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Carnet Michel C. Auger

23 février 2010

Le PQ et la difficulté de s’ouvrir au centre


Ce qui frappe le plus quand on voit la réaction des péquistes aux propos de Lucien Bouchard ces derniers jours, c'est combien le PQ a du mal à s'ouvrir au centre : c'est-à-dire aux électeurs qui ne font pas partie de sa base politique, mais qui pourraient être tentés de voter pour le PQ s'il faisait un pas dans leur direction. 
 
La démocratie québécoise n'est pas différente de celle des autres pays. On gagne des élections en allant chercher le centre : ces électeurs indépendants ou changeants qui ne se sentent pas une affiliation très forte envers un parti ou un autre, mais qui, au soir des élections, font et défont les gouvernements.  
 
Un long séjour dans l'opposition 
 
Or, aux trois dernières élections, avec trois chefs différents, le PQ s'est retrouvé avec un score qui représentait le niveau de sa base politique, soit environ un électeur sur trois. Ce qui n'est évidemment pas assez pour gagner une élection. 
 
La dernière fois que le PQ a gagné une élection et a réussi à convaincre un nombre suffisant d'électeurs indépendants, ce fut en 1998, lorsque Lucien Bouchard était son chef. Il l'a fait précisément parce qu'il était capable d'aller chercher des électeurs qui ne faisaient pas partie de la base traditionnelle du PQ.  
 
Aller vers le centre, c'est faire des choses qui démontrent aux électeurs que le gouvernement les écoute, n'est pas figé dans ses idées et a pris leurs préoccupations réelles en considération. C'est ainsi que le conservateur et « lucide » Lucien Bouchard aura aussi été l'homme des garderies à 5 $ et de l'assurance médicaments, les deux programmes sociaux les plus importants mis sur pied au Canada, toutes provinces confondues, dans le dernier quart de siècle. 
 
Le PQ n'a donc pas gagné d'élections depuis 1998 et, à la fin du mandat actuel, il aura passé 10 ans dans l'opposition, son plus long séjour depuis la fondation du parti.  
 
Les questions identitaires 
 
C'est dans ce contexte que les péquistes auraient peut-être eu avantage à écouter avec un peu plus d'attention quand Lucien Bouchard les mettait en garde contre les dangers d'insister tant sur les questions identitaires. 
 
Parce que c'est précisément le genre de débat qui fait très plaisir à la base péquiste, mais au risque de rebuter d'autres électeurs pour qui ce n'est pas une grande priorité. Avec le résultat que cela pourrait isoler le PQ encore davantage.  
 
Il ne faut pas se méprendre : ce n'est pas parce qu'une majorité d'électeurs trouvent que le gouvernement n'est pas assez ferme dans le dossier des accommodements raisonnables qu'ils croient que cette question doit être au centre de l'action politique de l'opposition, qui, dans notre système politique, est le gouvernement en attente. 
 
Le débat sur l'identité et les accommodements raisonnables fait beaucoup de bruit, mais il reste pour l'essentiel alimenté par certaines personnes dans les médias qui en ont fait leur spécialité. Et, surtout, c'est un débat de cinquantenaires qui n'intéresse que très peu les Québécois plus jeunes. 
 
Pour s'en convaincre, il suffisait de voir la connexion plus que difficile entre Pauline Marois et les jeunes présents au colloque de Force Jeunesse ce week-end. Pour expliquer sa position sur l'identité québécoise, Mme Marois a tout mis sur la table : du refus du Canada anglais d'accepter la théorie des deux nations, à la « Louisianisation » qui nous guette, en passant par le rapport Durham. Devant ces jeunes politisés et allumés, le message de Mme Marois avait l'air de venir d'une autre planète. 
 
L'identité québécoise est peut-être un débat qui intéresse la base électorale du PQ, mais c'est bien difficile d'en faire une « question de l'isoloir », un enjeu qui est au coeur d'une campagne électorale et qui en détermine le résultat. 
 
Si tant est que les accommodements raisonnables aient été au coeur de la campagne électorale de 2007 – ce qui n'est pas aussi évident que certains le prétendent –, ce n'est pas le genre de chose qui risque de se reproduire aussi facilement. 
 
Au prochain scrutin, les préoccupations de l'électorat ont toutes les chances d'être de nature économique, puisqu'on n'aura pas fini le pénible retour à l'équilibre budgétaire. Et le PQ risque de se trouver bien isolé si, telle la cigale, il a passé trop de temps dans l'opposition à chanter sur le thème de l'identité.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.

Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.

Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.

Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque.

Comme analyste politique à Radio-Canada, depuis l'automne 2008, Michel C. Auger suit de près la politique provinciale, fédérale et américaine.

Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...

27 février 2010

Si le sujet est si peu important, pourquoi ce billet ? 
 
Tout l'occident est enflâmé par ce sujet, mais M. Auger feint de ne rien voir. 
 
Tout va bien Mme la marquise. 
 

Gébé Tremblay, Papineauville

25 février 2010

Bonjour,M.Auger voilà vous touchez à une vision que les partis se donnent pas dans le jeux politique fédéraliste et souverainiste mais il y a le centre qui n'a pas été regardé le centre est une constitution québécoise pour 
l' État du Québec avec toute les spécificités et l'autonomie du trésor québécois pour une souverainneté administrative et territoriale et pour la défense une souveraineté nationale et gestion de crise mais selon nos moyens,le tout voter dans une constitution québécoise  
( Pour répondre à la loi sur la clarté ) 
50 pus 1 et devenir un État à l'intérieur du Canada pendant un an et si le gouvernement ne modifie pas la constitution canadienne pour changer la fédération en une confédération bien le Québec va devenir un autre pays. 
 
M.Auger la constitution québécoise est le centre elle n'a pas de parti car les textes fondateurs appartiennent à la population et non à un parti politique . 
 
M.Auger un vote pour la constitution québécoise pour permettre au Québec d'être un État avec toute les spécificités d'un État de confédération ou un autre pays voilà le centre et les deux alternatives valabes pour l'État du Québec et que tous ensembles nous prenions notre avenir entre nos mains et arrêter de laisser les autres a décidés pour nous. 
 
M.Auger un vote pour la constitution québécoise et un vote pour les représentants pour la gouvernance sur le même buletin de vote.

Marcel Côté, Ste-Anne-de-beaupré

24 février 2010

Peu de mots et tout est dit. Voilà une belle analyse..

Jean Fortier, Québec

24 février 2010

Moi qui avait l'impression que le PQ était déjà de centre-droit! Bouchard nous ramenes encore les mêmes idees qui défavorisent les moins nantis sans jamais proposer de vrai solution pour mieux répartir la richesse. Et la richesse y'en a, elle est concentré et la propriété de ceux qui veulent toujours augmenter les frais de scolarités.

Maxime Archambault, Montreal

23 février 2010

Si le PQ ne parle pas de dossier identitaire, yé frileux!! Ne réveillons pas les morts, sait-on. Si le PQ en parle, oh attention, cela pourrait déplaire. Nous n'avons parlé que d'économie lors de la dernière élection. Alors, ce ne sera pas une autre élection qui modifiera la donnée. Cela nous a mené vers le gouvernement majoritaire le plus serré que l'on a eu au Québec. Jean Charest, charismatique, ah oui!! Est-ce dire que Jean Charest est un tribun? On n'a plus les tribuns qu'on avait. Un tribun, c'est aussi un peu le messie. Quand on regarde comment le premier messie a terminé sa vie, on ne souhaite cela à personne.  
Non, mais.  
Si la jeune génération était sortie votée en décembre 2008, le Parti Vert du Québec ou Québec solidaire aurait fait leur plein de vote. Cela n'a pas été le cas.  
La base électorale est la raison de vivre d'un parti. Accueillir la vase mouvante d'un électorat sera toujours la rencontre de plusieurs éléments.

Sandra Lefebvre, Anjou

23 février 2010

Il me semble que le virage identitaire du PQ (très influencé par le sociologue Beauchemin et sa «société des identités») est justement une tentative de dépecer ce qu'il reste du cadavre de l'ADQ. 
 
En allant jouer sur ce terrain, Marois espère peut-être rallier le vieux vote créditiste ainsi que la génération X. 
 
Étonnamment, elle laisse toute la patinoire de la gauche et du centre-gauche pour Québec solidaire...

Alexandre Leduc, Montréal

23 février 2010

Un chef dépourvu d'un immense charisme a peu de chance de mener le PQ au Pouvoir. Seul un leader charismatique peut assurer au PQ des appuis en dehors de sa base traditionnelle et en même temps alimenter l'enthousiasme de son aile plus "radicale". 
 
Boisclair n'en avait pas. Marois n'en a pas... Ils ont perdu. No wonder... 
 
Quand le Parti cherche à ratisser en dehors de sa base traditionnelle, ses forces vives - les "radicaux" - se renfrognent et boudent le scrutin. Ou alors, ils critiquent le manque de ferveur nationaliste des dirigeants...  
 
Quand le PQ cherche au contraire à plaire à sa frange radicale, il perd des appuis "au centre", comme vous dites.  
 
Le Parti libéral n'a pas ce problème...  
 
Vivement un TRIBUN charismatique pour le PQ. Sinon, le TRIBUNAL du peuple le condamnera à une TRIBUNE secondaire... sur les banquettes de l'opposition, .

Warren Peace, Rouyn-Noranda

23 février 2010

Bonjour! 
 
Votre réflexion est fort pertinente. Mais je me demandes jusqu'à quel point le PQ peut présentement aller plus loin vers ce mythique "centre". Au moment d'écrire ces lignes, ça fait depuis le début de l'automne dernier le PQ est dans les sondages stationaire autour de 40% des intentions de votes. Dans l'électorat francophone, le PQ se promènes en fait entre 46 et 49% des intentions de vote. 
 
Dans un contexte ou cet électorat est (contrairement aux années 90) disputé non seulement par le PQ et le PLQ, mais aussi par l'ADQ et Québec Solidaire qui vont chacuns y piger quelques 5 à 10%, est-il possible pour le PQ de s'y étendre encore plus? Si oui, de combien? Le PLQ a lui aussi une base électorale assez solide merci, dans l'électorat francophone, après tout. 
 
N'empêche, je penses que plus que Lucien Bouchard, ce sont les sondeurs qu'écoute le PQ.

Bouchard Olivier, Montréal

23 février 2010

Aller au centre? Le PQ est déjà au centre-droit! Qu'on regarde son programme, qui se refuse à toute mesure de redistribution de la richesse majeure, toute hausse d'impôts, qui ne propose pas de baisser les frais de scolarité... Dans la dernière décennie, le PQ a davantage baissé les impôts des plus riches que le PLQ! 
 
Le PQ est à droite et les vieilles belle-mères comme Bouchard veulent seulement le rendre encore plus à droite.

Louis Préfontaine, Montréal

23 février 2010

Bien d'accord avec vous,M.Auger!L'aveuglement est de trop.Le temps est venu de passer outre cette vision qui circonscris tout avancement d'idée et anéanti depuis trop longtemps les idées innovatrices et performantes d'un Peuple qui ne demande qu'à s'épanouir.Et de plus,nous tournons en rond même avec l'autre parti(Charest) qui lui carbure encore à l'économie contemporaine et destructrice.Où sont ceux qui feront ronronner une économie saine et respectueuse?Il faut les entendrent.

Yves Filiatrault, Ste-Véronique

23 février 2010

Je trouvais que Pauline Marois commençait à avoir du punch, mais d'après vos commentaires, cela n'aidera nullement le parti. 
Je pense que vous avez raison et Lucien Bouchard aussi jusqu'à un certain point. 
J'ai trouvé les réactions à ses propos tout à fait démesurés et c'est dommage.

Angèle Séguin, Deschaillons

23 février 2010

M Auger, je suis très souvent d'accord avec vos analyses, mais pas entièrement avec celle-ci. 
 
Ce qui fait perdre le PQ depuis quelque temps c'est la fuite de sa gauche vers Québec solidaire et le parti vert. Ces partis grugent probablement 75% de leurs électeurs au PQ. 
 
Le PQ doit donc faire un choix. On ramène les gens de gauche ou on tente de convaincre les gens de centre. Or au centre droit il y a l'ADQ et au centre il y a les libéraux. Il semble donc plus facile au PQ de se positionner plus à gauche ou la compétition est moins forte. De plus Mme Marois, vient de ce courant et s'y trouve plus à son aise. 
 
Ceci étant dit on a au Québec un politique stagnant à cause de cette histoire de constitution. Les vieux partis sont avant tout des partis du « oui » ou du « non » et les nouveaux partis sont soit trop vert, trop gauche ou pas assez consistant. Pas pour rien que financièrement on a des problèmes. On n'a pas de plan.

Alain Cloutier, La Prairie

23 février 2010

Il semble que depuis déjà plusieurs années les membres du parti québécois soient détachées de la réalité, de ce que la majorité des québécois veulent entendre d'un chef et d'un parti politique qui veut se faire élire. Si le programme de ce parti ne change pas sur certains points, jamais il ne reprendra le pouvoir. Il faudra qu'il soit un peu plus à droite dans ces idées, qu'on le prenne comme un parti DE CENTRE ou du moins, que l'image du parti le soit. De plus, cette attitude qu'on les membres de ce parti à se tirailler en public et critiquer parfois leur chef donne des ailes au parti Libéral.  
 
Quand nous sommes rendu au point où même des souverainistes ne vote plus pour le parti québécois, c'est qu'il y a un problème. C'est avant tout un problème d'image. Son chef en est, je crois, la principale cause. Il faut se rendre à l'évidence, même avec une commission d'enquête qui ne se fait pas et dont une majorité de québécois veulent la tenue, les sondages disent que les québécois pensent que Jean Charest est un meilleur chef de gouvernement que Pauline Marois le serait. Qu'elle change de conseillés ou qu'elle démissionne s.v.p 
 
De dire que la majorité des jeunes québécois ne s'intéresse pas aux accommodements raisonnables parce qu'un petit groupe de jeunes politisés et allumés ne s'y intéressent pas, C'EST TOUT FAUT. Il existe de jeunes politisés et allumés qui sont tout à fait déconnecté de la population et d'autres qui, au contraire, le sont vraiment. Il suffit d'avoir un réseau de connaissance assez étendu pour constater 2 faits indéniables. Les jeunes québécois de souche ne veulent rien savoir des accommodements raisonnables et les dénoncent et ne sont vraiment pas intéressés à la politique comme les moins jeunes. 
 
PAR CONTRE, il est vrai de dire que le PQ ne se fera pas élire sur ces questions. Il faudra que le Parti Québécois revitalise son image, son discours et peut-être même son chef...(un vrai père de famille qui a du charisme, c'est seulement l'image qui compte de nos jours)

Sylvain Ducharme, Montréal

23 février 2010

Le PQ et la souveraineté c'est un peu comme la Nasa et la navette. La Nasa doit attendre une fenêtre favorable pour lancer ses navettes. Il y va de même pour le PQ et son projet. Le PQ a raté la seule fenêtre favorable qu'il avait. C'était en 1995. À l'époque, les cinquantenaires d'aujourd'hui avaient 35 ans. Les cinquantenaires étaient moins nombreux en 1995. L'immigration était aussi beaucoup moins importante. Toutes les conditions gagnantes étaient réunis sauf une, le chef. Si le René Lévesque de 1976 avait été chef en 1995, le PQ aurait gagné le référendum. En 1995, la situation démographique du Québec favorisait la souveraineté. Les jeunes étaient plus nombreux et prêt à prendre le risque. Les gens entre 40 et 50 ans auraient suivis Lévesque. Les plus vieux n'étaient pas assez nombreux pour empêcher le Oui de l'emporter. 
Aujourd'hui, la situation démographique est catastrophique pour le PQ. Les 50 ans et plus sont sur le point de former la majorité. Ils sont, pour plusieurs d'entre eux, déjà à la retraite ou le deviendront d'ici 5 ans. Dans ces conditions, le projet du PQ est mort pour au moins les 40 prochaines années et peut-être a jamais. Ce n'est qu'une simple question de démographie. De plus si le taux de natalité demeure au niveau actuel, que l'espérance de vie augmente et que l'immigration continue d'évoluer à ce rythme, la louisiannisation est inévitable. Nous deviendrons une ilot au milieu d'une mer de multiculturalisme. Je suis Franco Ontarien et notre communauté est vieillissante. Nos enfants sont assimilés et franchement, nous n'y pouvons absolument rien. Ce que nous vivons en Ontario présentement est exactement ce qui va arriver au Québec. Au mieux nous survivront grâce au folklore, au tourisme et à la loi sur la protection des espèces menacées d'extinction. Et je crois que j'exagère à peine. Désolé pour ce vent de pessimisme mais la souveraineté, oubliez ça. Je suis un cinquantenaire déçu, désabusé et qui ne pense qu'au jour de la retraite.

Michel Bédard, Ottawa

23 février 2010

Je suis justement dans le centre. Le parti québécois provient d'une autre ère. Il est temps de passer à la modernité. Ce parti est loin (selon moi) des préoccupations des citoyens. Ils semblent faire un débat idéologique plus que tenter de faire des actions pour faire avancer le Québec. La séparation dans le contexte de notre économie est tout à notre désavantage. De plus, dans un cadre de mondialisation où les pays forment de plus grosses entités comme l'Europe le Québec n'aurait aucun poids. Je suppose donc que la seule cause de séparation qui reste est la langue, mais là, disons qu'avec la mondialisation... Très important à ne pas oublier, "dans le temps" de René, le Québec avait une économie d'acier une très grande population active... Ce parti vas finir par mourir... La journée qu'il y a un gouvernement du gros bon sens (GBS) je vote pour lui...

Roger Labonté, Québec

23 février 2010

Le PQ n'est pas un parti rassembleur. Il ne se positionne pas au centre, pour moi le centre n'est pas politique, c'est plutôt le juste milieu. Nous n'avons pas de parti politique provincial qui occupe le juste milieu qui se trouve au centre de tous les électeurs. Qui ait à coeur l'ensemble des citoyens. Par quelques aspects le PQ pratique une certaine forme d'ethnocentrisme. Ce qui me déplait car comme néo-québécois, il m'est difficile d'embrasser les valeurs du Québec et des québécois, ce qui comme personne me pousse invariablement en dehors du centre, à la périphérie du sens et des valeurs du Québec.  
 
Si nous étions sur un ring de boxe, cette mise en marché de l'identité québécoise consiste à pousser un partie de la nation dans les cordes ; à forcer les gens à adopter une position réciproque de défensive, assaillants comme assaillis. Ce qui freine toute initiative en terme d'ouverture, toute forme équilibrée en terme d'intégration. La corolaire de tout cela est de confiner toutes les groupes de la nation québécoise à adopter une forme d'inter marginalité qui renvoie l'individu au choix d'un mode d'exister tout simplement excentrique. Lorsqu'il conviendrait d'établir une forme de l'exister qui soit plus appositive, établissant un concept d'exister socialement et culturellement par juxtaposition.  
 
On ne construit pas une nation forte avec aisance sur la base de la division. On ne construit pas un groupe uni et solidaire par de tels ingrédients. Cette incapacité du PQ d'être le parti du Québec et des québécois fragilise nos institutions puisque le parti actuellement au pouvoir en est un qui a fait de son « motto » ou si vous préférez sa devise : la protection des corporatismes affiliés. Ce qui ne peut apporter qu'une prospérité illusoire puisqu'elle exclut de facto les forces vives de la nation au profit inclusif de ceux qui appartiennent au sérail néolibéral. 
 
Vous apprécierez combien en cette occurrence, il convient définitivement pour assurer notre pérennité, de se mettre à la tâche sans tarder.

Serge Drouginsky, Longueuil

23 février 2010

Bonjour, je crois que le problème du PQ en est un d'écoute. Leurs stratègent sont dépassés, vivent sur une autre planète. De plus, c'est une des députations les plus faibles que j'ai vu. Beaudoin, Curzi ont intégré le parti en étant certain de remporter les dernières élections. Et Pauline est d'une nullité rarement approchée. reste 3 ans, c'est le temps du grand ménage.

Bernard Ouellet, Baie Comeau

23 février 2010

La tolérance à bien meilleur goût 
 
J'abonde dans le même sens de l'article et de la déclaration de monsieur Lucien Bouchard. L'actuel parti québécois (PQ) a perdu malheureusement sa vocation de parti progressiste social démocrate.  
 
À titre d'exemple, les immigrants de la France, provenant généralement de l'Afrique et des pays de la méditerranée souffrent présentement du fléau de la xénophobie des citoyens de souche de l'hexagone.  
 
Ce fléau ne cesse guère de s'éteindre tant et aussi longtemps que la polémique du débat entourant l'identité nationale n'a pas été trépassée et enterré par sa belle mort. 
 
L'acharnement des laïcs est devenu par la force des choses une religion qu'il faut bannir des institutions. Avant, on prônait pour la laïcité afin de créer un espace de tolérance de conviction à toutes les factions de la population. Hélas, nous sommes arrivés maintenant à bannir la laïcité à cause de son intolérance, sa xénophobie et son fanatisme aux convictions de la population. 
 
Je suis un fervent supporteur de la souveraineté québécoise. Je m'opposerai le premier, à un séparatisme ouvrant la porte à l'intolérance made in France. 
 
Nous n'avons pas quitté la France pour trouver une seconde France dans le pays de Samuel de Champlain? 
 
Fraternellement vôtre

Houari Weldmaraval, Anjou

23 février 2010

"Devant ces jeunes politisés et allumés..." Allumés, je veux bien le croire, mais politisés, ça dépend de votre échelle d'observation. Vous confondez les cris de ralliement actuels de la jeune (écologie, environnement, sauvons la planète, etc.) qui ne sont bien souvent qu'un réflexe de Pavlov avec la conscience politique réelle qui ne prend racine que dans sa propre histoire nationale. Mais comme l'histoire est un trou noir chez les moins de 40 ans...

Bo Christian, Montréal

23 février 2010

Les jeunes du Québec (j'en ai trois dans la vingtaine et je parle avec leurs amis) sont très majoritairement contre les accommodements, n'en déplaise à M. Auger. Ils sont d'ailleurs plus radicaux à cet égard que les cinquantenaires. Pour eux, pas de compromis : non au poignard (kirpan), non aux modifications en éducation pour faire plaisir aux Juifs, non au voile intégral et à des espaces publics pour que les musulmans puissent faire leurs prières.

Marc Tremblay, Québec

23 février 2010

Ce n'est pas ce que propose le PQ qui ne plait pas. C'est l'imiage qui est associé à la marque PQ! Les critiques de Bouchard était juste sur l'image de la marque péquiste, mais les péquistes ont bien changé!

Louis Lévesque, Outremont

23 février 2010

Effectivement, mr Michel C. Auger. 
 
La crise et les jeux? actuelles qui pousse les Conservateurs à proroger le Parlement, nous amène citoyens, à être plus malléables et disposé au changement si nous sommes insatisfaits de cette gouvernance. 
 
Les faibles taux de participation dans les élections, et le peu de sentiments chez certains non-votants d'un attachement à un parti politique emmène un véritable chiffre noir de l'électorat et ces gens sont majoritairement... qui sont désinformés, car il était soit insatisfait des politiques, soit parce que comme j'ai dis, qu'ils n'adhèrent pas à un parti quelconque. 
 
Car lorsque la fédération canadienne est peu représentative des succès et des générations futures, on comprend peut-être pourquoi les nouvelles générations se désintéressent au dialogue politique. 
 
Et vous avez tous ceux qui votaient libéraux, et qui ne sont pas satisfaits des politiques des conservateurs, sont nécessairement tentés de changer vers une autre formation politique. Certains vont sûrement aller revenir pour les Libéraux, d'autres vont opter soit pour le NPD ou le Bloc. 
 
Les gens sont en droit d'avoir une gouvernance qui les distinguent, et ils sont en droit d'avoir des réponses sur les agissements, notamment dans la collusion de la construction, le lobbying du parti Libéral du québec, les appels d'offres de la construction, la protection des secteurs d'emploi et du travail déclaré, la vérité sur les débouchés pour les étudiants et le respect des conventions collectives échues. 
 
Et j'en oublie d'autre sûrement comme la protection de l'exploitation minière et forestière du Québec. 
 
Ça commence à faire beaucoup de gens mécontents, je ne considère donc pas, dans ce cas, comme une personne à caractère anarchique, lorsque j'en fais le bilan, mais je demande nécessairement le changement de l'actuelle situation!

Stéphane Fraser, longueuil

23 février 2010

J'ai écrit sur mon blogue ( voir ici http://lumenlumen.blogspot.com/ ) samedi le 20 février un billet qui ressemblait étrangement au vôtre M. Auger. Les réponses que j'ai eu et mes répliques rejoignaient votre pensée de la situation du PQ actuel et passé. Depuis plus de 12 ans que je milite de près ou de loin pour la cause de la souveraineté et je me suis heurté à chaque occasion à cette vision. Si tu n'es pas de gauche ou de centre-gauche, tu es nécessairement un opportuniste à la cause.  
Un jour, j'espère que les purs et durs de la frange Parizeauiste du mouvement souverainiste s'ouvriront les yeux...avant qu'il ne soit...trop tard

Luc Ménard, Mirabel

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