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Carnet Michel C. Auger

5 février 2010

Commander un bagel en français


Dans les assemblées du Parti québécois, le recul du français au Québec est considéré comme quelque chose d'absolument évident. Un recul que résumait le président du parti, Jonathan Valois, au dernier Conseil national du PQ comme « être pas capable de commander un bagel en français à Montréal ». 
 
Pour les péquistes, le recul du français, en particulier dans le secteur commercial, est si évident qu'on a nul besoin d'études pour le constater, et le problème serait si important qu'il ne faudrait rien de moins qu'une nouvelle loi 101 pour le contrer. 
 
Le problème, c'est qu'il y a des gens qui font des études sur cette question et que leurs conclusions ne sont pas exactement celles que l'on entend au Conseil national du PQ. 
 
Ainsi, dans une étude publiée la semaine dernière, Statistique Canada a utilisé les données du dernier recensement pour voir si la connaissance du français des travailleurs des secteurs de la vente et des services à la clientèle avait bougé au cours des dernières années. L'étude s'appelle « Commerce de détail et services en français » et a été réalisée par l'analyste Martin Turcotte de Statistique Canada. 
 
La conclusion est que dans la région métropolitaine de Montréal, 96,3 % des travailleurs qui ont un contact avec le public connaissent le français. Ce nombre n'a pratiquement pas varié depuis 10 ans: il était de 96,3 % en 1996, de 97 % en 2001 et de 96,3 % lors du dernier recensement en 2006. La variation n'est pas significative statistiquement. 
 
Statistique Canada note que même dans le centre-ville de Montréal et les municipalités de l'ouest de l'île de Montréal, il y a toujours plus de 90 % des travailleurs qui ont des contacts avec la clientèle qui connaissent le français.  
 
Même chez les immigrants récents, pas moins de 86,2 % des travailleurs des ventes et du service à la clientèle connaissent le français. 
 
Voilà des chiffres officiels, tirés du dernier recensement disponible, qui tendent à démontrer que la situation du français dans le commerce, loin de se détériorer, est restée stable depuis 10 ans. Et que l'immense majorité des travailleurs qui servent la clientèle peuvent le faire en français, même dans l'ouest de l'île de Montréal. 
 
Mais une recherche basée sur le recensement n'a que bien peu de chances de modifier les perceptions au PQ. 
 
D'abord, parce que depuis l'arrivée de Pauline Marois à la tête du parti, la priorité du PQ a été de reprendre l'initiative sur les questions identitaires, au premier rang desquelles il y a le dossier linguistique.  
 
Au PQ, on avait conclu de la campagne électorale de 2007 et de l'expérience malheureuse d'André Boisclair comme chef que le parti s'était laissé doubler par l'ADQ sur la question de la défense de l'identité québécoise et, depuis, on a tout fait pour reprendre le terrain perdu.  
 
D'autre part, de tout temps, la question linguistique a été le miroir des frustrations des péquistes quand ils constatent que l'option souverainiste est en panne. Quand les péquistes ont mal à la souveraineté, ils découvrent une détérioration de la situation du français à Montréal.  
 
Quand le PQ était au pouvoir, peu après la défaite au référendum de 1995, cela s'est soldé par la Commission Larose. Quand le PQ est dans l'opposition, cela se manifeste par une promesse de renforcer la loi 101.  
 
C'est ce qui fait que, même si les chiffres démontrent le contraire, on n'a pas fini d'entendre les péquistes parler de l'impossibilité d'acheter des bagels en français.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Pendant 30 ans, Michel C. Auger a couvert l'actualité politique québécoise et canadienne pour une multitude de médias écrits, autant en français qu'en anglais. Il aura passé dix ans à la Tribune de la presse à Ottawa ce qui lui aura permis de couvrir huit campagnes fédérales, six élections au Québec, sans oublier trois référendums, plusieurs élections présidentielles aux États-Unis et même celle... d'un pape.

Mais la politique n'est pas son seul intérêt. Il a également été affecté à la couverture de la Cour suprême du Canada dans les années qui ont suivi l'adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. Il a également assuré la couverture de plusieurs grandes commissions d'enquête, dont celle sur le dopage dans le sport qui avait suivi la disqualification du sprinter Ben Johnson et la commission Keable sur les activités des services de sécurité au Québec après la crise d'Octobre 1970.

Au cours des 15 dernières années, il a rédigé des chroniques pour plusieurs journaux dont Le Journal de Montréal, Le Soleil, The Edmonton Journal et The Globe and Mail et tenu un blogue sur Cyberpresse.ca.

Au printemps de 2007, il est devenu chef de bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, après des années à commenter l'actualité sur les ondes autant de Radio-Canada, de RDI, de CBC, de Télé-Québec et de TVA, où il a coanimé l'émission d'affaires publiques Larocque-Auger avec Paul Larocque.

Comme analyste politique à Radio-Canada, depuis l'automne 2008, Michel C. Auger suit de près la politique provinciale, fédérale et américaine.

Il tient maintenant ce carnet sur Radio-Canada.ca, en partie pour ne pas trop s'ennuyer de l'écriture...

9 février 2010

Bonjour, 
 
Certains détails manquent.... Ils connaissent le français, mais à quel point? Si on ne veut pas que la situation du français recul, savoir seulement dire 'Bonjour' et 'Merci' est loins de suffire.  
 
Bref, l'étude citée me laisse perplexe!

Edith Champagne, Montréal

8 février 2010

Le problème des sondages sur le bilinguisme tient principalement du fait que nombreux sont ceux et celles à s'auto-proclamer bilingues un peu trop hâtivement. J'ai souvent entendu des gens dire qu'ils "parlaient anglais" (déjà autrement plus engagé comme affirmation que l'ambigu "connaître"), mais lorsque venait le temps de le parler, c'était à la limite du compréhensible et/ou du ridicule. 
 
À noter aussi que "connaître" ("have some degree of knowledge", je suppose que le questionnaire demandait) est loin de vouloir dire qu'on le parle. J'ai une "connaissance" de l'espagnol, même si elle est restreinte au point où je ne sais pas conjuguer de verbes et possède probablement une centaine de mots de vocabulaire tout au plus. Et surtout, si on me parle en espagnol, je vais baragouiner une phrase, puis passer à l'anglais ou au français.  
 
On peut même supposer que le questionnaire donnait des choix de réponse multiples: "Quelle est votre connaissance du français? Aucune / Faible / Bonne / Excellente". Facile d'additionner et de compter même ceux qui répondent "faible" à ce moment.

Dominic Arsenault, Petite-Patrie

8 février 2010

Comme souvent lorsqu'on cite une étude dans les médias, on lui fait dire n'importe quoi et les journalistes rapportent le tout sans faire les nuances élémentaires. La connaissance de la langue n'a évidemment rien à voir avec la langue d'usage, M, Auger. 
 
Je me permets donc de citer simplement une autre étude menée par un organisme qui, lui non plus, ne peut être taxé d'être dirigé par des souverainistes: 
 
Voici donc un tableau extrait du Rapport sur l'évolution de la situation linguistique au Québec 2002-2007 (p. 28) de l'Office québécois de la langue française, disponible à: 
http://www.olf.gouv.qc.ca/etudes/rapport_complet.pdf 
 
Répartition de la population selon la langue d'usage sur l'ile de Montréal: 
 
1991: 57,4% 
1996: 55,6% 
2001: 56,4% 
2006: 54,2% 
 
Moi, j'appele ça un recul du français, assez évident... Bien sûr, certains préfèrent fermer les yeux...

Mathéo Boily, Québec

8 février 2010

Je ne comprends pas que quelqu'un des médias puisse encore oser nier le recul du français à Montréal. J'y vais régulièrement et j'y suis constamment déçue et outrée. Ne l'avez pas remarqué aussi ? Si non, c'est très étrange... On nous aborde en anglais fréquemment et très souvent, on se fait regarder de travers si on ose exiger des explications en français. Tout le monde le constate et je ne vois pas pourquoi vous vous permettez de critiquer le parti qui ne fait que décrire une triste réalité, et ce, peu importe ses convictions politiques.

Josianne Roy, Québec

8 février 2010

M. Auger 
Les résultats de l'étude de statistique Canada sont probablement vrai. Toutefois cela n'est pas tout à fait le même sujet et lien que vous faites n'est pas approprié. Il faut faire une différence entre la connaissance de la langue et la langue d'usage dans le commerce de détail. En effet, bien que les anglophones et les immigrants allophones/anglophones soient capables pour la plupart de baragouiner le français lorsque leur demande, il reste que le problème de fond est que lorsque je vais à Montréal, dans trop de cas, la langue avec laquelle le détaillant/vendeur entame la discussion est l'anglais et non le français. C'est cela la menace à long terme, que le français soit reléguer au second rang derrière l'anglais et qu'avec la complaisance et l'indifférence, que l'on vive le principe de l'histoire de la grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite et que l'on se ramasse dans quelques générations avec un Québec qui ressemblera à un gros Nouveau-Brunswick et à très long terme avec une autre Louisiane. 
(Pour ceux qui ne connaissent pas ce principe) http://ceclair.fr/la-grenouille-qui-ne-savait-pas-quelle-etait-cuite-12

Raphael Baril, Québec

8 février 2010

Ils connaissent le français, mais ne le parle pas. C'est low life le français. Ils sont venus vivre au Canada et le Canada est anglais. And the good money is down south... Et oui, le français recul à Montréal. On qu'à marcher sur la très branchée avenue Mont-Royal, très Plateau, pour s'en rendre compte. Les pauvres, les artistes sont partis... à Laval, Longueuil, Ham Nord(Eastern Townships)...

Sophie Maltais, Montréal

8 février 2010

M. C. Auger, 
 
Bonjour! Je vous écoute et lis toujours avec beaucoup d'intérêt et apprécie la lecture que vous faites des questions politiques. Aujourd'hui je me permet de sauter dans l'arène et d'échanger avec vous sur votre article, notamment au plan de la lecture des données émises par Statistiques Canada. 
 
Statistiques Canada est un institut de statistiques dont la réputation n'est plus à faire. En revanche, la rigueur avec laquelle je reçois et lis tout article, alliée à une expertise du problème linguistique montréalais, m'empêchent de simplement dire que la situation est acceptable. 
 
En fait, les gens répondent au recensement dans la langue officielle de leur choix et il est impossible de vérifier la qualité du français de quelqu'un qui a répondu Yes, I speak French, ni même si la personne parle réellement français. J'ai déjà travaillé à Montréal en 2008 avec des gens qui avaient dit lors de l'embauche qu'ils parlaient français et qui en fait avaient de la difficulté à aligner trois mots de français et à les prononcer! Pire encore, j'ai déjà dû, toujours à Montréal et plus précisément dans l'Est, faire une réunion de travail en anglais car deux personnes sur dix ne parlaient pas suffisament bien français!  
 
En gros, on peut bien faire dire aux chiffres ce que l'on veut, mais la réalité est très palpable. Le pire, n'est peut-être pas de savoir si à l'angle de Ste-Catherine et St-Denis je puisse me faire servir en français, mais qu'on m'aborde tout simplement et directement en anglais dès mon entrée dans le magasin. C'est ça qui est frustrant lorsqu'on se trouve dans la plus grande ville francophone du monde après Paris.  
 
Il est indéniable que des efforts doivent être faits. En revanche, la manière coercitive n'est peut-être pas la meilleure solution. Pourquoi ne pas tenter de créer un engouement pour le français, sans que ce soit quétaine et basé sur le passé? Perte de nos racines, oui! mais ça peut être actuel et important de parler français.

Nicolas Renaud-Fortin, Québec

7 février 2010

Le français recule au Québec et le cas de Montréal est très préoccupant. Je le constate sur le terrain. Je le vois et je l'entends. Et pour nombre d'autres Québécois, ce constat est indéniable. La RÉALITÉ DU TERRAIN ne ment pas. Alors ne comptez jamais sur les libéraux pour contrecarrer ce recul. Ils ne feront RIEN. Bien au contraire, plus le français reculera, plus ils seront satisfaits. Quand au PQ, il sera diabolisé aussitôt qu'il osera dire dire la VÉRITÉ sur la situation de la langue Française. En 2010, il est odieux de défendre cette langue et les André Pratte et autre Michel C. Auger vont nous le rappeler sans cesse.  
 
On en est rendu là au Québec ! Mais vous savez quoi ? Vous aurez beau le constater, le voir et l'entendre ce recul, il y en a dans le monde journalistique qui vous diront – sans rire – que vous ne constatez RIEN, que vous ne voyez RIEN et que vous n'entendez RIEN. Que tout cela n'est qu'illusion du simple fait qu'une étude dit le contraire. Ce que ces gens là demandent à la majorité francophone du Québec, c'est de se taire et de prendre son trou.

Gilles Mathieu, Beloeil

7 février 2010

Je trouve dommage que l'on réduise l'intérêt à la question linguistique qu'aux seuls péquistes. Tous les francophones se sentent concernés et commencent à se sentir menacés sans nécessairement paranoïer pour l'instant. 
Cette question, qui est devenue une inquiétude, se vérifie comme cela fut fait, chez les travailleurs des organismes de service qui viennent de donner les résultats cités. 
Mais il faut pouvoir aussi regarder, étudier et mesurer la langue parlée dans la vie courante en public. Je pense que les conclusions ne seraient certainement pas aussi spectaculaires. 
 
Il faut rester très vigilant.

Huguette Lamarre, Verdun, Qc.

7 février 2010

L'évangile selon Statistique-Canada? 
Et si Statistique-Canada s'était tout simplement plié aux consignes de l'autocrate minoritaire en poste à Ottawa, vous connaissez celui qui veut qu'on lui dise ce qu'il veut entendre.  
Ce ne sont pas tous les employés du gouvernement qui ont le courage de Mr Colvin, cet ambassadeur en Afghanistan mis au banc présentement pour avoir dit des choses que l'autocrate ne veut pas entendre. 
Il faut prendre ces statistiques avec un grain de poivre tout en faisant attention de ne pas éternuer en chantant tout va très bien Mme la marquise. 

denis miron, montbeillard

7 février 2010

En lisant vos articles ainsi que ceux de Monsieur Pratte, il m'arrive de penser que sciemment, vous deux, préférez détourner la tête au lieu de voir la vérité de face. 
Comment pouvez-vous ( selon les statistiques de propagandes fédéralistes) croire que le français est loin de se détériorer particulièrement dans l'Ile de Montréal? 
 
Vous préférez ironiser contre ceux qui sonnent la clochette d'alarme. OUI, le français est particulièrement en danger à Montréal. Des Montréalais nés à Montréal me disaient dernièrement que lorsqu'ils circulent dans leur ville, ils ont l'impression de se retrouver dans une ville étrangère. D'ailleurs, cela semble aussi l'avis de plusieurs commentaires à la suite de votre article 'Commander un bagel en français'. 
 
Comment se fait-il que vous et Monsieur Pratte ayiez une perception aussi différente? Serait-ce que vos occupations vous gardent trop isolés du vrai monde? 
 
Vite! vos tuques et vos mitaines, marchez dans les rues de Montréal, faites le tour des boutiques et magasins, surveillez le nombre d'affiches uniquement en anglais, allez voir les étudiants inscrits dans les CEGEP et UNIVERSITÉS anglophones de Montréal et alors, je pense qu'il vous faudra refaire vos devoirs. 
 
Deux hommes de valeur comme vous et Monsieur Pratte pourriez faire tellement mieux pour aider à sauvegarder le français à Montréal et au Québec, langue de nos ancêtres et fondateurs de ce beau et grand pays. 
 
N.B. Il ne faut pas compter sur l'Office de la langue française pour le respect de la Loi 101 
Madame la Ministre de la Culture, par sa douceur et gentillesse, semble incapable 
faire respecter la Loi 101 aux contrevenants.

Isabelle Lefebvre, Laval

7 février 2010

M. Latreille, vous sous-entendez qu'il est normal d'entendre parler anglais dans des quartiers anglais. Bien sûr, mais ce qui ne va pas c'est la croissance de ces zones " anglaises ".

Jacques Bouchard, Montréal

7 février 2010

Franchement M.Auger, dites au moins les choses comme vous le pensez : vous êtes pour la colonisation canadienne. Il faut être franchement aveugle pour ne pas voir que le français recule à Montréal. Et se fier à Canada Statistics pour affirmer sans rire que tout va bien, c'est comme se fier sur les compagnies de tabac à propos de la soi-disant non-toxicité des cigarettes.... 
 
Pour ma part, bien que bilingue, j'ai réglé le problème au niveau personnel : je ne parle pas anglais sur notre territoire national. Et si en tant que client, on ne peut me servir en français, je leur dis "bonne journée" et je me dirige vers la porte. Essayez pour voir, plus on s'approche de la porte, plus les commerçants parlent français.

Marc-Antoine Daneau, Montréal, république québécoise

7 février 2010

Monsieur Auger, je ne sais vraiment sur quelle planète vous vivez mais comme Montréalais de naissance ayant vécu 26 ans à Montréal, je puis vous dire que vous habitez certainement dans un autre Monde. À chaque fois que je retourne à Montréal (surtout depuis10 ans, je fais le saut lorsque j'entends parler français dans le métro en paticulier et dans plusieurs autres endroits même dans certains quartiers francophones. La perte de vitesse du français à Mtl est évidente faut être aveugle et surtout sourd pour ne pas le constater. Statistique-Canada alors ?!? On fait dire aux statistiques ce qu'on veut lorsqu'on veut nier l'évidence. Vous devriez regarder et surtout faire regarder par un/une spécialiste la méthodologie¸ la manière de s'y prendre de Stat-canada dans certains dossiers... vous auriez des surprises... 
En terminant, je ne suis pas un Péquiste en mal de souveraineté trop lointaine mais un lucide tres fier de sa langue maternelle! 
Je suis inquiet car ce n'est John Charest qui se soucie le plus du fait français

yvan bastrash, Lévis

6 février 2010

!Les statistiques: on leurs fait dire ce que l'on veut aussi et tout dépend ou vous vous tenez! 
Un ami de la famille travaille en banlieue sud (un vrai bourgeois) ses amis sont tous du millieu francophone, la St-Denis, Québec Sherbrooke etc. 
Lui dit qu'il n'y a pas de problème avec le fait français au Québec. 
 
Par conte il refuse de venir à Laval suite aux commentaires que nous lui avons fait à propos du français ici. 
Oui à Laval nous nous faisons servir en anglais surtout à Chomedy et ailleurs aussi. 
Des caissières de banques communiquent en anglais entre elles, les postes de radio sont en anglais, dépanneurs asiatiques fonctionnent en anglais souvent. 
Et ceci se passe parmi les immigrants, des gens qui viennent d'ailleurs et se foutent éperdument du français! 
L'été dernier j'ai magasiné au Réno de Brossard et arrivée à la caisse, la dame d'un certain age ma accueillie en anglais: les 2 bras mon tombés! 
Nous recevons des commande avec des termes anglais assé souvent de boutique, magasins de propriétaires francophones alors! 
 
Depuis 15 ans déjà dans la région de Montréal je peux affirmer que OUI LE FRANCAIS RECULE. 
On ne sert plus la pizza toute garnie: c'est all dress! 
Ça fait mal au coeur de vivre ainsi au Québec

Richard Denis, Montreal

6 février 2010

Je suis de ceux qui ne croient plus à la bonne foi du canada envers les québécois. Si statistique canada dit que le français va bien à montréal, malgré l'émigration massive, dans mon esprit ceci est un mensonge, de la propagande, comme tout le reste venant de là. Saviez-vous qu'à la commission scolaire de montréal, la proportion des jeunes francophones de souche vient de descendre sous le cap des 50%? À la sorti de l'école, c'est l'anglais qui se parle entre eux, et on voit même des francophones en faire autant, pour pas être marginaliser..  
 
Je n'ai pas confiance, l'histoire nous le prouve... Et puis, moi aussi, je le vois de mes yeux(de mes oreilles..), ce recul évident du français. J'encourage donc le parti québécois à continuer la défense du français, malgré ceux qui nous disent que tout va bien. Il y a anguille sous roche, je vous le dis.  

Stéphane Brodeur, Montreal

6 février 2010

Où demeurez-vous M. Auger? C'est pas parce qu'un employé sait dire "bonjouwr" ou "meursi" qu'il parle français! Connaître le français et parler français, c'est pas la même chose. C'est quoi cette statistique?

Carl Savard, Saint-Jean-sur-Richelieu

6 février 2010

J'ai des doutes sur la méthodologie employée par Statistique Canada sur certains sujets. De plus, quand les chiffres sont dérangeants, l'accessibilité est compliquée. Il faut être un fin renard et payer pour y avoir accès. Et même en payant, la vérité va être morcelée par la multiplication des tableaux. Mais quand la situation reflète une belle image, c'est curieux, les tableaux sont tous là, en reflétant une image globale pour démontrer que tout va bien. 
La méthodologie de la présentation n'est pas la même quand les statistiques sont dérangeantes ou peuvent nuire au  
gouvernement en place. C'est sûr qu'on peut y avoir accès, mais la tâche va être très compliquée. Si on dit que je ments, je suis prêt à les mettre à l'épreuve et on va s'apercevoir que je ne suis pas un "twitt". Sur tous les sujets sans conséquences, anodins, on peut tout savoir sans complication dans un temps record. Les statistiques sur la langue me laissent indifférent, pour moi ce qui compte, ce sont les valeurs véhiculées par les usagers d'une langue. Si je ne vivais pas à Montréal depuis 35 ans, je pourrais penser que les statistiques reflètent la vérité. mais ce n'est pas le cas. Je ne suis pas séparatiste et je ne cherche pas à sauver une langue plus qu'une autre. Moi, je mets l'accent sur les valeurs, l'éducation. Mais la vérité a quand même ses droits.

Jean Lespérance, Montréal Québec

6 février 2010

Je trouve qu'il y a trop d'émotion que de raison ici. Si c'était pas des staticiens, comment serait il possible de faire des projections. C'est bien les statistiques qui aident une institution digne de ce nom de mesurer ses objectifs atteint ou pas. Alors dire que ceux ci reflètent pas la réalité des individus est une absurdité. Ceux ci ne sont pas fait pour refléter les particuliers mais donner une image globale par rapport aux objectifs fixés. Qlq'un disait que statistique canada "= bullshit" mais il est incapable de voir qu'il ya différence entre publier et manipuler les chiffres. Je déduit dans son commentaire que les chiffres sont exact mais pas publier et les deux s'excluent l'un de l'autre dans ce cas ci. Les autres disent que, parler la langue est différent de l'utiliser. Mais oui c'est different! quoi faire dans ce cas, appeler la police? bienvenu dans un état policier! Montréal a des millions des résident dont un grand nombre vient des pays qui parlent anglais, ca prend du temps pour apprendre la langue. Voulez vous qu'ils restent chez eux sur le bien etre parce qu'ils parlent pas Francais? Pour ces professionels dont certains parlent, certains sont importé juste pour donner ces servces specialisés et l'exigence de la langue n'est pas applicable sur eux juste parce qu'il y a risque de les perdre. Bref, je trouve que ce débat et mal placé puisque si dans a peu près 4Millions de montréalais, il y a 200Milles se trouvant dans un cartier ou autre et qui parle anglais, cela ne rend pas toute la ville anglophone. On cible les endroits qui parle anglais, avez vous fait inventaire de la ou ca parle anglais et la ou c'est francais pour comparer? c'est beau taper dans l'air mais a un moment donné, il faut faire face à la réalité et ceux des chiffres est bien éloquent!

Latreille Louis, Quebec

6 février 2010

"96,3 % des travailleurs qui ont un contact avec le public connaissent le français." Bien d'accord. Mais ça ne dit pas si ils vont l'utiliser ou pas, le français... Les francophones sont probablement plus bilingues que les anglophones alors on se casse pas la tête: on parle en anglais au client. Le problème, il est là.

Brassard Simon, Saguenay

6 février 2010

M. Auger, 
 
Vous connaissez sans aucun doute M. Charles Castonguay, mathématicien et professeur à l'Université d'Ottawa. On ne pourra l'accuser de ne pas connaitre les "chiffres". Or il croit aussi que le français recule au Québec. Il dénonce surtout la manipulation des chiffres qu'exerce Statistiques Canada quant au bilinguisme, toujours pour montrer le pays sous son meilleur jour. M. Godin, etes-vous naif ou simplement distrait? De plus, les "etudes" ne valent jamais plus que la methodologie utilisee. Or celle-ci est trop souvent déficiente, surtout quand il s'agit de quantifier quelque chose d'aussi mou que "la connaissance du français". Quiconque a des oreilles et des yeux ne peut que confimer le recul social du français au Québec partout ou il est menacé, à Montreal et a Gatineau en particulier.

Jean-Pierre Gendreau-Hétu, Gatineau

6 février 2010

Voilà un nombre impressionnant de commentaires et de faits vécus sur le terrain qui se situent à des années-lumières de ce que raconte Statistiques CANADA. La prochaine fois, M. Auger, vous pourrez vous servir d'une étude de "Imperail Oil" ou "Exxon" afin de nous démontrer les bienfaits du pétrole sur l'environnement. 
Vous dites des andrépratteries; il n'est pas trop tard pour ajuster le tir; la prise préalable de Benadryl vous est-elle nécessaire à la prononciation du terme "Parti Québécois"? J'espère que c'est une erreur de votre part, sinon nous devrons conclure que vous êtes un serf. 
Se fier à Statistiques CANADA pour une telle étude: franchement.

Rosaire Claveau, Chicoutimi

6 février 2010

Nationaliste sans être séparatiste (existe-t-il un tel animal ?), j'habite Notre-Dame-de-Grâce depuis plus de dix ans. Lassé de toujours me faire servir en anglais, j'insiste depuis deux ans pour parler en français. On persiste quand même à me répondre en anglais, si toutefois on comprend ce que je dis. Faute de me plier à leurs exigences, je dois souvent renoncer à commander ma pizza au téléphone ou oublier le double allongé (moins compliqué de pointer du doigt vers le pot de café filtre). L'an dernier, mon examen ophtalmologique au Royal Victoria s'est déroulé entièrement en anglais parce qu'aucun des techniciens ne parlait français. Le mois dernier, une cliente dans un marché de Westmount a pété les plombs parce que la caissière insistait pour lui répondre en anglais alors qu'elle s'adressait à elle en français. J'étais surpris non pas de sa réaction, mais d'entendre cette langue parlée si haut et fort dans un lieu public, comme un geste de rébellion. 
 
Oui, le français a beaucoup pris de recul.

Jacques Bouchard, Montréal

6 février 2010

Statistique Canada est une société qui prêche pour sa paroisse, le gouvernement en place. C'est biaisé. Cinq ans après le Libre-échange, je trouvais curieux que Statistique Canada ne publiait rien sur les conséquences du Libre-échange. Je me suis rendu dans un de ses bureaux à Montréal pour effectuer mes propres recherches sur les taux de chômage et d'assistés sociaux. Dans une lettre adressée à Marcel Massé, je dévoilais ce que j'avais trouvé. Je compris dès lors le silence de Statistique Canada. Impartiale? Oh! Non! 
Jamais Statistique Canada n'aurait osé publier la vérité. Ni aucun journal n'aurait osé le faire non plus. Moi, on ne m'en passe pas, je vais voir. Marcel Massé était Ministre des Affaires  
intergouvernementales. Statistique Canada= Bullshit.

Jean Lespérance, Montréal Québec

5 février 2010

Monsieur Auger, allez faire un tour a St Léonard dans les boulangeries de la rue Jean-Talon vous devez commander une pizza au tomate en anglais.  
A la grande epicerie Milano sur la rue St-Laurent on s'adresse a vous en anglais. Je peux continuer la liste....... 
Se baser sur cette étude de statistique Canada est complètement irresponsable. 
Sortez de votre studio avant de raconter de tels bobards.

Roland Robert, Montreal

5 février 2010

Le mot « Bagel » n'est pas un mot anglais, c'est un mot dont l'origine vient d'Europe centrale lequel a été anglicisé. Pour être précis le mot est apparu vers 1919, dans les quartiers peuplés d'immigrants juifs de Manhattan (New York) lesquels exploitaient des « Deli » du terme (Germano-Yiddish) « Delicatessen » ce que traduit l'Office québécois de la langue française par le mot de « charcuterie » ce qui est loin d'être rigoureusement exact puisque la diète des juifs (comme des musulmans d'ailleurs) n'autorise pas la consommation d'animaux à pieds fourchus, dont le porc. Le terme exact est « nourritures où victuailles délicates » ce qui se définit plutôt comme : « traîteur » ou mieux comme « épicerie fine » incluant toutes sortes de produits alimentaires dont les charcuteries non porcines. 
 
Bagel donc est la formule anglicisée du mot Yiddish : beygl. Le Yiddish étant un patois d'origine germanique pratiqué en Europe centrale surtout par les juifs, mais pas seulement puisque certaines régions notamment de la Silésie « actuellement en République Tchèque » utilisaient des formules idiomatiques analogues dans le passé. 
 
À noter que ce mot est utilisé pour désigner : une bague (très proche du mot français) ou un bracelet. De telle sorte qu'on pourrait traduire en français le mot par « petit pain bagué » ou tout simplement comme le suggère l'Office québécois de la langue française par « baguel » ce qui est correct puisque cette traduction est conforme à l'étymologie du mot transcrite avec les valeurs phonétiques du français. 
 
En bref, je suis toujours agréablement surpris de croiser des personnes allophones qui s'efforcent de parler notre langue. Je les admire et ils sont usuellement très content d'apprendre à mieux manipuler la langue avec vous lorsque vous leurs consacrez un peu de temps. Une langue est aussi une source de partage et de plaisir. 
 
Pour plus : 
http://www.etymonline.com/index.php?term=bagel 
http://www.olf.gouv.qc.ca/

Serge Drouginsky, Longueuil

5 février 2010

Je ne rajouterai pas mes expériences personnelles à celles, éloquentes, décrites par les autres intervenants. Le raccourci utilisé par M. Auger suffit pour prouver la vacuité de sa démonstration. Cette catégorie du recensement ne fait foi que de la clientèle qui fréquente les établissements, nullement de comment ils sont servis. L'info est fournie par les propriétaires de l'établissement qui ont bien sûr un biais extraordinaire au moment de décrire le service qu'ils offrent. Présenté ainsi, cet argument ne vaut même pas une chronique de blogue. En quittant le Journal de Montréal, M. Auger ne semble pas avoir changé de niveau, simplement de commanditaire... 
 
Le plus consternant demeure cependant le message renvoyé : le français n'est pas en danger. Le devoir de vigilance n'est donc pas requis, la seule grande ville française du continent n'est nullement en péril et les alarmes du PQ sont contre-indiquées pour votre pression artérielle. Bref, relaxez et allez écouter les pubs du Super Bowl, en anglais surtout, elles sont bien meilleures...

Gilles Laporte, Montréal

5 février 2010

Mr Auger. 
Je suis d'accord avec les commentaires des internautes . 
Parler français à Montréal est une occasion en or de voir ce qu'Yvon Deschamp prédit. 
Dans peu de temps, le français sera dans les oubliettes. 

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

5 février 2010

Selon ces mêmes études de Stats Can, il y aurait aussi plus d'un million de francophones à l'extérieur du Québec... Or quiconque a déjà travaillé en milieu minoritaire (j'ai enseigné le français à des "francophones" de la Saskatchewan... où les élèves parlaient tous anglais entre eux) sait très bien que les chiffres de Stats Canada ne veulent rien dire.  
 
M. Auger, un peu de rigueur et d'objectivité svp... À quand remonte votre dernière promenade au centre-ville de Montréal? Sortez de la tour de Radio-Canada et marchez un peu vers l'ouest, rue Ste-Catherine. Allez magasiner au Centre Eaton et fréquentez les cafés et restos du centre-ville. Vous verrez que le français recule. J'y travaille depuis 10 ans. C'est une réalité indéniable. Tout le monde le constate.  
 
Se contenter de citer les chiffres de Statistiques Canada sans les analyser relève de l'amateurisme. Vous êtes généralement un meilleur journaliste...

Karl Gaudette, Montréal

5 février 2010

Il va falloir que les journalistes cessent de casser du sucre sur le dos du PQ aussitôt que ce parti dénonce la situation du français au Québec et en particulier à Montréal. Le français recule à Montréal. Loin d'être une simple vue de l'esprit (sic du méprisant André Pratte), c'est une constatation sur le terrain. Aller affirmer que le PQ dit n'importe quoi en se fiant à une obscure étude, ça relève de l'insulte à l'intelligence des Québécois. Comme si nous étions incapables de réaliser ce fait par nous-mêmes. Nous ne sommes plus des enfants des enfants monsieur Auger. Défendre la langue française n'est pas un crime à ce que je sache !!

Gilles Mathieu, Beloeil

5 février 2010

J'ai habité Montréal pendant 21 ans. Je demeure à Chicoutimi depuis 14 ans. 
Lorsque je vais à Montréal, je constate que je suis souvent servi en anglais. 
Alors, peu importe ce que "votre" étude rapporte, elle ne correspond pas à ma réalité. 
Lorsque l'on veut réserver une chambre par téléphone, sachez également que les répondants francophones ne sont disponibles que durant une certaine plage horaire. 
Vous savez maintenant ce que je désire faire avec cette étude.

Rosaire Claveau, chicoutimi

5 février 2010

Hé oui, M.C.Auger et A. Pratte, même combat à ce qu'on dirait ,, Et la large frange du peuple québécois désireux de faire respecter notre langue commune, se sent bien seule. Les tireurs d'élite des journeaux d'ici qu'on a laissé s'agglomérer en deux monopoles, continuent de repousser au large nos efforts pour solidement conserver et sécuriser notre port d'attache, le Québec avec ses valeurs et surtout. sa langue. Devant tant d'évidence, on croirait parfois reconnaître en cela les façons de petits 'rois-nègres' cachant un plan de carrière dans leur petite poche. Triste.

Paul-Yvon Lavoie, Montréal

5 février 2010

Mais si on se base pas sur les statistiques, comment peut on mesurer les faits et arriver a une conclusion objective. Une étude appropriée et des faits concrets permettent à trouver des solutions adéquates. Le reste relève de l'emotion et l'apparence. Et vous savez ce que l'ont dits des apparences, elles trompent.

Claude Jean, Gatineau

5 février 2010

Je suppose que douter de la véracité des statistiques dont vous parlez, ça ne se fait pas. Je ne sais pas comment l'enquête a été faite, mais je sais que les trois dernières fois où je suis allé à Montréal, en 1969, je me suis fait répondre en anglais, près de Stalney/Ste-Catherine et un peu plus à l'ouest, et que, deux fois, lorsque j'ai insisté pour parler en français, on m'a dit de «venirez pluss tarde pour parler à le commis française» 
Je vous assure que je n'ai rien d'un politicien ni d'un nationaliste. Je dis ce que j'ai constaté, c'est tout. Je ne connais pas la solution; moi, je n'ai pas acheté dans ces magasins; je suis sorti, c'est tout. Pas besoin d'un parti politique pour mettre ses culottes... 
Merci pour votre attention.

Claude Carrier, Sainte-Brigitte-de-Laval

5 février 2010

Ce recensement a du être fait avec des questions avec réponses oui ou non et pour bien paraitre, les gens répondaient dans le bon sens. 
 
Je me promène de moins en moins dans l'ouest de la ville parce que les commerces sont franchement anglophone, et il n'y a qu'a aller s'y promener pour le constater... 
 
Je trouve dommage que vous vous fiez sans questions à ce genre de lavage de cerveau, tout le monde sait que répondre a un recensement n'est pas la meilleur source, sauf pour compter le monde par chiffre et pas par oui ou non à des questions bilingues...

claude Kamps, Laprairie

5 février 2010

Bonjour monsieur Auger, 
 
Vous semblez dire dans votre article que le déclin du français au centre-ville est un mythe. 
Vous vous rangez derrière la présidente madame Boucher le l'O.Q.L.F. 
 
Avec tout mon respect, voici un lien qui pourrait vous faire réfléchir... 
 
 
Si vous avez à coeur la langue de Molière, pouvez-vous faire circuler dans votre milieu! 
Merci à l'avance! 
 
CENTRE-VILLE DE MONTREAL 
 
==================================== 
 
Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos 
Déjà un millier de dérogations à la Charte de la langue française! 
Et ce ne sont ni des rumeurs, ni des ouï-dire, ni des peurs mal-fondées, ni des épouvantails à moineaux, ce n'est qu'un constat. 
Et comme Paul Watzlawick, philosophe et grand psychanalyste, dit bien dans sa formule: "La déliquescence des cultures précède la disparition des sociétés". 
« Quand nous défendons le français chez nous, ce sont toutes les langues du monde que nous défendons contre l'hégémonie d'une seule. » – Pierre Bourgault 
 
Allez constater sur ce site pour voir en totalité le millier d'infractions à la loi 101 
au centre-ville de Montréal :  
http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montreal-anglais.html 
 
 
Pour un bref apercu (si vous manquez de temps), allez visitez ce lien: 
http://www.youtube.com/user/montrealenfrancais

Gilles Thompson, Montréal

5 février 2010

Bonjour, juste une petite anecdote. Le 21 janvier je me retrouvais au Reine Élizabeth, section fumeur, c'est-à-dire sur le trottoir, et les trois portiers parlaient anglais, jusqu'ici pas de problème, mais quelle ne fut pas me surprise, à un moment donné, de les entendre converser en français.

Bernard Ouellet, Baie Comeau

5 février 2010

Monsieur Auger, 
 
Le sujet que vous abordez aujourd'hui est bien choisi mais le traitement dont vous en faites est franchement décevant. Je ne peux pas parler de votre évaluation sur les stratégies du PQ (car vous êtes plus proche du pouvoir que moi), vous avez donc peut-être raison à ce sujet. Par contre, de dire que le PQ a tort sur le recul du français à Montréal en sortant ces chiffres de statistique canada, c'est franchement n'importe quoi! 
 
Je m'explique. Ce n'est pas parce que quelqu'un ''qui a la connaissance du français'', et qui travaille dans un resto ou un bar de Montréal, va le parler automatiquement en servant ses clients. Au début des années 70, quand on pouvait observer à cette époque un affichage unilingue anglais sur bien des commerces à Montréal, ça ne signifiait pas automatiquement que le propriétaire n'avait aucune connaissance du français. 
 
C'est donc maintenant un fait, à Montréal, dans plusieurs Bars ou Restos on se fait répondre en anglais et évidemment le menu suit la parole. Si bien maintenant que je ne suis plus du tout dépaysé entre certains restos, Bars et commerces de Montréal comparativement à ceux de Boston et New York. Même langue, même culture!!

Sylvain Ducharme, Montréal

5 février 2010

Les chiffres nous disent ce qu'ils disent. Nombreux êtes vous à connaître le français, mais combien d'entre vous s'entête à ne pas le parler et préfere s'anglisiser. Je peux bien connâitre le français mais je ne veux pas le parler, même quand l'on s'adresse à moi en français. 
J'entre dans quelle statistique? 
Je connais le latin mais je ne le parle pas. Le latin est une langue morte. Je sais faire du vélo mais n'en fais pas.  
on vélo vieillie et rouille, un jour prochain je l'enverrai à la casse. Le français est en véritable danger. Il est en déclin à Monréal quoique ue le laisse croire cette étude.

alain delwaide, québec

5 février 2010

On croirait lire du André Pratte et ce n'est pas un compliment. Vous nous aviez habitués à de belles analyses, vous tombez maintenant dans le panneau des statistiques. Je demeure à Montréal et je peux confirmer que le français y est en très nette et très perceptible régression. Ce n'est pas en accusant le PQ de paranoïer que vous contribuerez à améliorer les choses, vous participez plutôt à faire perdurer le problème. Se mettre la tête dans le sable en utilisant les statistiques pour nier ce que tous nous constatons, c'est peut-être bon pour les autruches comme Pratte, mais de votre part, c'est pour le moins décevant.

Linda Hart, Montréal

5 février 2010

Ca fait longtemps que je suis pas allé A Mtl..donc!...je peu pas dire...Mais!...Le nombre de Joueurs du Canadien capable de se CALLER un bagel en francais semble fondre comme de la glace au soleil...Il y a eut un temps ou une bonne partie du club était capable de se CALLER une grosse molle tablette en francais!!.....Si une hirondelle ne fait pas le printemps...Pouurait t elle faire le spring? Lol!....

normand lemay, trois-rivieres

5 février 2010

Salut!Le PQ devrait lâcher le mord de la lalangue et voir à se sauver lui-même!Profiter de la faiblesse de QI en général dans les partis politiques au Québec pour passer en avant comme leader politique et social vers l'économie Verte.Savez-vous ce que c'est une économie Verte?Ce n'est pas de barrer des rivières!Ce n'est pas non plus le nucléaire ni le fossile!Alors instruisez-vous,il est grand temps,nous sommes en 2010.Merci!

Yves Filiatrault, Ste-Véronique

5 février 2010

Un ensemble d'anecdotes ne donne pas des données scientifiques. Je lis les commentaires et la seule expression qui me vient en tête est : Biais de confirmation d'hypothèse (allez voir sur wikipedia). L'humanité s'est doté d'un système pour démêler le vrai du faux, ça s'appelle la science! Et ça marche très bien! Et les statistiques font partie de ce merveilleux système.

Alexandre Parent, Québec

5 février 2010

Je suis un client régulier d'un commerçant de bagels du Mile-End. Je commande toujours mes "six bagels sésame" en français, peu importe la langue dans laquelle on m'aborde. Et je reçois toujours exactement ce que j'ai demandé. Pour moi, le "rêve montréalais", c'est que les francophones et les anglophones puissent se comprendre tout en s'exprimant dans leurs langues respectives.

François Lafrenière, Montréal

5 février 2010

 
Se faire dire 'Bouonnejjjooouuur' et ensuite se faire répondre en anglais, est-ce que çà compte comme 'commerce français' pour statistiques Canada ? 
 
Il faut être aveugle et sourd pour ne pas voir de recul du français à Montréal!

Nick Baki, Montréal

5 février 2010

Et je crois me souvenir que M. Valois avait prononcé le mot "bagel" à l`anglaise, Quelque chose comme "beigle". Etait-ce à dessein ou par habitude? 
 
Ça m`avait un peu agacé... 
 
Voir Wikipidia pour l`historique du produit et de son appellation.

Michel B. Rivard, Québec

5 février 2010

Je vais à Montréal sur une base régulière et je peux vous affirmer sans l'ombre d'un doute que le français y recule fortement. On nous aborde d'abord en anglais la plupart du temps. Il arrive souvent qu'en tant que client, il nous est même impossible de se faire servir en français. Et on est 2010 !!. Le PLQ se sert de ce genre d'étude bidon pour ne rien faire. Désolant de constater que Michel C. Auger tombe lui-aussi dans la panneau.

Gilles Mathieu, Beloeil

5 février 2010

M. Auger, ça ne prend pas des études d'un fonctionnaire à Ottawa, qui regarde des questionnaires de recensement, pour constater qu'il est difficile de plus en plus difficile de se faire servir en français au centre-ville de Montréal. Sortez de votre tour... Dire qu'on connaît (« 96,3 % des travailleurs qui ont un contact avec le public connaissent le français ») une langue, ça ne veut pas dire qu'on l'utilise.

Jean-Baptiste Smith, Montréal

5 février 2010

Si vous êtes obligé d'aller dans un grand magasin dans le centre-ville, vous allez le constater vous-même M.Auger. Y allez-vous parfois? Je suis sûr que non. Il y a des vendeurs et des vendeuses qui ne parlent pas un mot de français. Emplois peu qualifiés, autour du salaire minimum, parfois sous la table, on n'est pas exigeant. Les commerces ont peu de clients, sont peu lucratifs parce qu'une partie de la classe moyenne et les bien nantis vont en banlieue. J'ai fait 7 ou 8 places pour trouver des souliers "dockers" et 3 fois je suis tombé sur des personnes qui ne parlaient pas un mot de français. Je me serais cru dans les années 60. Je n'ai pas trouvé et j'ai fait mon deuil pour le magasinage dans le centre-ville. Anglophones et immigrants sont en majorité à Montréal. Il n'y aura pas de miracles en ce qui concerne la langue.

Jean Lespérance, Montréal Québec

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