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Carnet Gérald Fillion

8 mai 2009

Critiquer ou valoriser Montréal?


Est-ce que Montréal mérite toutes les critiques dont elle fait l'objet? Depuis plusieurs années, et avec une résurgence ces derniers jours, Montréal fait face à une série de reproches qui donnent à penser que la ville est en chute libre à tous les niveaux. Est-ce qu'on exagère? 
 
Faisons la part des choses: il y a le politique, l'administratif et l'économique, qui sont nécessairement interreliés. Au niveau politique, le maire de Montréal doit composer avec une série d'événements d'ordre moral et éthique qui entachent son leadership. Il est maire déjà depuis huit ans et, en cette année électorale, plusieurs veulent le déloger.  
 
Du point de vue administratif, on ne peut pas dire que ce n'est pas un peu complexe que de diriger Montréal. La structure décentralisée des arrondissements a connu ses ratés et semble nuire encore à une gestion administrative efficace de la ville. La fragmentation de l'île, après les « défusions » autorisées par le gouvernement Charest, ne semble pas avoir aidé à la cohésion de Montréal. Et plusieurs des critiques nourrissent leur exaspération de cette structure défaillante de la ville. 
 
« Il y a trop de roitelets à Montréal », a tonné le patron du Festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, au congrès de l'Association des économistes du Québec, à Montréal, ces derniers jours. Allant au-delà de son intérêt pour le développement économique de Montréal, l'homme d'affaires est d'avis que la ville devrait récupérer de nombreux pouvoirs, à commencer par le déneigement et la collecte des ordures. Gilbert Rozon à la mairie? 
 
L'économie de Montréal 
 
Bien que l'administratif ait un rôle essentiel à jouer dans l'essor économique de Montréal, intéressons-nous aux simples chiffres, pour l'instant... et posons-nous la question: comment va l'économie de Montréal? 
 
D'abord, Montréal n'est pas à l'abri de la récession. Alors, oui, l'économie de Montréal ralentit. Comme celles de Toronto, de New York et de Tokyo. Comme Hambourg, Bordeaux et Boston. Le chômage augmente, la construction ralentit, les faillites personnelles et d'entreprises sont en hausse. La ville devrait connaître une baisse de son PIB de 0,5 % cette année. 
 
Cela dit, les chiffres de la ville se comparent à ceux d'autres agglomérations de même taille, même si Montréal ne peut pas être considérée comme la meilleure: 
 
- le taux de chômage est tout près d'un creux en 20 ans à 8,9 %, le même niveau qu'à Toronto;  
- le taux d'emploi atteint un sommet depuis la fin des années 80 à 60,1 %;  
- l'emploi à temps plein a grimpé de 2,1 % en 2008; 
- l'emploi à temps partiel a régressé de 5 %; 
- les dépenses en immobilisations ont grimpé de 8,1 % en 2008, à 12,2 milliards de dollars, grâce à un apport soutenu du secteur public;  
- le taux d'inoccupation des espaces industriels a augmenté, celui des espaces à bureaux a baissé; 
- la construction ralentit de façon généralisée; 
- le nombre de transactions immobilières a ralenti de 8 % l'an dernier, mais 2008 est la deuxième année la plus vigoureuse historiquement dans ce secteur; 
- les prix des habitations ont continué d'augmenter, contrairement à Toronto et aux villes de l'Ouest du pays; 
- les activités du port ne cessent de croître; 
- les activités de l'aéroport Trudeau ralentissent légèrement; 
- en 2006 (dernières données disponibles), les exportations ont crû de 7,5 %; 
- et pour 2009, Tourisme Montréal prévoit une baisse de 100 000 touristes, faible recul de 1,6 %. 
 
Le PIB de Montréal est de 121,3 milliards de dollars, ce qui représente 32 574 $ par habitant.  
 
Montréal est une ville de commerce d'abord, mais aussi de fabrication et de culture. Le Montréal métropolitain est l'un des grands centres mondiaux en matière d'aéronautique, avec Seattle et Toulouse, grâce à Bombardier, CAE, Pratt & Whitney, Bell Helicopter et plusieurs autres, qui embauchent 42 000 personnes au Québec, dont la presque totalité dans la région de Montréal. 
 
C'est aussi la ville championne en matière d'investissement en recherche universitaire au Canada. Et, selon KPMG, Montréal est la première métropole en Amérique du Nord en ce qui a trait à la recherche et au développement.  
 
Montréal est 6e sur 35 villes canadiennes en matière de fiscalité pour les entreprises, selon KPMG (impôts de toutes sortes, taxe sur le capital, taxe à la consommation). La firme est d'avis toutefois que Montréal est de moins en moins concurrentielle en matière de fiscalité, depuis quelques années.  
 
Les atouts et les défis 
 
Les plus critiques de Montréal se trouvent généralement parmi la population d'affaires, qui voudrait plus de flexibilité et moins de bureaucratie dans la mise en place de projets. Le CHUM tarde à se construire, la réfection de l'autoroute Bonaventure et de la rue Notre-Dame est l'objet de discussions qui retardent le projet. On doute du Quartier des spectacles et du tramway dans le Vieux-Montréal. Et puis, on entend encore, souvent, parler de ce projet du Cirque du Soleil et de Loto-Québec qui est mort dans l'oeuf il y a quelques années, apparemment enterré par les groupes sociaux et militants. Certains sont d'avis que le projet Griffintown a subi le même sort. 
 
Selon Marcel Côté, président du congrès de l'Association des économistes du Québec, de passage à RDI en direct sur l'économie le 7 mai, « Montréal a des problèmes de croissance. Le pouvoir politique est à Québec, les gens ont du mal à se coordonner. Le pouvoir municipal éprouve toutes sortes de problèmes. » Au congrès des économistes, il est allé plus loin: « On ne s'en rend pas compte, mais tranquillement, on s'enlise derrière les autres. » 
 
« Montréal est aussi la métropole d'une société francophone en Amérique. C'est un défi et un atout, selon Marcel Côté. Il est difficile d'attirer à Montréal des immigrants qui viennent en Amérique. Montréal, c'est l'Amérique, mais pas tout à fait l'Amérique. Il faut composer avec ça, et c'est un des grands défis de Montréal. » 
 
Gilbert Rozon affirme qu'il faut tirer profit des défis, qui font la distinction de Montréal, pour en faire des atouts: « Ce caractère multilingue de Montréal, il faut le mettre en valeur, dit Gilbert Rozon. Faut pas cacher derrière le rideau le fait que la moitié de la population est bilingue. Et je pense que le monde est prêt pour ça. Je pense qu'il y en a marre... on est en 2009. Faut arrêter de parler de ce qui s'est passé en 1760! » 
 
On est meilleur qu'on le croit 
 
En fait, ce qui est paradoxal, c'est que ce sont deux économistes américains qui sont venus nous dire, au congrès des économistes du Québec, que Montréal est meilleure que ce qu'on peut croire.  
 
Selon l'expert américain Richard Florida, « Montréal se positionne très bien en terme de main-d'oeuvre créative, selon diverses études. Elle doit maintenant tirer profit de son bilinguisme. Et il faut voir Montréal non pas comme une ville, mais comme un ensemble, un tout avec les villes de Québec, d'Ottawa et de Toronto. Pour y parvenir, il est donc temps de mettre de l'avant un service de train à grande vitesse. » À son avis, Montréal fait partie des villes d'avenir. 
 
Même son de cloche chez Robert E. Lucas, Prix Nobel d'économie de la Banque de Suède (1995): « La somme de la richesse, c'est davantage la connaissance et les idées nouvelles que l'accumulation du capital. » 
 
Montréal possède des universités qui font partie des meilleures au monde, à commencer par McGill. Montréal a des festivals du printemps à l'automne, même l'hiver, et accueille des artistes venus de partout dans le monde. Montréal est une pépinière de talents et un incubateur qui en inspire des tonnes d'autres.  
 
C'est aussi le Canadien de Montréal qui a du mal à gagner, mais qui fait des profits comme jamais. C'est aussi la F1, que Montréal a laissée partir parce que son grand patron pensait faire fortune dans les pays émergents. La crise du crédit devrait le ramener chez nous avant longtemps. 
 
Mon collègue du Globe and Mail Konrad Yakabuski signait un papier il y a un mois où il décrivait Montréal comme « une ville vibrante, avec un bassin important de travailleurs du savoir talentueux, une population diversifiée et une créativité qui bouillonne. Son problème, c'est juste que Toronto a un peu plus de toutes ces choses. Toronto a aussi le soutien de son gouvernement provincial. Au Québec, les autorités provinciales qui chapeautent Montréal semblent indifférentes pour ne pas dire en guerre avec la ville. » 
 
Montréal est bilingue, multiculturelle, elle est le premier bassin d'accueil des immigrants au Québec, elle est créative, festive et c'est une ville du savoir. Défis ou atouts?  
 
Sources : Aéro Montréal, Ville de Montréal, The Globe and Mail, La Presse


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Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

12 mai 2009

j arrive de Toronto...et j ai pu tourner a droite aux feux rouges...ailleurs egalement...pourquoi pas a MONTREAL...

Martin Lacoursière, Rouyn-Noranda

12 mai 2009

Bravo M.Filion! Il était temps qu'un journaliste fasse une vraie analyse, approfondie et nuancée de la situation de Montréal, ce qui n'est pas si simple. Sans blague, c'est le premier article nuancé que je lis sur le sujet. 
 
Morale de l'histoire: nous sommes pauvres et nous sommes riches. À nous de s'enrichir là on peut, et d'utliser les richesses qu'on a.

Joël Thibert, Montréal

12 mai 2009

# 2 
 
En terme de créativité, Montréal n'a plus grand chose à prouver à quiconque. La menace n'est pas là. Le problème réside dans le déclin des structures démocratiques au détriment du privé surtout lorsque celui-ci, et son unique raison d'être ,le profit, devient l'unique référence pour conseiller le maire en ce qui concerne les travaux de la ville et les projets d'avenir. Pas surprenant que les compteurs d'eau, même inutiles soient surévalués à 3 fois le coût réel en comparaison avec Toronto. 
Quant à Mr Rozon, il ne semble pâs très à l'aise avec la devise du Québec, serait-il en faveur d'un blanc de mémoire collectif ?Dommage pour lui que l'histoire ne fonctionne pas avec des interrupteurs de courants... 
Quant à KPMG, il est important de ne pas perdre de vue que ce groupe conseil d'audit et de fiscalité pour les entreprises internationales est présent dans 27 paradis fiscaux et fait la promotion de la déresponsabilisation fiscale des entreprises pour les attirer là où la fiscalité est au plus bas sur un rytme de «limbo fiscale» sous les palmiers «off shore» pour que le «Showbusiness as usual must go on»

denis miron, montbeillard

12 mai 2009

#1 
Montréal est une île non seulement en terme géographique mais aussi au plan de la culture d'accueil qui s'est développé en mode résistance pour assumer sa survie sur ce continent. Et comme disait Alain Simard hier soir à «Tout le monde en parle» c'est l'unique et inévitable porte d'entrée du Québec. 
A venir jusqu'à maintenant, Montréal a été le principal champs de bataille de cette résistance culturel. Le Québec est entré dans la modernité par le manifeste du Refus Global 1949. Ce qui explique le terrain conflictuel entre la marchandisation de la culture et sa quête identitaire surtout en cette épique époque opaque comme disait le poête où l'on tente de tout transformer en religion de la marchandises en privatisant l'eau, l'air, la santé, l'éducation , l'environnement, les nids de poules,l'humour, la culture les autoroutes et mettez-en, surtout lorsqu'on apprend que l'expertise municipale en matière de génie conseil n'existe tout simplement plus à Montréal, elle aussi a été privatisée.

denis miron, montbeillard

11 mai 2009

Valoriser la Ville en Vert!C'est grand temps.Pourquoi pas une attraction mondiale en fait d'énergies Vertes?C'est très possible et de plus,économiquement très viable,renseignez-vous.Par contre,les politiciens en place ne sont pas les bons.Merci!

Yves Filiatrault, Ste-Véronique

11 mai 2009

Il ne faut pas oublier que le maire Tremblay est un ancien ministre encouragé, mandaté par Québec pour s'occuper de la ville de Montréal. Il tente du mieux qu'il peut de réduire les coûts, est-ce qu'il y parvient? Je ne saurais le dire. Mais Montréal a des besoins particuliers que les autres villes n'ont pas. Et comme il vient de Québec, il se sent gêné de réclamer de l'argent de Québec, de faire valoir ses besoins, de mettre son poing sur la table et de faire la preuve que ce qu'il réclame est justifié. En somme, il a peur de déplaire à Québec en réclamant son dû. Il n'est pas le genre à hausser le ton. Et en face d'un gouvernement qui se défile de ses responsabilités, ce n'est pas la meilleure attitude à adopter. Autre problème majeur, comment ne pas être victime de la corruption quand elle est omniprésente dans tous les domaines, dans toutes les sphères de notre société? Comme la ville ne veut pas embaucher d'employés, il est dans l'obligation de recourir au privé et devient victime de la collusion des grands entrepreneurs? Solution: scindre les contrats, les réduire et embaucher des employés temporaires ou embaucher des employés réguliers qui vont refaire les infrastructures en achetant les équipements requis. S'il n'est pas capable de hausser le ton, qu'un de ses lieutenants le fasse à sa place. D'après ce que je peux voir, les contrats nous coûtent trop cher et la ville devrait tenter d'en faire le plus possible avec ses propres employés.

Jean Lespérance, Montréal Québec

10 mai 2009

À mon avis, Gérald Tremblay avait l'étoffe d'un bon maire. Ancien professeur aux HEC, homme d'affaires, ancien ministre, il possédait en principe plusieurs atouts en main. Il n'a pas su les jouer. Malheureusement, l'intendance n'a pas suivi. Il aurait dû se pourvoir d'un meilleur entourage, et choisir des bras droits dynamiques, bien outillés et irréprochables. Feu Jean Drapeau a accompli de belles réussites quand Lucien Saulnier et Yvon Lamarre étaient là pour le conseiller et le modérer. Pour moi, les arrondissements ont été une erreur monumentale, entreprise par Louise Harel (Elle, maire de Montréal??? Voyons donc!) et menée à son paroxysme par Jean Charest. Qu'on nous en débarrasse au plus coupant! Je n'ai pas confiance en un Labonté sans grandes idées et un Bergeron trop utopiste. Existe-t-il une véritable solution de rechange? André Lavallée? Michel Labrecque? Montréal a trop de qualités pour être gouvernée comme au temps de l'enquête Cannon (1909). Et surtout, qu'on ne veuille pas en faire un gros Québec!

Mireille Barrière, Montréal

9 mai 2009

De Québec, j'ai l'impression que ce qui alourdit l'image de Montréal c'est son manque de transparence dans un grand nombre de dossiers. A tort ou à raison, quand une initiative est lancée, il y a des effluves d'arrière goût d'un manque de consultation des milieux intéressés, de rumeurs de népotisme, de transactions douteuses et j'en passe. Ce n'est pas que Montréal est incapable de création et d'innovations, bien au contraire; c'est le processus sous-jacent de mise en oeuvre qui vient trop souvent gâter la sauce! Par exemple, une petite promenade dans plusieurs quartiers nous fait découvrir la vétusté du stock de logements tandis qu'en périphérie, on y retrouve des maisons avec une architecture d'avant-garde. Les premières ombragent les deuxièmes. Le pouvoir politique se comporte comme une direction de bourgade dépourvu de trop de pouvoirs réels. Il y a plein des ressources à Montréal, il ne manque qu'un leadership en politique municipale. Il est grand temps que le maire Tremblay se retire pour laisser la place à un leadership qui serait capable de métisser savamment et avec plus de succès le business et le social.

André Gamache, Québec

9 mai 2009

Quand Québec a vidé St-Jean-de-Dieu, a mis à la rue tous les desaxés mentaux, et qu'il ne fait rien pour les sans-abri qui pullulent les rues, il contribue à détériorer gravement l'image de la ville. Montréal a aussi subi le départ de nombreux sièges sociaux, ce qui n'aide pas pour ses revenus. Montréal me fait penser à Victoria, B.C. malgré l'apparence d'une certaine richesse, les habitants sont pauvres. Montréal est victime du désintéressement, de l'indifférence du gouvernement de la province. Pour donner à Montréal, une vocation autre que celle du crime et du vice qui rapporte des sous dans une économie au noir, il faut que quelqu'un d'intelligent définisse cette vocation, identifie son potentiel et se fasse aider par son gouvernement et des philantropes. Qui veut le faire? Et qui est capable de le faire?Le Conseil économique de Montréal, des hommes de lettres, des hommes de science? Proposez-vous, relevez vos manches, levez la main et agissez.

Jean Lespérance, Montréal Québec

9 mai 2009

Oui, le bon maire Tremblay fait jaser.Montréal n'est pas gérable comme elle est.Trop de chef.M. Tremblay essaye de se tenir très au dessus de la mêlée, il crie haut et fort qu'il est l'homme de la situation, qu'il va rester aux prochaines élections mais il ne voit pas ce qui se passe en dessous. Les nombreux scandales en témoigne. Il y A DU MÉNAGE a faire. Cet homme est très mal entouré .Montréal a déja été une belle ville mais avec le temps, elle a perdu ses lettres de noblesse. Est-ce qu'une autre administration va réussir a changer les chose? Oui, s'ils y mette l'énergie d'apporter les correctifs qui s'impose. 
En attendant, continuons de rêver a un monde meilleur...

Micheline Belanger, Magog

9 mai 2009

Tout ce qui a été fait: CUM, fusion, défusion, avant-projets, études de faisabilité, analyses, relocalisation etc...l'a été dans le but de faire des économies d'échelle et ça coute très cher les échelles de nos jours. Mais le plus dispendieux c'est l'incapacité à se brancher sur un dossier même après plusieurs études et analyses sur celui-ci. Tant que nous n'aurons pas un leader qui soit capable de brasser les cages bureucratiques et réveiller la population notre marche dans le désert de l'impuissance, de l'indifférence et de la médiocrité continuera et nous continuerons à en payer la note.

Gabriel Dumas, St-Jean-sur-Richelieu

8 mai 2009

Monsieur Fillion, 
 
Je me garderais bien de vous accuser de plagiat, si ce n'est que les arguments que vous nous soumettez aujourd'hui sur Montréal sont à peu près les mêmes arguments que je collectais voici près de 20 ans lorsque depuis ma France natale j'investiguais avec l'objectif de mener tambour battant une fructueuse nouvelle carrière ici. Est-il possible que la réalité vécue au quotidien à Montréal soit passablement différente que celle qui nous est présentée années après années pas seulement à Montréal spécifiquement mais avec quelques nuances en diverses lieux et places un peu partout au Canada ? Est-il possible que les arguments qui nous sont soumis soient un sorte de propagande lorsque des nombreuses familles subsistent péniblement dans cette cité et que cela touche pareillement des familles montréalaises, québécoises, tout comme de nombreux immigrants y compris des immigrants ayant reçu une excellente formation académique depuis leurs pays d'origine respectifs ? Se peut-il que cette cité soit un modèle d'inégalité citoyenne et que l'illusion d'être monté pour quelques uns n'a pour seule résultante qu'une augmentation substantielle de leur marge de crédit ? Se pourrait-il que certaines personnes soient trop grassement rémunérées et reçoivent de bonnes primes parfois totalement dégrevées d'impôts quand d'autres triment sang et eau pour survivre à peine ? 
 
Ce que je remarque depuis près de 16 ans que j'ai vécu dans la grande région de Montréal et dans la Métropole, c'est que la cité s'est surtout gentrifiée, qu'on offre en conséquence plus de services à cette clientèle huppée et que l'industrie du vice qui naguère était réservée au « red light » s'est sophistiquée, que cette offre de service somme toute peu éthique a connu un « boum » prodigieux sans commune mesure avec l'augmentation récente du salaire minimum. Alors en effet je pense que ceux qui aimeraient voir les choses changer drastiquement et définitivement sont, très probablement dans la vérité.

Serge Drouginsky, LeMoyne

8 mai 2009

Pour que Montréal garde son statut de métropole, il aurait fallu que le gouvernement du Québec s'en occupe davantage. Pour se déresponsabiliser, on a créé la Communauté Urbaine de Montréal, grosse bureaucratie inutile qui n'a rien réglé. Durant des décennies, les égouts, l'enlèvement de la neige, la réfection des rues, tout a été négligé. Le maire Tremblay ne peut pas tout faire. Un; on a besoin d'une centrale de transformation des matériaux de matières plastiques pour en récupérer les gaz et les vendre. Le bois est aussi transformé en méthane. Jean Doré avait signé un contrat pour une telle centrale que M.Bourque a annulé. Pour redonner le port aux citoyens en développant son accès, toutes les rues furent négligées. Il aurait aussi fallu faire comme New-York, faire des tunnels sous les rues pour ne pas démolir constamment les rues. La négligence, la corruption, le manque de planification, tout cela a un prix. Québec voulait fusionner pour ne pas payer, ce n'était pas la bonne solution. Il fallait mettre la ville sous tutelle, tout revoir et participer à son développement. Surveiller aussi les sociétés paramunicipales qui en mènent large. Québec se doit d'investir plus tout en enquêtant sur les finances de Montréal,. Et pour bien planifier la développement d'une ville, il nous faut embaucher au moins un bon planificateur urbain. Quand on n'est pas capable de gérer 5 milles carrés, même si on en donne 25, le problème demeure. Plus c'est gros, plus c'est difficile à gérer parce que les contrats deviennent plus compliqués et les gens n'ont pas toujours la compétence nécessaire pour s'en occuper. Montréal a été abandonné par Québec, négligé, il y a du rattrapage à faire et ça prend un maire qui a une voix forte et qui n'aie pas peur de le dire, de l'exprimer et de mettre Québec en face de ses responsabilités.

Jean Lespérance, Montréal Québec

8 mai 2009

Le problème de Montréal, c'est son absence criante de leadership. Le maire Tremblay a visiblement perdu les pédales, la route à suivre, la crédibilité et le respect de ses concitoyens. Existe-t-il un Jean Drapeau dans l'audience? Je contribue personnellement à hauteur de 12000$ dans le budget de la ville, via mes taxes foncières, et la ville me fait honte, notamment au niveau du pavage de ses rues, carte de visite pour les touristes. Où va l'argent exactement? J'ai le goût de tout vendre et de m'établir dans une localité où l'argent y sera investi, et non dilapidé. Je suggère de supprimer les mairies d'arrondissements, le gaspillage, le copinage et tout ce qui vient avec la fin d'un règne. Louise Harel ou consorts, manifestez-vous!...

Jean Tremblay, Montréal

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