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Carnet Gérald Fillion

12 mai 2009

Exubérance irrationnelle?


Quand une personne vous affirme quelque chose avec force convictions, que faites-vous? Vous laissez-vous vaincre par son éloquence et son assurance? Ou doutez-vous? 
 
Moi, j'ai douté quand j'ai entendu l'analyste George Ugeux (Galileo Global Advisors et ex-vice-président de la Bourse de New York) nous dire que la reprise actuelle est « solide ». Il était notre invité vendredi dernier à RDI en direct sur l'économie, et il était tellement sûr de ce qu'il avançait que je lui ai fait répéter quatre fois ce qu'il racontait.  
 
J'ai douté comme un journaliste doit douter pour être bien certain que la personne interrogée a bien exprimé tous les contours du fond de sa pensée. 
 
— Monsieur Ugeux, est-ce qu'une hausse de 40 % sur deux mois, ce n'est pas un peu exagéré? Est-ce qu'il n'y a pas une certaine exubérance irrationnelle, comme a dit l'ex-président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan, dans le marché présentement? 
 
— Étant donné qu'on a fortement dévalué les actions, je ne crois pas qu'il s'agisse d'exubérance, nous a dit George Ugeux. D'autant plus que ça semble être essentiellement le résultat du fait que ceux qui ont vendu à découvert se sont rachetés, qu'il y a eu beaucoup de transactions et que les grands (investisseurs) institutionnels n'ont pas encore pénétré le marché dans des proportions importantes. [...] Ce qui est spectaculaire et qu'on ne peut pas ignorer, c'est que ça s'est fait en un temps record. [...] 
 
— D'accord, mais est-ce que les marchés – les investisseurs – ont raison de s'emballer autant?  
 
— Absolument. Je pense que les marchés ont compris que si la Citibank se traitait à 15 % de ses fonds propres, il devait y avoir quand même des scénarios négatifs d,une ampleur exagérée. Ceux qui ont eu le courage de se dire que c'est le moment d'entrer ont connu des résultats extraordinaires. Je vous donne un exemple: la Barclays a connu depuis le 9 mars une hausse de 400 %. 
 
— C'est trop? 
 
— Non, elle était complètement dévaluée. Elle n'est toujours pas au niveau de ses fonds propres. Donc, il faut regarder l'optique historique, et il faut investir sur le long terme. Il ne faut pas essayer de faire des coups (d'argent). Je crois que les perspectives sont encore très bonnes, d'autant plus qu'il y a d'autres secteurs de l'économie qui doivent encore revenir. 
 
— Est-ce une véritable reprise boursière? 
 
— Il y a toujours des fluctuations mineures. Mais il est extrêmement clair que c'est un rattrapage et que c'est une reprise solide qui est basée sur des nouvelles positives tant dans le secteur bancaire que dans l'économie. Nous sommes dans un scénario de reprise de la bourse qui anticipe que la récession sera terminée à la fin de l'année aux États-Unis. [...] absolument convaincu que 1- le pire est passé, et que 2- la reprise ne sera pas suivie par une forte baisse. 
 
Même optimisme chez l'économiste Marcel Côté, interrogé à notre émission le 6 mai: « On va être encore dans le bas pour quelques mois. Je ne pense qu'on descende beaucoup plus. Le chômage va augmenter peut-être encore quelque peu. Mais, quand l'été va arriver, ça va reprendre. Au mois de septembre, on aura repris. La bourse part toujours quelques mois avant l'économie. Alors, la bourse est déjà repartie...  
 
— C'est parti pour de bon, la bourse? 
 
— Oui, oui, il va y avoir évidemment des corrections. Mais c'est parti, oui. Le marché des maisons, le marché résidentiel, est en train aussi de remonter. Les avions, les hélicoptères, ça a commencé à remonter. On sent que toutes les interventions gouvernementales commencent à porter leurs fruits. 
 
Ugeux et Côté expriment ce que plusieurs analystes pensent, notamment le stratège Vincent Delisle, de la Banque Scotia: les marchés nous annoncent la reprise. 
 
Chez les politiciens et les patrons des banques centrales, la prudence est plus grande. Oui, il y a des signes de reprise, mais d'autres durs moments sont à venir. D'autres mauvaises statistiques sont à prévoir en particulier en ce qui concerne les pertes d'emplois.  
 
Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, a exprimé récemment une réserve quant à la situation actuelle: si les marchés plongent de nouveau, les signes de sortie de récession pourraient s'effacer et la confiance pourrait plonger de nouveau.  
 
La situation est fragile. Le taux de chômage ne cesse d'augmenter aux États-Unis, et il se stabilisera seulement dans les 6 à 12 mois suivants la reprise boursière, selon les analystes.  
 
Alors, comment interpréter la hausse de 40 % des marchés boursiers en deux mois et la poussée de près de 80 % des cours du pétrole en un peu plus de quatre mois? Est-ce un rattrapage comme l'affirme George Ugeux? Ou sommes-nous en train de vivre encore une situation d'excès d'enthousiasme des marchés, une sorte d'exubérance irrationnelle?


Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion

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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

15 mai 2009

Je vous répondre à M Marius Arseneault, dans la critique de M. Gerald Fillion, journaliste. 
 
Il est vrai que nous préférons les bonnes nouvelles au lieu des mauvaises; dans l'état de la crise concotée par les banquiers mondiaux, vous devez tout analyser, les bons comme les mauvais côté et vous faire une idée. C'est ce que j'essaie de faire personnellement. Je trouve M. Fillion correct et objectif; d'ailleurs plusieurs experts seraient d'accord avec lui; vous n'êtes pas obligé de partager son expertise; n'etes-vous pas libre d'exprimer ce que vous voulez? 
 
Jean-Claude Theriault

Jean-Claude Theriault, Brossard

14 mai 2009

De quelle reprise s'agit-il? La reprise du pillage?... des excès de cupidité puisque tout est demeuré inchangé en ce qui concerne la réglementation? On a qu'à observer l'irrationnel fluctuation des prix du pétrole à la pompe pour constater la reprise des mesures opaques des politiques de prix de ce marché. 
Tant que les banquiers , les présidents de bourse et les milliardaires manipulateurs de marchés occuperont le haut du pavé au détriment du politique aucune reprise de confiance possible n'est à prévoir, car cette crise que nous traversons en est une de confiance, crise de redistribution de la richesse dû au fait que le politique a renoncé a ses responbsabilités sociales, hynoptisé par le chant des sirènes de l'individualisme néolibéral. 
Si la confiance revient, ce ne sera pas par la voix d'un président de la bourse ou d'un banquier payer au rendement qui place ses revenus dans les paradis fiscaux pendant que des famines sévissent dans des pays émergents et qu'ici les banques alimentaires sont en manque de nourriture, mais par des gestes concrets de politiciens qui sauront nous convaincre qu'ils ont sincèrement à coeur de sauver la démocratie de la tutelle du fascisme corporatif en progression. 
Le manque d'éthique généralisé qui caractérise la classe politique au pouvoir actuellement un peu partout sur la boule n'est pas de nature à inspirer cette confiance dont nous avons si tant tellement besoin. Il faut chercher ailleurs, chez ceux qui résistent, et exiger rien de moins qu'une reprise de la Bastille.

Denis Miron, Montbeillard

14 mai 2009

Mercis pour votre carnet et annalise sur les marches boursie. Je ne peut vous contradire ni donnez de preuve du contraire. Mais je pense que nous vivons une courte perriode de repit, pas plus que 4 ans au maximum avant que le tout vas s'effondre pour de bon.  
Pourquoi, parceque nous nous avons endeter d'avantage et avons manquer l'aucation pour reformer le system de font en comble. 
Bien des entrepreneur serieux on perdue leur chemise du au banques et a la bourse sans jamais speculer eu meme.  
Je suis sceptique et reste prudent. Je ne croix pas que l'on soit meme sur la bonne voit. 
Merci pour votre carnet Mr. Fillion.

Uwe Paschen, Narita, Japon

13 mai 2009

Correction: Le cancer qui ronge nos banques s'appelle infidélité ( et non fidélité).Pourquoi infidélité? Parce qu'elles ne sont pas fidèles à leur mandat, leur raison d'exister qui est de supporter notre économie. Et si parfois elles le font, dès qu'elles ont l'occasion de vendre, elles le font. 
Quand le gouverneur Mark Carney de la Banque du Canada est incertain, inquiet de la direction de l'économie, on ne doit pas se réjouir trop vite. Afficher de l'exubérance, en ce moment,c'est tout simplement du marketing.

Jean Lespérance, Montréal Québec

13 mai 2009

Encore un capitaliste qui s'excite! Comme on le sait, ce sont les voleurs encore en place qui nous indiquent la reprise. Le marché immobilier aux États-Unis continue de s'effondrer et le chômage poursuit sa nette tendance à la hausse (les financiers devraient spéculer sur le taux de chômage, parier maintenant sur la misère des gens). Et la virtualité du secteur financier (secteur totalement inutile car ne créant pas de valeur) n'est que le reflet de la totale paranoïa des traders. Je travaille sur un parquet de courtage. Personne ici ne croyait à l'effondrement du secteur financier, mais tous voulaient déjouer le système. 
Oui, on a atteint un plateau. Mais attendez la suite. On replongera très bientôt, au grand dam de ces gourous de la finance qui sont les êtres les plus inintelligents que j'ai rencontrés car ils sont incapables de s'extraire de ces paradigmes néolibéraux qui coulent dans leurs veines comme un lent poison...

André Meloche, Sainte-Sophie

13 mai 2009

Suis retourné sur le NYSE depuis mars, uniquement sur des titres du secteur financier. Mon analyse fut très simple, un air connu : comment peuvent-ils tomber plus bas ? Alors j'ai acheté.  
 
Rendement global actuel 339%. Même si certains titres ont surpassés mes prix ciblés, (je prévoyais une prise de profits rapide ayant mal anticipé l'effet Obama) je considère qu'ils n'ont pas tout donnés. J'en ai racheté récemment. Je prévoie m'en départir avant le dépôt des résultats du troisième trimestre. 
 
Je ne me fie pas trop aux économistes en matière de finances. La réalité est bien meilleure conseillère, moins complexe, sans idéologie. AIG et CITI, par exemple, ont tournés autour de 50$ au cours des quatre dernières années. Ça vaut au moins 35$. Que font-ils à un dollar ? C'est trop simple pour vous les économysthes.

Michel Normandin, Montreal

13 mai 2009

RÉPONSE à Marius Arsenault: je n'accepte pas votre critique, puisque c'est faux. Je m'applique à donner les faits et dans une crise, il y a un nombre élevé de mauvaises nouvelles. À titre de journaliste, c'est mon travail de rapporter les nouvelles, bonnes ou mauvaises. S'il s'est créé 36 000 emplois au Canada en avril, pour bien vous informer, je dois mettre cette nouvelle en contexte. Le contexte, c'est qu'il s'est perdu des centaines de milliers d'emplois depuis l'automne. Et selon les économistes, ce n'est pas parce qu'il s'en crée 36 000 en avril que la crise est terminée. D'autres mois difficiles sont à venir. Je pense qu'il est plus juste et utile que je vous rapporte une information réaliste que de vous donner des chiffres sans contexte. Pour ce qui est de mes collègues de LCN, Georges Pothier et François Gagnon sont des amis, des gens très compétents, que je respecte totalement. J'ai travaillé avec ces gens et je vous comprends de leur faire confiance. Et je sais qu'ils mettent aussi les nouvelles en contexte.

Gérald Fillion, Montréal

13 mai 2009

L,indice boursier est un leurre, un instantanné de l'économie. À peu près comme un thermomètre, même si le thermomètre indique n'importe quelle température, il faut regarder la tendance. La tendance indique que la planète se réchauffe. Il en va de même de notre économie. Si un indice boursier monte,ça ne signifie pas que les profits vont dans les mêmes poches. Exemple: quand Pétro-Canada faisait de l'argent et en fait encore, ça n'indiquait pas qu'elle était vendue morceau par morceau. Pour notre économie, c'est la même chose, nos banques soutiennent l'économie des pays étrangers. Une partie des profits s'envole dans les paradis fiscaux, une autre s'envole en salaires et bonus (options), puis des pertes dues à la corruption et aux mauvais placements. Alors ce ne sont pas elles qui vont sauver notre économie dans laquelle  
elles n'investissent pas. La bourse monte, oui, mais un cancer ronge nos banques: ce cancer s'appelle fidélité. Comprenne qui peut. 

Jean Lespérance, Montréal Québec

13 mai 2009

Bonjour, 
 
C'est la recette de la course à la célébrité: Commencez par claironner bien fort un scénario, quel qu'il soit, puis attendez assez longtemps. Si vous aviez tort, enterrez tout ça bien profond et recommencez sur un autre ton. Si vous avez raison, à vous le best-seller et les médias inviteront le visionnaire du mois. De la librairie au plus petit kiosque à journaux, on trouve actuellement nombre d'ouvrages sur la fin du capitalisme. Ils oublient de dire que ça fait plus de 100 ans qu'il s'écrit ce genre d'ouvrages, mais la conjoncture leur a donné temporairement raison. Maintenant que le fond du baril semble avoir été touché, il est de bon ton d'annoncer un retour à la prospérité débridée. Que la lancée boursière se poursuive assez longtemps et les libraires commanderont plus d'exemplaires de "Devenez millionnaire à la bourse en deux coups de dés". Même les cas les plus extrèmes sont prévus après coup. Imaginez que la grippe H1N1 tourne au pire scénario possible et il se trouvera un quelconque analyste pour dire qu'il avait tout vu venir dans les graphiques des petites capitalisations biotechnologiques...  
 
N'oubliez pas d'acheter le livre que je publierai à l'automne: "DowJones à 20 000" ou "DowJones à 2000". Les deux sont écrits, mais je n'ai pas encore choisi celui qui sera imprimé.

Bruno Rioux, Montréal

13 mai 2009

Monsieur Filion, Depuis les tout débuts de la crise financière je vous écoute religieusement et depuis, votre jugement et vos propos ne mettent ne évidence que les côtés et les aspects négatifs de la crise. Vous vous faites un honneur de mentionner que ce qui va mal. Si les marchés remontent ou que les emplois diminuent, vous vous plaisiez à dire " les marchés n'ont remonté que de X % " ou encore « il ne s'est créé que X milliers d'emplois ce mois-ci ». Vous ne mettez toujours en évidence que les pronostics les plus sombres alors que vous oubliez ces mêmes pronostics s'appliquant dans un ou deux domaines précis ne représentent pas L'ENSEMBLE des conditions économiques. Si les marchés remontent comme c'est le cas présentement, il vous plaît de mentionner que tel domaine ou tel domaine, les remontés sont lentes et pénibles. Vous semblez vous plaire que dans les prévision négatives et noires.  
 
Vous n'êtes pas objectif et vous ne semblez miser que sur le négatif pour faire la nouvelle et la manchette.Je préfère de loin l'analyste financier de LCN. 
 
Salutations distinguées

Arsenault Marius, Carleton-sur-Mer

13 mai 2009

Tout les spécialistes en finances ont une opinion arrêtée en ce qui concerne cette entité qu'est la bourse . 
En fait, il s'agit d'un outil de mesure simple et global qui a l'avantage d'aider les diverses entreprises inscrites en générant des fonds à partir de l'évaluation de leurs actifs . 
Cet outil permet aussi de prédire les fluctuations de l'indice boursier à plus ou moins long terme à l'échelle internationale . 
La disparition de milliards au Canada et aux États-Unis est un simple et volontaire prélude à l'Amero . De ce fait, il importe de confier vos dossiers boursiers à des courtiers compétents, qui investiront dans des valeurs sures . Vos gains importe à leurs yeux, alors il vous est possible d'évaluer leurs réponses face à vos inquiétudes . Quelle qu'elle soit . 
Diminuer vos gains vaut mieux que d'augmenter vos pertes !

Kevin St-Gelais, Québec

12 mai 2009

Ce n'est pas parce que les banques se renflouent avec l'argent du gouvernement que l'économie va mieux. On peut afficher les chiffres qu'on veut, c'est de la poudre aux yeux. Les banquiers attendent que les rendements s'accumulent, et ils vont encore tout bouffer. On se fiche de l'économie quand on a des centaines de millions en banque. Bien sûr qu'il y a une reprise, mais pour combien de temps? A-t-on vraiment tirer des leçons de ce qui s'est passé? Les entreprises qui appartiennent à des chinois et à des arabes ne cesseront pas d'afficher des profits, ce sont seulement les nôtres qui vont changer de mains en douce, sous le couvert de l'anonymat. L'empire américain tombe sous le poids de la corruption, et à moins d'avoir des mesures protectionnistes, notre économie sera entraînée dans sa chute, son sillon. La vérité a été cachée sur la cause principale de la dégringolade des banques, alors le mensonge va se perpétuer et produire les mêmes effets. Quand on vend nos outils de production, même si on nous les laisse pour un certain temps pour nous rassurer, on est sûr que tôt ou tard ils vont passer entre d'autres mains. Seuls, les hypocrites et les profiteurs disent le contraire en vantant les méfaits du Libre-échange. Ça me fait penser à l'échangisme, à force de pousser sa femme à coucher dans le lit du voisin, il arrive qu'elle décide de s'y installer pour de bon. On ne peut pas se fier à la fidélité des banques, ce sont des prostituées. Nos gouvernements sont devenus leurs souteneurs. Elles promettent la fidélité, mais bien fol qui s'y fie.

Jean Lespérance, Montréal Québec

12 mai 2009

Warren Buffet a declare il y a 6 mois que c etait le bon temps d acheter...et le Dow Jones etait a 8,200 points..... cela voulait tout dire je pense....toute maniere, en septembre 2007, le Dow etait a 15,000 points....

Martin Lacoursière, Rouyn-Noranda

12 mai 2009

Je me demande... à tort peut-être... s'il se peut que l'économie et la psychologie soient deux sciences jumelles. Lorsque vous abordez la question de l'irrationalité vous posez une question psychologique, pas une question strictement économique. Je ne suis pas sûr qu'on puisse apporter une réponse définitive pour une telle question quoiqu'en regardant les choses de plus près tout dans l'organisation de ce monde ne tient pas du seul domaine de la rationalité ; d'autres structures, telles la « pensée magique » sont intégrées dans le processus. Ainsi est-il tout à fait possible que monsieur George Ugeux soit dans le vrai et que la reprise soit au rendez-vous ; en même temps il faut admettre que l'expression de l'optimisme surtout s'il est réel, que la diffusion d'une pensée positive, que tout cela revêt un effet d'entraînement apaisant. Aussi est-il de bonne guerre que ces spécialistes diffusent un message d'espoir plutôt qu'une menace feinte ou réelle d'une suite de catastrophes économiques immanentes. 
 
De même, le message qui nous est envoyé, c'est que cette crise (apparemment aussi pire si non plus que celle de 1929) n'était pas une vraie crise et qu'il faudrait plutôt considérer qu'il y aurait eut une dépression sévère suite aux mauvaises nouvelles que nous savons. La question maintenant est de savoir pour rester dans la même veine si la crise est en train de se surmonter à dose massive d'antidépresseurs ou parce que l'économie se reprend tout simplement en main. 
 
Si c'est le premier cas, cela signifie que d'autres crises suivront, si c'est la deuxième hypothèse qui l'emporte, cela signifie que la reprise sera faite pour durer. En attendant les résultats finaux de ce « traitement de choc », je recommanderais d'opter pour un optimisme prudent.

Serge Drouginsky, LeMoyne

12 mai 2009

La pire crise depuis la dépression! Le lundi noir..Le mardi noir! Le mercredi ROUGE! et le jeudi vert avec des points bleus!...Ca vat faire renaitre des régimes totalitaires! Les revoila!..Franco ,Mussolini., Staline.Hitler!..Pourquoi pas le retour du Jedi tant qu a y etre!...Des journalistes hyper ventilés a Washington! Ca vat mal! Ca vat mal en torieu!...Un tel , un milliardaire qui predit que la crise durera cent ans! Le bordel! Ca été le bordel pour vendre de la copie et monter les cotes d écoutes en faisant perdent de l argent aux investisseurs les plus nerveux!.Je me rappel lors d une précédente crise un chef d Etat (Clinton?..) avais avertit les journalistes de se calmer!...On vie a l ere de la mondialisation..l humanité n a jamais vus un tel grouillage d argent..Personne ne peut rien prédire parce que l on n a jamais vecus ca!.....Ce sont ceux qui ont fait des ventes a découvert qui en ont profités.....fallait fermer la TV quand on avait le vertige......en 1929 le chomage est monté a 25%...on est a pres de 9%.......

Normand Lemay, Trois rivieres

12 mai 2009

Le rattrapage est presque complété. L'indice TSX a pris contact avec sa moyenne de 200 jours. Avec l'analyse technique, certains voient une période en dents de scie pour les prochaines semaines suivi d'une baisse avec un retour plus bas qu'il y a trois mois. Un possible marché haussier suivra. Des parallèles intéressants sont à faire avec 2001.  
Peu importe l'évolution des marchés, il est fascinant de voir comment les comportements sociaux s'y sont intégrés et se reflètent dans le prix des actions. C'est bien le Fear and Greed de nous amis du sud.

Pierre Giaro, Témiscamingue

12 mai 2009

Bonjour M.Filion, 
 
Au plus creux de la crise certaines entreprises se vendaient moins chères que la valeur de liquidation de leurs actifs. C'est donc dire qu'en cas de faillite et de vente de l'entreprise les actionnaires auraient reçu plus que la valeur marchande de leur action. Et en cas de non faillite les profits de l'entreprise rémunère l'investisement et la valeur des actifs est encore là. Bref oui la correction était très grande.  
 
La "sur" correction est probablement reliée à la "dureté du mental" des investisseurs dans un contexte de nouvelles économiques difficiles. La bourse, de par sa complexité et son accessibilité, est devenue une histoire de feeling. Si des Henri Paul Rousseau de ce monde peuvent manquer de diligence, imaginez le nombre d'investisseurs qui ne comprennent pas leurs investissements. Et quelqu'un qui ne comprends pas, s'il prend peur, il suit son feeling et s'en va. 
 
Alors j'ai bien peur que la machine recommence à tourner. J'en ai peur car il me semble que c'était une bonne occasion pour se questionner sur le fonctionnement de notre société. Et une économie qui repart n'incite pas au questionnement. Or des éléments comme le réchauffement de la planète ou la grippe A méritent qu'on s'attarde à leurs causes et aux moyens de les enrayer, même si ça implique une modification de la consommation et un impact économique.

Alain Cloutier, La Prairie

12 mai 2009

C'est un rattrapage, un retour de balancier qui tient compte d'une dévaluation trop pessimiste. La plupart des ratios Cours/Bénéfices sont aux alentours de 10, donc aucune exubérance-là. Il y a de la place pour encore 40% de croissance pour la prochaine année. Que les frileux entrent dans le marché, que les marchés monétaires soient transférés en bourse. Après ce sera trop tard. À bon entendeur, salut!.

Jean Tremblay, Montréal

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