise Robidoux, Québec

19 avril 2010

Bonsoir, en réponse à la question qui est soulevée je répondrai : non .  
Si Mr. Bellemare a pris la peine de prétendre avoir des informations et des éléments de preuve qui soutiennent ce qu'il avance, il doit savoir dans quoi il s'engage. Il a pris tout le temps pour réfléchir aux risques et aux conséquences. 
Dans le milieu du droit est-ce qu'il a des antécédents de comportements erratiques dans sa pratique?Son dossier personnel et professionnel est-il douteux ? 
Si ça avait été le cas , je crois que les adversaires n'auraient pas mâché leurs mots.... 
Dans un premier temps il fait un aveux: il est en quelque sorte complice du Premier Ministre dans cette affaire. Il faut une certaine dose de courage pour le dire, bien que je pense qu'il a pris certaines précautions pour mettre les siens à l'abri des contre-coups. 
Monsieur J. Charest aurait-il commis une erreur de jugement en nommant ministre de la justice un  
"loose-cannon" c'est à dire une personne qui perd tout jugement pour un oui pour un non et qu'on ne peut ni discipliner ni contrôler ? Erreur magistrale ! 
L'attaque en règle de Mr. Bellemare a été mûrement réfléchie même si elle nous paraît paradoxale. Seule la valeur des preuves qui seront mises en lumières comptent. La défense présentera sa contre preuve , les électeurs jugeront ! 
Mr. Bellemare agit peut-être en "franc-tireur" mais pas en loose-cannon. 
Daniel Lombardo

Daniel Lombardo, Longueuil

19 avril 2010

C'est comme ça que les français appellent un ¨loose cannon¨. L'electron libre est celui qui peut partir de tous les cotés donc imprévisible. Marc Bellemare est peut-être imprévisible mais il faut reconnaitre qu'il a des ¨guts¨. A-t-il un agenda caché et des visions politiques ? Pourquoi pas, et je lui souhaite bonne chance. Peut-être veut-il changer encore une fois le mode de financement des partis ou alors veut-il amener le Quebec vers une confrontation directe avec Harper et ses copains du Bnai-Brit qui veulent éloigner le Canada de sa politique non partisane au moyen-orient.

Gerald Fremont, Montreal

19 avril 2010

Je fais partie des nombreux québécois/ses 
qui croient M. Bellemare. Il n"oserait certainement pas agir de façon enfantin sachant toutes les conséquenses qu'il encourt, la ruine totale de toute sa carrière est en jeu, plus toute sa famille entâchée.Quant à M. Charest , son passé est très certainement garant de l'avenir et les mensonges en ce qui le concerne se calculent par centaines.  
continuez M. Bellemare , la vérité doit toujours vaincre. 

Nicole Lamoureux, st-jérome

19 avril 2010

À mon avis, Marc Bellemarre utilise le dossier des nominations des juges afin de se venger du parti Libéral et de Jean Charest. la raison derrière cette vengeance est simple. Celui-ci voulait absolument, en entrant en politique, apportées des modifications importantes à notre système d'assurance "no fault" (ou sans égard à la faute), afin de permettre, en autres, à la partie non responsable impliquée dans un accident automobile, de poursuivre la partie responsable. Marc Bellemare, avocat, est entré en politique pour son profit personnel point à la ligne. Alors je ne lui accorde aucune crédibilité.  
De plus, lorsque nos allégeances ne sont pas du coté du parti qui nous sollicite, pourquoi alors se présenter pour ce parti ?  
P S. Notre système d'assurance "no fault" est le meilleur système en Amérique du Nord. Il empêche les poursuites (en autres frauduleuses) et nous permet des primes d'assurance abordables.

Marie Sta, Québec

19 avril 2010

Un "loose canon" comme Marc Bellemare ?  
 
J'en prendrais des dizaines comme lui pour nous DÉBARRASSER à tout jamais de Jean Charest et de sa clique de béni-oui-oui. 
 
Emmenez-en des "loose canon"...on les aime !

Suzanne Groulx, Candiac, Québec

19 avril 2010

77% des Québécois insastifait du gouvernement (PLQ) (1) 
 
74% veulent une commission d'enquête publique sur la construction. (2) 
 
17% des Québécois croient le PM Charest par rapport à Bellemare. (3) 
 
Le gouvernement est cependant majoritaire...alors tout ce qu'il peut faire, est de gérer la crise et tenter de noyer le poisson. 
 
Cependant, selon notre constitution et je cite: 
 
"..le lieutenant-gouverneur doit faire preuve d'une impartialité absolue et s'imposer un « devoir de réserve ». Il doit également se tenir au courant des préoccupations des Québécois et de l'activité du gouvernement du Québec. " (4) 
 
Alors que fait le lieutement-gouverneur par rapport à cette crise de confiance sur notre démocratie et sur le pouvoir exécutif et législatif? Sur l'influence de l'argent (une minorité qui s'enrichissent à même les fonds publics - construction) ? 
 
Que fait le lieutement gouverneur?  
 
Selon Vincent Marissal (5), la dernière fois que le lieutenant-gouverneur avait demandé une comission d'enquête royale, c'était lorsque Honoré Mercier c'était Honoré Mercier, soupçonné, avec le trésorier de son parti, d'avoir détourné des fonds public à des fins partisanes dans ce que l'on avait appelé le «scandale de la Baie des chaleurs». C'était en 1891. 
 
Et que fait-il maintenant notre cher lieutenant-gouverneur? RIEN! Alors soit qu'on abolit ce poste, soit qu'il nous prouve qu'il veille à la santé de notre démocratie et au peuple du Québec! 
 
(1) http://www.ledevoir.com/documents/pdf/sondage_alec.pdf 
 
(2) http://www.ledevoir.com/politique/quebec/283146/sondage-leger-marketing-le-devoir-construction-les-quebecois-ne-decolerent-pas 
 
(3) http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2010/04/20100414-220211.html 
 
(4) http://www.lieutenant-gouverneur.qc.ca/index.html 
 
(5) http://blogues.cyberpresse.ca/marissal/2010/04/15/une-premiere-en-119-ans/

Paul Wallace, Montréal

19 avril 2010

Echec et Mat. 
Il faut que Jean Charest démissionne, sinon le parti libéral va mourrir. Les pauvres ministres libéraux nosent plus parler. 
 
Le pire des premier- ministres depuis la confédération.

Claude Tardif, Terrebonne

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