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Carnet Gérald Fillion

15 mai 2009

Les riches devront payer plus d'impôts


Ah, les impôts... Quel beau sujet, n'est-ce pas? Plus on fait d'argent dans la vie, plus on paie des impôts, et plus le pourcentage des gens qui réclament des baisses d'impôts augmente.  
 
Le mois de mai, c'est le mois des tulipes, c'est l'arrivée du beau temps, des vents chauds d'été. Ce sont les vacances qui approchent à grands pas (pour ceux qui en ont!) et c'est aussi le mois où plusieurs reçoivent leur avis de cotisation à l'impôt ou leur remboursement. 
 
Combien avez-vous reçu? Combien devez-vous?  
 
Si vous faites partie des plus riches de la société et que vous vivez au Québec, si vous gagnez plus de 120 000 $ par année, votre taux d'imposition total, y compris le fédéral et le provincial, est de 48,2 %. C'est presque la moitié de votre revenu.  
 
Il semble se dessiner une nouvelle modulation dans le monde des impôts et des taxes sur la planète. Certains plans de relance prévoient des baisses d'impôts ou de taxes, mais il est clair que les gouvernements, qui s'endettent grandement depuis plusieurs mois pour stimuler l'économie, devront penser à augmenter les charges fiscales des contribuables pour se renflouer. 
 
Le « retour » des gouvernements dans l'économie devra nécessairement être compensé par une contribution plus élevée des citoyens, en particulier des citoyens qui font le plus d'argent.  
 
Aux États-Unis, le président Barack Obama propose d'ailleurs d'augmenter le niveau d'imposition le plus élevé de 35 à 39,6 %. Actuellement, le plus haut taux d'impôts s'applique aux ménages américains gagnant plus de 373 000 $ par année. À partir de 2011, il n'est pas encore précisé à partir de quel revenu le nouveau taux va s'appliquer. D'autres ajustements à la hausse sont aussi prévus pour les couples gagnant plus de 235 000 $ par année. 
 
En retour, la classe moyenne américaine et les PME vont bénéficier de réductions d'impôts substantielles. Baisses d'impôts d'une valeur de 736 milliards de dollars sur 10 ans pour les particuliers, et de 100 milliards pour les PME.  
 
Est-ce beaucoup? 
 
Dans son livre L'Amérique que nous voulons, Paul Krugman explique que le niveau d'inégalité le plus faible de l'histoire récente des États-Unis a été constaté entre le début des années 30 et les années 70. L'explication première est simple: après la crise de 29, les impôts des plus riches ont grimpé. 
 
Hoover a fait passer le taux d'impôt des plus fortunés de 25 à 65 %. Roosevelt l'a fait grimper jusqu'à 90 %. C'est Jonhson, dans les années 60, qui a amorcé le mouvement à la baisse, et c'est Reagan qui l'a ramené au niveau du début du 20e siècle, à moins de 30 %. À son arrivée au pouvoir, George W. Bush a réduit le taux d'impôt des plus riches de 39 à 35 %.  
 
Au Royaume-Uni, le taux marginal des plus riches a atteint 90 % également, avant de descendre considérablement sous Margaret Thatcher. Le premier ministre Gordon Brown prévoit relever le niveau d'imposition des gens gagnant plus de 150 000 livres (266 000 $) par année à 50 %, ce qui a soulevé un concert de protestations. 
 
Paradis fiscaux 
 
Si le président américain augmente les impôts des riches, il entend aussi détruire les avantages fiscaux prévus pour les grandes entreprises, comme les crédits d'impôt alloués aux sociétés pétrolières pour l'exploration et le forage.  
 
Il entend aussi s'attaquer aux revenus que les entreprises américaines déclarent dans les paradis fiscaux. Sur les 100 plus grandes entreprises américaines, 83 ont des filiales dans des paradis fiscaux. 
 
Ces entreprises ne pourront plus déduire aux États-Unis des dépenses effectuées sur des investissements à l'étranger, une mesure qui devrait faire épargner 60,1 milliards de dollars au fisc américain. Les sociétés américaines auront plus de difficultés également à déplacer des profits à l'étranger vers des filiales situées dans des paradis fiscaux. Ce sont 8,6 milliards épargnés ici.  
 
Et puis le gouvernement va réduire les crédits remis aux entreprises qui maximisent le montant de taxes et d'impôts payés à l'étranger. Washington prévoit épargner 43 milliards de dollars. 
 
Le problème aux yeux de l'administration Obama, c'est que les entreprises américaines ne paient pas les 35 % d'impôts prévus à la loi. En fait, sur 700 milliards de dollars de profits déclarés en 2004, les multinationales américaines ont payé seulement 16 milliards d'impôts au fisc américain. C'est un taux d'impôt de 2,3 %. On est loin du 35 % officiel...  
 
La question à 120 000 $  
 
Les faits nous prouvent que des impôts élevés pour les plus riches viennent réduire les inégalités. Les faits nous prouvent aussi que des charges fiscales élevées encouragent l'évitement fiscal. Où tracer la ligne? Qu'est-ce qui est acceptable? Comment bâtir une société juste et solidaire tout en maintenant un vif encouragement au travail? 
 
Sources: Luc Godbout, Les Échos, Business Week, Wall Street Journal, The Economist


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Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

19 mai 2009

RÉPONSE à Jacques Marceau : Oui, c'est intéressant, et c'est tant mieux. Bien sûr, le "flat revenue" est un peu absurde. Je posais la question de façon un peu provocante parce que si le concept de "flat rate" se défend, je ne crois pas qu'on puisse l'accoler aux concepts de justice et de solidarité. Il faut choisir...  
 
Merci à tous pour votre participation au débat dans ce billet.

Gérald Fillion, Montréal

19 mai 2009

@ Monsieur Fillion 
Vous posez la question: « pourquoi pas de flat-revenu? ».  
 
La raison est très simple. C'est que les salaires, comme tout autre chose, sont et doivent être déterminés par l'offre et la demande. Peut-être pensez-vous que l'offre et la demande est un concept vide de sens et purement stupide mais il se trouve que ce concept est à la base de notre système économique.  
 
En fait, l'offre et la demande nécessite seulement une chose : la liberté. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit de la liberté de l'employeur d'offrir un travail au revenu qu'il désire ainsi que la liberté du travailleur de choisir le travail qu'il veut et le revenu qu'il désire.  
 
Par conséquent, « pourquoi pas de flat-revenu? ». La raison est que cela reviendrait à supprimer la liberté de l'employeur et du travailleur. Or, enlever de la liberté de choix est, selon moi, le contraire de la justice sociale. C'est exactement la même chose que de dire « pourquoi ne pas vendre tous les fruits selon un flat-price? »  
 
À l'inverse, un taux d'imposition fixe pour tous respecte la liberté du travailleur, de l'employeur et n'amène aucune discrimination dans l'imposition du revenu ce qui est beaucoup plus juste.  
 
En passant ... votre sujet est très intéressant cette semaine ...

Jacques Marceau, Ottawa

19 mai 2009

On parle de politique ici. Le politique a besoin d'argent pour se faire élire (riches) et de votes qu'il achètera à l'aide de ses services et leurs coûts. 
 
Par riche je n'entends pas 120 000$ et plus. Ça se chiffre dans les 7 chiffres. Ce sont les gens qui contribuent au caisses politiques et qui reçoivent d'énormes contreparties (tel le contrat des compteurs d'eau à Montréal). Il y a des entreprises dans ceci et il y a quelques individus. Peut-être 100 ou 200 personnes au Québec. Ça, c'est la richesse. 
 
Le vote on va le chercher en le faisant vivre (assurance sociale), en lui envoyant des chèques de compensation de TPS, en l'assurant, en limitant son imposition, en lui donnant des services, en lui offrant emploi et retraite garantis. Tout ceci pour que son ratio effort/qualité de vie soit excellent et qu'il souhaite la continuité de tout ceci. 
 
Quand on croit que l'équilibre pour la réélection est atteint on facture ceux dont on n'a pas besoin. Il faut quand même penser à gèrer un peu aussi! 
 
Ceux qu'on nomme les "riches". La petite famille de professionnels avec 2 enfants et 120 000$ de revenus. 50 000$ d'impôts. Petite maison de banlieue. 18 000$ d'hypothèque par an. 14 000$ de garderie privée parce que les garderies publiques ferment trop tôt pour ces gens. 3 000$ de taxes municipales et scolaires. 5 000$ de bouffe. 10 000$ de transport. 12 000$ d'assurance, d'électricité, de communications. Reste 8000$ pour les imprévus, les vacances, les vêtements, TPS/TVQ et investir pour sa retraite. 
 
Ça n'est pas ça la richesse. Et malheureusement ce groupe entre son travail, ses enfants et ses autres obligations n'a pas le temps de s'organiser pour bloquer des boulevards et manifester. Une belle vache à lait inerte. Et même si elle avait le temps, elle ne le ferait pas, parce qu'on ne cesse de lui dire qu'elle fait partie du 5% choyé de la population!

Alain Cloutier, La Prairie

19 mai 2009

Il y a des commentaires qui auraient avantages à être mis à l'avant scène et d'autres qui démontrent que les vieux mythes sont tenaces. Bravo à Claude Letarde pour sa suggestion de taxation progressive au niveau de la consommation pour éviter les abus. Bravo à Denis Miron et à tous ceux qui souhaitent ardemment la mise en place d'une véritable lutte contre les paradis fiscaux. 
Quant à ceux qui prônent le taux unique, qui parlent du 40% qui ne paient pas d'impôt et de l'injustice faites aux riches, alors là, il serait temps de se mettre à jour au niveau dela fiscalité, car voyez-vous le problème majeur de la majorité des gens c'est de croire en la fameuse progressivité des taux, qui en théorie semble s'élevé progressivement (28%,32%,38%,42%, 45% et 48%) en fonction du revenu avec un taux maximum de 48.2% atteint lorsque le revenu dépasse $126,264 en 2009 . Le hic c'est que tout ceci est faux. En réalité, les plus riches conservent toujours plus d'argent sur chaque tranche de revenu supplémentaire que les ménages dont les revenus familiaux se situent entre 25,000$ et 50,000$. Et oui, car le fameux 48% ne représente que l'impôt direct. Or, il faudrait, qu'une fois pour toute faire la lumière sur la réalité économique et comprendre qu'actuellement, les gens les plus pénalisés ne sont pas les riches, mais ceux de la classe modeste. Le taux unique ne ferait que pénaliser davantage les ménages dont les revenus se situent entre 25,000$ à 50,000$, soit près de la moitié de la population !

Jean-François Robert, Sherbrooke

19 mai 2009

RÉPONSE à Yannick Gagné : après vérification auprès du fiscaliste Luc Godbout, il m'écrit que le taux de 48,2% s'applique sur un dollar de revenu additionnel (à la marge sur un $ de plus) et ne représente pas l'impôt total payé en proportion du revenu. On utilise rarement le taux moyen, même s'il représente bien l'impôt payé en pourcentage du revenu total." Le taux marginal d'imposition le plus élevé est de 48,2%. Son application débute à 126 265$.

Gérald Fillion, Montréal

19 mai 2009

Au lieux de songer à monter les impôts, pourquoi ne pas réduire les services(dépenses). 
 
Il est hallucinant que l'on s'entête a conserver tout uns panoplies de services lorsqu'on n'a pas les moyens de se les payer.  
 
On devrait seulement conserver les services de base et essentiel tel la Santé, l'education, assistance social , etc.. 
 
Il est facile de toujours faire payer les mêmes, il est plus dure d'être raisonable dans nos dépenses.

Sylvain Tremblay, Quebec

18 mai 2009

Toujours aux riches de payer !!! On est riche a quel revenu...et puis ce revenu est gagné comment...il y beaucoup de gens qui bossent 50 ou 60 heures semaines, les fins de semain et autre, qui batissent, prennent des risques, et d,autres qui privilégient la ''qualité de vie'', les fins de semaine, les congés, leurs congés parentaux, leurs cecis, leurs celas......C'est le fun...mais en bout de ligne, celui qui a bossé, il doit en avoir plus, les fondctionnaires exigent la parité avec le privé, ils oublient la sécurité d'emploi. la retraite garantie, les retraités de GM veulent que le gouvermnemt garantisse leur retraite...et bla bla bla. 
En fait, tout le monde exige et les soins de santé et d'éducation (frais de scolarité au quebec les plus bas), et les congés parentaux et les cecis et les celas, un gros paquet de monde exige d'avoir full avantages mais au moment de payer : Hop taxons les riches !!! 
Au Quebec, on vit au dessus de ses moyens !!! 
Profitons de la crise pour faire le ménage...Entre autre, pourquoi un héma-quebec alors qu'il ya deja la croix rouge canadienne..quand a CSST, tellement d'abus...

Jean-Paul Dechamps, Montreal

18 mai 2009

RÉPONSE : Une petite question comme ça... si le "flat rate" est plus juste, pourquoi pas le "flat revenue"? 
 
Et puis, deuxième petite question... comment se fait-il que malgré le fait que 70% des impôts viennent des 20% de contribuables à plus haut revenu, ce 20% de contribuables à plus haut revenu demeure toujours dans le 20% de contribuables à plus haut revenu?

Gérald Fillion, Montréal

18 mai 2009

Faut regarder les fais entre entrepreneur (business man) et simple travailleur. 
Pour quelqu'un gagnant 120 000$ :  
Taux d'imposition moyen : 34,80%  
Taux d'imposition marginal : 45,71 %  
D'après Yannick 
Si j'ai une petite business: 
Je déduits mes repas sur la route, mon essence, chambres d'hotel, la tps/tvq me sont remboursées, un petit voyage/vacances de quelques jours passe très bien en dépenses, mes interrurbains sont déductibles aussi, frais de téléphone/internet etc. frais de bureau (crayons, cartes de Noël +) tickets de vitesse sont aussi déductibles alors, peut-être que mon revenu imposable ne sera que de 10,000.00 ou je serai dans le rouge et ainsi je ne paierai pas un sous d'impôts. 
34.80% sur 0 ca fait pas beaucoup! 
C'est cela la vérité sur un très grand nombre de business man. 
Lui le travailleur au salaire minimum faisant du temps supplémentaire, l'autre à 18.00 de l'heure avec une famille gagant 30,000.00 / 50,000.00 par année ne peut pas déduire son repas au reto s'il a oublié sa boite à lunch, ses déplacements (essence +) ses saloppettes: ce n'est pas déductible etc etc. mais il paiera de l'impôt sur son plein salaire moins des peanots s'il n'a pas d'enfant. 
Oui des taxes et impôts juste pour tout le monde, oui aux dépenses de nos gouv. nécessaires et bien administrées (pas 2 chum pour une population de 9 millions etc) 
Verra t-on un jour des élus travaillant pour le peuple et de son bien commum? 
Ou allons nous continuer à élire des gens d'affaires pour qui les affaires de l'État sont leurs propres affaires! 
Surement qu'il existe des personnes raisonnables, honnêtes qui pourraient bien servir le peuple au Québec mais qui sont-ils?

Richard Denis, Montreal

18 mai 2009

Comment faire payer les riches, c'est bien la question. Sachant qu'ils ont plus de motivations que d'autres pour l'évasion fiscale, il n'y a qu'une taxe à la consommation de biens non essentiels pour équilibrer les choses. Le riche c'est le même que celui qui a une voiture de plus de 35K, qui a une télé full HD, qui se fait une garde-robe toute neuve chaque saison et qui a 2 maisons et plus encore, non ? 
 
Alors...pourquoi la TPS a donc baissé ?

Christine Cellier, Montréal

18 mai 2009

Je trouve qu'il y beaucoup d'idées préconçues dans ce débat. Mes commentaires. 
 
L'idée du « flat rate » m'apparait risquée. Si on diminue le taux d'imposition des riches, il me semble logique qu'il faudra augmenter celui des moins riches pour conserver les revenues de l'État. Je doute que les moins nantis acceptent, le sourire aux lèvres, de voir leur pouvoir d'achat diminuer à l'avantage des plus riches. Gare aux protestations ! De plus, je crois que ceux qui savent faire de l'évasion fiscale à un taux de 40% serait bien idiot de ne pas en faire à un taux de 20%! Aussi, pour qu'une telle initiative incite plus de gens à travailler, il faudra arrêter de fermer les usines pour les envoyer en Asie ! Franchement, je pense qu'une telle proposition est irréalisable. 
 
Quant à l'attaque visant « ceux qui ne veulent pas travailler », si ce sont les « BS » que l'on vise, je pense que les dépenses d'assistance sociale sont une charge bien petite par rapport aux dépenses d'éducation, de santé et d'intérêt sur la dette. Viser ce groupe particulier n'améliorera probablement pas la situation économique actuelle. 
 
Enfin, déclarer que les états socialistes (disons le Québec tiens!) sont des échecs complets au moment même où les pays ultra-capitaliste (disons l'Irlande tiens!) sont en pleine débandage et qu'ils entrainent le reste de la planète dans leur chute, me semble quelque peu dogmatique. C'est mon impression...

caron serge, québec

18 mai 2009

Ca fait pitié de lire des commentaires de gens de la classe moyenne, des travailleurs à petits salaires critiquer les gens qui essaient de survivre et d'arrondir les fins de mois dans ce pays de droite et du capitalistes sauvage. 
Ce pays ou des milliards sont octryés en baises d'impôts, crédits de taxes, abris fiscaux aux banques, les compagnies de pétrole, les compagnies d'assurances, des compagnies qui recoivent des centaines de milliers de $$$ en subventions (BS des riches) et qui paient des salaires de crève faim en plus de fermert en mettant sur le BS les travailleurs! 
Juste voir les salaires des CIO, des présidents et autres employés colle blanc de l'État, ca fait remarquablement honteux! 
Juste voir comment nos gouvernements (commandites-CHUM-S-métro) dépenser aveuglément les taxes que paient tout le monde (impôts-TVQ-hydro et droits de toutes sortes-taxes sur l'essence qui sont refilées aux consommateurs-permis etc. ca fait c.... 
Et dire que des gens ordinaire se plaignent que son voisin peut se tirer mieux d'affaire que lui-même. 
Faudrait peut-être prendre une pause, regarder pour qui l'on vote aux élections pour nous représenter. 
Ainsi il n'y aurait plus de raison de se détruire entre nous par des critiques non justifés à l'égard du monde ordinaire. 
Faut pas oublier que nous nous sommes dit 2 fois NON à nous-mêmes. 
Préférent laisser les autres nous dire ce qui est et sera bon pour nous! 
Notre système nous dit et fait ce qui est bon pour nous monde ordinaire, alors BRAVO, nous devrions en être fier de ce qui nous arrive présentement et ce qui sera pour nous d'ici 2 / 3 ans soit: travailler pour des peanots (payer et payer encore pour moins de services.

Richard Denis, Montreal

17 mai 2009

L'impôt pour les revenus les plus élevés pourrait certes augmenter, mais de façon relative. Si cette stratégie d'imposition peut réduire les inégalités sociales, ce qui est en soi une bonne chose, il y a aussi des effets pervers, et pas uniquement l'évasion fiscale. 
 
Dans ce monde aux prises avec des crises de toutes sortes, dont la grave crise environnementale, et bientôt la crise aigüe de l'eau, il faudrait plutôt songer à la taxation sélective des destructeurs de l'environnement et des gaspilleurs d'eau. C'est déjà commencé en Europe. 
 
Je vois ces jours-ci une maison se construire dans un quartier voisin. Une maison, que dis-je, un château! Je ne sais pas si c'est une famille nombreuse, mais comme il y en reste si peu, j'en doute. Je sais pertinemment que des couples sans enfants se sont fait construire de ces châteaux de plus de vingt chambres, par simple vanité, ce vice devenu la valeur dominante. 
 
Vous devriez voir la quantité d'arbres engloutis dans cette maison. Et que dire de l'énergie pour la chauffer l'hiver, et sûrement...la climatiser l'été.  
 
Si on veut faire payer les entreprises pour leurs émissions de GES, il est temps de faire la même chose avec ces individus, qui sont, mais quelle coïncidence! aussi des riches, sinon des très riches. Plutôt que d'augmenter inconsidérément les impôts, on devrait instituer un régime de taxes sélectives et progressives, atteignant des taux prohibitifs, sur cette surconsommation polluante. Je parle, en plus des matériaux de construction comme le bois et autres ressources, de la surcapacité des véhicules, de l'eau et de l'électricité au-delà d'une quantité individuelle quotidienne. Cette liste n'est pas exhaustive.

Claude Letarte, Québec

17 mai 2009

Avant d'augmenter les impôts des riches ou des pauvres, il faudrait faire le ménage des appareils gouvernementaux. Respecter davantage l'argent du peuple, éviter le copinage, comprendre et régler le problème des déboursés pharaoniques de certains contrats gouvernements-entreprises. Il semble qu'au Québec, pour s'enrichir, il faut d'abord faire des affaires avec l'État. Cela doit changer. 
Le nivellement des différences pour une plus grande justice sociale est une vision simpliste des choses. C'est mettre en canne le génie et l'inventivité. D'un autre côté, toujours frapper sur les syndicats et les prendre pour des tyrans anti-capitalistes et des voleurs d'impôts est idéologique et rétrograde. 
Accepter les différences économiques dans un monde plus juste pour tous. Comment ? 1) L'argent des citoyens devient capital... pour un code d'éthique avec des dents. 2) Mettre sur pied une escouade anti-fraude 3) Peines plus sévères pour les crimes économiques 4) Décider une fois pour toute, si tel service est public ou privé (la confusion des genres est coûteuse...) 5) Abolition d'un palier de gouvernement (le municipal, le provincial et le fédéral...parfois inefficace et chicanier... séparation ?) 6) Impôts pour tous! 7) diminuer les taxes à la consommation sur les produits ''durables'' et ''verts'' (à déterminer...). 8) augmenter les taxes sur les produits nuisibles et polluants. 
Tout ça pour ne pas devoir répondre à ce dilemme: vaut-il mieux être riche collectivement et pauvre individuellement ou l'inverse ?

David Cyr, New Richmond

17 mai 2009

Historiquement, la preuve a été faite que toute tentative d'accroitre démesurément les impôts des plus riches pour aider les plus pauvres, fut un nivellement pas le bas. C'est-à-dire que nous nous appauvrissons tous. Les riches trouvent des moyens d'évasions fiscales, la motivation à gagner plus est réduite. Ce sont les riches qui investissent dans les entreprises qui créent les emplois. Le socialiste ou tout ce qui s'en approche a été un désastre partout ou il s'est implanté.

Jacquelin Ouellette, St-Gabriel de Brandon

17 mai 2009

Les riches devront payer plus d'impots pour que ceux qui ne veulent pas travailler ou qui fraudent le systeme canadien puissent prendre encore et encore de l'argent des riches...  
Arretez cette mascarade, pourquoi les gens ambitieux qui travaillent jour et nuit pour faire leur argent doivent payer a ces gens la... ces fraudeurs et ces faux pauvres henn pourquoi... 
moi je crois que tout le monde doit payer le meme taux d,impots car si ca arrivera tout le monde aura envie de travailler 
 
merci

Al Aude, Montreal

17 mai 2009

Que l'on impose plus ou que l'on impose moins, sa ne changera pas grand-chose. 
Le vrai problème est que de moins en moins de gens participent au collectif. 
Nos gouvernements ne montrent pas l'exemple et les citoyens ne veulent plus participer à ce gaspillage organisé pour et par les amis du parti. 
Parce que des gens arrivent à ne rien payer, corporation, compagnie, riche et célèbre ou simplement travailleur au noir. Les gens qui paient encore essaieront par tous les moyens de faire pareil, acheter sans facture, travail sous la table ou des déductions d'impôt gonflées. Le système va finir par crouler, faute de participant. 
Ici qu'on parle de paradis fiscaux, d'évasion fiscales ou de report d'impôt. Ceux et celles qui connaissent les rouages de notre système d'imposition vont s'en tirer en grands honneurs. Allant même jusqu'à s'en venter "l'auto de mon fils passe sur les dépenses de la compagnie, ma roulotte passe sur les dépenses de la compagnie, mes rénovations du chalet passent dans les dépenses du duplex, je passe les factures du voisin lui il ne les utilise pas, etc.". 
Est-ce que sa prend un système à tarif unique? Moi je pense que le vrai problème se situe au niveau des subventions et aides de toutes. On est privé ou on est public. Si vous êtes public vous fonctionnez avec l'argent de tout le monde pour tout le monde. Si vous êtes privé vous faites des profits et vous fonctionnez avec l'argent des investisseurs. 
Pour Daniel Leduc : Essaie de boucler ton budget avec 20 000$ par année (10$ de l'heure). Pour mes amis et moi tu fais partie des biens nantis.

René Arseneault, Trois-Rivières

17 mai 2009

A mesure que l'écart s'aggrandit entre riches et pauvres, des scandales nauséabonds à saveur de fraude et de conflit d'intérêts politique viennent tapisser les supports médiatiques depuis queques années et nous sommes présentement en pleine pandémie de niveau 6 en ce qui concerne la classe politique de collusion avec le monde des affaires. 
Une bactérie mangeuse d'âmes aux enchères issus d'une culture du mépris du peuple semble avoir contaminé cette petite clique d'inconscients . 
Il y a cette belle petite phrase du président Roosevelt qui va comme un gant au thème de votre carnet et que j'aime répéter à chaque fois que l'occasion se présente :«La liberté en démocratie n'est plus assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu'elle devienne plus forte que l'état démocratique lui-même. Ce qui, fondamentalement, est le fascisme.» 
Étant donné que l'impôt est est le meilleur moyen reconnu de redistribution de la richesse de façon à réduire cet écart entre riches et pauvres, je suis tout à fait d'accord pour imposer ces riches barons voleurs qui maintenant pigent directement dans l'argent des contribuables pour sauver leur système de privilèges en voie d'effondrement. 
Les pardis fiscaux doivent être absolument éliminés, point à la ligne. 
Nous ne devons pas douter de la capacité de réussir ce projet mais plutôt de la volonté politique d'en arriver là, car la manière d'atteindre ce but est connu, reste juste à appliquer les règles qui permettront cela. Pour plus d'info, consulter : La plate-forme Paradis fiscaux et judiciaires/Google, à l'article, «Une cause perdue?» Vous aurez compris que ma confiance va à tous ces groupes de pression qui luttent depuis plusieurs années contre l'irresponsabilité croissante des transnationales érigées en système et qui nous amène tout droit vers l'enfer du chaos.

Denis Miron, Montbeillard

17 mai 2009

Monsieur Fillion,  
Personnellement, je ne vois pas ou est la justice sociale lorsque qu'une personne qui gagne 100 000$ paye 50% d'impôt et qu'une personne qui gagne 30 000 paye 25%. Vous voulez vraiment une société juste, alors le taux d'imposition unique et pareil pour tous s'impose. Par la suite, demandez aux plus riches de s'impliquer volontairement dans la communauté et ils se sentiront plus concernés.  
Ou est la solidarité lorsqu'au Québec 40% des gens ne payent pas d'impôt. Le paradoxe est que l'on demande à ceux qui payent le plus de mettre davantage l'épaule à la roue.  
Vous pensez que plus de recettes fiscales dans les coffres du gouvernement américain serviront à réduire les inégalités entre riches et pauvres? Il faut ne pas avoir suivi l'actualité économique de la dernière année pour penser cela. En effet, les plans de relance de Bush et d'Obama de centaines de milliards ne sont allés qu'aux riches. Aucun des ces dollars de sauvetage, si bien investis et si nécessaires selon plusieurs, ne sont allés à des pauvres. La vérité est que les recettes fiscales servent aux riches uniquement et avec l'inflation qui vient nous frapper, elle rendra les pauvres encore plus pauvres alors que les riches auront eu les moyens (payés par le gouvernement) de se mettre à l'abri.

Jacques Marceau, Ottawa

16 mai 2009

Le gouvernement britannique a annoncé dans son budget il y a quelque semaine une augmentation très importante des impôts sur le revenu des plus riches. 
 
Le résultats ? 
 
Plusieurs ont déjà annoncé qu'ils feraient leur valise pour aller vivre ailleurs. 
 
Aux États-Unis, les 1% d.américains les plus riches payent 40% des impôts perçus par le gouvernement. Les 50% les moins riches payent à peine 3% de l'impôt total. 
 
Au Québec, 70% des impôts prélevés par le gouvernement proviennent des 20% des contribuables avec le plus haut revenu. 
 
Parallèlement, 40% des contribuables québécois ne payent pas d'impôt. 
 
Bref, une proportion importante de la population profite des avantages/programmes sociaux qui sont payés par une minorité. 
 
Voilà pourquoi le modèle socialiste est devenu une vache sacrée: une majorité de la population peut contraindre une minorité à payer les factures.

David Gagnon, Montréal

16 mai 2009

Premièrement, une petite rectification par rapport au taux d'imposition de quelqu'un gagnant 120 000$ :  
 
Taux d'imposition moyen : 34,80% 
Taux d'imposition marginal : 45,71 % 
 
Source http://www.ey.com/CA/fr/Services/Tax/Tax-Calculators-2009-Personal-Tax 
 
Le terme "impôt total" que vous employez avec le taux de (48,2%) me semblent fallacieux. 
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Quel est le problème avec les inégalités? 
 
Je ne comprends pas ou on veut en venir avec cette histoire de vouloir absolument réduire l'écart entre les pauvres et les riches. 
 
Est-ce en "écoeurant" les riches que nous améliorerons le sort des pauvres? 
 
40% des Québécois ne paient aucun impôt à cause de revenus insuffisants. 
 
Nous considérons aussi que quelqu'un qui gagne plus de 100 000$ et riche. 
 
Nous sommes en 2009 et les frontières ne sont plus ce qu'elles étaient. Les riches sont mobiles. Ils l'étaient en 1976 (fuite des riches vers l'Ontario), eh bien, ils le sont encore plus aujourd'hui. 
 
Est-ce que le Québec doit taxer davantage ses riches ou doit-il avoir davantage de riches à taxer? 
 
Aux États-Unis, ils ont des riches et c'est eux qui créent les emplois. Doit-on leur enlever de l'argent pour que le Gouvernement le redistribue aux paumés? 
 
Comme vous le dites, il y a une ligne à tracer et le défi c'est d'éviter que l'État ne devienne un robin des Bois à la solde des pauvres. 
 
Il faut toutefois se dire une chose : Si le talent, le travail et la prise de risques ne permettent pas d'améliorer substantiellement le sort des individus, la motivation sera minimale. 
 
À preuve, le Québec est la province la plus socialiste du Canada et, comme par hasard, c'est là qu'on y retrouve le moins d'entrepreuneurs per capita. 
 
YG

Yannick Gagné, Charny

16 mai 2009

Il y a environ 1 an et demi, Claude Picher avait publié un texte dans La Presse, dont le titre était "Petit cours de fiscalité". Je l'ai retrouvé ici:  
 
http://www.cpq.qc.ca/index.php?type=orphan&id=27 
 
Bon, certains diront que c'est le conseil du patronat (des gros riches!) qui le reproduit, mais je prierais les lecteurs de se rappeler que c'était un texte que Claude Picher nous avait présenté (un texte dont l'origine est incertaine). 
 
Avant de faire plus payer les "riches", SVP lisez le texte et voyez qui sont les Québécois "riches".  
 
Merci!

François Sawyer, St-Hubert

16 mai 2009

M. Fillion 
Si vous voulez avoir une société juste avec lun encouragement au travail, il vous faut lire : 
Loi du revenu maximum sur le site www.projetsdeloi.com Cette loi du revenu maximum avec ses modalités est la réponse à votre question. On a imposé un plafond salarial aux joueurs de hockey et tout le monde a trouvé ça intelligent mais on n'a jamais pensé que ça pouvait s'appliquer aux autres. Les autres pourraient être les banquiers, gestionnaires de fonds mutuels, dirigeants de grandes entreprises, avocats, etc. Et pourquoi pas tout le monde? 
Il n'y a pas de ligne à tracer. Il n'y a qu'une politique de partage qui puisse créer de la richesse et un développement durable. L'excès de richesse, c'est comme l'obésité,  
c'est disgracieux et ça engendre les mêmes effets pervers, ça devient une maladie de l'économie qui rend mal à l'aise celui qui est conscient et qui en est atteint.

Jean Lespérance, Montréal Québec

16 mai 2009

Bonjours M. fillion, En ce qui me concerne, il faut anéantir les paradis fiscaux planétairement, que tous les gouvernements s'unissessent pour les faire disparaitre d'apres moi, c'est la clé. Mais bon, Quel belle utopie, je crois que ca n'arrivera pas. Conséquence????(même si on taxait les revenus/salaires de 1 million et + a 98,99999%) les inégalitées vont continuer de s'accroitre a un rytme lent, suffisamment lent pour ne pas provoquer d'instabilité/violence sociale, pour ne pas faire émerger des leaders charismatiques de gauche a l'échelle planétaire.

Alain Dumas, Sherbrooke

16 mai 2009

J'ai étudié jusqu'à l'âge de 29 ans et pour ce faire je me suis bien endetté. Pendant plusieurs années je travaillais plus de 60 heures semaines, maintenant près de 50 heures semaine et je gagne environ $100 000 à $110 000 par année. Je n'ai rien reçu en cadeau. Y'a plein de gens qui travaillent au noir, pas d'éducation, surtout en constructions, et qui après impôts gagnent plus que moi. Resserrer les contrôles contre la travail au noir et l'évasion fiscale serait bien plus efficace que d'augmenter les impôts qui envoie le massage que de travailler fort ne rapporte pas.

Daniel Leduc, Gatineau

16 mai 2009

Il me semble que ça pourrait être une forte tentation a l'évasion fiscale. Je pencherais plus vers une taxe pour tous qui est plus juste.Imposer plus aux riches, ça fait bien dans les conversation de salon mais en réalité, il y a tellement de façon d'éviter, de contourner que je n'y croit pas vraiment. 
Obama a quand même raison d'en parler,ses origines modestes resortes dans son propos 
mais peut-on vraiment changer les choses ?? 
 
 
 

Micheline Belanger, Magog

16 mai 2009

Toutes ces bonnes idées arrivent trop tard. Rien ne peut plus sauver l'économie américaine, les dégâts sont trop importants.Et même si on veut taxer les profits d'une entreprise devenue consortium de 4 pays différents qui placent leur avoir dans un paradis fiscal, ça devient tellement compliqué que ça peut prendre des années avant que ça soit faisable.  
Les consortiums signent des ententes pour se protéger mutuellement. Les grands financiers aidés des banques connaissent tous les trucs pour enregistrer des pertes sur papier qui génèrent des crédits d'impôts. Le Libre-échange a permis un fouillis inextricable. 
Mais au moins Barack Obama et Gordon Brown ont le courage de dénoncer les abus et de tenter des correctifs. Et si aux États-Unis le problème de l'inégalité fiscale existe, pensez-vous que ça n'existe pas au Canada? 
Et qui aurait le courage de faire pareil ici? Certainement pas le lunatique Michael Ignatieff monté sur un nuage libéral. Il pourrait le promettre pour gagner les élections tout comme Païen Chrétien avait promis d'abolir la 
TPS mais ne l'a jamais fait une fois au pouvoir. 
Les impôts ne peuvent redonner aux américains les entreprises perdues aux mains des étrangers. Ici c'est pareil. On peut se rabattre sur nos ressources naturelles comme le bois et autres à condition qu'il nous en reste mais c'est tout. Tous nos grands prêtres du néolibéralisme, y compris nos bourgeois péquistes ont saboté l'économie au nom d'un pseudo libre marché qui nous a enchaîné et dépouillé. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

Jean Lespérance, Montréal Québec

15 mai 2009

Je croix que vous nous apportez un point qui illustre bien ce qui est. Sur 700 milliards de profits déclarés, les entreprises américaines n'auraient payées que 2,3% en moyenne contre les 35% prévus par la loi. Ici tous les mots comptent : 700 milliards déclarés. Serait-il possible, paradis fiscaux aidant qu'on n'ait pas tout déclaré ? Est-il possible (éventuellement) qu'on ait servi des salaires trop généreux à certaines personnes clefs, ce qui réduit d'autant les profits ? Et comme vous l'expliquez vous même, il y a toute la science du contournement y compris pour les contribuables. Ainsi, un taux d'imposition de 90% peut comme c'est le cas en Angleterre paraître excessif, mais reste à savoir quelle proportion exacte du revenu est taxable à 90% et quelles déductions sont admissibles. Ce sont tous ces pièges qui rendent la question que vous posez difficile et comme citoyen modeste, je ne saurais humblement y répondre car il me semble en l'état de mes connaissances impossible de savoir où devrait justement se situer la ligne. 
 
Intuitivement, je pense que le monde de l'argent est encore dans notre époque extrêmement trouble. Quand on pense que dans une multitudes d'entreprises de toutes tailles, publiques ou privées, la rémunération des employés reste encore confidentielle et les avantages de toutes sortes : avantages en natures, primes, congés payés et autres repos compensatoires sont à l'appréciation des dirigeants et autres chefs de services. Ainsi, comment savoir si une rémunération est juste et équitable et comment savoir ce qui dans toutes formes de gratification sera imposé suivant un barème et une proportion raisonnable lorsque même les fonctionnaires du ministère publique reconnaissent que parfois eux-mêmes se perdent dans le dédalle administratif. 
 
Aussi, si on veut y voir clair ; il faut simplifier.

Serge Drouginsky, LeMoyne

15 mai 2009

Il est grand temps de répartir la richesse. Le canada ainsi que d' autres pays devront s'unir pour combattre ces abris fiscaux. À quoi sert d'avoir un système fiscal si de l'autre côté il y a détournement des fonts vers ces banques. 
 
C'EST LA FAÇON DE TROUVER L'ÉQUILIBRE D'UN SYSTÈME MI-CAPITALISTE, MI-SOCIALISTE. Le système parfait. 
 
Il faudrait pas oublier qu'il est également possible de taxer les objets luxueux. 
Maximiser les salaires comme le projet de la sénatrice Céline Herveux Payette. 

Claude Tardif, Terrebonne

15 mai 2009

Je suis curieux, il me semble bien que nous avons eu le dépôt d'un rapport prônant la réduction de l'impôt au profit de taxes localisées sur les offres de produits. De cette façon, les paradis fiscaux n'auraient justement plus beaucoup de raison d'être puisque les taxes arrive lors de l'importation et lors de la production du bien ou de service. Donc, pour pouvoir avoir accès au marché, les biens auront à passer au taxe. C'est sûrement trop simple... mais je ne vois pas pourquoi ça ne marcherais pas. Ok, il y aurais plus de services donné sous la table...peut-être...si c'est possible. Mais un économie sur la structure de l'application des taxes sur l'achat, sur son remboursement puisqu'il n'en aurait pas car on peut garder très bas les taxes sur l'offre des produits essentiels. En taxant de façon égale la production et l'importation, il n'y a pas de protectionnisme et tout le monde pourrait être content. Tout bien de luxe coutera plus cher mais les impôts seront moindre et il n'aura sûrement moins d'évasion fiscale. On peut même donner des noms à ces taxes spécifiques pour définir les coûts totales, taxe de carbone, taxe de luxe, taxe de santé, taxe de danger. Pourquoi taxer la cigarette au dépanneur quant on peut taxer l'offre direct à même le producteur et la compagnie d'importation?

David Boivin, Gatineau

15 mai 2009

FLAT RATE. c'est juste et solidaire, sa encourage le travail(plus tu gagne.... plus tu reste imposé au même taux)

Serge Turgeon, lévis

15 mai 2009

Je crois que le gouvernement devrait miser davantage sur les taxes à la consommation et moins sur l'impôt. Il est beaucoup plus difficile d'éviter le paiement d'une taxe que de trouver des moyens pour contourner l'impôt. En plus, on choisit pour quoi on paye cette taxe. Finalement, concernant l'idée que la taxe s'applique à tous sans égard au revenu, je ne suis pas d'accord. Premièrement, les biens essentiels ne sont pas taxés (il serait possible d'augmenter le nombre d'articles détaxés). Deuxièmement, les personnes les plus pauvres reçoivent un chèque pour les taxes (TPS et TVQ). Enfin, plus on achète un bien luxueux (cher), plus on paye de taxe, ce qui revient à faire payer les gens plus fortunés.

Sébastien Bouchard, Québec

15 mai 2009

Bonjour M. Filion. C'est une excellente idée de conclure vos carnets avec des questions, qui permettent d'assurer une bonne rampe de lancement pour nos réactions/commentaires. Où tracer la ligne? Bien simple: Dans le juste milieu, comme toujours. La ligne où 50% des gens seront POUR, et 50% des gens seront CONTRES; En accord / En désaccord. Tout d'abord, il est facile de taper sur les hauts salariés(...), car ils sont peu nombreux. En effet, 3% des contribuables, je crois, déclarent des revenus imposables supérieurs à 120000$. Notez qu'aux USA, 120000$ n'est pas considéré comme un salaire très élevé. Une société juste et équitable est une société où tous apportent l'épaule à la roue. Actuellement au Québec: Un fait assez gênant: 40% des citoyens ne paient pas d'impôts. 40% des gens dans la rue sont des resquilleurs qui bénéficient des services subventionnés... ce qui explique l'existence de notre dette de plus de 120G de dollars... Que faire pour parvenir aux objectifs recherchés: Que chaque citoyen, peu importe sa condition, reçoive une facture de 1000$ d'impôt à payer. Point. Pour encourager le travail: Suggestion: Que le revenu cesse d'être imposable au-dela de 100000$. Tous les revenus seraient exemptés d'impôts au-delà du 100000$. Cela inciterait une ribambelle d'individus à devenir de prospères travailleurs autonomes, affranchis de l'impôt au delà de ce seuil. Voilà!

Jean Tremblay, Montréal

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