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Carnet Gérald Fillion

26 mai 2009

En route vers une vraie Bourse du carbone


Nous y sommes, on approche, bientôt, on peut croire qu'une vraie Bourse du carbone fonctionnera de façon efficace en Amérique. Le président Obama a décidé de foncer, laissant derrière lui les spectateurs qui se demandent toujours s'il y a vraiment un réchauffement planétaire.  
 
Et, ici, au Québec, le gouvernement Charest ne s'est pas fait prier pour entrer dans la danse et s'autoproclamer à l'avant-garde en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre au Canada. On n'attend plus que les indications d'Ottawa... 
 
La base du futur marché du carbone nord-américain, c'est le « Western Climate Initiative ». Cet accord comprend le Québec, l'Ontario, le Manitoba et la Colombie-Britannique, ainsi que sept États américains (Washington, Arizona, Montana, Nouveau-Mexique, Oregon, Utah et Californie). L'entente entrera en vigueur en 2012 et prévoit la réduction de 15 % des émissions de gaz à effet de serre des participants d'ici 2020, sous le niveau de 2005. C'est l'objectif global, chaque État et province peut établir son propre objectif. 
 
Dans la foulée de cet accord, Québec a déposé un projet de loi à la mi-mai pour se conformer à cette entente et participer ainsi à un vaste marché d'échanges de crédits de gaz à effet de serre. Ainsi, en fonction des plafonds établis par industrie, les entreprises devront acheter des crédits, si elles dépassent le niveau permis d'émission, ou en vendre, si elles émettent moins que prévu. L'idée n'est pas que d'échanger des crédits, c'est aussi de réduire toujours un peu plus les plafonds pour qu'au final, il y ait réduction des émissions.  
 
La place de Montréal 
 
La Bourse du carbone pourrait être établie à Montréal. Déjà, la Bourse de Montréal a ouvert des contrats d'échanges sur le carbone en 2008, mais ça ne marche pas fort! La raison est simple: il n'y a toujours pas de plafonds d'émission au Canada. Pas de plafonds, pas de limites, pas d'encadrement... pas de marché! Monsieur Prentice? 
 
Sylvain Perreault, premier vice-président de Valeurs mobilières Desjardins, un ancien de la Bourse de Montréal, est d'avis que Montréal a tout ce qu'il faut pour accueillir cette bourse. « Le terrain de jeu est déjà en place, selon Sylvain Perreault. La culture de la Bourse de Montréal pour les produits dérivés est forte. On a les experts dans ce domaine. » 
 
À son avis, Montréal peut faire en sorte que le marché soit « liquide » et que les transactions soient sûres pour tous les participants en raison de la présence d'une chambre de compensation. Montréal possède aussi une plateforme à la fine pointe de la technologie, la plateforme SOLA, en plus d'avoir établi il y a plusieurs années une association avec le « Climate Exchange » de Chicago. 
 
« Il y aura des spéculateurs qui vont assurer la liquidité de ce marché, dit Sylvain Perreault. Attention, ici, il ne faut pas confondre avec manipulateurs. Les spéculateurs, dans tous les marchés à terme, à travers le monde, c'est un élément essentiel à la santé d'un marché. C'est ce qui permet à l'acheteur ou au vendeur de toujours être sûrs qu'il y aura une contrepartie. Le marché du carbone n'échappera pas à ces règles de base. » 
 
Inquiétés par les marchés 
 
Que le marché et les spéculateurs se saisissent des crédits de carbone en inquiète plusieurs. Selon Thomas Friedman, chroniqueur au New York Times, on va donner aux gens de Wall Street le pouvoir de négocier de nouveaux « swaps » et ça va se faire sur le dos de l'environnement cette fois-ci. Ces gens ne s'intéressent pas au réchauffement climatique, mais au rendement qu'on pourrait faire avec ce nouveau produit. 
 
Dans un texte récent, Thomas Friedman a exprimé toute sa perplexité quant à la pertinence d'un marché du carbone. Complexe et bureaucratique, ce marché est une taxe déguisée. « Vous avez pu entendre un coeur de républicains, de démocrates à la tête d'États produisant du charbon, des "think tanks" de droite et des enviro-sceptiques chanter le même air: un système de plafonds et d'échange de crédits d'émission de gaz à effet de serre est une taxe. Obama va augmenter vos taxes et sacrifier vos emplois pour combattre le prétendu réchauffement climatique, ce que plusieurs scientifiques considèrent comme un non-sens. » 
 
Cela dit, les défenseurs d'un tel système sont nombreux. À leur avis, une Bourse du carbone fixe des plafonds, ce qui n'est pas le cas avec une taxe sur le carbone. Paul Krugman, également chroniqueur au New York Times, affirme que le système de marché du carbone est le plus prometteur parce qu'il permet de toucher tout le monde et de créer une véritable concertation internationale dans la lutte aux changements climatiques. Et c'est nécessaire de le faire en raison, dit-il, du développement à venir des pays émergents, à commencer par la Chine. 
 
Quoi qu'il en soit, on se dirige manifestement vers l'établissement d'un marché du carbone, puisque le président Obama en a décidé ainsi. C'est une solution de marché, discutable, certes, mais qui semble comporter son lot d'avantages. Montréal a toutes les chances de devenir le pivot nord-américain de ce marché. Saurons-nous saisir cette chance?


Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion

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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

29 mai 2009

Pourquoi tergiverser? 
Le co2 ou le carbone, même si c'est un problème physique, quand un gouvernement est sérieux, il vote une loi qui restreint les émissions et ça finit là. Pas besoin de bourse pour y arriver, dans 50 ans il sera trop tard.  
Prenons un exemple: quand le maire Gendron a décidé qu'il n'y aurait plus de sacs de plastiques à Huntingdon, il n'y en a plus eu. Puis maintenant les grands magasins emboîtent le pas, font des efforts. On s'est rendu compte que ça poouvait se faire et que le monde n'en mourrait pas. Est-ce que ça prenait une bourse sur le plastique? Non. Alors l'ami Philippe Montour, il fait se réveiller, c'est tout. Tout ce que ça prend, ce sont des lois restrictives et un gouvernement qui a le courage de légiférer. Pourquoi on ne le fait pas? Peut-être parce que la caisse du parti de Séraphin Charest risquerait d'en souffrir. 
On ne veut pas déplaire aux compagnies. 

Jean Lespérance, Montréal Québec

28 mai 2009

Personnellement, je trouve ca extraordinaire! Plusieurs crache la-dessu parce qu'il y aura de la corruption, de mon point de vue l'abscence de ce marché ne règle pas la corruption ni le réchauffement climatique. Alors bienvenu à la bourse du carbone! 
Dans l'optique où une invention réduirait le réchauffement climatique, quel serais l'organisme pour omologuer le crédit qui en découle? Puisque la question du plafont nécessite des règles et des systèmes de contrôle pourquoi ne pas omologuer les dépollueurs comme créditeurs (physique) de carbone? Et dans un tel cas, est-ce qu'une institution internationnale pourrait fonctionné? Peut-être que chaque province devra se pencher sur la question avec des biologistes. 
 
Ce que je comprend des problèmes d'aujourd'hui liés à la bourse du carbone, c'est que ces problèmes sont léguaux et "boursier" Alors que le problème est essenciellement physique!

Philippe Montour, montréal

28 mai 2009

S'il y a une bourse du carbone, avec tous nos tricheurs et nos menteurs, oubliez le mot vraie. Parce qu'avec nos tribunaux laxistes, les tricheurs et les menteurs ne seront jamais punis. Pensez-vous que l'AMF va être capable d'exercer un contrôle là-dessus? Jamais. Comme on le sait, les riches réussissent toujours à passer à côté de la loi, surtout si on leur laisse le choix de remettre à plus tard leurs obligations. Bourse ou pas, on fait des lois en conséquence et on surveille nos tribunaux. Pour réduire la pollution, on n'est pas obligé d'avoir une bourse, on a tout simplement besoin d'un gouvernement intelligent. Est-ce que c'est possible? Ça, c'est une autre grande question.

Jean Lespérance, Montréal Québec

28 mai 2009

Tout ce système est effectivement abstrait. Il y aura une instance de gestion qui prendra sa petite cote. Il y aura de la spéculation. On aura de la difficulté à comprendre la vraie valeur d'une tonne de carbone transigée comme on a de la difficulté à comprendre ce que vaut vraiment l'action de GM aujourd'hui. 
 
Malheureusement on ne peut pas se faire confiance dans ceci. Nous sommes enracinés dans nos facilités. Combien de gens utilisent des véhicules hybrides? Très peu. Le segment des VUS est en forte croissance lui. 14l / 100km versus 6l / 100km. Lors des journées chaudes, regardez combien de gens roulent les fenêtres fermées la climatisation dans le tapis. 20% de consommation d'essence de plus. Combien de gens rentre au centre-ville le matin seul dans leur auto alors que des transports en commun sont disponibles. C'est ça notre volonté individuelle. Proche du 0. On préfère la facilité. On se dit : « Bof! Qu'est-ce que ça va changer. Moi petit individu seul dans mon coin. » 
 
Pour cette raison je crois en cette bourse. Je crois que ça va coûter cher à Suncor. Et ce nouveau coût fera en sorte qu'il ne sera plus compétitif dans la vente d'essence. Les prix de l'essence augmenteront alors. Nos chercheurs dans les Laurentides qui travaillent sur des véhicules électriques dont on rit aujourd'hui commenceront à devenir crédibles. Les gens y penseront 2 fois avant d'utiliser la climatisation dans leur auto et même à utiliser leur auto. Et je crois que certaines compagnies nous refileront leurs économies environnementales. Tant qu'ils atteindront leur 20% de marge, l'excédent ils s'en serviront pour conquérir le marché. 
 
Mais je vis peut-être dans une sorte de rêve. 
Au plaisir.

Alain Cloutier, La Prairie

28 mai 2009

Quel est le but de cet exercice complexe et couteux? Se déresponsabilisé? L'appât du gain? Le statu quo de nos modes de transport et génération d'énergie? 
 
Dans l'esprit des gens ordinaires, le but est de diminuer le réchauffement de la planète. 
 
La vraie solution existe pourtant, qui nous permettraient de couper nos émissions polluantes et assurer aux générations futures un niveau d'énergie supérieur à aujourd'hui, durable, propre, pour tous les humains de cette planète. 
 
Les « bâtisseurs de nations » ont débuté le débat sur les solutions avec leur première conférence en mars 2009 à St-Jérôme. Les vidéo de la conférence sont en ligne. 
 
Pour ce qui est des bourses de carbone, l'économiste Bjorn Lomborg conclue : 
We are told that very expensive carbon regulations are the only way to respond to global warming, despite ample evidence that this approach does not pass a basic cost-benefit test. We must ask whether a "climateindustrial complex" is emerging, pressing taxpayers to fork over money to please those who stand to gain. 
 
Christopher Monckton de son coté, a évalué à 600 trillion de dollars le coût pour nos sociétés associé à une réduction de 0,0025 degré Celsius par année. Ceci est basé sur projet de loi Waxman-Markey aux États-Unis.  
 
A ce rythme, nos économies ne tiendraient pas le coût pour réduire de 1 degré C la température du globe. Il faut comprendre que le CO2 est un jour très minoritaire des gaz à effet de serre.  
 
J'invite les gens à rechercher mes références ci-haut ainsi que mon blog ou je discute de ces enjeux régulièrement. 

Filiatrault Simon, Mille Isles

28 mai 2009

On dit que l'enfer est pleine de bonnes intentions! 
 
Pour moi la bourse du carbonne est une supercherie comme les papiers commerciaux inventés par des capitaliste clairvoyant aux profits. 
 
Pour réduire la polution il faut l'interdire, passer des lois, les appliquer pour que cesse ccette polution. On veut interdire de fumer dans les autos pour ne pas nuire à la santé des enfants mais on permettra de polluer encore en manipulant les chiffres d'immission poluante. En plus d'être payant cela fera grimper les prix à la consommation et les profits des investisseurs. On veut endormir la population avec cette bourse du carbonne, cela n'aura aucun effet sur la réduction de polluant puisque l'on achète le droit de polluer plus. Pluies acide, smog, sol / eau contaminés etc. 
 
C'est aussi rédicule que de permettre aux cies de tabac de faire de $$, nos gouv. de faire des milliards en taxes sur la vente de produits cancérigènes. Permettre de détruire la santé et l'environnement par des polluants est d'après moi criminel, un crime contre l'humanité. Faut traiter la situation telle quelle! 
 
Faut comprendre ce qu'ils veulent faire réellement.

Richard Denis, Montreal

28 mai 2009

@ Monsieur A. Cloutier,  
 
J'ai lu vos commentaires ce dont je vous remercie. Bien que vos propos semblent pertinents, ils ne me convainquent pas. Si vous pensez qu'IGA va baisser votre note d'épicerie parce qu'il installe dans ses surfaces les systèmes du Groupe CSS qui suivant l'article de « La Presse » que vous citez, réduit substantiellement les émissions de gaz à effet de serre (sauf qu'on ne sait pas justement de combien moins et qu'on ne sait pas combien eux-mêmes produisent d'émissions pour fabriquer leur système), que de ce fait, advenant une hypothétique Bourse du carbone, IGA vend son surplus de cotas de CO2 à Métro et refile les gains obtenus à son aimable clientèle. Tout cela nous indique que c'est bien mal connaître les pratiques en matière de distribution en particulier pour ce qui à trait aux chaînes de magasins de Grandes surfaces. D'autre part, il y a un coût à défrayer pour changer tout le système de chauffage, réfrigération et ventilation. Qui plus est pourquoi vouloir passer par une Bourse pour échanger de tels cotas, puisque dans la méthode que vous formulez vous-même monsieur Cloutier, ces échanges se font de gré à gré. En effet, ce serait très intelligent de pouvoir choisir ceux avec lesquels vous allez échanger, type d'opérations que ne vous offrent pas les Bourses puisque en de tels cas on pourrait parler même de délits d'initiés.  
 
Enfin, je ne suis pas sûr que le rôle d'une Bourse fusse-t-elle du carbone, soit de jouer les « modérateurs » entre un hypothétique « diminueur » de pollution versus un hypothétique « abuseur ». Pratiquement, il y a des industries qui ont besoin de plus d'énergie, lesquelles sont encore vitales pour nos économies et d'autres qui sont plus à même d'en économiser. Ce qui précisément intéresse les gros pollueurs, c'est de gagner du temps, d'étaler dans le temps leurs dépenses environnementales tout en faisant mousser les bénéfices. Alors dans ce cas précisément, une bourse du CO2 deviendrait une aubaine pour les « abuseurs ». 

Serge Drouginsky, LeMoyne

27 mai 2009

@S Drouginsky 
 
La bourse du carbone est un lieu d'échange entre un « diminueur » de pollution et un abuseur de pollution. Je vous invite à lire sur une invention québécoise
 
Les supermarchés qui implanteront cette technologie diminueront leurs émissions disons de 30%. Ils seront donc excédent à la cible de 15%. Ils pourront alors vendre cet excédent sur la bourse pour permettre à un abuseur d'atteindre la cible de diminution malgré son secteur plus polluant. 
 
Si le gros pollueur décide de refiler la facture de ses coûts environnementaux au consommateur et bien tant mieux. Le vrai prix des activités du pollueur sera soumis au pouvoir décisionnel de l'argent du consommateur. Normalement les ventes des pollueurs devraient alors diminuer les poussant à innover pour épargner la facture environnementale. Les ventes des innovateurs devraient augmenter car le 15% excédent qu'ils ont vendu leur permettra de refiler des rabais aux consommateurs accélérant la vente de leur produit. 
 
Pour reprendre l'exemple de la machine réfrigérante ici. Supposons qu'IGA l'installe et pas Métro. La vente des économies de pollution d'IGA sur le marché lui permettra de proposer de meilleurs prix à ses clients. Il attirera ainsi les clients de Métro qui devra à son tour innover pour ramener ses clients. 
 
Pour terminer on ne sait pas exactement si le réchauffement est entièrement causé par l'homme. La terre aurait elle-même des cycles de réchauffement et des ères glaciaires. Quoique le film d'Al Gore semble lier de façon assez fidèle l'avènement du réchauffement au développement industriel... Bien sur ça n'est qu'un film. Alors cause pas cause? On ne sait pas, mais avons-nous vraiment le luxe d'hésiter?

Alain Cloutier, La Prairie

27 mai 2009

La bourse du carbone m'apparaît comme la bouse du carbone. Le meilleur remède, c'est encore l'éducation et la coercition. C'est ce qui fonctionne le mieux et qui est le plus rapide. À force de parler et de ne rien faire, on va tous finir en souffrir, être plus fragile, moins résistant à toutes sortes de maladies et à avoir une moins bonne qualité de vie.  
Quand on a démontré qu'une action s'impose, on ne tergiverse pas, on ne palabre pas, on agit.  
C'est ce que la Californie a toujours fait, en étant à l'avant-garde avec ses projets de loi, et elle a fait la preuve que ça fonctionne. 
Tergiverser: recourir à des détours, des faux-fuyants, pour éviter d'agir ou de conclure, hésiter. 
Quand le gros bon sens se fait loi, il incite au respect, à la réflexion et on prend la chose au sérieux. Les gens se disent: si c'est si grave qu'on le prétend, pourquoi le permet-on? 
Je vous dirai, c'est comme pour la cigarette, certains réfléchissent seulement après avoir eu le cancer ou que les poumons ne fonctionnent plus.  
À quand la bourse des virus?

Jean Lespérance, Montréal

26 mai 2009

Comme la chose a été dite par des experts beaucoup plus compétents que moi, le fait d'instaurer une bourse du carbone aura pour conséquence que ce sont les consommateurs qui en bout de course vont devoir payer la note pour les cotas de carbone émis par la Bourse, tonnes métriques que pourront s'échanger les pollueurs de cette planète. Plus les pollueurs sont énormes, plus ils ont de chances d'être riches, plus ils vont pouvoir acheter de tonnes métriques de carbones, plus ils vont pouvoir repousser longtemps les échéances pour adopter un comportement responsable et plus ils vont nous refiler le coût de ces tonnes métriques, plus le prix de la tonne pourrait être exorbitants, plus ils pourront continuer d'acheter puisque nous allons les financer par les coûts induits de notre consommation. Ainsi, ce sera « business as usual » et tout cela rapportera à ceux qui vendent leurs cotas à bon prix et bien sûr aux courtiers, aux intermédiaires, aux cambistes et invariablement à ceux qui ont choisi comme mode de vie : la spéculation.  
 
Si à tout le moins, on était sûr et certains que le réchauffement climatique était attribuable aux émissions de CO2... encore pourrait-on dire bravo... sauf que... allez comprendre pourquoi, c'est le contraire qui se produit, la température augmente dans les pôles et elle baisse à peu près partout ailleurs. 
 
Certains astrophysiciens plus savants que moi vous expliqueraient peut-être que notre système est régi par un astre assez peu connu : le soleil, que cet astre instable en fusion influe de manière constante les climats, qu'une éruption solaire (et il s'en produit régulièrement) peut entraîner toutes sortes de catastrophes imprévisibles.  
 
Alors lutter pour un environnement de qualité est chose très saine. Nonobstant, Je suis au regret, je ne vois aucune démarche positive pour notre environnement dans une Bourse du carbone fusse telle domiciliée en lieu et place de Montréal.

Serge Drouginsky, LeMoyne

26 mai 2009

Bonjour M.Fillion moi la bourse du carbone est celui qui est à l'avant-garde en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre au Canada va aider un autre qui est délinquant en lui accordant des crédits sauf erreur M.Fillion la pollution du carbone demeure quand même présente dans le pays. 
 
La bourse sert à quoi?

Marcel Côté, Ste-Anne-de-Beaupré

26 mai 2009

La grande question: Est-ce que le but de la bourse du carbone est vraiment de réduire les émissions de carbone ou un autre moyen de faire un coup d'argent à l'aide de cette bourse? 
On a déjà de la difficulté à contrôler la bourse ordinaire, ne vous imaginez pas qu'on va réussir à contrôler celle du carbone. 
Je ne suis pas contre l'idée, mais je suis loin d'être sûr que la bourse du carbone va atteindre son but. 
Si tout le monde était sincère, on n'aurait pas besoin de bourse du carbone.

Jean Lespérance, Montréal Québec

26 mai 2009

Effectivement la « flexibilité boursière » de Montréal a déjà été démontrée par le passé. Nous saurions certainement gérer une telle bourse. De plus la question environnementale intéresse la population québécoise plus que d'autres populations. Cet intérêt augmenterait l'engagement au projet et accélèrerait certainement le développement ainsi que la mise en place des bons outils et processus. 
 
Cependant qu'Obama y mette tout son poids ne garanti pas cet aboutissement. Le principe fait du sens. Et en réponse à ceux qui parlent de taxes on doit parler d'externalités négatives. Telle la cigarette qui tue des gens, ou les camions lourds qui brisent les routes, le réchauffement a des impacts et des responsables. Les marges de profit de certaines entreprises sont donc gonflées par le fait qu'ils ne payent pas pour toutes les ressources qu'ils consomment. Il ne s'agit donc pas de taxes, mais du retrait de la gratuité à destruction de l'environnement. On parle de coûts ici et la bourse du carbone ne fera qu'en faire refléter une petite partie dans les états financiers. 
 
L'obstacle majeur ici sera la gestion des niveaux d'émissions. C'est assez abstrait comme concept et ça peut donner lieu à de multiples interprétations. Ça prendra des inspecteurs, des pénalités, une coordination « mondiale », etc. Il y aura autant de façons de compter ou de cas d'exceptions qu'il y a d'entreprises. La discussion États-Unis vs Québec sur la propreté de l'hydro électricité est un exemple assez simple et évident de la complexité qui sera rencontrée des millions de fois. 
 
Donc pour rappeler un slogan connu et répondre à la question... Si ça se faisait, on l'aurait!

Alain Cloutier, La Prairie

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