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Carnet Gérald Fillion

19 mai 2009

Les erreurs de jugement à la Caisse


Les gestionnaires de la Caisse de dépôt sont parmi les plus compétents du Québec. Malgré cela, le taux de rendement en 2008 a été pire que celui des autres institutions du même genre: -25 % comparativement à -18,5 % en moyenne. C'est un peu plus de 10 milliards de plus en pertes que les autres.  
Les explications données par Fernand Perreault, Richard Guay et Alban D'Amours ont été relayées par celles d'Henri-Paul Rousseau mardi à la commission parlementaire portant sur les pertes de la Caisse de dépôt et placement du Québec l'an dernier. Trois raisons: provision de 4 milliards de dollars sur le papier commercial, perte de 4,1 milliards sur les activités de couverture de change et provisions liées à la valeur des actifs (ce qu'on appelle en anglais, le mark to market).  
 
Erreurs de jugement à répétition 
 
Mais la commission nous aide à faire ressortir un point de plus dans ce dossier, et ce sont les erreurs de jugement des gestionnaires. Sur 17 portefeuilles, 14 ont subi des pertes plus importantes que les portefeuilles comparables dans les institutions comparables. Et les réponses, qui viennent au compte-gouttes, nous amènent aux conclusions suivantes quant aux erreurs de jugement, qui sont directement liées à la compétence des personnes en place:  
 
1- La Caisse a commis des erreurs en accumulant une quantité excessive, sans limites, de papier commercial. Tout le monde à la Caisse l'a dit, y compris Perreault, Guay et Rousseau: c'était une erreur. Erreur d'en avoir et erreur d'avoir acheté près de 1 milliard de dollars de plus de papiers commerciaux entre le 24 juillet et le 9 août 2007, malgré des avertissements par écrit. 
 
2- L'ex-PDG Henri-Paul Rousseau n'a pas vu venir les choses. Après l'intervention du gouvernement américain et de la Réserve fédérale en mars 2008 pour sauver la banque Bear Stearns, le patron a jugé que le problème des banques était réglé et qu'il fallait comprendre de cet événement que le gouvernement américain nous donnait l'assurance qu'il n'allait pas laisser tomber les institutions financières, qu'il était là pour soutenir le marché.  
 
3- « Quand je suis parti en mai (2008), le ciel s'éclaircissait », nous a dit Henri-Paul Rousseau en commission. Comme nous l'avons déjà souligné dans ce carnet, les indices boursiers avaient connu des hausses spectaculaires, le prix du pétrole avait dépassé la barre des 100 $, les prix des ressources et des denrées faisaient l'objet d'une intense spéculation; il y avait nécessairement des dangers qui se présentaient. Plusieurs voyaient une correction boursière à l'horizon. La crise énergétique provoquait deux analyses: ces prix ne peuvent tenir, ça va retomber... ou ces prix sont trop élevés, il y a des dangers d'inflation excessive et de ralentissement important de l'économie. Croire que le « ciel s'éclaircissait », c'est donc croire que M. Rousseau regardait un beau ciel bleu sans s'intéresser aux prévisions météo et aux cartes qui pouvaient nous laisser voir la formation d'intempéries. 
 
4- Et puis, M. Rousseau a avoué, en commission, qu'il « a été difficile pour la Caisse de recruter de bons experts dans les actions internationales ». Et c'est son argument pour expliquer les rendements plus faibles dans les actions étrangères comparativement aux autres fonds de retraite et par rapport également aux actions canadiennes, dans lesquelles la Caisse s'en sort beaucoup mieux. Dire qu'on avait des problèmes de recrutement, c'est remettre en cause la compétence des gens qui étaient en place. Et c'est ce qu'a fait Henri-Paul Rousseau. Pourtant, de 2002 à 2008, la valeur des investissements dans les actions québécoises a chuté de 34 % (en raison surtout de la chute de 2008), alors que les investissements hors Québec ont grimpé de 46 %. Selon Henri-Paul Rousseau, cet état de fait n'a pas augmenté la prise de risque par la Caisse. 
 
La responsabilité de la Banque du Canada 
 
Dans le dossier du PCAA, on a senti un certain agacement de la part d'Henri-Paul Rousseau envers le travail de la Banque du Canada. L'ex-PDG de la Caisse a souligné que la Banque du Canada n'a pas voulu soutenir le papier commercial non bancaire, et qu'elle a pu contribuer à une certaine confusion le 9 août 2007, en publiant un communiqué dans lequel elle mentionnait que le marché pouvait se rassurer, la banque centrale allait soutenir les marchés avec les liquidités nécessaires.  
 
Henri-Paul Rousseau a aussi mentionné que la Banque du Canada ne s'est pas présentée à une réunion qu'il a convoquée le 10 août 2007 pour discuter du papier commercial avec les grands joueurs du secteur. 
 
Prudence! 
 
Cela dit, une note de prudence s'impose aujourd'hui. Et je tiens à l'écrire pour qu'on se rappelle ce fait dans 1 an, 2 ans, 5 ans, dans un autre contexte qui sera peut-être plus favorable. Sur les 39,8 milliards de dollars de pertes, il y a 56 % de ces pertes qui sont en fait des provisions. Autrement, il y a eu une dévaluation de 22,4 milliards de dollars des actifs dans les portefeuilles de la Caisse. 
 
Et sur les 13 milliards de dollars en papier commercial, il y a une perte « sur papier » de 5,8 milliards de dollars et une perte réelle de 181 millions de dollars. Pour l'instant, le marché ne fonctionne pas. Mais les papiers commerciaux « court terme » ont été transformés en titres à long terme (7 ans). Donc, il n'est pas dit que la valeur de ces instruments financiers ne va pas remonter dans les prochaines années. Ce qui veut dire que la catastrophe d'aujourd'hui pourrait s'effacer dans les prochaines années à la faveur d'une reprise des marchés. Mais ça, ce sont des suppositions, des prévisions qu'on n'oserait pas faire. 
 
Aujourd'hui, le constat de ce qui s'est passé à la Caisse se précise: des gestionnaires ont mal évalué le marché et ont fait des erreurs coûteuses. M. Rousseau fait partie de ces gens. Et la question est la suivante: est-ce acceptable que la Caisse de dépôt et placement du Québec, la plus grande institution du genre au Canada, en arrive à de tels dérapages?


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Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

22 mai 2009

RÉPONSE à Philippe Montplaisir: nous avons invité Raymond Bachand lundi, qui nous parlé du dossier de la Caisse. Nous avons invité l'économiste Marcelin Joanis mardi pour nous parler du même sujet. Monsieur Joanis est aussi intervenu à notre antenne mardi. Notre rôle, c'est de transmettre l'information et l'analyser. Et c'est ce qu'on fait. La suite dans le prochain billet qui porte d'ailleurs sur les rentes.

Gérald Fillion, Montréal

22 mai 2009

M Filion  
M Rousseau même le grand expert que l'on dit a réagi comme un simple individu ne se préoccuper des répercussions. Il avait l'appât du gain mais aucune responsabilité, comme bien des dirigeants dans la fonction publique et parapublique. Dans le privé, ils sont congédiés mais dans le publique ce n'est pas de leur faute, Oh arrêté ça t'a merdé, t'a agi comme un incompétent, tu es un incompétent. M Rousseau a l'affront de dire qu'il méritait sa prime. Tu va changer la vie de tout une population et pour combien d'année. 
Il faudrait que tous les dirigeants publiques soient responsables de leurs décisions et qu'ils ne sont pas là pour le prestige et le gros train de vie ( vie de pacha, sodec ) J'espère que le gouvernement et que la population vont se lever, la farce a assez durée, il nous prennent pour des dinde quoi. 
 
Fernand 

Fernand Brochu, Longueuil

22 mai 2009

Martin Matte il y a quelques années donnait des conseils financiers à la fin du monde est à 7h00 je crois. Il y mentionnait que le truc c'est d'acheter bas et vendre haut. Tout est une question de pour...cent. 
 
C'est un peu les réponses que donne la commission. On a perdu des milliards parce qu'on s'est "edgé", parce qu'on a acheté haut et pas vendu avant que ça baisse, parce qu'on n'a pas réussit à embaucher Martin Matte on a embauché des gens qui ne connaissaient pas ça. Finalement on a fait une seule erreur. Les PCAA. Mathématiquement 100% de la réponse est là. 
 
Personne ne remettra les milliards manquant dans la caisse. Donc cessons de s'apitoyer. Pouvons-nous comprendre ce qui doit être fait dans le futur? Pourquoi Henri-Paul a-t-il accepté cet emploi en premier lieu lui qui a subit une baisse salariale à l'époque? PRESTIGE. Sabia on le sait n'est pas là pour l'argent. Il y va pour la même chose. Première erreur répétée. On a besoin d'authenticité pas de "glamour" à la tête de cette institution. 
 
Ensuite pourquoi étions-nous incapable de recruter de bons gestionnaires? Parce que les salaires de base sont trop petits. Les gens qui acceptent les postes sont moins compétents. Et quand ils comprennent la « passe-passe bonus » ils sautent dessus et se font rémunérer comme les pros... qu'ils ne sont pas. 
 
Pourquoi tout ceci est rendu possible. Jean Charest a changé le mandat. Il a commandé du rendement avant de l'investissement. Or gestion de portefeuille, actions, options, devises, etc ça n'est pas absolument la même chose qu'investissement... 
 
On devrait donc s'attarder aux solutions. Pas de prestige, des gestionnaires sérieux et un mandat plus local, plus sécuritaire, moins de rendement (ou de perte). Et la prime dans cet alignement c'est le développement économique d'une société par les économies de cette société. C'est moins prestigieux que des pourcentages de rendement, mais c'est du solide.

Alain Cloutier, La Prairie

22 mai 2009

Tout d'abord je suis heureux du dernier paragraphe de votre billet. Ben oui, nous n'avons pas perdu 40%. Je viens de visionner une entrevue de Rousseau, des archives SRC, d'octobre 2002, après sa nomination. Beaucoup de langage et de processus ENAP projetés. Ce qu'il répète cependant est assez clair : le rôle principal de la CPDQ en est un de fiduciaire des déposants. 
Rousseau a vraiment perdu le cap du navire. Cette dérive est inacceptable.

Michel Normandin, Montreal

21 mai 2009

Bonjour, 
j'ai écouter à la télé de radio-canada ce soir 
21 /05/09 18h40 par M. Gérard Fillion sur les commentaires du président des travailleurs de la construction que ceux-ci les travailleurs qui prendront leurs retraites que leur pensions seraient diminuer de 700$ et allaient perdre beaucoup d'argent à cause de la Caisse de Dépôt du québec. 
Je comprend leur desarroit. 
Je trouve que la commission parlementaire  
qui a le droit d'écouter tout les groupes de travailleurs qu Québec qui ont mis leur fond de pension à la Caisse de Dépôt et qui selon leur Président ont perdu 2 millard can$. 
 
Je crois que c'est très très dangereux 
de soulever les travaileurs ou tout autre groupe de retraités contre la Caisse de Dépôt 
et le gouvernement. Je veux dire que si tout 
le monde se soulève contre le gouvernement 
cela peut amener à une grève général. 
de tout les groupes syndiquésdu Québec. 
Je pense que Radio-Canada a une responsabilité en ce sens qu'elle doit invitér 
des représentants soit du gouvernements 
députés et personnages très connus neutre afin de ré-assurer les gens de ne pas de se soulever. Il ne faut pas oublier que malgré les pertes subies 
il y aura reprise des affaires et qu'au Québec  
nous encore capable de relever d'autres défis c'est ce que je souhaite pour le bien de tous.

Philippe Montplaisir, Saint-Laurent/Montréal.

21 mai 2009

La Caisse de dépôts et placements du Québec s'est comportée comme tous les autres banquiers âpres au gain. L'aventure des PCAA était hasardeuse mais l'appât de faire de l'argent en vitesse (commissions) a prévalu. Point à la ligne. 
 
Les milieux financiers québécois, qui voulaient singer les banquiers américains, n'ont pas reconnu la loi fondamentale qui régit ce milieu: le profit et le pouvoir politique vont ensemble, Au Canada, la Caisse a souvent été une épine pour l'Establishment anglo-canadien. Même Desmarais préfère, maintenant, faire davantage des affaires avec les Européens. 
 
Il est désespérant de voir que l'analyse de cette déconvenue reste essentiellement économique. La Caisse va prendre des années à s'en remettre et surtout les Québécois devront payer plus en cotisations et recevoir moins en revenus. Affaiblir le Québec économique a toujours été le but inavoué de Bay Street et du gouvernement fédéral. L'agacement de Rousseau, un fédéraliste convaincu, envers la Banque du Canada en dit beaucoup plus que bien des commentaires d'économistes supposés savants. 

Jean Archambault, Montréal

21 mai 2009

PAS D'ENQUÊTE SVP 
 
Outre les détails, à peu près tous les faits dans cette affaire sont connus.  
 
Voilà l'erreur fondamentale. L'ÉQUIPE DE ROUSSEAU 
 
La CDP veut empêcher un livre de sortir. Pourquoi? Diffamation peu-être mais qu'à cela ne tienne, si ce n'est pas vrai ce qui est écrit dans ce livre, pourquoi refuser sa publication? La raison de la CDP: le vérificateur avait déjà confirmé les chiffres, donc c'était vrai. WOW les moteurs. Est-ce que le vérificateur peut-faire des erreurs ou il est infaillible comme le pape? 
 
MA RÉPONSE SUR CE QUI C'EST PASSÉ: 
 
Henri-Paul Rousseau (HPR)est arrivé à la Caisse comme un sauveur. Pour pouvoir introduire son ÉQUIPE ( voir plus haut), il fallait démontrer que l'équipe en place n'était pas bonne. On dévalue donc certains titres dont VIDEOTRON en 2002, ce qui diminue le rendement de la CAISSE sous la gouverne de SCAIRE. On met à la porte l'ancienne équipe pour entrer la bande à HPR. Puis , on réévalue le rendement à la hausse des valeurs déjà déprécier et ainsi, HPR prouve qu'il a mit les bon gestionnaires en place. Jusque là, il ne faut pas crier au meurtre. Tous les grands gestionnaires font ça, même les ministres. TELLIER, etc. 
 
Puis, la CAISSE vogue sur des nuages pendant presque 5 ans. Les rendements sur tous les marchés mondiaux sont excellents et même un nul arriverait à bien faire. Donc arrive la débandade. L'équipe que HPR avait choisi pour investir dans les actions USA et autres n'était pas à la hauteur. La CAISSE plante. HPR table sur un mauvais personnel pour l'investissement étranger. 
 
MAIS QUI À CHOISI LE PERSONNEL? Si ce n'est pas lui, c'est qui. 
 
Je ne crois pas qu'avec une enquête l'on va trouver bien des "crosses". Mais des erreurs , OUI et la plus grosse, L'ÉQUIPE de Henri-Paul Rousseau, dit le « PROF ». Le PROF se pensait plus fin que la réalité. Il a mis en application ses connaissances mais cela a fouèré. Moi aussi, à sa place, j'essaierais de trouver une autre porte de sortie. 

Pierre Tremblay, Joliette

21 mai 2009

on oublie que la crise financière qui est la cause des déboires de la Caisse de depot est dûe au systeme bancaire. La bulle des intérêts se reproduira encore et encoe tant et aussi longtemps que la création de l argent se fera sous forme de dettes portant intérêts. Faut-il rappeler qu aucun mécanisme dans le système financier actuel ne prévoit une compensation pour cette déficience chronique dans notre manière de créer ou de fabriquer l argent. Si on ne parvient pas à s' assurer que la Banque du Canada prête elle même l argent sans interets pour les besoins et le développement sain et efficace du Canada, nul besoin d etre prophète de métier pour prédire la répétition du problème que nous venons de connaître, il s agit uniquement de savoir calculer.

Martin Lacoursière, Rouyn-Noranda

20 mai 2009

À entendre M.Rousseau, la caisse éprouve des difficultés à recruter de grands talents.Pourtant c'est avec cette même équipe que de très bons résultats ont été enregistrés entre 2002 et 2007. Aucun mécanisme ne permettait d'obtenir une vue d'ensemble des montants déjà investis dans les PCAA ???Un "act of God"?? Alors que dès 2005 les analystes américains laissaient entrevoir de graves problèmes à venir dans le domaine de la finance. En 2006, Nouriel Roubini avait même décrit à l'avance la débâcle de 2008. Et l'on n'a rien vu venir ?? La banque centrale du Canada aurait contribué à créer une situation de confusion en 2007.Pourtant ,contrairement aux autres provinces, la caisse a continué ses placements dans les PCAA !! Il serait fort intéressant de savoir quel a été l'impact précis des changements occasionnés par les directives de 2004 de M.Charest.Une commission d'enquête pourrait peut-être servir d'avertissement sérieux pour l'avenir à ces gestionnaires et surtout à ceux qui font tout pour cacher les réalités auxquelles le public a droit.

Michel Bernier, Pierrefonds

20 mai 2009

est-ce qu'on pourrais voir les factures de l'achat de ce papier commerciale? qu'est-ce qui prouve que ce ne sont pas des achats bidons pour se mettre la main dans l'assiette au beurre? comme le dirait ma mere de 82 ans. Pourquoi les joueurs se défiles un a un et pourquoi ça coincide mur a mur avec les élections a tout prix de l'automne passé? Ha! c'est vrai, Y savait pas lui......Mais encore pourquoi refuser une commission d'enquete publique? HA! HA! comme dirait si bien le commercial. Peut etre que je suis trop curieux hein MONSIEUR CHAREST?

René Lachance, Ste claire de bellechasse

20 mai 2009

Non mais est-ce moi ou bien on nous prend vraiment pour des crétins?!!La première chose qui me vient à l'esprit lorsque j'entends Rousseau c'est "menteur" mais ça c'est pas "politicly correct" de le dire, mais à part mettre la faute sur les autres ou sur leur supposé incompétence nous n'avons rien appris d'édifiant lors du témoignage de celui qui avait la direction des opérations et donc la décision finale pourquoi il a gardé ces employés là si ils étaient incompétents? C'est drôle de voir les grands boss ce justifier par l'incompétence des subalternes lorsque la sauce tourne. Mais les salaires très élevés, les primes de rendement ne justifie t'ils pas les décisions et donc aussi d'assumer les erreurs? Ça bien l'air que non! Alors pourquoi les paient-on aussi cher si après leurs gaffes, comme des enfants du primaire, ce n'est pas de leurs fautes, c'est les autres. Alors peut-on m'expliquer pourquoi on a payé une prime de départ à ce monsieur, c'est lui qui est parti après avoir foutu le bordel et pour le remercier on lui donne un cadeau et en passant pour qui il est parti travailler? Desmarais et power corp quelle drôle de coïncidence!! Surtout quand on sait que Rousseau voulait vendre les actions de Vidéotron (principal concurrent de La Presse et de Desmarais) à quand une enquête public? Pas pour demain selon moi! Power Corp. n'est-il pas aussi le principal bayeur de fond du parti Libéral, mais je suis parano je crois!!!Quand nous serons tanné de se faire voler et surtout de se faire prendre pour des cons et bien peut-être que Amir Kadir aura sa chance en attendant et bien payons et laissons nos personnes agées et nos enfants se faire maltraités et se faire réduire les budgets fautes d'argent!!

Nathalie Tanguay, Saint-Marc sur Richelieu

20 mai 2009

Monsieur Fillion,  
 
Outre les malheureuses pertes subies, la vraie tragédie est, selon moi, que les citoyens n'ont pas d'autres options de caisses de retraite. Ils de continuer à payer le prix que décidera la caisse de dépôt qu'ils le veuillent ou non. Ils ne peuvent pas réagir à l'incompétence dont a fait preuve les dirigeants de la caisse et claquer la porte pour aller voir un compétiteur par exemple.  
 
Ce système de paiement obligatoire par tous n'est en fait maintenu que par la coercition et la violence (s'il y a coercition, il y a automatiquement violence).  
 
Votre dernier carnet traitait de la justice sociale, je pense que la justice sociale commence par la liberté de choix que devrait avoir les individus surtout lorsque cela implique des appareils de l'état ...

Jacques Marceau, Ottawa

20 mai 2009

Bonjour, 
 
J'aime beaucoup vos analyses et votre franchise... 
 
Cela fait du bien de ne pas se sentir charrier... 
 
Quand je parle ainsi, c'est que je trouve que trop souvent, la SRC fait appel à des journalistes de Gesca au détrimernt des vrais spécialistes!  
Et cela au point, que l'on se demande qui de Québécor ou de vous fait le plus de convergeance!!! 
 
Prenez le cas de M. Beauchamp sur la Caisse ce midi :  
pour étoffer son argumentaire, il mentionne 2 fois(!) le point de vue de M. Lavoie, dans sa chroniqque d'aujourd'hui !  
 
Plus maladroit que cela, tu meurs! 
 
Merci d'être là, vous êtes très apprécié... 
 
Bonne journée,

Jean-Renaud Dubois, Sainte-Adèle

20 mai 2009

Monsieur Rousseau a trouvé comme seule excuse concernant sa mauvaise gestion la difficulté de recruter des experts en ce qui a trait aux actions internationales. Est-ce parce qu'il hésitait à recruter à l'étranger? Je sais bien, c'est ma marotte, ce manque d'ouverture de nos rois et maîtres au Québec. Une fois que l'on a épuisé le bassin des candidats dans la petite marre à grenouilles du Conseil du Trésor, des Finances et des Sociétés d'État, il faudrait peut-être que l'on aille voir ailleurs. Avec les salaires que se paient les dirigeants de la Caisse, ceux-ci devraient pouvoir s'offrir quelques spécialistes de haute vollée...pas vrai? 
 
Mais non, cela doit rester "entre nous", n'est-ce-pas? Même ce Monsieur Sabia, il a l'air un peu étrange, ne faisant pas réellement partie de la population de souche. Il faudrait s'en méfier...

Jacques Saint-Cyr, Québec

20 mai 2009

extrait d'un commentaire au blogue de Sophie Cousineau 
http://tinyurl.com/SCousineau-enquete 
______________________________ 
 
Je pense aussi à ces vers de Bob Dylan : 
 
Yes, 'n' how many times can a man turn his head, 
Pretending he just doesn't see? 
 
Ce n'est certainement pas la paresse intellectuelle qui nous permettra d'éviter que l'avenir ne nous réserve de bien pires surprises. Nous venons de perdre un minimum de 10 milliards $ (considérant qu'une gestion intelligente aurait évité une perte de 40 milliards $ au lieu de 30 selon le marché) qui auraient pu être investis à bien meilleur escient et servir de levier à un développement-raisonné pour la collectivité. Il en est de même pour l'exploitation de nos ressources naturelles, notre environnement, nos choix de sociétés... Nous préférons agir en inféodés et s'en remettre à nos petits seigneurs vendus à un capitalisme sauvage et débridé. Pour moi, l'argent est un outil et je crois sincèrement que ce n'est pas l'outil qui fait l'ouvrier. Mais il semble que nous ayons remisé dans les coffres de nos des banquiers ces outils dont on nous a convaincu que nous ne savions pas nous servir. Reprenons notre destinée et ne laissons pas le volant à ces bonimenteurs de tout acabit. N'ayons pas peur de la réalité et sortons-nous la tête du bac à sable de nos vérificateurs muselés. 
 
Oui à une commission d'enquête publique... 
 
Je me rappelle ce magnifique dessin de Girerd, au lendemain du décès de René Lévesque, où il donnait affectueusement une tape sur la couche, ornée d'une fleur de lys, d'un enfant en lui disant : «Allez, fiston, debout !». 
 
Fini le déni ! Tout ne va pas bien, madame... 
 
Fini la langue de bois... 
 
Pour ceux et celles qui désirent voir l'intervention sans ambages d'Amir Khadir à la commission des finances publiques : 
http://www.tagtele.com/videos/voir/38121/ 
ou 
http://www.youtube.com/watch?v=4yhgCyeLkyo

Daniel Montambo, Montréal

20 mai 2009

Dérapages est un mot édulcoré pour décrire ce qui s'est passé. Les comptables n'ont peut-être pas placés tous les chiffres dans les bonnes colonnes. Malgré l'ampleur du désastre, c'est peut-être pire que ce qu'on veut bien nous laisser croire. Tant qu'il n'y a pas eu vente, on peut attribuer la valeur qu'on veut à un certain actif, c'est ce qu'on appelle faire preuve de comptabilité créative. Échelonner des pertes sur 7 ans, ça sucre un bilan. Tant qu'on fonctionne avec un système de bonus aux gestionnaires de portefeuilles, le gestionnaire est poussé, encouragé à acheter des produits risqués. Paraît-il qu'on y a mis fin, mais pour combien de temps? La salade que nous a servie Henri-Paul Rousseau s'appelle de la "bullshit". Quand il est parti, il savait ce qu'il laissait entre les mains de son succcesseur. Et moi, je l'aurais questionné sur les obligations de British Airport Authority qui ne valent pas grand chose. Il est chanceux que l'on vive au pays des Bougon, à l'époque de Fouquet, il aurait subi le même sort que cet iontendant. Que va-t-il se passer? Rien, presque rien, les cotisations du RRQ, Régime des Rentes du Québec vont augmenter. C'est tout et le dossier est clos. Pas tout à fait, nous aurons droit encore à tous les ans à un beau bilan édulcoré.

Jean Lespérance, Montréal Québec

19 mai 2009

Pour répondre à votre question, je suis d'avis qu'il n'est carrément pas acceptable que la Caisse de dépôt et de placement du Québec ait joué à la roulette russe avec nos avoirs collectifs. Dire que la caisse a fait des erreurs n'explique rien et, surtout, ne justifie rien. 
Il est tout faux de tabler sur l'incompétence. 
 
J'en arrive à me demander s'il n'y avait pas une volonté planifiée d'appauvrir le Québec afin de le rendre plus vulnérable et, par conséquent, plus dépendant du fédéral : un jalon de plus dans la stratégie de contrer toute volonté d'indépendance politique.  
 
Paranoïa ? Peut-être. Mais je m'explique mal un tel désastre financier sans une quelconque intention derrière tout ça.  

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

19 mai 2009

Pour être très honnête et répondre à votre question de manière toute aussi concise que précise, ma réponse est que c'est tout à fait INACCEPTABLE, car confier l'argent de tous les Québécois à des incompétents est INACCEPTABLE en tous points. Mais ces incompétents ont toutefois encaissé les commissions faramineuses qui accompagnaient l'achat de tous les PCAA... 
Donc, vu que ces transactions ont été contractées par des incompétents et que celà nous coûte 40 Milliards de nos dollars, il est tout à fait naturel qu'une enquête publique soit instituée afin de faire TOUTE la lumière sur cette perte incommensurable de 40,000 millions de dollars du bas de laine de tous les Québécois, ce n'est pas 40 Millions ni 400 Millions, c'est 40,000 MILLIONS de dollars qui ont fondu comme neige au soleil de Juillet. Même si Rousseau dit que ca pourrait revenir dans les coffres d'ici 7 ou 8 ans SI l'économie Américaine et Mondiale reprenait du poil de la bête, ce qui est tout à fait utopique à mon humble avis car on ne peut y croire d'aucune façon, cette crise est là pour des décennies à venir et de celà nous en sommes assurés. D'ici à ce que l'Économie mondiale se remette sur pieds, des décennies auront passé selon certains économistes connus et reconnus mondialement et vous en êtes sûrement très bien informé Monsieur Fillion.

Normand Paré, Austin Qc.

19 mai 2009

Un milliards c est mille millions! $40 milliards c est 40 fois mille millions! A ce prix la il pourrait quand meme y avoir une petite enquete indépendante! Disons 13 millions pour l enquete...comme pour celle d Oliphant! Au montant qu on a perdus.....ca serait juste comme si on laisserait un pourboire! Lol!....Si tout est correct ca pourrait au moins en empecher d autres d aller gratter ce qui reste au fond de la caisse pis d aller mettre ce restant... DANS LA MACHINE en disant qu elle est du pour payer!...Entre L Act of God et le hit and run la distance est si minme qu on serait mieux de vérifier!..Comment ce fait il aussi qu il en en a pret a payer Rousseau aussi cher pour l avoir?.......Avec? Ou sans son bécik a pédales????..Mmmmmm????...

Normand Lemay, Trois-Rivieres

19 mai 2009

Pour encourager les gestionnaires de la Caisse je suggère la tenue de commissions pour les féliciter lorsqu'ils font des bons coups.

Gabriel Dumas, St-Jean-sur-Richelieu

19 mai 2009

Donc, M.Henri-Paul Rousseau a reçu une prime de 
départ (habituellement de séparation) de la part de 
l'employeur, mais l'employeur n'a pas écourté son contrat d'engagement. C'est lui qui a quitté. J'aimerais ça quitter ma job et réclamer une prime de départ. Comme de raison, dans cette braquette de salaire, avec de bons fiscalistes, ça doit se placer à l'abri de l'impôt (en bonne grosse partie). M.Charest parlait de ne pas politiser la Caisse. Mais,les commissions d'enquête parlementaires, 
ça évite les vraies enquêtes publiques et judiciaires.  

Monique Lévesque, Montréal

19 mai 2009

Le fait de faire passer les papiers commerciaux d'une échéance à court terme à une échéance à plus long terme (en principe 7 ans) est une astuce comptable qui ne requiert que du GBS et pas de l'expertise rémunérée au prix fort. De cette façon on s'épargne des pertes nettes et les risques de ne jamais recevoir le montant des créances permet d'obtenir un amortissement du produit sur un durée plus raisonnable. En d'autres mots, on fait de l'étalement de pertes. Si ces obligations (PCAA) sont pourries, elles le resteront jusqu'au terme de leur vie utile, même si on prolonge la vie de ces véhicules de placements. Une reprise de valeur de ces produits est à peu près aussi certaine que la visite du père Noël deux fois par année au lieu d'une. 
 
Je suis abasourdi d'apprendre que La Caisse aurait de la difficulté à recruter de bons gestionnaires, à les former et à les garder. Est-il possible que les gens du milieu de la finance se moquent passablement du monde ? Comme si nous n'étions au fond que des petits pions qui ne doivent faire qu'une seule chose : marcher en silence et de préférence au pas (optionnellement). 
 
Ce qui fait encore la force de la Caisse, ce sont ses revenus adossés à des biens immobiliers de grande qualité. Espérons que cela au moins va durer, car c'est à peu près la seule chose qui assure le versement des pensions des divers retraités qu dépendent de cette institution.  
 
Quant à l'effacement des pertes de plus ou moins 40 milliards, il n'est aucun doute que cela devrait se résorber... dans quelques années. Mais par pitié, les administrés que nous sommes ont droit à un peu plus de rigueur et de sobriété.

Serge Drouginsky, LeMoyne

19 mai 2009

Je suis satisfait des explication de M. Rousseau mais pourquoi ces attaques personel de M. Kazir et du député de Rousseau qui , je trouve a l occasion débordait du sujet de la commission . Cette commission veut faire la lumiere sur ce qui s est passé pour éviter que ca se reproduise et non de trouver des coupable et ca c est le travail de M.Sabia. 
 
J apprécie cette commission meme si le président de la commission aurait dû intervenir a l occasion pour éviter des débordement de type petite politique. Je ne crois pas qu on devrait aller dans une commission d enquete comme le veut le PQ. Cela serait néfaste pour le recrutement d expert a la CDP. Laissons M.Sabia faire son travail. 
 
Merci

Alain Bergeron, Quebec

19 mai 2009

Les explications de M. Rousseau ne circonscrivent pas complètement le problème. Investir davantage dans le secteur industriel québécois aurait certainement donné de meilleurs résultats, mais qui pouvait prévoir ce qui est arrivé? Malgré la crise financière, le Québec s'en tire mieux que la plupart des provinces et des autres pays. Peut-être faudrait-il supporter nos créateurs d'emplois dans les années qui viennent. Ce qui me dérange le plus dans le présent débat, c'est sa politisation. Nous, les épargnants ordinaires, ce qui nous intéresse de trouver des solutions, pas des coupables. Vraiment, nous n'en avons rien à cirer de tout la démagogie qui se fait autour de notre bas de laine. Ce qui urge : on s'essuie et on recommence avec un peu plus de sagesse.

Roger Martineau, Québec

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