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Jeudi 16 janvier 2014 15 h 46 HNE


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Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Carnet Alain Crevier

6 mai 2009

ECR: les parents doivent-ils avoir le choix?


Depuis septembre dernier, le cours Éthique et culture religieuse est devenu une réalité dans toutes les écoles du Québec. Le programme a soulevé de nombreuses réactions. Mais peut-être aviez-vous le sentiment que tout le débat autour du nouveau programme était derrière nous? Eh bien... pas tout à fait. En fait, pas du tout! Dans quelques jours, l'affaire se transporte devant les tribunaux.  
 
Une parenthèse. « Le programme Éthique et culture religieuse permettra à votre enfant d'explorer, selon son âge, différentes manifestations du patrimoine religieux québécois et de connaître des éléments d'autres traditions religieuses présentes au Québec [...] » – ministère de l'Éducation du Québec. Bon, disons que tout le monde n'interprète pas les objectifs du cours de la même manière! 
 
Obligatoire 
 
Toujours est-il que le cours Éthique et culture religieuse (ECR) est obligatoire au Québec. Pour tous les enfants d'âge scolaire. Dans les écoles publiques comme dans les écoles privées. Pour certains parents, l'imposition du cours représente une erreur fondamentale. Ils revendiquent le droit de choisir. Minimalement, le droit à l'exemption. En vertu de la liberté de conscience et de religion. 
 
Étions-nous prêts? 
 
Pour tout le Québec, près de 2300 demandes d'exemption ont été formulées. C'est beaucoup? Ça dépend. Si on tient compte du fait qu'il y a tout près de 1 million d'enfants d'âge scolaire dans le réseau public au Québec, on dira que 2300 demandes d'exemption dans tout le système scolaire... c'est bien peu. Mais suffisamment pour injecter passablement du stress dans plusieurs établissements scolaires. 
 
Comme on me le faisait remarquer, il y a des parents qui n'ont pas fait leur deuil de l'enseignement confessionnel à l'école. Oui, il y a eu des consultations. Mais bien des parents ont le sentiment que tout va trop vite. 
 
En fait, on pourrait se demander si le Québec était prêt pour le virage de la laïcisation complète de nos écoles. De toute évidence, le débat politique est loin d'être clos.  
 
Avoir le choix? 
 
Le fait d'exposer nos enfants aux grandes religions, à ce que croient les juifs, les musulmans, les bouddhistes et les chrétiens, est-il nocif? Est-ce que ça va à l'encontre du droit des parents? Celui de choisir ce qu'on enseigne à leurs enfants? Et surtout, comme le revendiquent certains parents, l'exemption devrait-elle faire partie des choix des parents?  
 
On dira que l'exemption ne fait pas partie des choix des parents pour des matières comme le français ou les mathématiques. Alors, l'exemption devrait-elle être possible pour un cours comme celui-là, où il est question de la foi, de croyances qui, pour certains, sont fondamentales?  
 
Autrement dit, les parents devraient-ils avoir le choix? 
 
Note: la première partie de l'émission Second Regard du 10 mai 2009 porte sur cette question qui revient dans l'actualité.


Regardez Second Regard, animée par Alain Crevier

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Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Alain Crevier oeuvre à la télévision et à la radio de Radio-Canada depuis plus de vingt ans. Essentiellement... 
 
Il a travaillé à des émissions d'affaires publiques, à la radio, de 1980 à 1991. Il a ensuite été correspondant à Toronto, toujours pour les affaires publiques radio, de 1987 à 1991. 
 
Il a été animateur-journaliste pour la série Nord-Sud, à Télé-Québec, de 1991 à 1993. Il s'est aussi occupé, toujours comme animateur-journaliste, de la série Feu vert, sur les questions d'environnement, à Télé-Québec, en 1993 et 1994. 
 
Il a animé CBV Bonjour, l'émission du matin à la radio de Radio-Canada, à Québec, de 1996 à 2000. 
 
Il anime l'émission Second Regard depuis 1995. Une émission consacrée à la spiritualité, aux religions et à la quête de sens.

19 mai 2009

Ce cours représente un premier pas vers l'autre et la différence de culture religieuse. Autrefois, il y avait l'école protestante et catholique. De nos jours tout ces jeunes se cötoient dans la même cour d'école alors, celle-ci doit s'adapter. Je trouve que c'est très enrichissant pour les adultes de demain de se confronter à d'autres cultures. Je ne retirerais pas ce droit à mes enfants, au contraire. Lorsque ceux-ci étaient au primaire les parents devaient choisir entre le cours de Morale et Catholique. Moi j'aurais souhaité qu'ils puissent assister au deux, car l'un ne va pas sans l'autre.

Lise St-Laurent, Granby

17 mai 2009

Ce cours obligatoire d'Éthique et de Culture religieuse est une espèce de fricassée multi-religieuse (six religions entrent dans la recette) que l'on fait ingurgiter à des enfants dans le but manifeste de relativiser l'héritage judéo-chrétien de la nation québécoise. En fait, officiellement, les objectifs du cours, selon ses concepteurs, consistent à promouvoir le dialogue inter-culturel et la tolérance, ce que les intellos technocrates appellent le « vivre ensemble ». 
 
Mais, ce qu'il y a derrière ces objectifs honorables, c'est la conviction que, pour établir le dialogue avec d'autres communautés (encouragées, elles, à conserver leurs identités), il faut amoindrir, dévaluer et rabougrir, la substance identitaire du peuple québécois.  
 
C'est comme si, pour être tolérant à l'égard d'un autre différent de soi, il fallait à tout prix anéantir sa personnalité. Et c'est comme si, également, la tolérance et le respect d'autrui ne faisaient pas partie du patrimoine des valeurs judéo-chrétiennes.

Joanne Gravel, Québec

16 mai 2009

Une erreur s'est glissée dans mon texte précédent. Il faut lire les PRATIQUES religieuses plutôt que les "valeurs" religieuses qui entrent en contradiction avec les lois et les règles d'une société.... Je m'en excuse

André Castonguay, Sherbrooke

16 mai 2009

Il est faux de prétendre, comme le fait le journaliste Jean-Paul Desbiens, que "quand un Gouvernement se charge d'enseigner la religion, il enseigne le Gouvernement." En effet, il ne se "charge" pas d'enseigner la religion. L'objectif est plutôt l'ouverture aux autres en visitant les diverses valeurs et philosophies qui animent les différentes visions du monde.  
La réaction des catholiques fanatiques d'ici est la même qu'à l'époque de John Locke (Épistolia): l'intolérance. La religion n'a pas préséance sur l'État. L'État vise la sécurité et le bonheur d'une société. Les religions concernent les personnes dans leur intimité. Particulèrement en démocratie, les valeurs religieuses qui entrent en contradiction avec les lois et les règles d'une société doivent être bannies. Une État civil ne peut tolérer qu'un "prince" extérieur intervienne dans ses affaires d'état. Ceci ne veut pas dire qu'il impose une religion. Ceci veut dire que les religions ont droit de cité dans une société civile à la condition de respecter les règles établies. Les "objections de conscience" religieuses établissent une préséance, et donc des conséquences possibles, que tout État de droit ne peut et ne doit tolérer.

André Castonguay, Sherbrooke

16 mai 2009

Tous les enfants du Québec ont le choix d'apprendre leur religion auprès de leur église, leur synagogue, leur mosquée ou même le choix de ne croire en aucun Dieu. Mais tous les enfants ont le devoir de connaître les croyances des autres afin de comprendre le monde dans lequel ils vivent. Cela ne relève pas de la conscience mais de la culture et de l'éducation civique.

Maurice Martin, Montréal

16 mai 2009

@ Laurent Potvin  
 
D'abord une précision: Quand vous parlez du journaliste Jean-Paul Desbiens, vous voulez sans doute parler du frère mariste Jean-Paul Desbiens, le frère Untel. 
 
Ensuite, quand vous citez, « Quand un Gouvernement se charge d'enseigner la religion, il enseigne le Gouvernement.»  
 
Est-ce que vous étiez en désaccord avec les écoles qui dispensaient des cours de religion catholique? 
 
Enfin, ce qui me gêne un peu dans votre message, c'est que vous affirmez que les motifs que le gouvernement affirme être les siens ne sont pas les vrais motifs qui l'animent. 
 
J'ai des réserves face à ce cours mais je crois qu'il faut en discuter au mérite en nous basant sur son contenu et non sur les intentions présumées de ses auteurs. 
 
Enfin, je suis totalement en désaccord avec l'idée de diviser les enfants selon la foi ou les opinions des parents. Il ne doit pas y avoir de place à l'école pour le sectarisme.

Laurent Émond, Québec

15 mai 2009

ÉTHIQUE ET CULTURE RELIGIEUSE  
Le gouvernement prévoyait que des parents demanderaient pour leurs enfants des dispenses de tels cours. Il a décidé que les parents qui voudraient demander des dérogations devaient le faire auprès des C. Scolaires. Le MÉQ avait avisé ces C.S. de refuser toutes ces demandes. Si les enfants de ces parents demandeurs de dispense ne se présentaient pas à ces cours, les C.S. refuseront la promotion en classe supérieure.  
 
Cependant, on respectait la liberté de conscience des enseignants qui refuseraient de donner ces cours. Quant aux élèves, l'État ne respectait pas leur liberté de conscience. Pourquoi ? La liberté de conscience des parents qui sont les premiers éducateurs et premiers responsables de leurs enfants doit être ignorée. L'État dit libéral du Québec se fait alors premier responsable des enfants qui fréquentent écoles publiques et écoles privées ? 
 
En agissant ainsi, le gouvernement viole l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme  : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. » 
 
Ce sont là les libertés mentionnées par les parents ; premiers responsables de leurs enfants, lors de leurs demandes de dispense des cours d'ÉCR. 
 
Le but avoué du gouvernement en donnant de tels cours : apprendre la tolérance aux élèves devant les religions. Mais le gouvernement employait, lui, un moyen intolérant dans le noble but d'apprendre aux enfants la tolérance... Comment prétendre enseigner la tolérance en employant l'intolérance ? Nous nous trouvons en pleine contradiction ! Comme le journaliste Jean-Paul Desbiens avait raison d'écrire dans une chronique : « Quand un Gouvernement se charge d'enseigner la religion, il enseigne le Gouvernement.» 
 
La meilleure façon d'enseigner la tolérance à tous se trouve dans l'Évangile, un commandement nouveau depuis 2 000 ans : « Aimez-vous les uns les autres. » 
 
Laurent Potvin 
Château-Richer

Laurent Potvin, Château-Richer

15 mai 2009

Monsieur Crevier, 
 
Merci de m'avoir répondu. 
 
En effet, quand ont regarde les motifs de ceux qui ne veulent plus de religion à l'école, ils peuvent être différents. Dans mon cas, c'est que je veux transmettre moi-même à mes enfants, non seulement ma foi, mais aussi une ouverture aux autres. Mais aussi parce que l'enseignement passé était ridiculement superficiel et souvent transmis par des profs qui étaient obligés de le faire. Il y a déjà 25 ans que je suis contre les cours de religions assumés par des employés syndiqués pour cette raison. 
 
Pour d'autres, c'est parce qu'ils sont tout simplement contre la religion dans les écoles (et probablement dans leur vie, c'est leur droit et je le respecte!). 
 
Ce qui uni ces deux courants de pensée, radicalement différents et rarement ensemble sur le même front, c'est le refus du cours. Au total, les deux groupes n'en veulent plus... et seraient satisfaits si le MELS écoutait enfin leur requête. 
 
On verra bien ce qu'en dira le juge aujourd'hui!

Sophie Bouchard, Québec

15 mai 2009

Monsieur Crevier, 
Par mon commentaire, je voulais rappeler que le problème, ce n'est pas la crainte du «dialogue» mais plutôt la certitude ou du moins la forte présomption que le programme ÉCR, tel que structuré et mis en oeuvre, ne permet pas d'en arriver à un dialogue profitable avec «l'autre»... Vous signalez que votre interrogation porte sur «la fragilité prétendue de la foi. Peu importe l'âge» Cela nous ramène à la question de savoir de quoi parlons-nous quand nous parlons ici de «foi»... À la limite, on pourrait dire que la foi est un don de Dieu qui est inaltérable. La position établie dans la plupart des communautés chrétiennes est que la foi est un don qu'il faut savoir accueillir et développer... d'où la préoccupation éducative relativement à la foi comme au développement de l'ensemble de la personne. D'où la préoccupation également de tenir compte de l'âge ou de la capacité de compréhension des personnes. La connaissance ne mène pas nécessairement au relativisme mais elle peut le faire. Pensez, dans un tout autre domaine évidemment, au syndrome de Stockholm qui survient suite à une «meilleure connaissance» des preneurs d'otages. Le risque de confusion devrait être analysé plus sérieusement, car tout donne à penser que plusieurs éléments valables du cours ÉCR seraient vraiment plus adaptés au collégial... En dépit des beaux principes invoqués pour la promotion du programme, on ne peut éviter de garder certaines réserves sur la manière de les appliquer dans le cadre actuel du programme, nonobstant les efforts des enseignants, dont certains réussiront heureusement à «sauver les meubles» grâce à leurs capacités professionnelles qu'ils avaient déjà dans le domaine.

Roger Girard, Québec

14 mai 2009

Il va de soi que les parents doivent avoir le choix d'une école qui donne aux enfants leurs enfants, un enseignement conforme à leur désir et à leurs valeurs. L'État n'a aucun droit de décider pour les parents à moins d'être un état totalitaire à la Hitler ou à la mode de l'ancienne Russie ou de la Chine communiste.

Gilles Beaudet, Montréal

14 mai 2009

Monsieur Girard... 
Vous me demandez si les jeunes du primaire ET du secondaire peuvent dialoguer de la même manière que les cardinaux du Vatican.  
 
Mon interrogation porte sur la fragilité prétendue de la foi. Peu importe l'âge. Pour les jeunes, on semble souvent exclure le rôle et l'influence des parents. Comme si le modèle parental était négligeable.  
 
Mon interrogation ne portait pas sur la pertinence du cours ECR. Ni sur son caractère obligatoire. Je me demande en quoi la connaissance de « l'autre » constitue une menace ? En quoi la connaissance mène-t-elle nécessairement au relativisme?  
 
Mais posons la question : à partir de quel âge, à partir de quel moment la connaissance de « l'autre » est-elle acceptable, souhaitable? Au primaire? Au secondaire? À partir de quel âge? En passant, peu importe l'âge, peu importe si vous êtes cardinal ou simple croyant ou simple citoyen, le dialogue fini toujours par nous questionner, non?

Alain Crevier, Québec

14 mai 2009

Madame Bouchard... 
Vous semblez mettre l'accent sur le rôle des parents. Ça se comprend. La question est importante : que vaut la transmission de la foi si elle ne trouve aucun écho dans le milieu familial?  
Mais doit-on comprendre que pour vous, s'il faut choisir, mieux vaut aucun enseignement religieux à l'école plutôt que le cours ECR?  
 
Ce qui n'a rien à voir avec une autre opinion selon laquelle les religions ne sont plus pertinentes, qu'elles sont choses du passé et qu'il est préférable de les ignorer.  

Alain Crevier, Québec

14 mai 2009

@ Jorge Fontecilla 
 
Merci de votre "minusucle précision" à l'effet que Teilhard de Chardin, qui acceptait la théorie de Darwin et ne croyait pas au récit biblique de la Création en sept jours, est néamoins à vos yeux un créationniste. Je savais bien que le chat sortirait du sac un jour. Quand on traite les tenants de la thèse du dessein intelligent de créationnistes (et j'ignore si on peut réellement lier Teilhard à cette thèse ou s'il ne s'agit pas d'un autre amalgame simpliste, ou du moins anachronique), on laisse entendre que ceux-ci chercheraient à asseoir "scientifiquement" une lecture littérale de la Genèse, ce qui est évidemment intenable. Il y a effectivement des fondamentalistes qui sont engagés dans une telle démarche chimérique, mais les confondre avec un paléontologue professionnel comme Teilhard de Chardin (même s'il était jésuite par ailleurs), c'est pour le moins douteux au plan de l'honnêteté ou de la compétence intellectuelle, à votre choix. En fait, ce que cela revient à prétendre, c'est que tu ne peux pas croire en un Dieu créateur (ou même en un Dieu tout court) si tu acceptes vraiment les données de la science moderne, et donc si tu ne soucris pas à l'athéisme ou à l'agnosticisme c'est que tu es arriéré à quelque part. Ceci est la thèse d'un Mario Roy dans La Presse, par exemple. Pour moi, cela est ni plus ni moins une extrapolation arbitraire faisant de la science un dogme anti-religieux. On est toujours l'intégriste de quelqu'un d'autre.

Benoît Morin, Montréal

14 mai 2009

@ M. Morin 
Une minuscule précision: Theilard De Chardin était créacionniste. Créacionniste nouvelle mouture, genre design intelligent mais créacionniste quand même.

Jorge Fontecilla, Québec

13 mai 2009

Comment imposer le dialogue que suppose le nouveau programme de culture religieuse, dialogue sur un sujet aussi vital que celui des religions, à des jeunes dont la personnalité est en friche ?  
L'égalité des "personnes", oui ! l'Église Catholique à laquelle j'appartiens le reconnaît... 
et moi avec elle ! D'où le respect des "personnes"...en raison de l'amour infini 
que Dieu porte à chacune au point de l'inviter à partager sa propre vie. Mais il ya danger de confondre le respect des "personnes "avec le respect des "idées". 
L'égalité des religions, l'égalité des idées ?Toutes les idées, toutes les religions ne se valent pas ! On n'a qu'à observer les faits d'histoire. Le relativisme actuel proclame qu'il n'y a de vérité que la sienne propre. Il ne reconnaît aucune vérité absolue; comment alors distinguer le bien du mal ? Celui qui parlerait le plus fort aurait raison ? 
La "tolérance" s'exerce à l'égard des "personnes"; elle consiste à accepter que telle personne en soit là dans son cheminement vers LA VÉRITÉ. Celle-ci ne s'impose que par l'attirance intérieure qu'elle suscite chez l'être humain...jamais par les armes ou la menace. Mais encore faut-il qu'elle soit présentée, proposée, encore faut-il qu'il y ait interpellation si l'on ne veut pas  
stagner dans les demi-vérités, si l'on ne veut pas marcher parallèlement sans jamais se rencontrer comme deux rails de voie ferrée. 
Il y a mieux que la sincérité dans l'erreur, c'est la sincérité dans la vérité. Mais ce dialogue , que suppose l'interpellation, ne peut se faire qu'entre personnes qui ont une foi articulée 
et qui sont capables de reconnaître les points communs entre deux points de vue tout autant que les divergences entre ces mêmes points de vue. 
La foi catholique s'oppose à la résignation qui considère l'homme incapable de la vérité, comme si celle-ci était trop grande pour l'être humain.

Yolande Charland, Pointe-Claire

13 mai 2009

(suite) Pour moi qui suis chrétien, la conviction religieuse n'est pas le problème. Elle enrichit au contraire ma connaissance de l'autre en y incluant sa conviction et la mienne. Elle permet le dialogue de la foi, qui transcende celui de la culture. Je n'ai pas à le convaincre: c'est une prérogative de l'Esprit saint. Mais je n'ai pas à taire ma foi. Aussi bien taire mon coeur et mon âme. Dans la voie chrétienne, le chemin qui conduit à l'autre est déjà tracé. C'est celui de l'amour: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même», et «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé». Non, M. Crevier, ma rencontre avec l'autre ne mine en rien ma foi. C'est le carcan réducteur que voudraient m'imposer ces idéologues de la laïcité qui minerait ma foi et viderait de sa saveur ma rencontre de l'autre. 
 
Je crois à la pertinence d'un cours d'éthique et de culture religieuse pour les élèves du secondaire. Mais un tel cours doit être très bien monté et donné par des enseignants bien formés. Je l'attend toujours.

Denis Grenier, Sherbrooke

13 mai 2009

M. Crevier, 
 
Vous posez les questions : En quoi la connaissance de «l'autre» constitue une menace? En quoi la connaissance mène-t-elle nécessairement au relativisme? Formuler les questions de cette manière, c'est en fournir les réponses. Il est bien évident que la connaissance de l'autre ne devrait pas représenter une menace ni mener nécessairement au relativisme. Je poserais plutôt la question: Pourquoi la connaissance de l'autre serait-elle menacée ou comprimise par la conviction religieuse? S'il est vrai que certains chrétiens perçoivent le pluralisme religieux comme une menace, il est aussi vrai que les universitaires qui ont pondu ce cours perçoivent la conviction religieuse de ces chrétiens comme une menace. Ils la perçoivent comme un problème qu'il faut adresser de toute urgence. Mais pourquoi, justement, menacerait-elle la connaissance de l'autre? 
 
Deux vision du monde s'affrontent. L'une croyante, l'autre incroyante. Pour l'incroyant, la conviction religieuse fait problème. Elle est une source potentielle de conflits – preuves à l'appui. Elle menace le vivre ensemble. Ses énoncés, un seul Dieu, une seule foi, un seul baptême, sont jugés incompatibles avec la nécessaire ouverture à l'autre. Il faudra donc en modifier la perception, par une jeu de comparaison avec les différents patrimoines religieux du monde. Ainsi, croit-on favoriser l'ouverture et la tolérance.

Denis Grenier, Sherbrooke

13 mai 2009

@M. Crevier 
En fait, je pense plutôt qu'il faut se demander en quoi ce cours permet la connaissance de l'autre? Comme vous dites, l'ouverture ne peut et ne doit constituer une menace. C'est pourquoi la plupart des gens qui ont une foi éclairée et mature ne se sentent pas menacés par le dialogue. Mais pour dialoguer, il faut d'abord se connaître soi-même et ensuite apprendre à connaître l'autre. Ce travail est long et demande pratiquement une vie entière. Donc, à la lumière d'un cours qui a été pondu par des gens incompétents dans ce domaine (il suffit de lire les manuels), de fonctionnaires qui n'entendent rien aux questions éthiques et religieuses (voir le programme qui est écrit dans un jargon inclassable), d'un corps professoral qui n'a aucune formation pour enseigner ce type de cours, je vois mal comment ce cours peut contribuer à la compréhension de l'autre. Mon expérience auprès des jeunes qui ont fait le cours pilote me porte plutôt à croire que cette pseudo-connaissance qu'ils auront acquise engendrera plus de préjugés qu'il n'en chassera. Ce n'est pas parce que j'apprends des faits sur le mode de vie d'une personne que cela me permet de le comprendre. Les conflits religieux ne suppose-t-il pas une certaine connaissance de l'autre?(qui n'est pas compréhension!). Le dialogue authentique devient possible à partir du moment où on reconnaît la part de vérité dans le discours de l'autre. Et je ne vois pas à la lumière de tout ce que j'ai lu sur ce programme (c'est-à-dire à peu près tout ce qui a été écrit pour le justifier) en quoi ce cours permettra un jugement éclairé sur la part de vérité dans les différents discours religieux. Ce n'est justement pas ce qu'il entend accomplir. A mon avis, le problème se trouve dans le fait d'associer la transformation d'un comportement moral (ouverture, tolérance, etc.) à la transmission d'un contenu objectif culturel religieux. Cela relève d'un fantasme totalement abstrait qui suppose une anthropologie fort douteuse qui mériterait largement d'être discutée. Ailleurs.

Thierry Layani, Longueuil

13 mai 2009

Les interventions que je peux lire sont souvent très riches. Alors brièvement, quelques réponses... 
 
@ Alain Crevier 
 
Connaître l'autre n'est jamais une menace et est toujours important. Connaître l'autre entraîne toujours une certaine "relativité" qui est bien souhaitable par ailleurs. 
 
@ Monsieur Marcoux 
J'admire votre courage 
 
@ Monsieur Gravel 
Si le contenu de ce cours est important vous avez raison: il doit être obligatoire. Sinon, mieux vaudrait le retirer simplement du programme. 
 
Dans votre mot, involontairement je l'espère, vous affirmez quelque chose de faux quand vous parlez d'une alliance entre les intégristes religieux et le mouvement laïque Québécois. Ce dernier préconise de retirer complètement ce cours et non de diviser les enfants en fonction des croyances des parents.  
 
http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/11052009/120064.shtml

Laurent Émond, Québec

13 mai 2009

Monsieur Crevier, 
À question simple, réponse simple: c'est parce qu'il s'agit d'enfants qu'il faut rester prudent. Le cardinal Tauran a depuis bien longtemps, campé sa foi. Avec son assurance intérieur, il peut discuter, échanger, dialoguer, sans se sentir menacer. Et c'est là toute la différence. Quelqu'un qui connaît bien sa foi en terme d'expérience est habituellement ouvert aux autres. Mais comme on parle d'enfant, il faut changer de façon de faire.  
Comme parent, on s'attend à pouvoir aborder ces questions avec son enfant, en lui transmettant ses propres balises, valeurs, approches. De mon côté, je tiens à ce que mes enfants soient ouverts et accueillants. Et j'espère que j'accomplis mon rôle comme il se doit en ce sens. 
Si on revient au caractère obligatoire, il m'apparaît insultant pour les parents. Comme si nous n'avions ce qu'il faut pour transmettre civisme et ouverture. Comme si l'État était meilleur dans cette tâche... C'est choquant! 
Il y a plusieurs années on entendait souvent que l'Église n'avait pas d'affaire dans nos chambres à coucher. Pourquoi permettrait-on alors à l'État d'y entrer?

Sophie Bouchard, Québec

12 mai 2009

Monsieur Crevier,  
En référence aux craintes suscitées par l'imposition du cours ÉCR, vous demandez en quoi la rencontre de «l'autre» peut «constituer une menace». Pour plusieurs parents qui contestent ce cours, ce n'est pas la rencontre ou la connaissance de l'autre qui fait problème, c'est la manière de connaître l'autre. Ces parents collaborent même avec des gens d'autres croyances (et même des incroyants) et ils ne demandaient pas d'être exemptés lorsque les cours antérieurs d'enseignement religieux catholique ou protestant abordaient les diverses religions du monde (hé oui, cela se faisaient déjà!). Mais le programme actuel ÉCR, dans sa structure et dans sa mise en oeuvre, donne à penser que la rencontre risque fort d'être superficielle, biaisée, porteuse de clichés et d'illusion de connaissance, si tant est qu'elle se produise effectivement.  
Une petite question à mon tour. Pensez-vous que les jeunes du primaire et du secondaire peuvent dialoguer de la même manière et avec les mêmes dispositions que les participants que vous avez rencontrés lors du Colloque au Vatican?

Roger Girard, Québec

12 mai 2009

Une question... toute simple. 
 
Au fil de tous ces commentaires, je constate que pour certains, le cours ECR représente une source de menaces. C'est évident. Mais je me pose une question toute simple (bon... si la simplicité existe dans ce débat). Pour un moment, mettons de côté le caractère obligatoire du cours ECR. En quoi la connaissance de « l'autre » constitue une menace ? En quoi la connaissance mène-t-elle nécessairement au relativisme?  
 
Un exemple. L'automne dernier, au Vatican, s'ouvrait un nouveau forum, un dialogue entre catholiques et musulmans. L'idée même de ce dialogue conduit à la connaissance de « l'autre ». Sans quoi, aucun dialogue ne peut exister. C'est l'objectif du dialogue. Un grand diplomate du Vatican me précisait que l'idée n'était pas de convertir. Mais de comprendre. Nulle part, à aucun moment, je n'ai eu le sentiment que ce diplomate sentait sa foi menacée. Et je comprends! Voici un cardinal qui a fait toute sa carrière en dialoguant avec les musulmans et les juifs. (Il s'agit du cardinal Jean-Louis Tauran).  
 
Alors... en quoi le fait de connaître « l'autre » mine-t-il la foi d'un individu? On pourrait croire que la foi des parents représente un phare. Parfois pour les enfants, une référence solide. Inébranlable. Et, pour certains, une référence magnifique ?

Alain Crevier, Québec

12 mai 2009

à M. Benoît Morin 
J'ai lu avec beaucoup d'attention vos interventions sur le cours d'Ethique et de culture religieuse. Vos attaques m'étonnent. J'ose penser que vous souffrez d'un anti-cléricalisme qui vous amène à cracher votre venin sur des croyants engagés comme je souhaite l'être. Ou bien, faites-vous partie d'une Eglise sans hiérarchie qui vous donne le droit de dire que vous possédez la Vérité, ce qui viendrait fausser les échanges d'opinion sur ces cours ECR. Dites-moi franchement si vous êtes un chrétien engagé dans l'Eglise catholique; sinon, dites-moi quelle est vraiment votre foi. Je maintiens que le dialogue n'est possible que si les parties concernées savent se respecter. Je tiens à vous rappeler que j'ai enseigné toute ma vie la foi chrétienne catholique dans une polyvalente.. avec conviction. Je tiens à vous rappeler que le cours ECR est un cours d'acquisitions progressives de connaissances ( d'ordre cognitif et non d'ordre affectif), qui amène le jeune à élargir ses horizons et à mieux respecter les autres dans leurs différentes croyances. Et à ce titre, ce cours doit demeurer obligatoire à mon avis. Souhaitons que nos jeunes sachent découvrir à travers ces cours le sens du dialogue et du respect des valeurs de chaque personne. Je vous rappelle que je suis avant tout un chrétien catholique engagé et cela ne devrait pas vous agresser: c'est précisément ce que nos jeunes vont apprendre: le respect des différences. Qui êtes-vous, M. Morin? 
Emilien Marcoux, prêtre, 
Plessisville.

Emilien Marcoux, Plessisville

12 mai 2009

@ Benoît Morin 
 
Je ne désirais justement pas m'attaquer à la notion d'âge mais plutôt affirmer que M. O'Neill a été actif dans une réalité québécoise totalement différente d'aujourd'hui. En parlant de réalité d'aujourd'hui, ce que Dominique Chabot écrit plus bas correspond beaucoup plus à une opinion crédible que celle de M. O'Neill. La Coalition pour la liberté en éducation (basé sur l'observation que j'ai fait de leur site web) ressemble justement à un rassemblement de parent émotif motiver par la peur. Vous êtes de Montréal, vous devriez être capable de constater mieux que moi qui est à Québec le besoin de s'ouvrir aux autres cultures pour bien vivre en société. Je pense crédible les gens du milieu universitaire. L'universités est un milieu idéal pour développer des relations multiculturelles. Fait vécu, dans une équipe pour un cours en ingénierie j'étais le seul québécois de mon équipe de 7 personnes (marocains, libanais, italien et vietnamien). Au ramadan, j'étais content d'avoir des connaissances sur les musulmans et comprendre, par exemple, qu'il en mange pas de jour et qu'il serait respectueux de manger mon lunch ailleurs que sous leur nez. Le respect, la neutralité de jugement, l'acceptation d'autrui voilà des valeurs qui s'enseignent peut importe le point de vue religieux des parents sans brimer leur liberté. Mais non, avec de nombreuses exceptions, d'un coté il y a des religieux qui crie à l'hérésie et de l'autre des athées qui veulent éliminer toutes formes de religions. Ces gens devraient suivre le cours ECR.

Frédérik Cloutier, Québec

12 mai 2009

@ Frederik Cloutier 
 
Quelle que soit votre opinion de M. Louis O'Neill, une chose est certaine: ce n'est pas un chrétien fondamentaliste (une de ses inspirations majeures avouées est Teilhard de Chardin, pas vraiment un créationniste si vous voyez ce que je veux dire), ni un fanatique, ni un béret blanc... L'envolée de l'abbé Gravel fait donc preuve, comme vous le dites vous-même, de "réactions émotives peu réfléchies". La vérité c'est qu'il y a des personnes articulées qui ne sont pas dans des sectes et qui ont néanmoins un jugement très critique sur le programme ECR. Cela ne sert à rien de les caricaturer. Il y a encore quelques mois, on entendait dire ici et là que les opposants sont forcément des petits vieux en marchette. Monsieur O'Neill est peut-être né en 1925, mais regardez les concepteurs du cours ECR et ses défenseurs dans le milieu universitaire, les Proulx et compagnie qui approchent la retraite: l'argument de l'âge peut se retourner. Les animateurs de la Coalition pour la liberté en éducation sont pas mal plus jeunes en comparaison. Ils sont sur le terrain avec des enfants, eux, pas dans la tour d'ivoire d'une faculté des sciences d'éducation.

Benoît Morin, Montréal

12 mai 2009

Le Ministère de l'éducation ne porte pas bien son nom. Il instruit mais n'éduque pas. La réalité est que l'éducation est jusqu'à présent essentiellement une affaire des parents (et dans une moindre mesure, de la famille, des fréquentations, de la culture et de la religion, des média et des publicités). L'importante différence entre l'instruction et l'éducation consiste en ceci: l'instruction pourvoit en connaissance tandis que l'éducation forme le jugement. On peut connaître infiniment sans pour cela réussir dans la vie parce qu'on ne sait pas comment continuellement améliorer son jugement à travers tout ce que l'on vit: on ne devient pas consciemment une meilleure personne. La tache essentielle de l'éducation est donc d'apprendre à l'enfant à apprendre par lui-même, à devenir autonome et responsable de tout ce qu'il fait, à surmonter ses erreurs en tirant soi-même ses propres leçons. 
 
Cependant, le cours d'ECR n'est pas la solution directe pour une meilleure éducation. C'est uniquement une mesure adaptative et réactive à un changement social déjà en marche, elle est loin d'anticiper tout le progrès possible en matière d'éducation. Bref, l'ECR est un sujet polémique qui détourne notre réflexion du plus important: comment rendre nos enfants des meilleurs adultes que nous sommes actuellement, plus libres et plus responsables, plus outillés pour résoudre les conflits de demain? 
 
À mon avis, l'État peut jouer un rôle déterminant dans l'éducation de nos enfants, mais il faudrait réviser jusque dans ses racines l'essence même de sa mission. Pour l'instant, l'ECR ne doit pas être obligatoire parce qu'elle n'est pas nécessaire.

Vibol Ing, Rochester, NY

12 mai 2009

Le cours d'ECR doit rester obligatoire mais devra être amélioré. Excepté au cours d'histoire, la religion n'a en effet rien à faire à l'école. Seulement en famille et dans les lieux de culte. Mais on en est encore loin ! D'où l'étape intermédiaire de ce cours d'ECR. En principe, découvrir d'autres religions que celle qui a été imposée dès l'enfance ne peut, par comparaison, que renforcer celle-ci. C'est même, à mes yeux, le but hypocrite de ce cours : compenser le déclin du catholicisme ... Initialement, en effet, il devait être fait mention de l'existence de conceptions non religieuses. C'était un minimum, par simple honnêteté intellectuelle. Or actuellement, même la mention de l'athéisme est supprimée ! cqfd ! 
Statistiquement, la liberté de croire ou de ne pas croire est souvent compromise, à des degrés divers, par l'imprégnation de l'éducation religieuse familiale, forcément affective puisque fondée sur l'exemple et la confiance envers les parents, et confortée par l'influence d'un milieu culturel unilatéral puisqu'il exclut toute alternative laïque non aliénante.  
L'éducation coranique (c'est un fait sociologique) en témoigne hélas à 99,99 % ...  
Afin de réduire les inégalités socioculturelles, l'école devrait donc compenser l'influence des parents, certes légitime et constitutionnelle mais unilatérale, - ne leur en déplaise ! - par une double information minimale, objective et non prosélyte : d'une part, au cours d'histoire, sur le « fait religieux » (certes « l'amour du prochain », mais aussi la soumission inhérente à toutes les religions, la part de responsabilité des trois religions monothéistes dans l'origine de l'intolérance, de la violence et des guerres, ...), ET d'autre part, sur le « fait laïque » (l'humanisme laïque, ses principes de libre examen, d'autonomie et de responsabilité individuelle, ses valeurs universalisables - puisque bénéfiques à tous, telles que le respect de la dignité humaine -, ses options, ses objectifs, la spiritualité laïque, ... 
 
 
 
 
 

Michel Thys, Waterloo en Belgique

12 mai 2009

Si j'étais végétarienne, personne ne mettrait en cause le fait que mes enfants aussi le soient. Aucun enseignant, aucun fonctionnaire, aucune ministre, même de l'Éducation, n'oseraient obliger mes enfants à goûter à de la viande à l'école! Tous se plieraient à ma valeur alimentaire. 
Comment se fait-il que, pour des questions encore plus fondamentales, l'État se permet de faire “manger” d'autres croyances à mes enfants, que celles que portent ma famille? Comment se fait-il qu'en plus, on ose venir dire à mes enfants que j'ai tort de m'opposer au cours ECR ? C'est effectivement ce que les profs de deux de mes trois enfants ont eu le front de leur dire! On s'oppose ainsi ouvertement à mon opinion, on met en doute mon discernement et l'on mine mon autorité de parent auprès de mes enfants, les incitant plutôt à accepter le cours qui « n'est pas si pire qu'on le dit ». 
Il ne faut pas ignorer qu'il y a un bon moment que beaucoup de parents ont remis l'éducation de leurs enfants entre les mains de l'État Ceux qui sont encore dans l'école se décarcassent pour y rester malgré toutes leurs obligations familiales. Je pense qu'il en est de même pour les demandes d'exemption. 
Est-ce qu'on peut pour autant rejeter du revers de la main cette catégorie de personnes? Et au nom de quoi? 
Allez! Un peu de cohérence! Ceux qui prônent la laïcité dans les écoles, qu'ils cessent donc d'y encourager l'enseignement des religions!

Bouchard Sophie, Québec

12 mai 2009

Pour répondre à M. Benoît Morin. Sans vouloir généraliser, j'aurais tendance à caser l'opinion de M. Louis O'Neill né en 1925 dans une vision légèrement conservatrice et dépasser du multiculturalisme québécois d'aujourd'hui qui n'existait pas lors de la révolution tranquille.  
 
J'apprécie l'évolution des commentaires sur ce carnets. Après une série de réactions émotives peu réfléchies, l'argumentation prend le dessus pour en arriver à des discussions intéressantes. Pour ma part, je n'ai pas l'impression qu'on viole la charte des droits car les droits des parents s'accompagnent des devoirs de ceux-ci à éduquer eux-même leur enfant, d'où le choix inscrit dans la charte. Trop de parents abandonnent l'éducation de leurs enfants à l'école pour trop de mauvaises raisons souvent liées à un besoin de confort monnétaire. Ils se sacrifient eux-même et la relation privilégiée avec leurs enfants pour de fausses valeurs publicisés.

Frédérik Cloutier, Québec

12 mai 2009

Bonjour 
Je suis enseignante dans une école secondaire pour le cours ECR. Je suis également formatrice pour les enseignants. Ce qui m'inquiète le plus pour le cours, est qui l'enseigne et comment il est enseigné. Lors de mes formations en ecr, les enseignants ne se présentennt pas. On donne les périodes en complément de tâche aux autres enseignants qui n'ont aucune formation de base dans cette matière et qui ne viennent pas en chercher parce qu'ils espèrent l'enseigner juste un an. De plus, on coupe dans le temps au premier cycle du secondaire au lieu de donner 2 périodes, on donne seulement 1 période. Le gouvernement est au courant de cette réalité et ne fait rien. Il a payé le prix fort pour ce cours et il ne fait rien pour qu'il soit bien enseigné. Il paie pour l'image de ce cours mais dans la réalité il ne ce préoccupe pas de la façon qu'il sera enseigné. Oui les parents peuvent avoir des craintes. Il reste que je crois que c'est un merveilleux cours et je suis fière de l'enseigner à mes élèves.

Dominique Chabot, Pont-Rouge

12 mai 2009

À M. l'abbé Raymond Gravel: Louis O'Neill, prêtre défroqué, marié, pionnier de la Révolution tranquille, ex-ministre sous le premier gouvernement de René Lévesque, est-il un créationniste ou un fondamentaliste? Alors pourquoi est-il contre le cours ECR?...

Benoît Morin, Montréal

12 mai 2009

Le nouveau cours d'Éthique et de Culture Religieuse doit rester obligatoire. Nous avons enfin l'occasion d'apprendre aux enfants du primaire et aux jeunes du secondaire de s'ouvrir à l'autre, de l'accueillir, de le comprendre et de partager avec lui. Ce cours permettra un "mieux vivre ensemble" et favorisera plus de tolérance envers la différence. Il faut absolument maintenir l'obligation. C'est la seule façon d'éviter l'intégrisme religieux et laïque. En développant le sens critique de nos jeunes, il y aura moins de créationnistes et de fondamentalistes de tout acabit. Personne ne s'interroge sur cette alliance entre le MLQ, les parents catholiques et les sectes religieuses fondamentalistes? Arrêtons de leur donner de l'attention! Ils sont minoritaires et doivent le demeurer, si on veut d'une société ouverte, tolérante et respectueuse de la diversité culturelle et religieuse.

Raymond Gravel, prêtre, Joliette

12 mai 2009

Monsieur Benoît Morin, 
 
Votre commentaire concernant l'abbé Émilien Marcoux suscite, chez moi, quelques réflexions. 
 
Le non respect de la Charte des droits de l'homme, à ma connaissance, n'a pas encore été démontré concernant l'affaire des ECR. Tant que les tribunaux n'auront pas tranché, vous ne pourrez malheureusement pas utiliser cet argument, d'ailleurs contestable, comme un fait acquis.  
 
Pour ce qui est de l'abbé Marcoux, j'applaudis à son ouverture d'esprit. Son commentaire a le mérite de la modération, ce qui rassure à la lecture des nombreux commentaires par trop rétrogrades et fanatiques de ce carnet.  
 
C'est le monde à l'envers : un athée en accord avec un homme d'église !

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

12 mai 2009

Ces cours d'éthique et religion ont pour but d'imprégner aux enfants le respect des règles établies, code vestimentaire, code d'éthique, règles au travail, en leur enseignant que plusieurs individus peuvent croire différemment même s'ils pratiquent la même religion, que par définition une croyance est le fruit de l'imagination; que chacun peut croire ce qu'il veut mais que nul ne doit pas tenter de s'imposer ou tenter d'imposer sa croyance. Oui ces cours doivent être obligatoires tout comme un cours de français ou un cours de mathématique et comme devrait l'être un cours d'histoire. Nos enfants doivent savoir pour quoi des non-croyants peuvent donner un sens à leur vie et reconnaitre que la vie vaut la peine d'être vécue et pour quoi d'autres ont besoin de croire à l'imaginaire pour justifier une raison de vivre. Et surtout le gouvernement devrait s'assurer que ces cours rejoignent tous les étudiants, surtout ceux qui en ont le plus besoin, c'est à dire les écoles sectaire, confessionnelles qui n'enseignent qu'une seule croyance comme étant une vérité absolue. il est important que tous les citoyens comprennent qu'une croyance n,est pas une vérité mais le fruit de l'imagination; il et aussi important que nos enfants sachent qu'ils ont le droit de rêver mais que tous n'ont pas à avoir le même rêve. Même dans une société sans religion, si les citoyens ne sont pas informés de ce qu'est une croyance à l'imaginaire, il s'y trouvera toujours un gourou pour les endoctriner.

Claude Latour, Saint Jérôme

11 mai 2009

Le cours ECR n'est pas du tout pour le laicisme ,mas plutot , il permet l'endoctrination a la religion Nouvelle Age ; le syncretisme est une des ses particularites .Connaiitre sur les autres cultures et meme des religions n'est pas le probleme ( voir les activittes et rituels qui se font en classe ! Visitez le site de La CLE.) 

Ileana Damian, GFP

11 mai 2009

M. Émilien Marcoux,` 
J'ai honte d'entendre un prêtre catholique parlait contre le Vatican. Est-ce-qu'un membre du parti Libéral pourra prendre position contre son chef M. Charrest. Est-ce-qu'un membre d'une corporation professionnelle quelconque peut ne pas respecter l'éthique et la ligne de conduite dictée. Voyer ce qu'il est arrivé à l'ex-juge Mme Ruffo, elle voulait comme vous faire à sa tête. Voilà pourquoi les Québécois sont conffus, celà vient d'en haut. J'espèrre M. Crevier que vous n'allez-pas empêcher la publication de ce message comme vous l'avez toujours fait dans le passé. Une vérité qui nous déchire, laissez-nous la liberté de l'exprimer SVP

May Assy, st-laurent

11 mai 2009

Avant tout félicitation à M. Réal Bleau. 
En vérité moi je vais plus loin et je vois que ce cours présente notre Seigneur comme à Golgotta sur la croix entre deux voleurs. Tout le monde est égal. La vrai histoir des religions vous ne pouvez pas l'enseigner car les adhérents vont vous crier et vous menacer, alors vous présenterez tout le monde égal, et c'est là les déformations. Notre Seigneur a prêché l'amour et le pardon inconditionnelle de tout le monde y compris de l'énemie et d'autres nommés Prophète, ont enseigné la guerre et le mépris, de tous ce qui n'est pas comme nous. Alors, comment les présenter tous égaux côte à côte??

May Assy, st-laurent

11 mai 2009

Bravo monsieur Marcoux, prêtre. Ce fanatisme que vous dénoncez a presque l'odeur de l'époque de l'inquisition, de la grande noirceur.  
Je vous suggère et je suggère surtout à ces "soldats de Dieu" une lecture d'une incroyable modernité malgré son époque. Il s'agit d'un texte de John Locke écrit à la fin des années 1600. Il s'intitule "Lettre sur la tolérance".  
Encore une fois, bravo pour ce rappel à l'essentiel dans votre foi.  

André Castonguay, Sherbrooke

11 mai 2009

À Madame Joanne Gravel: ''Pourquoi l'état ne nous permet plus d'être premiers responsables de nos enfants?'' Vous ne trouvez jamais de réponse car votre question ne réflète pas la réalité. Lorsque j'ai fait mon primaire et mon secondaire, l'état et les autorités religieuses en place ne permettaient aucun choix à mes parents. Aujourd'hui, en 2009, l'état ne se mêle plus d'endoctriner. La responsabilité d'une religion revient uniquement aux parents. C'est enfin la liberté de choix dans notre société multi culturelle. Je pense que la minorité de parents contestataires devraient porter un regard plus lucide sur cette amélioration (ECR) au programme des écoles primaires et secondaires.

Ève Bellini, Montréal

11 mai 2009

M. l'abbé Marcoux, dois-je comprendre que vous soutenez le gouvernement contre les parents, eux qui réclament qu'on respecte à leur égard la Déclaration universelle des droits de l'homme? Je croyais que l'Église avait appris sa leçon en matière de droits individuels. Ce ne sont pas vos droits à vous qui sont en jeu ici. Vous pourriez en prendre acte. Je croyais aussi qu'on en avait fini avec le cléricalisme oû on se fait servir l'argument "les évêques ont parlé, vous n'avez plus d'affaire à rien dire!" Et je croyais enfnn qu'on en avait terminé avec la confusion du temporel et du spirituel. Les évêques ont une opinion, mais il y a d'autres groupes religieux au Québec sur lesquels ils n'ont aucune autorité, et de toute manière il n'y a pas de dogme en politique. Si l'Église ne veut plus s'impliquer à l'école, cela la regarde. Mais alors, qu'elle ne prétende pas dicter aux familles ce qu'elles doivent faire avec l'école. Même si l'enseignement de la religion n'était plus offert en milieu scolaire, le droit d'être exempté du cours ECR demeure justifié au nom de la liberté de conscience. Je crois que vous n'avez pas réellement complété votre aggiornamento personnel, Monsieur l'abbé.

Benoît Morin, Montréal

11 mai 2009

Je rappelle que l'Eglise du Québec a bien plus besoin de Pasteurs que de Dogmaticiens qui rêvent d'un Québec du passé, à la mode du Vatican. 
Laissons à l'école le soin de d'informer et prenons nos responsabilités pour faire l'éducation de la foi chez nos jeunes. Le recours aux tribunaux donne trop d'importance aux conservatisme, au retour au passé, au style bérêts blancs.  
J'ai mal à mon Eglise mais je ne dirai jamais: Québec, tu t'es fait belle pour accueillir ton Prince. Quel anachonisme.... 
L'Eglise du québec a besoin de pasteurs et non de dogmaticiens. Ma foi repose sur le Christ: aime Dieu, aime ton prochain.

Emilien Marcoux, prêtre, Plessisville

11 mai 2009

Bonjour M. Crevier, 
Je suis prêtre et j'ai enseigné l'enseignement religieux pendant 32 ans dans une de nos polyvalentes. J'ai donné le meilleur de moi-même mais je me pose sincèrement ce qu'il en reste chez mes étudiants et étudiantes.Depuis, les Commissions Scolaires sont devenues laiques, et nos gouvernements ont choisi de sortir l'enseignement religieux de nos écoles pour le remplacer par un cours qui a comme titre Ethique et Culture religieuse. Je fais remarquer qu'à mon avis, il valait mieux ouvrir l'esprit des jeunes à la connaissance des grandes religions et laisser les chrétiens prendre leur responsabilité en assumant eux-mêmes l'enseignement de la catéchèse et l'enseignement religieux dans les sous-sols de nos églises ou dans nos foyers. Je tiens à faire remarquer que l'Assemblée des évêques du Québec était d'accord sur cette décision. Malheureusement, un nouveau Cardinal est arrivé dans mon diocèse et n'a pas voulu faire équipe avec l'assemblée des évêques du Québec. Dommage que dans le passé, le clergé n'a pas su développer chez les chrétiens l'esprit critique et l'importance de se référer à la limite à sa conscience personnelle. Les parents qui revendiquent le droit au retrait de ce nouveau cours oublie que nous vivons maintenant dans une société multiculturelle et qu'ils empêchent les jeunes d'élargir leurs horizons. Si mon Cardinal s'était rallié à l'Assemblée des évêques du Québec, je demeure convaincu que plusieurs parents n'iraient pas devant les tribunaux. Oui, dommage de ne pas réaliser qu'on n'est pas au Vatican. Oui, j'ai mal à mon Eglise mais ma foi repose sur le Christ.

Emilien Marcoux, prêtre, Plessisville

11 mai 2009

Mr Marc André Villeneuve, voici pourquoi ce cours m'inquiète tant, un cours qui devait être un cours sur l'exploration religieuse je cite un article et je vous recommande de lire l'article on complet cela ammene a réflechir 
 
" le même cahier ne consacre que douze pages (12) au christianisme dans un chapitre intitulé « Colloque des savoirs en histoire et en religion ». Le même chapitre consacre 8 pages au judaïsme, 7 à l'islam, 8 à l'hindouisme, 7 au bouddhisme et 5 à l'athéisme. À peine moins de pages consacrées au féminisme qu'aux religions dans un manuel d'éthique et de culture religieuse" 
 
ref : http://pouruneecolelibre.blogspot.com/2009/01/opration-radio-franois-david-de-votre.html

Tremblay Sylvain, Quebec

11 mai 2009

@ Ghislaine Fecteau 
 
Je vous avoue bien humblement que je ne connaissais pas Faustine Kowalska. Comme vous m'avez dit que sa lecture me ferait du bien...j'ai tenté l'expérience.  
 
En toute honnêteté, pour comprendre les errances et les grandeurs de l'être humain, je préfère, et de loin, les grands écrivains. 
 
À chacun de juger de l'intérêt que vous portez à cette lecture pour éclairer le débat: 
 
“... chaque fois que tu entendras l'horloge sonner trois heures, immerge-toi tout entière  
en Ma miséricorde en L'adorant et en la glorifiant; fais appel à Sa toute-puissance pour  
le monde entier (...). A cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres;  
à cette heure-là, grâce fut donnée au monde entier - la miséricorde l'emporta sur la justice. (...) essaie à cette heure-là de faire le chemin de croix; mais si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins un moment à la chapelle et célèbre Mon coeur qui est plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement; et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment. J'exige de toute créature de vénérer Ma miséricorde” (PJ 1572). 
 
Source: http://www.faustine-message.com/oredzie_fr2.htm#heure

Laurent Émond, Québec

10 mai 2009

Bonjour, 
M. Crevier, 
 
Je veux seulement vous suggérer fortement de réfléchir aux propoos de toutees les personnes qui contestent. D'après ce que je puis constater, vous n'avez pas affaire à des ''deux de pique'' ds la plupart des cas. Laissez parler votre coeur et non seulement votre raison et la mode anti-religieuse. 
 
Mariette Drouin

Mariette Drouin, St-Odilon

10 mai 2009

Je crois que l'éducation pour les enfants doit toucher à tous les domaines. Et la religion fait parti prenante de la vie des humains de tous les pays pour nombre d'années encore je crois. Alors... Nous avons le devoir de leur faire connaître tout ce qui est important de savoir pour les aider à bien cheminer dans la vie. La religion quant à moi est ce qu'il y a de plus personnel dans la vie et chacun doit trouver le chemin qui lui apporte le plus de bon et de bien. Ce choix on ne peut le faire alors que l'on ignore tout. On doit savoir pour pouvoir choisir. Si nous enfants aprennent alors ils auront la possibilité de faire leur choix.

Mireille Fontaine, Ste-Brigitte-de-Laval, Québec

10 mai 2009

Pourquoi modifie-t-on la charte québécoise des droits et liberté pour imposer le cours d'ECR? Posons-nous la question, pourquoi change-t-on l'article 41de la loi 95 en toute vitesse à la fin d'une session parlementaire?  
 
Pourquoi impose-t-on aussi radicalement un cours pendant 11 ans à nos enfants? Et ceci tout d'un coup. Même la réforme entra dans les écoles une année à la fois. Quelle est l'urgence? Un cours que les parents n'ont pas demandé? Y avait-il un problème? Quelle idéologie veut-on absolument imposer à nos enfants, plus malléables que nous les adultes.  
 
Dans l'ancien régime, les jeunes étudiaient les autres religions et les sectes à la fin de leur secondaire. Ils auraient facilement pu rajouter plus de cours sur les autres religions pour les ouvrir + aux autres cultures. Pourquoi n'ont-ils pas pris cette voix plus simple? Pourquoi enlever des droits fondamentaux aux parents?  
 
Donc POURQUOI L'ÉTAT NE NOUS PERMET PLUS D'ÊTRE PREMIERS RESPONSABLES DE NOS ENFANTS? Ils auraient facilement pu rajouter plus de cours sur les autres religions sans changer la loi. Pourquoi avoir modifié la charte québécoise des droits et liberté? La question se pose vraiment, quelle est l'intention derrière cette imposition? Pourquoi enlève-t-on des droits aux parents?

Joanne Gravel, Québec

10 mai 2009

Prière de prendre note que je voulais dire que le site du Vatican n'était peut-être pas tout à fait impartial (et non partial...) 
 
Merci !

Marc-André Villeneuve, Siant-Elzéar-de-Témiscouata QC

10 mai 2009

Madame Ghislaine Fecteau, 
 
Dans le premier point, j'ai tenté, mais je n'ai pas réussi, de faire tomber les préjugés entourant l'athéisme. Il serait important, également, de voir dans quel contexte Dostoïevski, écrivain de génie j'en conviens, a utilisé votre citation, mais laissons cela.  
 
Je parlais des religions dans le temps, et sans distinction, mais si vous voulez une guerre de religion catholique récente, je dirais l'Irlande du Nord. Et ce n'est pas encore tout à fait éteint...  
 
Pour ce qui est du nombre de victimes de l'inquisition, je ne suis pas un spécialiste. Je tentais, là aussi, de faire la part des choses. Il est impossible, encore une fois, d'établir des chiffres exacts. Même les spécialistes ne s'entendent pas. On peut cependant penser que le document du Vatican sur Internet auquel vous faites référence n'est peut-être pas tout à fait impartial. 
 
En effet, la «justice», pour moi, c'est aussi de tenir compte des minorités et de réparer les torts causés... en leur accordant une place plus importante, par exemple.  
 
Enfin, je n'ai pas dit que la religion catholique ne professe pas de bonnes valeurs. J'ai simplement voulu mentionner que l'apport de la spiritualité amérindienne n'est pas nocif. Il est où, alors, le problème de «dilution» dont vous parlez, si «Saint-François d'Assise et bien d'autres» sont au diapason des valeurs autochtones ? Je me réjouis cependant que les Amérindiens n'apportent pas un lourd bagage de péchés, de remords, de sacrifices, d'abstinence sexuelle et de misogynie, ce qui m'apparaît beaucoup plus sain et proche de la vie que l'ensemble du discours catholique.  
 
Bon dimanche !

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

10 mai 2009

Je suis contre l'imposition du cours ECR. Mieux aurait valu qu'il n'y ait pas de cours de remplacement à l'enseignement religieux. Ainsi, les parents éduqueraient leurs enfants selon leur foi et leurs valeurs. Au lieu de ça, on se retrouve avec un cours fourre-tout, imposé de surcroît, ne démontrant aucun souci pédagogique.

Caroline Lamy, Gatineau

10 mai 2009

Mr Marc-André Villeneuve, Si vous lisez le texte écrit plus haut par Alain Crevier pour pourriez vous rendre compte que les objectifs du cours ne sont pas l'éthique mais bien l'exploration de différents patrimoine religieux et je cite : 
 
« Le programme Éthique et culture religieuse permettra à votre enfant d'explorer, selon son âge, différentes manifestations du patrimoine religieux québécois et de connaître des éléments d'autres traditions religieuses présentes au Québec [...] » – ministère de l'Éducation du Québec 
 
De plus Françoise David est chef d'un partie politique. L'afficher dans les livres d'école du Québec va a l'encontre de la neutralité que l'école doit avoir envers la politique.

Sylvain Tremblay, Québec

9 mai 2009

Même la réforme entra dans les écoles une année à la fois. Posons-nous la question, pourquoi change-t-on l'article 41 en toute vitesse à la fin d'une session parlementaire?  
 
Pourquoi impose-t-on aussi radicalement un cours pendant 11 ans à nos enfants? Quelle est l'urgence? Un cours que les parents n'ont pas demandé? Y avait-il un problème? Quelle idéologie veut-on absolument imposer à nos enfants, plus malléable que nous.  
 

Joanne Gravel, Québec

9 mai 2009

Monsieur Laurent Émond, 
 
«Si Dieu n'existe pas tout est permis ? Vraiment ? Vous n'avez pas beaucoup de considération pour l'être humain».  
Je considère que l'être humain est fragile et inconstant. On n'a qu'à écouter les nouvelles. 
 
"Si Dieu n'existe pas, la responsabilité morale nous incombe intégralement. Pas de justice ni de miséricorde divine dans l'au-delà». Je préfère me fier à la grande miséricorde divine ici et dans l'au-delà. D'ailleurs il y a de nombreux livres chrétiens qui traitent de la miséricorde divine. Je vous réfère à sainte Faustine Kowalska. Elle a eu de nombreuses révélations à ce sujet. La lecture de sa vie vous ferait beaucoup de bien. 
 
«Déterminer ce que nous devons nous interdire, cela nous concerne et la réponse est dans l'usage de notre jugement et nulle part ailleurs». Le jugement se forme quelque part et ma religion m'y aide.

Ghislaine Fecteau, Québec

9 mai 2009

Monsieur Marc-André Villeneuve, 
D'abord, en citant Dostoïevski pour vous couvrir, vous portez un jugement gratuit en englobant tous les athées» 
Je n'essaie pas de me couvrir en citant Dostoïevski, je m'y réfère seulement et cette référence en vaut bien d'autres puisque Dostoïevski était un écrivain de génie. 
 
«Cependant, l'histoire nous apprend qu'on se sert de Dieu, plus souvent qu'autrement, pour cautionner et justifier ces exactions». Donnez-moi un exemple récent où le christianisme s'est servi de Dieu pour commettre des exactions: pas un à ma connaissance. Les exactions ont eu lieu pour des causes politiques, financières ou territoriales. Par contre l'islamisme, lui, se sert de Dieu pour commettre des exactions:ex: attentats du 11 septembre 2001, attentats de Londres et ceux de Madrid. On a entendu plein de «Allah Akbar» dans ces circonstances-là. Et je ne suis pas une islamophobe, je sais qu'il y a de très bons musulmans. 
«En ce qui concerne le nombre de victimes de l'inquisition, le million rapporté par les manuels semble être une évaluation modérée»  
Référez-vous à ce site plus sûr que Wikipedia. http://ermitage.ouvaton.org/spip.php?article572. Cependant il est vrai que des archives ont disparu. 
 
«Enfin, bien que les Amérindiens constituent une infime partie de la population, ils n'en sont pas moins dignes d'être enfin représentés. Votre attitude comptable à leur égard  
ne me semble pas très chrétienne». Mon attitude n'a rien à voir avec le déterminant «chrétienne». Pour moi, il s'agit de simple justice. Il semble que nous n'ayons pas la même idée de ce que veut dire le mot «justice». «Leur spiritualité est basée sur une relation respectueuse entre la terre, la nature et les humains et elle est d'une grande sagesse». Le christianisme (voire le catholicisme) enseigne lui aussi le respect de la nature, de la terre etc. Référence: saint François d'Assise et bien d'autres.

Ghislaine Fecteau, Québec

9 mai 2009

M. Crevier, 
le texte de présentation de votre reportage parle du fait que le Qc ne serait pas prêt pour la laïcisation totale des écoles.... parlons-en! Le cours ECR nE'st pas un pas de plus vers l'abolition de la confessionnalité dans les écoles, mais bien l'inverse!! Ne vous méprenez pas: si la ministre avait voulu poursuivre l'évolution laïque du système scolaire, ses fonctionnaires n'auraient pas pondu un cours aussi controversé. On a encore voulu ménager la chèvre et le chou, avec pour résultat que personne n'est content (sauf ceux qui ne sont pas trop au courant de ce qui se passe dans l'école des enfants du QC). Pas seulement ceux dont vous parlez dans votre texte, les croyants catholiques, mais aussi les athées! Sous le prétexte de parler de l'héritage que les communautés religieuses ont laissé , on fait la promotion du fait religieux... on apsse sous silence jsuqu'au secondaire l'héritage moins doré qu'elles ont laissé à plein de Québécois... Mais ce qui surprend toujours une athée comme moi, c'est de constater que des croyants d'une religion, ici catholique, aient des réserves quand à l'exposition de leur enfant à d'autres croyances!! Quand on croit au surnaturel, une histoire inventée ou une autre, ça s'équivaut, non? De parler que d'autres personnes voient leur dieu d'une différente façon, ce n'Est pas néfaste... mais pour un parent athée qui préfère éduquer son enfant dans le respect des droits de l'humain et de la Terre sans croyance surnaturelle, ce cours est une menace à l'évolutiond e la pensée, et il fait en sorte qu'un enfant athée devient une "bibitte" bizarre, le seul qui nE'st pas croyant, et ça met un enfant dans une position d'isolement. La ministre a accepté de rencontrer les personnes "d'aucune appartenance" avant le début du cours, mais les livres étaient déjà à l'imprimerie... quel sens de l'ouverture!!

Christine Arseneault, Portneuf

9 mai 2009

Quelle arrogance de la part du gouvernement de ne pas écouter la population qui est à 72% pour le libre choix. M. Charest essaie de nous faire croire qu'il y a eu un large consensus, mais nous savons très bien que ceux qui ont été consulté ce ne sont pas les parents mais plutôt une élite de bien pensant et le comité des affaires religieuses (CAR) qui est un comité créé par le gouvernement ! Parents, levons-nous et résistons à ce gouvernement qui a mon avis a dépassé les bornes !

Nancy Lajoie, Saguenay

9 mai 2009

Monsieur Sylvain Tremblay. 
 
Françoise David est une femme marquante de la cause féministe au Québec et je ne vois pas l'outrage à la citer dans un cours où il est question d'éthique. Il s'agit sans doute de promouvoir, par son exemple, l'égalité entre les hommes et les femmes. En quoi cela est-il préjudicaible aux jeunes cerveaux ?  
 
 

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

9 mai 2009

Madame Fecteau 

Dostoïevsky était un magnifique écrivain mais un piètre anthropologue. Il est tout simplement erroné de prétendre que l'absence de dieu est l'égal de l'absence de morale. La règle d'or est inscrite profondément dans nos gènes d'espèce sociale. Sans elle, aucune vie sociale, aucune activité collective (y compris l'invention des divinités) n'aurait été possible. 
 

Il est difficile d'évacuer la dimension religieuse de la Deuxième Guerre. L'holocauste, ça vous dit quelque chose? Le discours nazi de rétablissement des valeurs chrétiennes, ça vous dit quelque chose? Le séminariste Staline obsédé d'absolu, vous connaissez? 
 

40% d'erreur catholique plus 20% d'erreur amérindienne plus 40% d'erreur musulmane, juive bouddhiste ou autres ça fait quand même 100% d'erreur.  
 
Monsieur Couturier 
Si les enfants ont de la difficulté à saisir ces obliques élucubrations auxquelles vous faites référence c'est fort probablement parce qu'il n'y a rien à saisir. Dans ce sens, les enfants font preuve de plus d'intelligence que bien des adultes. 
 
Pour terminer, je suis stupéfait de l'argument avancé par plusieurs à l'effet que l'exposition aux théologies autres que hrétienne soit source de confusion chez les enfants. Ces personnes ne voient-elles pas que cette ligne de pensée fait la démonstration que l'on peut croire à n'importe quoi et qu'en définitive la solidité de leur "foi" ne tient qu'à l'ignorance?  
 
Mes salutations à tous

Jorge Fontecilla, Québec

9 mai 2009

En rapport à la référence de mon dernier commentaire, est-il besoin de rappeler que sur les carnets de la SRC, ce ne sont toujours que les questions de religion qui provoquent le plus de réaction... on a longtemps dit qu'il fallait toujours éviter de parler religion et politique dans les foyers canadiens-français/québécois... c'est faux... en fait, il faut se rappeler à quel point la politique était influencée par la religion aux XIXe-XXe siècle... provoquant d'ailleurs de nombreux conflits familiaux... 
 
La politique n'était pas le problème, mais c'est bien le système bipolaire combiné au choix des couleurs d'allégeance politique qui a conduit à cette fausse association... en fait, si les partis d'alors avaient choisi d'autres couleurs pour représenter leurs partis respectifs, les prêtres n'auraient jamais pu jouer un rôle aussi important dans la politique du pays... En prenant le bleu et le rouge, les conservateurs et les libéraux ont permis à l'église d'alors les références si faciles "au ciel et à l'enfer"...

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

9 mai 2009

Tout cela pour dire que, comme je l'ai dit dans ma première intervention du 6 mai dernier, je suis en principes d'accord avec l'essence du programme ECR... mais je ne puis y adhérer dans le contexte actuel. 
Il ne faudrait pas revoir que les textes et connaissances contenus dans les manuels pour que le cours porte les fruits désirés... il faudrait revoir toute la structure même de la société actuelle...  
Les enfants ont besoin de pouvoir développer des repères solides, principalement au cours des 5 premières années de leur vie, fait déjà démontré par de nombreuses études en psychologie moderne... mais le problème, c'est que l'enfant n'a plus, dans le contexte actuel, de tels repères... "barouetté" qu'il est de la maison vers les services de garde... dois-je souligner que l'enfant qui grandit dans les services de garde passe le plus clair de son temps d'éveil (période où il est d'ailleurs le plus en état d'apprentissage réel) dans ces endroits et non pas à la maison, ce qui démontre que l'argument de M. Jutras (8 mai) ne tient pas la route: "comme les parents sont les meilleurs guides présents au quotidien dans la vie de ces enfants et bien je crois qu`ils sont les mieux placés pour ouvrir ce chemin spirituel avec eux." (Daniel Jutras, Drummondville) Les parents lèvent les enfants, les habillent et les conduisent au service de garde où ils peuvent passer jusqu'à 10 heures... on rentre à la maison, on les fait manger et, une heure plus tard, ils sont au lit... Combien de temps les enfants passent-ils en compagnie de leurs parents dans un tel contexte? Moins de 5 heures par jour... ce qui est bien peu... et qui démontre que trop de gens sont encore dans le discours "émotif" auquel faisait d'ailleurs référence un des plus illustres Canadien-Français du début du siècle dernier, Sir Wilfrid Laurier.

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

9 mai 2009

Si vous tenter de transmettre des notions dites intellectuelles à un enfant de cet âge sans même les expliquer, quelle sera sa réaction? Pour toute réaction, vous entendrez toujours le même questionnement: POURQUOI? Et bien oui, POURQUOI? À 6 ans, l'enfant pose déjà la question. Mais pourquoi? Parce qu'il est "cognitivement" prêt à recevoir la réponse. Son cerveau commence déjà à ce poser la question parce qu'il est prêt à recevoir la réponse...  
L'enfant est déjà en train de se construire, "cognitivement", des schèmes de pensée... et plus il sera exposé à "ouvrir" ses schèmes de pensée, plus il pourra avancer dans la vie avec une véritable ouverture sur le monde. Mais le système, contrôlé par des adultes, a toujours peur de répondre et va souvent jusqu'à éviter de répondre en prétextant qu'il n'est pas important de comprendre...  
 
Certains diront que ladite "Révolution tranquille" a révolutionné les choses, alors qu'il n'en est rien. Parce que les hippies, les "flower power", les Babyboomers n'ont fait que rejeter tout en bloc. Ils n'ont pas su faire preuve de "perspective". S'il avaient fait preuve de "circonspection", ils n'auraient pas rejeté la "Sainte Église Catholique" sous prétexte que l'institution les avait meurtris, leur avait imposé certaines idéologies limitatives.  
S'ils avaient fait preuve de circonspection et de jugement, ils auraient mis en cause les préceptes, en ne reniant pas leurs convictions profondes. Ils n'auraient pas chercher à s'identifier à une autre "religion" appelée à tors "laïcité".  
Je dis à tors, parce que le mot "laïc" ne désigne pas l'athée, mais bien une personne qui n'appartient pas aux élites religieuses, tout simplement. S'ils étaient de vrais laïcs, ils seraient à même de reconnaître que l'institution n'a pas que des tords, mais qu'elle a aussi apporté certains bienfaits à travers les enseignements.

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

9 mai 2009

Combien d'enfants s'intéressent aux petites bestioles de la nature... tant et aussi longtemps que les parents n'auront pas imposé de barrières (un insecte, un serpent ou un crapaud, c'est laid, dégueulasse, dégoûtant), l'enfant s'amusera volontiers avec eux de la façon la plus respectueuse. 
Mais, à partir du moment où l'enfant adopte les préjugés des adultes, il adopte aussi un comportement irrespectueux à leur endroit, allant même jusqu'à tenter de leur occasionner des souffrances, voir les tuer. C'est ça une des sources du problème actuel... que pourrait contribuer à enrayer le programme ECR... 
Malheureusement, après avoir consulter plusieurs manuels ECR visant les élèves du primaire, je ne puis certifier que ceux-ci parviennent à atteindre ces objectifs visant à briser les préjugés, étant donné que les notions enseignées ne font que souligner ces différences, sans aborder la question fondamentale relevée par M. Lacroix: " Personne ne niera que les fondements métaphysiques de ces différentes croyances sont différentes, mais outre les questions de foi improuvables, réalise-t-on jusqu'à quel point les comportements attendus des adhérents de ces différentes doctrines sont similaires. Le vol, le mensonge, la violence gratuite ne sont pas plus acceptés par les uns que par les autres..." (Marc Lacroix, 8 mai) 
 
Une autre carence du programme ECR réside dans le fait que les enseignants, à qui on donne la responsabilité de transmettre ces notions, n'ont, pour la plupart, aucune connaissance approfondie dans ce domaine. Il est possible de faire un survol, comme c'est le cas actuellement, mais a-t-on oublié comment fonctionne la pensée de l'enfant de 5-6 ans? Il semble bien que oui.

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

9 mai 2009

Pour rester dans le cadre de la question à savoir si, comme le soulignait Mme Lavallée (6 mai), "Je crois qu'il nous est difficile de retourner dans la tête d'un tout-petit", avons-nous oublié la nature profonde de l'enfant, soit sa nature curieuse? Il semble bien que si. Car, en perspective de mes souvenirs personnels (foi profonde dans les enseignements catholiques romains déjà bien ancrée vers l'âge de 6 ans), je puis ajouter ce qui suit. 
Dans la deuxième phase de mon cheminement personnel, soit entre 6 et 12 ans, j'ai commencé à remettre en question certains des préceptes enseignés. Pourquoi? Parce qu'ils étaient, à mon sens, contraires à l'essence du message des Évangiles, des paroles attribuées à Jésus.  
Très tôt, j'ai donc commencé à remettre en cause, non pas ma foi, mais bien certains des dires de certains chefs religieux, à savoir: faut-il être baptisé "catholique romain pratiquant" pour avoir droit au "paradis"? NON! Il suffit d'être et de vivre selon les enseignements, enseignements qui sont communs à toutes les traditions religieuses, comme le souligne M. Lacroix de Beloeil dans son commentaire du 8 mai: "Personne ne niera que les fondements métaphysiques de ces différentes croyances sont différentes, mais outre les questions de foi improuvables, réalise-t-on jusqu'à quel point les comportements attendus des adhérents de ces différentes doctrines sont similaires." (Marc Lacroix, Beloeil) 
 
Pour revenir à la "curiosité naturelle/innée" des enfants, si on donne ainsi le choix aux enfants de "d'aller voir ce qui se passe dans une classe de morale, il y va, et si il veut aller voir le cour d'ECR, il y va." (Monique Lévesque, Montréal, 8 mai)... et bien, si on leur en donnait véritablement le choix, tous les enfants fréquenteraient tous les cours qu'on leur proposerait. L'ennui, c'est que la pensée des adultes est à ce point sclérosée, que plusieurs chercheront à tout prix à diriger/conditionner le choix des enfants.

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

9 mai 2009

Le véritable problème dans la transmission de la foi ne relève en rien des cours ECR, mais bien de la première phase de la vie d'un enfant: dès les cinq premières années de sa vie. Comme le dit Mme Lavallée de Sherbrooke dans son intervention du 6 mai: 
"Je crois qu'il nous est difficile de retourner dans la tête d'un tout-petit. Il faut donner à l'enfant une chance de se construire une vraie colonne vertébrale de sa foi pour qu'il puisse ensuite s'enrichir des autres." (Claudette Lavallée, Sherbrooke) 
le véritable problème vient de là... je me permets donc de reprendre une partie de mon commentaire du 6: "D'aussi loin que je me souvienne, j'ai la foi qu'on pourrait pe appeler une confiance instinctive/innée. À 6 ans, j'attendais avec impatience le jour où je pourrais servir la messe." À cette époque, ma foi était déjà inébranlable. Je puis donc affirmer que j'avais déjà réussi à me "construire une vraie colonne vertébrale de ma foi", pour citer les paroles de Mme Lavallée.  
 
Mais comment ai-je pu parvenir si tôt à me construire cette foi inébranlable dans l'essence du message et des valeurs transmises par le catholicisme romain? Grâce à l'action de mes parents. Je citerai le commentaire du 8 mai de M. Jutras de Drummon: 
"comme les parents sont les meilleurs guides présents au quotidien dans la vie de ces enfants et bien je crois qu`ils sont les mieux placés pour ouvrir ce chemin spirituel avec eux." (Daniel Jutras, Drummondville) 
 
L'ennui, à l'heure actuelle, c'est que les parents ne sont plus ces "guides présents au quotidien dans la vie des enfants" (DJ, Drummondville), les enfants étant placés en "services de garde" dès l'âge de 18 mois. Ils ne sont donc plus avec leurs parents, leurs repères étant ainsi brisés. Pas surprenant que les enfants d'aujourd'hui aient besoin de "guidance" spirituelle/religieuse vers l'âge de 6 ans.

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

9 mai 2009

Madame Ghislaine Fecteau, 
 
D'abord, en citant Dostoïevski pour vous couvrir, vous portez un jugement gratuit en englobant tous les athées. Les humains, quelque soit leur allégeance, sont capables du meilleur et du pire. Les croyants, pas plus que les athées, n'y échappent. Personnellement, je suis respectueux de la vie, de la terre et, autant que possible, de mon prochain, même si je suis athée.  
 
Ensuite, la barbarie a plusieurs visages, vous avez raison. Les massacres, les génocides, les guerres, n'ont pas toujours des causes religieuses. Cependant, l'histoire nous apprend qu'on se sert de Dieu, plus souvent qu'autrement, pour cautionner et justifier ces exactions. 
 
En ce qui concerne le nombre de victimes de l'inquisition, le million rapporté par les manuels semble être une évaluation modérée. En effet, d'après Wikepedia, et je cite : «Les registres des procès ont partiellement disparu et les historiens sont amenés à évaluer le bilan humain seulement à partir de documents partiels. Ce principe d'évaluation conduit à des résultats extrêmement variables, de 400 victimes à 12 millions.» 
 
Enfin, bien que les Amérindiens constituent une infime partie de la population, ils n'en sont pas moins dignes d'être enfin représentés. Votre attitude comptable à leur égard 
ne me semble pas très chrétienne. Leur spiritualité est basée sur une relation respectueuse entre la terre, la nature et les humains et elle est d'une grande sagesse. Je ne serais pas inquiet que mes enfants soient imprégnés de ces principes.

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

9 mai 2009

Avec l'imposition de ce cours, je m'aperçois que pour le Gouvernement du Québec, la démocratie n'est bonne que pour les autres peuples. On peut la prêcher et s'en draper, mais quand vient le temps de se l'appliquer...c'est une autre histoire! 
 
À quel endroit dans le monde, ailleurs que dans les régimes totalitaires, trouvez-vous un état où la philosophie d'une poignée de gens est imposée à l'ensemble de la population? Surtout quand l'on sait que 70% de ladite population est contre cette imposition. La liberté n'est-elle pas justement le fait d'avoir le choix? 
 
Les enfants ne sont pas des créatures ou la possession de l'État. Il me semble que depuis que le monde est monde, l'humanité ne s'est pas porté si mal du fait que les parents transmettent à leurs enfants ce en quoi ils croient et qui les fait vivre. En ce sens, il ne me fait aucun doute que le choix de ce que les enfants assimilent en matière de morale et de religion revient exclusivement aux parents et non à l'État.

Marie F. Côté, Rive-Sud de Montréal

9 mai 2009

@ Ghislaine Fecteau Si Dieu n'existe pas tout est permis ? Vraiment ? Vous n'avez pas beaucoup de considération pour l'être humain. 
 
"Si Dieu n'existe pas, la responsabilité morale nous incombe intégralement. Pas de justice ni de miséricorde divine dans l'au-delà.  
 
...Déterminer ce que nous devons nous interdire, cela nous concerne et la réponse est dans l'usage de notre jugement et nulle part ailleurs.  
 
C'est parce que la religion a déserté les esprits et les pratiques sociales que nous avons besoin de morale et c'est parce que nous pouvons entrer dans l'âge de la majorité ... que la morale, une morale autonome, humaine, rien qu'humaine, est véritablement possible."

Laurent Émond, Québec

9 mai 2009

Moi je ne comprend pas pourquoi le gouvernement à mis le visage de Françoise David (mouvement féministe et Québec Solidaire) , dans un livre soit-disant traitant de religion. 
 
Cela m'apparaît pluôt comme un livre d'idéalogie et d'endocrination. Cela m'inquiète beaucoup lorsque le governement décide de la bonne moralité des citoyens. A vrais dire le government est probablement l'un des acteurs les plus malhonête lorsqu'il s'agit de moralité et religion. Il fait et dit ce qui fait son affaire. 
 
Les parents de quelque confession que ce soient devrait être authorisé a dispensenser leurs enfants de ce cours. 
 
Et je suis même convaincu que même les plus farouche athéistes préfereraient un cours de moralité et ou de civisme pour leurs enfants plutôt que ce cours insensé.

Sylvain Tremblay, Quebec

9 mai 2009

Je crois que le cours d'éthique et de culture religieuse ne devrait pas être imposer aux jeunes enfants du Québec parce que les croyances sont quelque chose de personnel et cela revient aux parents d'éduquer leurs enfants dans leur religion. Ne laissons pas faire l'État nous contrôler encore plus, ils viennent même dicter des croyances jusque dans les écoles! Moi je crois que nous étions très bien avec le cours de cathéchèse et de moral! 

Jonathan Duchesne, Montréal

8 mai 2009

J'ai personnellement lu les manuels pour nos enfants du primaire. Du vrai gavage de crane. Près de 100 pages (CEC) pour l'enfant de première année (5-6ans)! J'ai été formé au coté des actuels enseignants de ce nouveau cours. Rien pour me rassurer, je peux vous le dire! Je n'ai rien contre ceux qui veulent enseigner ce cours, mais il est inadmissible que les parents soient obligés d'y envoyer leurs enfants!  
 
Ayant moi-même étudié dans le domaine à l'Université Laval, à l'IPD ainsi qu'à l'Université de Montréal et ayant aussi travaillé avec des milliers de jeunes, je peux vous assurer qu'un expert qualifié ne peut, en lisant le matériel pédagogique et le programme, en arriver à une conclusion sereine envers l'effet qu'aura ce cours sur les enfants. Nos jeunes feront une sévère indigestion de toute la question religieuse (et c'est déjà commencé). Là est le préjudice grave.  
 
En éliminant ainsi le sentiment d'appartenance religieuse chez les jeunes, on en arrivera toutefois en partie à un des l'objectif du cours : mieux vivre ensemble. Certainement, ces jeunes ne se disputeront pas sur la notion de vérité et de religion.  
 
Je trouve inquiétant de soumettre nos enfants à de telles expérimentations. L'état n'a pas le droit de jouer ainsi avec notre identité, même si s'est pour un supposé «mieux vivre ensemble» où le «Salut du monde». 
 
L'imposition, bien qu'elle soit de bonne intention, n'est jamais un signe de bonne santé pour une démocratie.

Marc Tardif, Montreal

8 mai 2009

Tout d'abord, aux athées qui s'expriment sur ce site, ce commentaire de Dostoïevski: Si Dieu n'existe pas tout est permis. Et je pense comme Dostoïevski. 
Ensuite, aux personnes qui ont écrit que les plus grandes guerres ont été les guerres de religion, petite rectification: le XXè siècle, à lui seul, a fait plus de morts que tous les autres siècles réunis. Et on ne peut pas dire que la 1ère et la 2ème guerres mondiales étaient des guerres de religion. Quant au régime communiste athée, il a fait de 50 à 100 millions (sinon plus) de morts. Alors, cessez de dire n'importe quoi! et renseignez-vous! 
Le cours ECR: j'ai assisté hier soir à une conférence donnée par Patrick Andries M.Sc. qui a analysé certaines parties du cours, les 6 manuels MODULO. Il y a des mensonges dans les livres: ex: l'Inquisition aurait fait un million de morts alors que les livres sérieux d'Histoire ne parlent que de quelques milliers. Encore une façon de dénigrer le christianisme. Il y a 90% de catholiques au Québec (la majorité ne sont pas des pratiquants) mais le contenu du matériel pédagogique faisant référence au christianisme n'est que de 40%. Alors que les Amérindiens à 0.03% de la population ont droit à 20% de référence à leur religion. Et il y a une foule d'autres exemples de ce genre. Pour ma part, je suis sidérée qu'on fasse ingurgiter tout ceci à des enfants de 6 ans. C'est clair, on veut diluer le christianisme: lisez le résumé de la conférence de Mgr Schooyans au Vatican le 1er mai 2009, vous allez en apprendre de belles: réf: http://pouruneecolelibre.blogspot.com/

Ghislaine Fecteau, Québec

8 mai 2009

Bonjour. 
 
Je dirai simplement ceci : 
 
Religions : croyances. 
 
Éducation : connaissances et développement (entre autres, développement de l'esprit critique). 
 
On peut enseigner un fait historique, par exemple, et discuter des différentes perceptions qu'on peut en avoir.  
 
La croyance religieuse, par contre, ne se base sur aucun fait tangible. Elle fait appel aux émotions irrationnelles. 
 
Je pense sincèrement qu'il faut relativiser toutes ces croyances religieuses. Et, en même temps, on ne peut pas ignorer les faits historiques et sociologiques reliés à toutes ces religions. 
 
Si j'étais prof, j'aimerais bien avoir l'opportunité de pouvoir enseigner ce nouveau cours! 
 
Bonne journée! Prenez soin de vous... et des autres! 
: )

Luc Brassard, Sept-Îles

8 mai 2009

Pourquoi le ministère de l'éducation est si borné à mettre ce cour obligatoire? Je suis un des parents de Granby qui ont mis en demeure l'école JH Leclerc de Granby pour les suspensions imposées à mon fils pour ses absences du cour ECR. Pourquoi toute demande d'exemption ont été massivement rejetées par toute les commissions scolaire du Québec ? Mme Courchesne et m. Charest devraient refaire leur devoir et prendre une décision plus éclairée. Pour ce qui est de notre décision familiale, il n'est pas question que mon fils aille à ce cour, ni cette année ni l'an prochain. 
 
Guy St-Onge

Guy St-Onge, granby

8 mai 2009

La question n'est pas de savoir si l'école devrait ou non enseigner le cours d'ECR ou si cet enseignement devrait se donner à la paroisse ou de vouloir que les enfants aient un survol de toutes les religions...  
 
Ce que l'on doit savoir c'est que pour imposer le cours d'éthique et de culture religieuse, l'article 41 de la loi 95 a été changé en toute vapeur et que depuis les parents ne sont plus les premiers responsables de leur enfant, réalisez-vous les conséquences de ce changement??? Réveillez-vous !!! C'est l'État qui l'est devenu, c'est l'État qui décidera ce qui est bien pour notre enfant, elle sera de plus en plus omniprésente si on ne rechange pas l'article 41 de la loi sur l'éducation, la loi 95.  
 
Savoir que c'est l'État qui décidera des valeurs à être enseignées à mon enfant, ça me fait peur. Au Québec, nous avons toujours été les premiers responsables de nos enfants et je veux le demeurer. C'est pour cette raison que je ne suis pas pour l'imposition du cours ECR. Soyons unis et revendiquons ce droit inaliénable.

Joanne Gravel, Québec

8 mai 2009

Le cours d'Éthique et de culture religieuse, tel que conçu, s'oppose à la doctrine catholique, dont le coeur est la foi à la divinité de Jésus-Christ. En le mettant sur le même pied que les autres fondateurs de religion, on enlève à Jésus-Christ sa divinité; il n'est plus qu'un prophète, il n'est pas le Verbe de Dieu incarné. Implicitement, le cours d'éthique et de culture religieuse nie l'origine divine de l'Église fondée par Jésus-Christ, qui est la seule voie de salut pour toute l'humanité.

Réal Bleau, Montréal

8 mai 2009

Il y a deux points à mon intervention. Le premier concerne le principe même de l'obligation de suivre le cours, le deuxième sur la réalité même du cours « Éthique et culture religieuse ».  
Tout d'abord, je crois que dans toute l'histoire de l'humanité, les parents ont toujours été les premiers responsables de l'éducation des enfants. Ce que fait le gouvernement en imposant un cours obligatoire pour tous sur un sujet aussi fondamental à la personne que la morale et la culture religieuse, et ce pour une durée de 12 ans d'étude, me semble près des méthodes utilisées par les gouvernements totalitaires. Il s'agit surtout d'une faute contre le principe de subsidiarité qui permet certes à l'État de suppléer là où cela est nécessaire mais qui laisse toujours aux premiers responsables la priorité, dans le cas qui nous préoccupe aux parents. 
Enfin, on expérience avec l'éducation des enfants (tant au primaire qu'au secondaire) m'oblige à rappeler à certains idéologues que la possibilité de transmettre les connaissances de base de toutes les religions à des enfants aussi jeunes qu'à six ans est impossible et que nous faisons face à une parfaite vision de l'esprit. Un des commentaires fait le parallèle avec l'apprentissage d'une langue, expliquant qu'il faut en posséder une parfaitement pour mieux assimiler les autres par mode de comparaison. Comment respecter vraiment diverses visions de Dieu, comment faire saisir la transcendance absolue d'un Dieu auquel on est soumis (Islam) sans que les enfants aient d'abord rencontrer le Dieu des chrétiens qui se fait si proche de nous en s'incarnant (christianisme) car il nous a créé à son image et à sa ressemblance (vision judéo-chrétienne) tout en présentant ces visions de Dieu, révélées ou non comme étant équivalentes ? Je ne crois pas qu'un enfant même de dix ans est en mesure de saisir ce que tant d'adultes n'ont hélas pas encore saisi. 
 
Jean-Pierre Couturier

Jean-Pierre Couturier, Montréal

8 mai 2009

Vous savez, certaines écoles, dont l'école secondaire privée Loyola a proposé au ministre de l'Éducation d'offrir le cours ÉCR à ses étudiants, mais en mettant en parallèle les valeurs éthiques catholiques. Cette façon de faire permet tout autant de développer un sens critique (et peut-être d'avantage, car on va plus loin que le superficiel). Le gouvernement a refusé!!! Eux aussi passeront à la Cour. Donc pour le gouvernement, il ne s'agit pas seulement d'accéder aux connaissances des autres religions, à des éléments de culture. Il s'agit d'implanter une façon autre de voir le monde (pluraliste, renseignez-vous sur cette philosophie). Ce n'est pas le souhait que j'ai pour mes enfants. Je souhaite qu'il puisse voir le monde à travers un regard chrétien (partage, soin des plus petits, des plus pauvres, soin de la terre, respect, liberté, don de soi, écoute, espérance...) et cette transmission est difficile dans le monde actuel (Dieu n'existe probablement pas, profitez de la vie) et c'est pourquoi je veux avoir tout simplement la chance qu'ils se construisent une identité de foi pour qu'ensuite ils puissent s'enrichir de celle des autres, ce qui est tout à fait possible. 
 
Un tel cours m'intéresse personnellement, mais j'ai 45 ans. Je souhaiterais cependant des notions beaucoup plus en profondeur, un accès au sens même des religions, pas aux connaissances extérieures. Les grands défauts de ce cours : Son imposition, donné à des enfants et des jeunes beaucoup trop jeunes. 
 
Vous savez, adhérer à une foi ne veut pas dire ne pas avoir de jugement critique, au contraire, adhérer profondément à une religion amène à la réflexion, à la prière, à la méditation. La profondeur humaine et spirituelle des grands croyants m'étonne toujours. 
 
Je conclurai en disant : Dieu existe probablement, profitez de la vie.

Claudette Lavallée, Sherbrooke

8 mai 2009

Plusieurs parents ont témoigné que leurs enfants reviennent à la maison confus et remettent en question les valeurs familiales, et ce, dès 6 ans. Eh oui, même dans les familles pratiquantes, qui parlent régulièrement de leur foi et qui s'impliquent dans les merveilleux parcours catéchétiques offerts dans les paroisses. Vous savez, je suis catéchète depuis plus de 12 ans, cette année je recevais le soir des enfants de 7 ans qui m'écoutaient les yeux encore brillants et qui me posaient mille questions, alors qu'il était 19 h 45 le soir et qu'ils auraient dû être couchés!!! Je les trouve formidables, mais je considère qu'on leur demande trop. Il est presque irréaliste pour les familles de plus d'un enfant, avec un horaire boulot, repas, devoir, hockey ou piano, de répondre à cette exigence. De fait près de 80% environ des enfants qui étaient inscrits au cours religieux à l'école l'an passé, mais cette année, dans ma ville (Sherbrooke) on estime que 30% des enfants du primaire recevront une formation catéchétique (plus que rudimentaire) Il y a là une perte d'environ 50 %. Non pas que les parents ne souhaitent pas leur offrir, mais parce le rythme de notre société rend cette formation presque impossible.  
 
On me dira qu'il s'agit de priorités et de choix. Je répondrai qu'au Québec il devrait être possible pour un gamin d'être sportif, musicien, scout ou autre et d'être aussi chrétien. Un choix ne devrait pas automatiquement en éliminer d'autres. 
 
Certains d'entre vous pensent que nous avons peur que nos jeunes réalisent qu'il y a d'autres jeunes autour d'eux qui vivent et pensent différemment. Ne vous inquiétez pas, ils ne vivent pas dans une bulle. Ils côtoient régulièrement ces jeunes de culture et de religion différente. Ils partagent avec eux, mangent avec eux, dorment parfois chez eux. Cette croyance en une fermeture sur soi est non fondée.

Claudette Lavallée, Sherbrooke

8 mai 2009

Le fossé entre ceux qui considèrent qu'adhérer véritablement à une foi sincère équivaut à se soumettre à des contraintes et des interdits, à se laisser manipuler par des autorités religieuses (prison comme disait l'un d'entre vous) et ceux qui considèrent qu'adhérer à une religion est au contraire une force qui permet à la personne d'aller au maximum de son potentiel et de sa liberté, d'aller au-delà de sa propre humanité, est très grand. Peut-on vraiment se comprendre? Je ne sais pas.  
 
Le cours ÉCR prétend n'être qu'informatif (transmission de connaissances). Ceux qui croient que les opposants à l'imposition du cours ne connaissent pas le matériel seraient bien surpris des faits (en autant qu'ils aient pu avoir accès au matériel, car bien des écoles ont interdit les jeunes de sortir le matériel ÉCR de la classe). Dans les faits, les témoignages sont nombreux, s'il n'y a pas d'exercices proprement religieux dans les livres, beaucoup d'exercices spirituels ont été vécus par des jeunes partout au Québec. Les penseurs du cours répètent que l'objectif du cours n'est pas d'intervenir dans le processus de la foi de l'enfant ni d'imposer une philosophie de l'état. Probablement. Mais vu l'intransigeance incroyable du gouvernement dans ce dossier (menace de DPJ, Changement de la charte, élimination de l'objection de conscience chez le personnel enseignant, menace d'expulsion, échec scolaire, refus de toutes les demandes d'exemption, bâillonnement d'un commissaire scolaire qui ne partage pas le même point de vue que le ministère de l'Éducation sur le cours - faut-il se rappeler qu'il est élu par des parents pour représenter des parents) permettez-moi d'en douter.

Claudette Lavallée, Sherbrooke

8 mai 2009

Oui les parents devraient avoir le choix de retirer leurs enfants du cours Éthique et culture religieuse (ECR). Ce cours prétend exposer les enfants aux grandes religions, à ce que croient les juifs, les musulmans, les bouddhistes et les chrétiens. Mais en réalité, ce n'est pas ce qui se passe dans ce cours. Entre autres, les jeunes doivent faire des recherches sur une de ses religions, sans pouvoir choisir celle qu'ils préfèrent. Ils doivent ensuite présenter cette recherche devant la classe sans que le contenu soit discuté ni corrigé de ses erreurs à propos de la religion en question. Voici ce qui est nocif. La majorité des parents s'y opposeraient s'ils en étaient bien informés. L'État se sert de ce cours pour niveler les connaissances des jeunes au sujet des religions et ainsi faire plus facilement passer sa religion où l'État contrôle tout.

Lucie Lyrette, Gatineau

8 mai 2009

@ Bruno Pettersen Coulombe 
 
Il vous appartient d'avoir sur ce sujet votre point de vue et de l'exprimer. Il me semble, toutefois, que vous ne saisissez pas bien les enjeux de l'imposition de l'ECR à tous les enfants du Québec. Vous reprochez aux parents croyants d'imposer à nos (sic) jeunes une doctrine qui leur impose une religion. Ce que vous qualifiez de «brainwashage». Comment peut-on faire une chose pareille «en 2009»? Décidément vous naviguez sur un océan de concepts pas clairs du tout. 
 
Je vous rappelle que tous les parents éducateurs transmettent à leurs enfants leur système de valeur et leur vision du monde. Cela se fait naturellement. L'éducation parentale reflète toujours la vision du monde du parent, que celle-ci soit religieuse ou pas. C'est un droit fondamental d'éduquer son enfant conformément à ses valeur et croyances. Quand l'enfant parvient à la maturité, il demeure libre de faire ses propres choix et de retenir ce qui lui convient de l'éducation qu'il a reçu. Je pense que ce qui vous est «ignoble», c'est simplement qu'il y encore des gens de conviction religieuse en 2009. Vous devriez vous y faire, car il y en aura toujours en 2010. 
 
L'État ne fait pas que proposer «l'ouverture et la liberté de choix», il impose (et le mot est juste) sa propre vision de la religion, vue à travers une grille relativiste. Le relativisme, je vous le signale, est une philosophie, une vision du monde particulière. Celle-ci soutient qu'il n'y a pas de vérité dernière en matière de bien et de mal, ni en matière de foi. Curieusement, l'énoncé relativiste ne supporte aucune contradiction. Il est à prendre pour vérité absolue. Les parents croyants ont toutes les raisons du monde de s'opposer à une telle philosophie.

Denis Grenier, Sherbrooke

8 mai 2009

M. Coulombe : Il faut d'abord remarquer que toute forme d'éducation et d'instruction implique une certaine forme d'imposition. Nous « imposons » notre langue maternelle à nos enfants. Nous leur « imposons » des sciences (les étudiants n'ont pas l'évidence de tout ce qu'on leur enseigne en biologie par exemple), et des principes (religieux et moraux). Donc, je vous le concède qu'en 2009 nous « imposons » encore une multitude de faits, de croyances et de principes à nos enfants et c'est selon la nature même des choses. 
Il est évident que vous partagez entièrement la position religieuse sous-jacente au cours ECR et c'est celle-ci que l'état à choisi d'imposer aux enfants du Québec sans égards pour la volonté des parents ni des étudiants. 
Bien qu'il soit vrai qu'ECR ne nous empêche pas de parler de religion à nos enfants, un des buts explicites du cours est d'ébranler les croyances dès un très jeune âge pour déconfessionnaliser les esprits. Plusieurs psychologues ont déjà dénoncé cette approche comme ayant des effets dévastateurs : elle engendre, entre autre, de l'anxiété chez les jeunes en minant la confiance naturelle qu'ils ont envers leurs parents. (Il ne faut pas oublier que les jeunes sont suspendus aux lèvres de leurs professeurs...) 
Mais la question n'est pas la. On nous demande ici, à qui le choit de la religion ou des principes qui seront « imposés » à nos enfants? Les parents ou l'état? La réponse me semble évidente...

Simon Evans, Québec

8 mai 2009

Je me soucie de mes enfant, je les aime au max. Je prends le temps de bien les nourrire et j'en profite pour pour leur donner des notions sur une bonne alimentation. C'est important pour moi car je veux leur BIEN. Parceque je veux leur bien, je les retir de leur cours de ECR; encore une fois c'est parceque je les aime . Pour moi ce cours n'est pas un cours qui va les aider à mieux fonctionner dans la société... C'est plutôt un cours qui va mettre mes enfants dans une situatioon où ils auront toujours à se remettre en question. J'ai la foi en Dieu, plus que mon conjoint et on est capable de bien vivre cette différence, savez-vous pourquoi? C'est parceque nous avons les plus belles valeurs qui puissent exister. (la tolérance, l'accueil, le pardon,....) Je ne suis pas venue au monde avec ce bagage, se sont les VALEURES qui m'ont été transmisent par les gens qui m'aimaient (tout comme j'aime mes enfants). Au lieu d'envoyer mes enfants dans un cours ou ils entendront parler de croyances aux quelles je n'adhère pas(ex. la réincarnation), je tente de leurs transmettre du mieux que je peux le côté *Divin et Sacré* de ma religion. Dans le cours de ECR, il n'y a pas de place pour discuter de ça et pourtant, c'est ça qui rend ma religion aussi belle et aussi PARLENTE. Ma religion nous enseigne l' ESPÉRANCE, la CONFIANCE que l'on peut avoir en nous si on est avec DIEU. L'AMOUR du prochain et de soi même est une priorité chez nous les Chrétiens Catholique... que voulez-vous de plus! 
Je respecte les autres Religions ou croyances mais j'en ai pas besoin pour être HEUREUSE, et mes enfants non plus! 
C'est pourquoi je veux retrouver mon DROIT de choisir ce qui est le mieux pour MES ENFANTS. Le Seigneur ma donné une intelligence pour faire des choix et avancer dans la vie...mais ces choix, est-ce que je peux les faire??? Maintenant, je ne peux plus! Si on retrouve ce droit, tout les parents de la provaince seront comblés.  
Même notre Hymne National nous fait mention que l'état doit *PROTÉGER NOS DROITS*

Jacinthe Lavallée, St-Charles de Drummond

8 mai 2009

« L'exemption devrait-elle être possible pour un cours [...] où il est question de la foi, de croyances qui, pour certains, sont fondamentales? » 
 
Si on pousse cette logique plus loin, des parents s'opposeront à ce que leurs enfants apprennent la théorie de Darwin, et ensuite ça pourrait aller jusqu'à l'exemption pour tous les cours de sciences. Certains pourraient demander l'exemption pour les cours d'éducation physique pour leur fille pour des raisons religieuses, et ainsi de suite. 
 
Les croyances politiques sont plus fondamentales pour certains que les croyances religieuses. L'exemption pourrait donc être demandée pour les cours d'histoire et de géographie. L'exemption des cours de français pourrait être demandée si un parent trouve les romans utilisés pour enseigner la littérature trop scandaleux, féministes, politiques, laïques, religieux, etc. Et ainsi de suite jusqu'à ce qu'un enfant soit complètement exempté d'aller à l'école! 
 
Ma réponse est non, on ne peut donner d'exemption aux parents qui veulent faire le lavage de cerveau de leur enfant. On ne peut empêcher un enfant d'être exposé aux idées courantes de notre ère. 
 
J'y verrais un problème si l'état faisait la promotion d'une vision ou le dénigrement d'une autre, mais ce cours n'encourage pas l'enfant à choisir une vision ou une autre. Le cours n'impose aucune valeur à l'enfant et ne lui interdit pas de suivre la religion de ses parents. Par conséquent il ne viole pas sa liberté de pensée, de conscience ni de religion. Ce cours expose les enfants aux diverses visions, ce qui en fera de bons citoyens compréhensifs, respectueux, et totalement libres de choisir leur propre voie. 
 
Pourquoi les opposants veulent empêcher leur enfant de connaître, comprendre et accepter les points de vue et croyances des autres humains avec qui ils partagent notre planète? N'est-ce pas de l'ignorance, du fondamentalisme et du lavage de cerveau que beaucoup d'opposants au cours d'ECR préconisent pour leur enfant??

Farnçois Jetté, Longueuil

8 mai 2009

Mme Fontecilla,,,avec tout le respect que je vous dois votre commentaire est bien naif...les jeunes enfants ne sont pas en mesure psychologiquement et cognitivement de choisir une orientation spirituellle quelconque de facon autonome et comme les parents sont les meilleurs guides présents au quotidien dans la vie de ces enfants et bien je crois qu`ils sont les mieux placés pour ouvrir ce chemin spirituel avec eux. De plus vous seriez d`accord a ce que ce soit l`état qui forme la conscience de nos enfants...et sur quelles assises et quelle éthique puisque ,on leur enseigne justement a penser de leur propre chef avec un bagage intellectuel incomplet avec les règles que lui ou son groupe pourrait trouver correct pour le mieux vivre ensemble selon lui??? selon l`état??? Et finalement l`état pose son éthique sur quels principes ou valeurs fondamentales...??Les chartes??? et bien cela est tout à fait épeurant car ce même gouvernement ne respecte plus son peuple (démocratiquement) et il faconne les chartes à sa guise pour pouvoir nous imposer ses volontés... alors je dis que les parents sont de toute évidence les premiers décideurs à JAMAIS de leurs enfants et ces mêmes enfants pourront toujours choisir leur voie spirituelle lorsque leur maturité intellectuelle et affective seront établies...ce sera beaucoup plus sain et logique..sinon il sera tellement perdu qu`il perdra probablement foi en la capacité de l`homme à poursuivre un idéal valable ayant vu tous les schèmes de références proposés selon qui parle selon quel but on poursuit..etc....alors croyez-moi par amour pour vos enfant et votre liberté acharnez-vous à conserver votre pouvoir de parents et de citoyens......pour le mieux vivre ensemble.. Daniel Jutras

Daniel Jutras, Drummondville

8 mai 2009

Je trouve ça déplorable de voir un gouvernement aussi perdu. Il veut des institutions laiques et au lieu de ça, il oblige les jeunes à apprendre des religions contradictoires à leur enseignement. Je n'ai rien contre les gens qui pratiquent d'autres religions, mais je parle aussi en leur nom. Sommes-nous dans un pays libre pour ne plus pouvoir enseigner nos croyances à nos propres enfants. Il va falloir que ça change!

Geneviève Bourdon, Ste-Clotilde

8 mai 2009

Je suis catholique pratiquant. Je crois qu'il n'est pas du rôle de l'état de s'impliquer dans l'éducation religieuse des enfants de quelque manière que ce soit, surtout un état qui a fait la promotion de l'école laïque au cours des dernières décennies. Imposer un cours de religion, qu'il parle d'une ou de plusieurs religions, c'est imposer sa vision de la religion à ceux qui le suivent. Par contre, il est du rôle de l'état d'inculquer des valeurs morales et éthiques à ses citoyens. Quand on regarde où nous ont menés le manque d'éthique et de valeurs des dirigeants des grandes entreprises nord américaines, à savoir la crise économique actuelle, un état qui se prétend laïque a fort à faire en ce domaine avant de penser à s'imiscer dans l'éducation religieuse des enfants.  
 
Pour le bien des enfants et de la société, je réclame au minimum le retour à la liberté de choix et, si l'on souhaite vraiment imposer quelque chose à tous, que ce soit des cours sur les valeurs morales et éthiques car la société en a grandement besoin.

Yvan Rochon, St-Romuald

8 mai 2009

Il y a quelque chose qui me gêne profondément dans beaucoup de commentaires.  
 
Quand nous parlons de NOS enfants, il faut toujours nous souvenir que nous ne les possédons pas vraiment. Il faut nous souvenir, qu'au fil du temps, de la toute petite enfance à l'âge adulte, notre devoir de parents est de les amener à l'autonomie. 
 
Nous devons leur transmettre des valeurs, même des valeurs religieuses ou spirituelles, mais cela ne nous donne pas le droit de décider de leurs croyances, de leurs orientations personnelles ou professionnelles, de leurs amitiés, de leur vie. 
 
Si nous aimons nos enfants, notre devoir est de les aider à grandir, pas de les endoctriner ou de les soumettre à nos convictions. 
 
P.S. Au sujet du "relativisme" est-ce qu'il est nécessaire de rappeler le mal et les souffrances que les possesseurs de LA VÉRITÉ ont fait à l'humanité?  
 
Dans les évangiles, est-ce que les propos de Jésus ne sont pas inspirés d'un relativisme très novateur pour son époque? Est-ce que ce n'est pas ce qui fait leur intérêt, encore aujourd'hui?

Laurent Émond, Québec

8 mai 2009

Il est très important que les parents choisissent l'enseignement religieux qui conviennent à leurs valeurs, ainsi que le personnel enseignant. Ce cours ne doit pas être donné au primaire, peut-être au secondaire. Mais que la ministre ai changé des lois afin de nous enlever des droits ça n'aurait pas du être accepté.  
 
Que sommes nous pour l'état, que des payeurs de taxes. C'est une façon polie de nous dire FERMEZ-VOUS. On repassera pour la démocratie.

Marcelle Boivin, La Doré

8 mai 2009

Je pense, Monsieur Crevier, que vous avez mis le doigt sur une question importante:  
 
Est-il nocif d'exposer nos enfants aux grandes religions ?.  
 
Mais pour répondre honnêtement à cette question, il faut avoir un minimum de connaissance de ce que sont les grandes religions; les opposants au cours d'Éthique et culture religieuse connaissent-ils les autres religions ? Personne ne niera que les fondements métaphysiques de ces différentes croyances sont différentes, mais outre les questions de foi improuvables, réalise-t-on jusqu'à quel point les comportements attendus des adhérents de ces différentes doctrines sont similaires. Le vol, le mensonge, la violence gratuite ne sont pas plus acceptés par les uns que par les autres, sauf si on fait références à des extrémistes comme les talibans ou nos anciens inquisiteurs. Celui qui connait un peu le sujet n'a pas besoin d'avoir peur que son enfants apprenne à connaître l'autre, et celui qui ne connait rien des religions ferait bien de se renseigner plutôt que de prendre des décision en fonction de préjugés.  
 
Une autre question méritait qu'on s'y attarde :  
 
De quel droit des parents pourraient-ils exiger que leur enfant reste ignorant de ce que toutes les grandes religions peuvent avoir de positif ?  
 
À mon avis, le droit des jeunes à la connaissance prime incontestablement sur celui des parents à les tenir dans l'ignorance. Ce n'est qu'après avoir acquis ce minimum de connaissances que nos jeunes auront la possibilité de faire des choix valides en matières d'éthique et de religion.

Marc Lacroix, Beloeil

8 mai 2009

Peut-être sommes-nous en train de passer à côté dela question .... non, les parents ne doivent pas avoir le choix, ni les politiciens, ni les directeurs de conscience, ni les enseignants et tous en tant que nous sommes. Demandez-le d'abord à ceux qui sont concernés .... les enfants eux-mêmes. C'est tellement simple ... si l'enfant décide d'aller voir ce qui se passe dans une classe de morale, il y va, et si il veut aller voir le cour d'ECR, il y va. Et, s'il préfère dessiner..... pourquoi pas. 
Les arts élèvent l'âme ........ comme une prière.

Monique Lévesque, Montréal

8 mai 2009

J'ai 56 ans et à l'âge de 16 ans j'ai décidé de ne pas avoir d'enfant pour protester contre l'éducation religieuse imposée que l'avait reçue au cours classique avec les Frères de l'instruction chrétienne, étant devenu athée à l'âge de 14 ans. Je n'ai toujours pas d'enfant et je ne regrette pas ma décision. Je suis donc en faveur que les parents aient le choix de soustraire leurs enfants à toutes formes de cours qui impliquent une vision religieuse de la vie. Dans mon cas cette éducation a brimée mon intelligence et mes compétences sociales.

Jean-Maurice Brouillette, Montreal

7 mai 2009

Félicitations M. Martin Desrosiers. Peu d'entre nous arrivons aussi que vous à exprimer le douloureux sentiment d'avoir été trompés par des gens qui prétendent vouloir notre bien et celui de nos enfants sans tenir compte de qui nous sommes. Ces mêmes gens qui, jadis, réclamaient pour eux cette liberté tant désirée nous la refusent aujourd'hui au nom de notre ignorance dépassée. Eux qui savent mieux nous diront désormais comment nous devrons penser. Incroyable mais vrai! Quel gâchis!

Réal Gaudreault, Saguenay

7 mai 2009

Le cours d'ERC est, encore une fois, un acte masochiste de mépris de soi mêmes des Québecois. 
 
C'est le Québec des médias, de la réforme scolaire, de la révolution tranquille... Ce n'est pas le Québec du vrai monde. L'ERC est, encore une fois, le Québec qui n'éxiste que dans la tête de quelques intellectuels puissants. 
 
Au Québec, il y a des catholiques pratiquants, des catholiques tièdes, des protestants, des juifs, des musulmans, des gens indifférents religieusement, des athées, etc. Chaqu'un suit son chemin et ensemble on construit la société. Ensemble on fait évoluer la société. Le plus que chacun connaît sa religion et sa spiritualité, le plus qu'on apprend à apprécier celle des autres. 
 
Attention ceci est la société libre, non pas l'État. Si l'État intervient sur les enfants de six ans pour présenter les religions et les athéismes comme si on était dans un supermarché (même avec des bonnes intentions), l'État fait de la violence aux enfants et aux familles. 
 
De plus, l'éxpérience religieuse a une méthode et une démarche toute à fait particulière. Par exemple, c'est un peu comme quand on sort avec une fille pour voir si on sera capable de s'aimer et de faire une famille ensemble. Il faut lui être fidèle si tu veux arriver à une réponse, à une certitude morale. 
 
Le principe du cours ERC est que pour savoir quelle est la bonne fille pour toi, tu dois coucher avec toutes une après l'autre. Tu es condanné à ne découvrir jamais l'amour.

Pierre Valliancourt, Montréal

7 mai 2009

Après avoir lu les commentaire ici, j'en conclus que les Québécois veulent encore, en 2009, imposer leur religion à leurs enfants. J'ai 2 choses à vous dire : Le cours ECR apprend les fondements de toutes les religions. C'est Big brother, ça??? Je m'excuse, mais imposer à nos jeunes une doctrine qui leur impose une religion, ÇA c'est du brainwashage. Vous parlez de la liberté de choix d'imposer des croyances à quelqu'un? Je trouve ignoble qu'en 2009, on trouve bon d'imposer une religion à un enfant. Vous parlez de liberté de choix d'imposer une religion à quelqu'un?. Je m'excuse, mais élever un enfant en lui montrant qu'une seule religion comme celle-là qui est importante, je considère cela comme de l'endoctrinement. Vous reprochez à l'état d'imposer la culture pour tous les québécois. Vous reprochez à l'état d'imposer l'ouverture cette liberté de choix. "Sommes-nous en train de devenir un de ces pays où l'État dirige la vie privée, la vie de famille?" En quoi ce cours vous impose votre vie familiale? En quoi ce cours impose des croyances? Vous parlez de liberté de choix. Justement, c'est pourquoi il faut proposer toutes les religions aux enfants. Deuxièmement, ce cours ne vous empêche pas les parents de discuter de religion avec leurs enfants, de parler de religion avec eux. L'école et les parents sont complémentaires. Si vous trouvez que l'état pile sur les plates-bandes des parents, c'est que soit vous avez peur que les enfants apprennent qu'il y ait d'autres religions, ou soit que c'est rendu l'école seule qui éduque les enfants parce que les parents n'ont "plus le temps". "C'est extraordinaire de voir comme tant de parents au Québec ne se rendent pas comte qu'ils ont perdu leur droit de premiers éducateurs de leurs propres enfants! " Ah oui ? Il y a un représentant de l'état dans toutes les familles qui surveillent l'éducation que les parents font à leur enfants? C'est drôle, c'est pas comme ça chez moi.

Bruno Pettersen Coulombe, Province du QC

7 mai 2009

Le Mexique est un pays profondément catholique, extrêmement fervent. Et pourtant, il n'y a pas de cours de religion à l'école. Aucun crucifix n'orne les murs de la chambre des députés, aucune prière ne débute les réunions. L'exercice de la religion a toujours été considéré comme un droit de la vie privée. Ça n'empêche absolument pas les Mexicains d'être extrêmement fervents, croyants et les églises pleines. La religion fait partie de leurs vies, de leurs valeurs. Elle est intégrée profondément, pas besoin de l'école pour la transmettre. Ne soyons pas frileux, ouvrons-nous un peu, connaissons mieux les religions des autres. Ça ne nous empêchera jamais de pratiquer la nôtre.

Isabelle Gélinas, Montréal

7 mai 2009

L'école est mandatée par les parents (non pas par l'état) pour les soutenir dans la tâche de l'instruction des enfants (maths, français, histoire, etc...). Dans un contexte où la grande majorité des citoyens ont les mêmes principes, l'école peut également soutenir les parants dans la tâche d'instruire les enfants en matière morale et religieuse, les parents restant toujours les premiers responsables. L'école soutient les parents dans la mesure où elle s'inspirant des mêmes convictions et principes en regards de cette instruction morale et religieuse. 
 
Présentement, l'état nous impose une école laïque, et ce pour plusieurs raisons plus ou moins farfelues. Si l'école est véritablement laïque, elle ne doit et ne peut donc plus prétendre être un soutien aux parents en ce qui concerne l'instruction morale et religieuse, ce serait un non sens. Elle doit donc complètement ignorer la religion. 
 
L'école ne doit pas toutefois négliger la formation morale des élèves. À ce sujet, il faut se rappeler que la morale est basée sur des principes philosophiques naturels qui sont à la portée de toutes personne de bonne volonté. La morale n'est donc pas religieuse, bien que toute religion ayant un peu de vrai se doit d'enseigner et de respecter la morale afin d'assurer le véritable bonheur de ses adeptes. 
 
Ceci étant dit, la meilleure option dans le contexte d'une école laïque est de développer un programme d'instruction morale basé sur ces principes philosophiques millénaires qui sont les assises de notre civilisation. On nous impose à la place une religion d'état relativiste, stérile, nocive, insipide et dénudé de tout sens, une pensé uniformisée et peu profonde qui ne mène qu'au dégoût de la religion et de la vie.

Simon Evans, Québec

7 mai 2009

@ Alain Mercier "N'en déplaise à ceux qui croient (et ils en ont le plein droit) l'école devrait être totalement laïc sur tous les points." 
 
Vous avez tout à fait raison. L'école doit être le lieu du savoir, pas celui de la foi. La croyance est un droit pour chacun, le savoir est un devoir pour tous. 
 
Il appartient aux parents de transmettre aux enfants leur foi. C'est leur droit le plus strict dans la mesure où cette foi ne contrevient pas aux règles de la société civile. 
 
Et que l'école fasse son enfin son devoir: instruire les enfants et promouvoir le sens civique. 
 
 

Laurent Émond, Québec

7 mai 2009

Je pense que les parents ont le droit de choisir si leur(s) enfant(s) suivront, ou non, ce cours. Vouloir présenter toutes les religions sur le même pied d'égalité peut, pour certains parents, s'avérer une aberration et porter atteinte à leur liberté de conscience et de religion, toute chose n'étant pas relative pour eux. La vérité, pour eux, est la religion auquelle ils adhérent. Pourquoi leur refuser le droit d'exemption? Pour ma part, je n'aurai aucune objection à ce que mes enfants suivent ce cours même si je suis une catholique pratiquante car je souscris à l'idée que la transmission des croyances propres à une religion est du ressort des parents. Je serai d'autant plus heureuse que mes enfants apprennent les dogmes d'autres religions comme l'islam ou le judaïsme.Ils comprendront, plus tard, qu'il leur appartient de choisir à quelle religions ou valeurs morales adhérer. Ce ne sont malheureusement pas tous les parents qui en sont venus à ce niveau de réflexion et vouloir leur imposer un cours qui ne correspond pas à leurs valeurs créera tout simplement une plus grande attitude de fermeture.

Karina Montambeault, Montréal

7 mai 2009

Je dirais que 2300 personnes c'est beaucoup. 
Très peu de gens sont prêts à affronter tous les problèmes que cette démarche implique. 
Et quand on remarque le ton incisif des autorités face à ces dossiers, il y a de quoi reculer. 
Bravo à tous ces parents. Courage.

St-Jacques Jean, St-Lin

7 mai 2009

À Martin Desrosiers: Je suis de ceux qui ont demandé durant les années soixante-dix un cours de morale pour mes garçons. Pendant des années, à Brossard, à Charlesbourg, on a évoqué de 1975 à 1982 toutes sortes de difficultés (manque d'espace, manque d'effectifs, non disponibilité du programme) pour tergiverser. Mon plus jeune s'est retrouvé à quelques occasions dans un placard pendant le cours de catéchèse, enfermé avec un jeune de religion juive. Cette cohabitation forcée, fut pour ma femme et moi, le début de l'ouverture à l'autre et en même temps l'illustration du pluralisme tel qu'entrevu par nos bons catholiques. Alors ne me faites pas la morale. 
 
Ce cours d'Éthique est ce qui pouvait nous arriver de mieux. Il n'impose pas l'enseignement religieux à quiconque, il fait connaître aux jeunes les croyances de leurs concitoyens. C'est le début d'une véritable démocratie.

Jacques Saint-Cyr, Québec

7 mai 2009

Après avoir fait un survole des propos tenus ici jusqu'à maintenant, je constate que mon opinion sur le sujet va à contre courant. D'où l'importance de vous en faire part. Je crois que le but premier de ce programme est de propager l'aisance de l'ouverture aux autres à nos enfants. Pour ne plus penser qu'à soi, qu'à ses intérêts personnels, il faut d'abord connaître les autres. Je rêve au jour où ce type de cours sera donné obligatoirement à l'ensemble des humains sur terre. Imaginez un peu les résultats... Moins de conflits puisque les uns comprendraient mieux les autres et vis versa. C'est justement un goût à l'altruisme que ce cours donnera à nos générations futures. Les pratiquants semble se trouver perdant dans cette histoire. Je crois pourtant qu'ils en sont gagnant puisqu'ils auront maintenant tout le loisir d'inculquer leurs propres vision de la spiritualité à leurs enfants, en utilisant leurs termes, leurs anecdotes, etc. Et tout ça, dans leurs salons ! Génial, n'est-ce pas. Et pour ceux qui prétendent que nous n'étions peut-être pas prêt pour ce changement.. je dirai ceci : Prêt, pas prêt, vous ne pouvez plus penser que vous êtes seuls sur cette planète, que vous seuls détenez la vérité , l'autre existe réellement et il mérite d'être compris.

François Bouchard, Québec

7 mai 2009

« Ce cours est supposé promouvoir des valeurs comme l'acceptation, l'ouverture et le dialogue, ce qui sous-entend que ceci est un manque de la part des parents... D'ailleurs, pour ce qui est du dialogue, la ministre Michelle Courchesne a décrété aux commissions scolaires que toute demande d'exemption devait être systématiquement refusée alors merci pour le dialogue. On pourrait dire la même chose pour l'ouverture et l'acceptation, son attitude intransigeante nous en dit beaucoup.» 
 
Voici un exemple d'une famille qui est allée plaider la cause devant les commissaires d'école de la commission scolaire du Pays-des-Bleuets après avoir fait les démarches incluant 4 lettres de demande d'exemption pour leurs enfants du cour d'ECR, un droit fondamental d'éducation en matière de religion. Les commissaires nous ont écouté avec comme mandat de nous entendre mais la décision était déjà prise... REFUSÉ TOUTE DEMANDE. 
 
Voilà où s'en va notre «Québec Libre»... libre de rien du tout !! 
 
Dans le cour d'ECR, on enseigne deux idéologies ; le relativisme et le pluralisme. Comment peut-on laisser le ministère de l'Éducation enseigner à nos enfants que «toute les religions sont bonnes» On enseigne dans le même cour que pour certain c'est la «résurrection», donc une seule vie à vivre et pour d'autres c'est la «réincarnation», avec plusieurs vies à vivre. 
 
Le ministère de l'Éducation prétendait vouloir sortir la religion de nos écoles et maintenant on y enseigne 7 religions différentes. Quelle aberration, 7 religions mal enseignées pour finir par une seule religion mondiale...«le pluralisme». Et dire que 80% de la population était contre ce cour mais le ministère nous l'a passé en douce à la fin de l'année scolaire 2007-2008. 
 
Je crois comme bien des gens que ce cour devrait être abolie le plus rapidement possible ou à tout le moin nous donner le choix, pour le bien de nos enfants et de notre société présente et à venir. 
 
Parents, n'attendez plus pour reprendre le droit d'éducation de vos enfants.

Dorice Girard, La Doré, Québec

7 mai 2009

Madame Asselin, 
La religion catholique est l'égale de toutes les autres parce que: 
Elle refuse de soumettre à l'examen de la raison ses postulats de base. 
Elle refuse l'évidence de l'inexistence du surnaturel. 
Elle tyrannise les consciences, celle des adultes et celle des enfants des enfants. 
Elle est source des pires excès et intolérances 
Elle prétend être la source des comportements moraux. 
Son histoire en est une d'asservissement des femmes, des pauvres, des indiens, des esclaves, des hérétiques, des scientifiques, des juifs.  
Dois-je poursuivre?

Jorge Fontecilla, Québec

7 mai 2009

Le nouveau programme d'ECR est loin d'être parfait (voir à cet effet le Devoir du 4 mai 2009), mais il ne constitue pas, comme certains voudraient le faire croire, une violation de conscience. Les étudiants ne sont pas évalués en fonction de ce qu'ils croient, mais de ce qu'ils ont appris. Mais surtout, ce que tous ses objecteurs négligent systématiquement, c'est qu'il ne revient pas à l'État, laïque en droit, d'assurer la transmission de la foi. C'est le devoir fondamental des parents chrétiens, ceux-là même qui, dans une grande majorité, ne participent pas à la vie des communautés chrétiennes et rechignent à inscrire leurs enfants à des parcours de catéchèse en paroisse. Sans vie dans l'Église, pas de transmission de foi ! Avant donc de ruer dans les brancards, ces objecteurs inutiles devraient investir leurs énergies là où l'Église a besoin d'eux, c'est-à-dire en paroisse. C'est là, et seulement là, que les enfants pourront développer une conscience chrétienne et acquérir les moyens d'interpréter les autres religions comme des préparations à l'Évangile . L'exemption constitue l'aveu d'un échec parental face à l'éducation chrétienne.

Alexandre Perreault, Lévis

7 mai 2009

Mme Soulard 
Les parents qui transmettent leurs croyances religieuses à leurs enfants violent le droit le plus fondamental des enfants, celui de soumettre à la critique le monde qui les entoure et de choisir en conséquence. Si le cours ECR peut, ne serait-ce que partiellement, contrecarrer cette épouvantable agression en fournissant des instruments permettant de bâtir la liberté de conscience aux enfants eh bien, bravo. 
Le droit des parents s'arrête là où commence le droit des enfants.

Jorge Fontecilla, Québec

7 mai 2009

Je crois qu'il faut se poser la question: quel type de société voulons-nous ? Si nous croyons que les enfants appartiennent à l'État, alors oui, on est pour le cours d'ÉCR car on fait confiance à l'État. Mais le problème, c'est que l'État ne peut être neutre, ce n'est pas un cours de mathématique ou de français ou les faits sont réels, 2+2 feront toujours 4, oublions les débats là-dessus et conflits sur ce sujet ! Mais cette pensée politique (les enfants qui appartiennent à l'État) a des conséquences graves comme nous avons déjà pu le constater dans l'histoire: la perte de notre démocratie et de nos droits fondamentaux.  
 
Je fais partie des personnes qui croient que les enfants appartiennent aux parents tel que le stipule la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et qui reconnaît le lien premier des parents et de leurs enfants, donc l'autorité parental. Je crois en une démocratie réelle et non virtuelle. 
 
Comment pouvons-nous aujourd'hui ne pas nous plaindre de l'État qui oblige TOUS les enfants à suivre ce cours à un si jeune âge ? Pourtant, il n'y a pas si longtemps l'État accommodait une minorité de parents qui ne voulaient ni du cours catholique, ni du cours protestant et ce au secondaire... Aujourd'hui, la majorité des Québécois sont contre le caractère obligatoire du cours, et le gouvernement sort son intransigeance... Pourquoi ? Sommes-nous si incrédules afin de donner nos enfants aveuglément à l'État ?  
L'éducation au Québec se porte mal, nos enfants aussi, la majorité de nos enfants ont perdu la joie d'apprendre, la motivation, la joie de vivre... Donnons-donc les ressources humaines et monétaires afin d'aider les familles et les communautés, au lieu de vouloir les remplacer. L'exemple concret du succès extraordinaires de plusieurs écoles communautaires anglophones en est un très bon exemple, la décentralisation permet plus de flexibilité, permet de mieux répondre aux besoins locaux. C'est notre avenir et l'avenir de notre démocratie qui est en jeu...

Marie Gervais, St-Sauveur

7 mai 2009

C'est tout de même drôle que personne ne s'interroge vraiment sur le contenu de ce cours. En lisant les commentaires, je me rends compte que la plupart des personnes qui écrivent des commentaires pensent que ce cours est un choix religieux imposé à tous et qu'il sera question de prières et de foi. Il n'en est rien. Puisque nous devons faire maintenant face à plusieurs autres religions au Québec, y compris la nôtre, n'est-il pas normal de vouloir éduquer les enfants sur les grandes lignes qui les définissent? Il me semble aussi que les valeurs des québécois et des immigrants proviennent de ces religions. Quel mal y a-t-il à vouloir informer nos enfants sur la société dans laquelle ils vivent? Je suis bien contente que mes enfants puissent avoir ces repères car nous ne pratiquons plus aucune religion chez nous. Mais je veux qu'ils sachent d'où ils viennent et surtout où ils s'en vont... Ce cours «imposé» n'est pas la victoire de la religion sur la morale... C'est nouveau, certe, mais plein de gros bon sens. Il faut aussi faire confiance aux enseignants qui donneront ce cours et qui ne sont pas eux aussi, plus «catholique» que nous !

Marie Gagnon, Québec

7 mai 2009

Au Québec, depuis septembre 2008, on a créé deux classes d'individus, la première ont le droit d'imposer leur liberté et la seconde ne peuvent pas évoquer cette même liberté au nom du même droit. La famille et les parents sont désormais dans la seconde catégorie. C'est révoltant, démunir ainsi les parents de leurs droits fondamentaux, puisés de la loi naturelle, pour les empêcher de voir à l'éducation religieuse de leur progéniture et mettre en péril la transmission de la foi propre à leur culture et aux valeurs qui les ont vus naître. De plus, on les empêche de recourir aux procédures prévues dans la loi pour exempter leurs enfants du cours d'ÉCR. On me dira que les parents avaient ce droit et qu'ils l'ont utilisé mais je répliquerai en disant que la ministre Courchesne a émis une directive précise aux commissions scolaires à l'effet de n'accorder aucune demande d'exemption ni autorisé aucune demande de révision d'exemption. Aucun parent n'a eu le droit de se faire représenter par un avocat au cours des audiences de révisions. Les parents devaient affronter seul: les professeurs, les directeurs, les commissaires et d'autres individus représentant la commission scolaire et répondre à toutes leurs questions. Cela par le fait même est anticonstitutionnel et pousse le mépris des parents à des hauteurs jamais encore imaginées, ne pas leur donner un droit qui appartient aux criminels, c'est plus que grave. On coupe ainsi toutes les avenues possibles menant à la liberté de conscience basée sur les chartes des droits et libertés de l'homme, qu'elles fussent internationale, fédérale ou provinciale. Les parents n'ont plus de droits et l'état s'apparente de plus en plus à une dictature. Que dire de M Charest qui a déjà essayer de soudoyer un juge? La justice au Québec est réellement faite en fonction de ceux qui peuvent s'en payer l'utilité. Pauvre canadiens disait la vierge Marie au cours d'une apparition. Voyez-vous maintenant pourquoi elle disait cela? Et ce n'est que le commencement.

Odette Cyr, Gatineau

7 mai 2009

Il est outrageux de constater que les hommes et femmes derrières le cours d'ÉCR étaient aussi de ceux qui réclamaient la liberté de choix d'enseignement moral ou religieux, au nom de la liberté de conscience, dans les années 70, 80 et 90 et que ce sont les mêmes qui la refusent maintenant aux parents qui revendique les mêmes droits et les mêmes libertés. En fait d'injustice, qui a-t-il de plus crapuleux que de revendiquer une liberté pour ensuite l'interdire à l'autre et le culpabiliser du fait qu'il la réclame? C'est bien cela, n'est-ce-pas, qui se produit actuellement, alors que des parents sont en cours supérieure pour défendre leur liberté et empêcher la direction d'une commission scolaire d'aller de l'avant avec des procédures disciplinaires, des suspensions et le renvois de leurs enfants parce qu'ils ne veulent pas du cours d'ÉCR par respect de leur convictions profondes et personnelles.

Martin Desrosiers, Gatineau

7 mai 2009

Au Québec, on aime à se vanter qu'on est une société ouverte, pluraliste... Cependant quand vient le temps d'instruire nos enfants, non pas en mathématiques ou en chimie ou en physique, mais dans le domaine le plus personnel qui soit, celui des valeurs et des idées, non seulement l'État ne respecte pas les croyances des parents, mais en plus Big Brother leur impose un cours par voie d'amendement de lois et de décret... C'est évident aussi que le contenu du cours lui-même cherche à aller encore plus loin que les cours de catéchèse d'hier pour déconfessionnaliser les enfants et surtout détrôner la religion catholique de ce qui en reste, en la mettant sur le même pied que les autres croyances, sous le prétexte fallacieux du "respect" de "l'autre"! Tout cela en catimini, bien sûr, avec la complicité des journaux.

Mireille Asselin, Rive-Sud de Montréal

7 mai 2009

Je crois qu'il revient aux parents d'aborder avec leurs enfants les sujets plus délicats de leur formation, car ces sujets ne sont pas neutres (comme peuvent l'être des notions de grammaire ou d'arithmétiques) et qu'ils portent à conséquence sur la conduite présente et future de l'enfant.  
 
Actuellement, notre gouvernement veut modeler intimement ses futurs citoyens. Il y a là une volonté de conformisme à une pensée unique, jugée seule bonne et vraie. Toute différence est étiquetée de fanatisme ou d'ignorance, d'où découle l'obligation morale de la combattre pour que règne le bien.  
 
Dans cette optique, le cours ECR se propose d'inculquer le respect et la tolérance. Or, que le choix soit refusé aux parents me paraît un indice inquiétant de la tolérance et du respect qui seront enseignés. Par ailleurs, songeant qu'il est impossible de comprendre une pensée sans l'étudier profondément, comment une présentation lacunaire des religions et philosophies pourrait-elle leur rendre justice ? Enfin, comment les professeurs pourront-ils faire abstraction de leurs convictions et traiter avec déférence et sens de la vérité Mahomet, Moïse, Jésus, Bouddha, le grand Manitou, Socrate, Nietzsche ? Et, s'ils le font, comment cela conduira-t-il au respect et à la tolérance recherchés, sans qu'il s'agisse de la tolérance relativiste ?  
 
Selon le relativisme, personne ne peut avoir de certitude dans les domaines moraux ou spirituels. Donc, toutes les idées sur ces sujets se valent, parce qu'elles sont subjectives. Il suffirait de choisir ce qui nous convient. C'est pourquoi, d'un point de vue relativiste, le cours ECR ne pose pas de problème et ne menace pas la foi religieuse –ou la philosophie athée- des enfants. Or, tous ne sont pas relativistes. 
 
Pour ma part, j'ai des amis agnostiques, chrétiens et musulmans, et je n'ai pas attendu de faire un survol de leurs croyances pour les aimer et les accepter. Je propose plutôt que l'école approfondisse la résolution de conflits, et la non-violence, en toute laïcité.

Amélie Bronsard, La Pocatière

7 mai 2009

on veut séparer l'état et la religion,foutaise dipocrisie .Car on oblige un cours don ils ont pas compétant ministre déducation,il font la meme chose aux autre que ce qu'il dénonce.Mouvemant laic neutre ,c'est une farce , ceci sert de prétexte pour passer un message pas neutre du tout.Donc comment discuter pour arriver a un raprochement lorsque l'enjeux est la transmission de la foi chrétienne et d'autre qui ne croit pas du tout et d'autre qui mélange tout les religions pour en faire la sienne? Cul de sac, donc laisser ceux qui son compétant en la matière de donner la transmission de la foi en rendant ce cour optionnel et ceux qui veule ce cours ,allez-y

Berthe Candide, Montréal

7 mai 2009

Depuis quand la liberté se calcule-t-elle par le nombre de personnes qui la réclame? Il n'a fallu qu'un seul garçon qui réclame le droit de porter son kirpan pour l'obtenir.  
 
Aujourd'hui des parents veulent recouvrer leur droit de choisir pour leur enfant, de d'être libre de transmettre – sans l'interférence du gouvernement- leurs valeurs et croyances à leurs enfants et on compte les têtes? 
 
Savez-vous que présenter une demande d'exemption dans une école entraîne des conséquences pour les enfants? Juste poser des questions sur le cours au professeur, sans demandé l'exemption, entraîne parfois des conséquences... Si je vous disais qu'une de mes filles sent qu'elle est jugée plus sévèrement que les autres depuis que son père a posé des questions sur le cours. L'autre jour elle m'a dit qu'elle vérifie ses tests avec ceux de ses amies car parfois... de bonnes réponses sont marquées comme mauvaises. Et curieusement ça n'arrive qu'à elle. C'est beaucoup demander à un enfant de 10 ans. 
 
Et le gouvernement dit miser sur l'ouverture et la tolérance...

Vincent Goulet, Longueuil

7 mai 2009

«En fait, on pourrait se demander si le Québec était prêt pour le virage de la laïcisation complète de nos écoles.» disiez vous ? En fait, la question serait plus juste en demandant «En voulions nous ?»  
 
Voulions nous que le gouvernement prenne en charge la culture religieuse et les valeurs qu'allaient recevoir nos enfants ? La réponse est non. 
 
Seul les personnes qui ont un dégoût particulier à l'idée de laisser nos jeunes avoir des héritages religieux particuliers on pu lancer l'idée que la laïcisation militante était nécessaire. Il ne restait qu'à dire au bon peuple Québécois que c'était chose inévitable et de leur parler de temps plutôt que de leur demander leur avis. 
 
Mais qui chez les jeunes familles sont prêt à perdre des droits sur l'éducation de ce qu'il y a de plus intime chez leurs jeunes?  
 
Qui embrasse trop, mal étreint. Et nous n'avions pas demandé à embrasser ce cours que l'on impose à nos enfants.  

France Tremblay, Québec

7 mai 2009

Devant les grands problèmes auxquels nous avons de la difficulté à trouver des solutions, je crois qu'il importe davantage de poser les bonnes questions plutôt que d'essayer de répondre à des positions idéologiques qui nous semblent désincarnées ou tout simplement farfelues. 
Dans le cas du cours ECR, il conviendrait de faire l'exercice en demandant tout d'abord "Qui a demandé ce changement dans le curriculum?" Ensuite "Qui profitera du changement?" Et enfin "Qui dit vrai?"... J'espère que les réponses à ces questions ne tourneront pas autour du pot en invoquant la "société québécoise" plutôt que des noms individus ou de groupes d'intérêt. Les commentaires récents de l'ancien ministre Jacques Brassard sont très éclairant à ce sujet et mériteraient d'être diffusés très largement. Pourquoi pas le faire intervenir dans une prochaine émission?

Jacques Goulet, Ile d'Orléans

7 mai 2009

Certains musulmans obtiennent gain de cause quand ils défendent leur droit de faire leur prière quotidienne à l'école. D'autres, parmi les sikhs, se voient attribuer la possibilité de porter le kirpan à cause de l'importance qu'ils accordent à sa symbolique. Mais lorsque nous, Québécois, réclamons le droit pour nos enfants d'être exemptés du cours d'éthique et culture religieuse, on nous ferme la porte au nez. À l'intérieur du même système d'éducation. Eh bien, en toute justice, je considère que nous sommes aussi en droit d'obtenir un accommodement raisonnable!  
 
Les jeunes du primaire et du secondaire sont en train de construire leur identité. Ils tentent de comprendre et d'intégrer les valeurs que désirent leur transmettre leurs parents. Un grand défi pour ceux-ci. Et voilà que, sous des couverts de multiculturalisme, l'État veut leur imposer l'étude d'une panoplie de spiritualités et de schèmes de pensée aussi variés les uns que les autres.  
 
Plusieurs familles n'acceptent pas que le système d'éducation vienne remettre en question d'une manière aussi irrespectueuse le travail de transmission des valeurs qui leur appartient.  
 
Le droit à l'exemption est primordial puisque ce cours vient compliquer le travail d'éducation des parents et met en péril leur efforts pour aider leurs enfants à construire leur identité.  
 
De toute façon, malgré ce qu'on en dit, le cours d'éthique et culture religieuse ne peut pas favoriser l'intégration des différentes nationalités et religions à l'intérieur d'un même projet social puisqu'il n'y a pas d'intégration qui ne passe d'abord par l'identité. Et cette identité n'est pas encore construite avant la fin de l'adolescence.  
 
Les droits et les différences des familles doivent être respectés par ce système d'éducation qui forme les adultes de demain. La requête des parents québécois est aussi importante et justifiée que celles des gens qui ont choisi notre patrie comme terre d'adoption!

Stéphanie Perrault, Montréal

7 mai 2009

Les parents devraient-ils avoir le choix? Qui a la responsabilité morale des enfants? Qui doit discerner, au meilleur de ses connaissances, ce qui est bon pour l'enfant? Peu de pays au monde se posent ces questions! Et peu de pays également imposent un enseignement sur des questions religieuses ou morales. Sommes-nous en train de devenir un de ces pays où l'État dirige la vie privée, la vie de famille? 
Tous (chrétiens, musulmans, juifs, athés ou autres...) devraient s'allier pour exiger la liberté de choix.

Monique Forcier, Le Bic

7 mai 2009

Le cours d'ECR viole le droit le plus fondamental des parents, qui est de transmettre leurs convictions religieuses et morales à leurs enfants! L'État, par l'imposition de ce cours, ne respecte pas la liberté de conscience des parents et des enseignants. Les parents doivent avoir le choix, le choix d'envoyer, ou non, leurs enfants à ce cours.

Jacinthe Soulard, Montréal

7 mai 2009

J'aimerais préciser que pour moi les maths et le français c'est pas pareil que la religion. Les deux premiers sont des connaissances à acquérir. La religion c'est une affaire de coeur, de croyance et de foi donc ça touche à l'intérieur de l'être humain. On n'a pas le droit de s'imposer dans l'intérieur d'un être humain sans son conscentement.

Jeannelle Cantin, Farnham

7 mai 2009

Je ne suis pas d'accord avec le caractère obligatoire de ce cours. Heureusement que mon fils n'est plus de cet âge. Nous avons toujours choisi le cours de moral car pour nous, les religions ne sont pas autre chose que de la superstition institutionnalisée et des rituels claniques. Obliger mon enfant à apprendre toutes ses sornettes m'aurait rendu furieux. 
N'en déplaise à ceux qui croient (et ils en ont le plein droit) l'école devrait être totalement laïc sur tous les points. Et ceux qui voudraient en savoir plus sur les religions, ou le sacré, pourraient s'inscrire à des cours privés ou universitaire, comme des cours d'enrichissement culturel, au même titre que la littérature anglaise ou autres spécialités.

Alain Mercier, Disraeli

7 mai 2009

Certains musulmans obtiennent gain de cause quand ils défendent leur droit de faire leur prière quotidienne à l'école. D'autres, parmi les sikhs, se voient attribuer la possibilité de porter le kirpan à cause de l'importance qu'ils accordent à sa symbolique. Mais lorsque nous, Québécois, réclamons le droit pour nos enfants d'être exemptés du cours d'éthique et culture religieuse, on nous ferme la porte au nez. À l'intérieur du même système d'éducation. Eh bien, en toute justice, je considère que nous sommes aussi en droit d'obtenir un accommodement raisonnable!  
 
Les jeunes du primaire et du secondaire sont en train de construire leur identité. Ils tentent de comprendre et d'intégrer les valeurs que désirent leur transmettre leurs parents. Un grand défi pour ceux-ci. Et voilà que, sous des couverts de multiculturalisme, l'État veut leur imposer l'étude d'une panoplie de spiritualités et de schèmes de pensée aussi variés les uns que les autres.  
 
Plusieurs familles n'acceptent pas que le système d'éducation vienne remettre en question d'une manière aussi irrespectueuse le travail de transmission des valeurs qui leur appartient.  
 
Le droit à l'exemption est primordial puisque ce cours qui vient compliquer le travail d'éducation des parents et met en péril leur efforts pour aider leurs enfants à construire leur identité. 
 
De toute façon, malgré ce qu'on en dit, le cours d'éthique et culture religieuse ne peut pas favoriser l'intégration des différentes nationalités et religions à l'intérieur d'un même projet social puisqu'il n'y a pas d'intégration qui ne passe d'abord par l'identité. Et cette identité n'est pas encore construite avant la fin de l'adolescence.  
 
Les droits et les différences des familles doivent être respectés par ce système d'éducation qui forme les adultes de demain. La requête des parents québécois est aussi importante et justifiée que celles des gens qui choisi notre patrie comme terre d'adoption!

Stéphanie Perrault, Montréal

7 mai 2009

C'est extraordinaire de voir comme tant de parents au Québec ne se rendent pas comte qu'ils ont perdu leur droit de premiers éducateurs de leurs propres enfants! 
Le programme Éthique et Culture religieuse est comme un chèque en blanc que nous donnons (de force) au gouvernement pour guider et manipuler la pensée morale, religieuse et même politique de nos enfants. Regardez le programme et les manuels! Et examinez les changements apportés à la Loi sur l'Instruction publique et à l'article 41 de la Charte québécoise des droits pour rendre ce cours obligatoire et efficace. Les enseignants ont perdu leur droit à l'objection de conscience dans les matières enseignées. Et le gouvernement est désormais l'autorité qui juge de ce qui est bon pour votre enfant, même au plan moral et religieux! Ces informations doivent être données à tous les parents du Québec.

André Bourque, Montréal

7 mai 2009

Je suis d'avis que seulement un cours d'éthique devrait être obligatoire, car nous avons besoin de balises pour vivre respectueusement en société et avec la terre qui nous héberge. Mais je sais que cette option ne sera pas retenue... 
 
Quoiqu'il en soit, les aspects religieux devraient incomber uniquement aux parents et aux autorités du culte, ce qui éviterait toute controverse sur le contenu à transmettre aux enfants. 
 
Cependant, il serait pertinent d'instaurer un cours d'histoire des religions, au niveau secondaire, puisqu'il est essentiel d'en connaître au moins les rudiments pour bien saisir le monde dans lequel nous évoluons, au même titre qu'un cours d'histoire générale. 
 
Cela éviterait un débat inutile et stérile. Nous aurions plutôt avantage à mettre toutes nos énergies en commun pour préserver la vie et la biodiversité, un enjeu au combien plus important.

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

7 mai 2009

M.Crevier, 
Je suis d'accord que la matière des maths soit obligatoire au Québec mais non la FOI. 
Ça va créer de la confusion chez nos jeunes surtout à l'âge de 6 à 12 ans .Les enseignants qui sont là pour remplir leur tâche ne sont pas prêts pour instruire les enfants dans ce domaine.Quand un des profs demande de dessiiner un nouveau drapeau du Québec pour enlever la crois blanche,ç frise l'absurdité.En tant que grand-père,je suis pour le libre choix.Que le gouvernement enlève l'obligation de suis ECR dans nos écoles publiques et privées.

René Côté, Québec

7 mai 2009

Le seul fait de poser la question «Les parents devraient-ils avoir le choix ?» en dit long sur les préjudices que les promoteurs de ce cours ont infligés aux parents du Québec. Le parent n'est déjà plus perçu comme l'éducateur compétent de son enfant ; c'est l'État qui l'est. Mais l'État est-il un éducateur compétent? Les nombreuses tentatives de réforme de l'éducation du gouvernement depuis une quarantaine d'années y ont déjà répondu. Il est fort à parier que ce cours sera un échec, tant au plan de ses objectifs avoués qu'inavoués. 
 
À mon avis, la seule raison qui puisse expliquer l'intransigeance de l'État et son empressement d'imposer ce cours à des enfants du primaire, c'est celui de jouer de vitesse avec l'éducation parentale. Les promoteurs de ce cours se croient implicitement plus compétents que les parents pour transmettre une culture religieuse d'ouverture et de tolérance. À les voir agir et réagir contre les parents dissidents, on se demande ce qu'ils peuvent avoir à nous enseigner sur l'ouverture et la tolérance.

Denis Grenier, Sherbrooke

7 mai 2009

Cher M. Crevier, 
 
Pour moi, cette question en est une de liberté fondamentale. Lorsque l'on permet à l'état d'aller aussi loin que de décider ce que nos enfants doivent connaître ou pas sur la religion cela veut dire que l'on abdique complètement tous nos droits fondamentaux de parents. L'école devrait normalement être un support à la famille et non pas la remplacer. Sinon les enfants appartiennent en réalité à l'état....et là , nous sommes rendus au même point que la dictature....même si dans le moment elle ne paraît pas si menacante on lui donne la possibilité de le devenir. Il sera alors trop tard...Beaucoup de pays se sont ramassés dans la guerre ou la dictature en laissant passer des choses qui ne semblaient pas dangeureuses. On devrait tirer des leçons de la guerre de 1939-1945 qui ne date pas de si loin . Sous prétexte de paix, de conciliation de bonne foi, on a laissé les allemands construire des autoroutes qui menaient vers les autres pays et qui ont finalement servies à mener les chars d'assaut....Les écoles ont été prises en charge par l'état avec les résultats que l'on connaît. Quelqu'un qui étudie l'histoire un peu ne devrait pas avoir de difficulté à évaluer une IMPOSITION. On est chanceux qu'il y ait des gens assez éveillés pour crier "au loup"

Anne-Marie Bourbeau, Charlevoix

7 mai 2009

Le programme Éthique et Culture religieuse a fait l'objet d'analyses par plusieurs experts: sociologues, historiens, philosophes... et parents. Tous ceux qui l'ont vraiment étudié y dénoncent l'absence de culture et de connaissance sérieuses, mais plutôt la main mise des idéologues pour faire une génération d'esprits relativistes.Il est vrai que des jeunes qui ne croient plus en rien, ni dans l'autorité parentale ni dans aucune religion, sont plus malléables par le politique. 
C'est une pédagogie qui s'apparente au communisme.

Marie Bourque, Montréal

7 mai 2009

Du moins au quebec, ca a pris un sacre bon bout de temps pour que cette societe atteigne la separation de l eglise et de l etat. 
L etat ne doit pas enseigner une ou des religions POINT A LA LIGNE. 
Bien que valable, ce cours doit demeurer optionnel a la discretion des parents. Il y a tellement de valeurs civiques et morales a enseigner aux enfants, sans passer par des religions, auquelles nous devrions nous attarder.  
 
C est un peu comme si le gouvernement n avait plus confiance aux parents. Et pourquoi pas en lieu et place de ne pas publier un guide aux parents sur les valeurs essentielles a inqulquer aux enfants, ca ca pourrait aider. 
 
Regardez notre monde....les pires conflits et atrocotees ont toujours passe par la religion des uns et des autres....alors ca va faire

Richard Boutin, Montreal

7 mai 2009

Je suis contre les ecole confetionelles, celle ci devise la societee et l; empeche d' evoluer. 
Enseigner la Theology en general et comme Philosophy serais par contre les bien venue. Cela pourrais permetre de developer des espris plus critic and ouver et incis contre les dogme et les extrem que nous observons depuis deux decenies.

Uwe Paschen, Narita, Japon

6 mai 2009

Au lieu d'en faire un cours, pourquoi ne pas l'avoir inclus dans les cours d'histoire un chapitre sur ce sujet. Ceci aurait passé comme du beurre dans une poêle et l'argent ainsi sauvé pourrait servir pour régler les vrais problèmes dans l'éducation. Trop simple voyons...

Michèle Laliberté, Sherbrooke, Qué.

6 mai 2009

Je veux bien qu'un parent ait le droit de décider des valeurs à transmettre à ses enfants et du biais de l'éducation qu'il lui fournit. Je n'ai aussi aucune difficulté à accepter que des adultes prient Yaveh, Jésus ou le Monstrueux Spaghetti Volant. Libre à eux de vivre dans l'erreur et la superstition. En revanche, je conteste le droit d'un parent à violer la conscience d'un enfant en le privant de la liberté de choisir et de développer un esprit critique. Notre société se révolte, à juste titre, des agressions sexuelles que certains adultes font subir aux enfants. Mais que dire de l'agression de l'esprit, du viol de l'intelligence que constitue la transmission des croyances religieuses? Soyons clairs : il n'existe pas une telle chose qu'un enfant catholique, ou musulman. Il existe par contre des enfants de parents catholiques ou musulmans, ce qui est une toute autre affaire. C'est pourquoi le cours d'éthique et de culture religieuse, malgré ses carences, est indispensable. Indispensable pour permettre à ces jeunes esprits de choisir, n'en déplaise à ceux et celles que la liberté de choisir terrorise. Les raisons invoquées par certains parents pour obtenir pour leurs enfants une dérogation sont justement celles qui justifient le caractère obligatoire du cours. Il permettra, malgré ses limites, à certains enfants de rompre la prison dans laquelle leurs parents veulent enfermer leurs jeunes et malléables esprits. Plus tard, une fois adultes et équipés pour exercer leur liberté de penser et d'agir, ils pourront, s'ils le désirent, construire de l'intérieur leur propre cage. Je fais le pari qu'ils seront très peu nombreux, Dieu merci.

Jorge Fontecilla, Québec

6 mai 2009

Comme la plupart des êtres humains, j'ai des convictions profondes. Est-ce que je souhaite transmettre ces convictions à mes enfants? Pas du tout. Né ailleurs ou à une autre époque, j'aurais hérité d'une autre vision du monde. Pourquoi imposer ce bagage culturel obtenu au hasard? 
 
L'approche proposée par le ministère de l'éducation me satisfait. On présente un éventail de mode de pensée, de convictions, de traditions qui sont différentes des miennes mais toutes aussi valables. Une vue d'ensemble plus utile au développement de mes enfants que ma vision biaisée de la réalité.

Yves Beaulieu, Gatineau

6 mai 2009

M. Crevier, vous dites : «Comme on me le faisait remarquer, il y a des parents qui n'ont pas fait leur deuil de l'enseignement confessionnel à l'école.» En réalité, ce sont les prosélytes de ce nouveau programme qui n'ont pas fait deuil de l'enseignement confessionnel qu'ils ont reçu à l'école.  
En effet, j'ai bien peur que si le cours fut imposé malgré que les programmes n'étaient encore qu'une ébauche et qu'aucun manuels n'étaient approuvés, c'est parce que celui-ci était une construction pédagogique en réaction à une autre, celle des années 40 & 50.  
C'est un coup d'épée dans l'eau qui coutera des millions de dollars aux Québécois, aux jeunes générations, pour les peurs de quelques technocrates qui n'ont pas encore fait la paix avec l'éducation religieuse qu'ils ont reçu. Pour eux le paradigme est le suivant : «tout sauf... l'éducation qu'ils ont reçue»  
 
Il ne serait dalleurs pas étonnant de voir une enquête publique faire la lumière sur toute cette mise en scène un jour !

Pierre Emmanuel, Montreal

6 mai 2009

Le ministère de l'Éducation en arrache déjà suffisamment avec les différentes matières académiques comme le français, les mathématiques et l'anglais, sans compter les problèmes de taxage, d'intimidation et de décrochage scolaire (28 000 par année)... alors pourquoi s'acharne-t-il maintenant sur des sujets purement philosophiques??? Le MELS nie pourtant cette approche philosophique, mais le pluralisme véhiculé dans le cours Éthique et culture religieuse est en soi une position religieuse, une croyance. Cette sphère appartient aux parents, à la famille. Que le gouvernement et les politiciens se mêlent donc de leurs affaires et qu'ils retournent faire leurs devoirs déjà largement négligés! Point à la ligne.

France Robitaille, Saguenay

6 mai 2009

Oui les parents devraient avoir le choix! 
Non à la religion d'état!

Linda Doyon, Québec

6 mai 2009

Je ne crois pas que le motif de s'opposer au principe obligatoire de ce cours soit dû à ceux qui ne peuvent faire leur deuil de l'enseignement confessionnel. Les écoles juives ont le privilège pour quelques années de n'y point adhérer. 
En principe, on n'enseigne pas un relativisme juridique, moral, car où irait la société, pourquoi forcer obligatoirement de jeunes élèves de six ans à absorber un relativisme religieux de façade sur 6 religions. C'est encore plus ridicule qu'à l'âge de 12 ans, on leur demande un travail sur la façon qu'ils se prendraient pour inventer une religion. Ça pourrait faire plaisir à des évêques, car ça leur donnerait un autre pape

Jean. C Bleau, Rawdon

6 mai 2009

Pour apprendre à parler une langue étrangère, il faut en posséder une, maternelle...l'expérience de l'apprentissage de plusieurs langues à la fois(mon neveu! par ex) montre que ça sème la confusion, le trouble et un déséquilibre chez l'enfant. Pour la religion, il me semble, c'est la même chose. Par l'ECR on coupe tout enfant d'une possible spiritualité ou religion. C'est la confusion. 
De plus, pour aller vers l'autre qui est différent, il faut être quelqu'un , avec une identité propre...sinon pas de rencontre possible! Nous sommes en train de sacrifier nos enfants et rater l'objectif poursuivi ...Nous laissons créer une génération déboussolée et monolithique! C'est grave. Attention.

Frederic Verscheure, Québec

6 mai 2009

Nautre guide bienfaiteur Jean Charest a raison. Il sé ce qui est bon pour notre belle et grande démocrassie. Non à la liberté de conssience! 
Oui au gouvernemant, oui au camarade Charest!

CH Brechere, Québec

6 mai 2009

Pour quel autre cours il y a jamais eu 2300 demandes d'exemption? La pratiqu, c'est qu'on suit le régime pédagogique. Ces 2300 demandes ne sont que la pointe d'iceberg dontle gouvernement devrait tenir en compte. 
 
Et même s'il avait une seule demande pour uncas de conscience, le gouvernement, s'il est démocratique devrait en tenir en compte. 
 
À mon avis, ce cours est vraiment le pire volet d'une réforme scolaire abstraite, coûteuse, inutile, mal fondée et mal réalisée. 
 

Pier Luigi Colleoni, Montréal

6 mai 2009

Je trouve que ce cours ne devrait pas être donné à des enfants aussi jeunes.  
Je trouve que ce cours ne respecte pas la liberté de conscience: des parents et des enseignants. 
Je trouve que ce cours pénalise la majorité des Québécois pour accommoder des minorités d'immigrants. 
Bref, je trouve que l'État outrepasse son mandat: en ne repectant pas les 80% des parents qui désiraient un enseignement confessionnel catholique ou un enseignement moral, le Québec devient un État pré-totalitaire. Tout intérêt à rester uni au Canada!! 

Ghislaine Fecteau, Québec

6 mai 2009

Je ne comprends pas qu'on prenne comme prétextes le vivre-ensemble et l'ouverture aux autres au Québec pour imposer ce cours. J'ai parmi mes amis proches des gens qui pratiquent des religions différentes de la mienne, mes enfants ont aussi parmi leurs meilleurs amis des jeunes pratiquant d'autres religions. En fait Sherbrooke est une ville très diversifiée culturellement et tous se cottoient facilement, amicalement. Dès le primaire on s'amuse ensemble et on joue ensemble. La différence religieuse n'a pas d'importance. Cependant, présenter à des tout-petits pendant 12 ans plusieurs foi possibles, toute pouvant être vraies, peut apporter confusion. En fait, en tant que catéchète je le perçois déjà. Je crois qu'il nous est difficile de retourner dans la tête d'un tout-petit. Il faut donner à l'enfant une chance de se construire une vraie colonne vertébrale de sa foi pour qu'il puisse ensuite s'enrichir des autres. Alors, la foi de l'autre peut être un apport positif, cependant je ne crois pas qu'elle devrait être imposée sans le consentement de la personne impliquée.

Claudette Lavallée, Sherbrooke

6 mai 2009

Avant de prendre une décision, il est toujours sage de comparer les effets positifs et négatifs d'une décision. Dans le cas du cours d'ECR, si on donnait la liberté aux parents de choisir s'ils veulent ou non envoyer leurs enfants à ce cours, quels seraient les pour et les contre? 
 
Effets positifs de la liberté de choix: 
Nous éviterions le risque de créer de la confusion dans l'esprit des enfants. 
Nous éviterions des dérapes possibles de professeurs peu scrupuleux ou mal formés ou pire encore, mal intentionnés (Voulant passer leur propre idéologie) 
Nous éviterions que le gouvernement ait une emprise idéologique sur les enfants québécois. 
Nous éviterions bien des problèmes de confrontation parents/enfants ou parents/enseignants. 
La volonté des parents serait respectée. 
 
Effets négatifs de la liberté de choix: 
Le ministère de l'éducation aurait moins de contrôle sur la façon de penser de nos enfants. 
Les enfants seraient peut-être moins bien informés sur les religions autres que celle de leurs parents. 
 
Autres questions en suspens : 
Une fois rendus adultes, les enfants d'aujourd'hui seront-ils plus heureux, plus responsables, plus tolérants grâce à ce cours? Chose certaine, la preuve est loin d'être faite. 
 
À mon avis, il est urgent de diminuer grandement le pouvoir du ministère de l'éducation et de redonner un réel contrôle des écoles aux parents. 
 
Avec une telle emprise et une telle intransigeance du gouvernement envers ses citoyens, pouvons-nous encore parler de démocratie? Nous pouvons à tout le moins affirmer que nous nous en éloignons de plus en plus.

François Arel, Québec

6 mai 2009

M. Crevier, 
Sachez que je me ferai un devoir de visionner le reportage sur le sujet et que je prendrai certainement le temps de réagir le temps venu.

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

6 mai 2009

Afin de bien exposer le fond de ma pensée, je me dois de répondre au dernier point avancé par M. Layani. 
4) Il me semble bien curieux que des jeunes de 18-19 ne puissent pas mener à terme un dialogue intelligent sur une question d'ordre moral ou religieux... comment pourriez-vous alors expliquer que j'aie été en mesure d'une capacité de relativisation dès l'âge de 12 ans.  
D'aussi loin que je me souvienne, j'ai la foi qu'on pourrait pe appeler une confiance instinctive/innée. À 6 ans, j'attendais avec impatience le jour où je pourrais servir la messe. À 12 ans (un an avant ma confirmation), j'étais lecteur... d'ailleurs le seul de sexe masculin de ma paroisse. 
Et déjà à cet âge, je remettais en question certaines affirmations des célébrants (prêtres) en rapport avec les enseignements proposés dans les lectures et l'évangile.  
À 10 ans, je suivais les séries Les Amis de mes Amis, Légendes du Monde... tout ça sur les ondes de la SRC, parce que c'était la seule chaîne "captable" chez nous, dans le Nord de l'Ontario francophone et catholique. 
Alors cessez de penser que les 18-19 ne sont pas capables d'un tel exercice. J'ai aussi travaillé avec des ado en ruptures (délinquants) de 16-20, des jeunes d'une très grande lucidité morale/spirituelle, mais jugés par le système parce qu'ils n'étaient pas prêts à adhérer aux choix de leurs aînés. 
Ne venez donc pas juger les jeunes et les enfants qui sont capables d'une plus grande lucidité qu'on ne leur accorde. 
C'est pourquoi je suis favorable au programme... mais pas dans sa forme actuelle.

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

6 mai 2009

Pour répondre aux points avancés par M. Layani... 
1) le fait de mieux connaître les autres cultures religieuses ne peut qu'être favorable: j'ai grandi dans un milieu TRÈS catholique romain pratiquant, pendant la période de diffusion des séries de Bertolino (Via le monde). L'une de mes préférées était d'ailleurs: Les Amis de mes Amis: deux jeunes de Mtl rencontraient des enfants d'autres origines fréquentant leur école pluriethnique. On entrait dans leur foyers, discutait avec les parents, abordait la religion, les us et coutumes... Je dois admettre que cela a largement contribué à faire de moi un médiateur... et tout le débat sur les "accommodements raisonnables" n'était pour moi que foutaise... le volonté de certains de bannir le hidjab des écoles: c'est de l'extrémisme et de la non-tolérance... Permettre aux enfants de voir que l'autre n'est pas si différent, malgré la différence confessionnelle: voilà la mission d'un tel programme, alors que celui-ci soulève bien plus les différences. 
2) À cet effet, il est certain que la dilution dont sont victimes les confessions peut blesser. Personnellement, j'aurais été d'avis de suivre les programmes actuels (catholique, juif, musulman, éthique) en y intégrant un peu moins des autres religions, mais en les abordant de façon différente, plus significative. 
3) Il est vrai que les enseignants sont peut-être bien mal préparés à affronter le sujet. Il est possible de prendre connaissance de certaines notions, mais pour pouvoir les vulgariser de la façon la plus juste, il faut avoir longuement réfléchi la question. D'autant plus que le programme semble oublier la question la plus fréquemment posée par les enfants de moins de 10 ans: POURQUOI? Les enseignants auraient besoin d'un bon coup de main... qui pourrait alors venir d'intervenants des milieux concernés. 
...

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

6 mai 2009

M. Crevier, sauf le respect que je vous dois, il serait bien de vous rappeler que dans le cadre primaire, aucune question de foi ou de croyances ne doit transparaître. C'est à tout le moins ce qu'on m'a dit quand j'ai voulu proposer des ateliers visant à mieux faire comprendre la spiritualité autochtone. J'ai donc dû revoir mon approche afin qu'elle respecte cette directive. 
J'ai aussi eu la chance de consulter plus d'un manuel du cours ECR et voici le contenu: on présente des contes, des légendes, des us et coutumes, des rituels. Tout ce qui touche les notions de respect, d'amour, d'entraide et autres est abordé dans un cadre "désacralisé", cad éthique et non confessionnel. 
Pourquoi ne pas avoir choisi de présenter ces notions en démontrant que toutes les cultures religieuses préconisent elles aussi ces mêmes notions. Non, c'est le silence à cet égard... comme si seul l'athéisme ou l'éthique étaient porteurs de ces valeurs. 
En ce qui a trait à ma position face au programme, je dois admettre y être favorable, contrairement à M. Layani et tous ceux qui ont réagi jusqu'à maintenant. Comme je l'ai toutefois mentionné plus haut, j'ai toutefois des doutes quant à la direction prise par le programme dans sa forme actuelle.

Jules-Hubert Beaulieu, Verdun

6 mai 2009

En tant qu'athée j'en ai de plus en plus marre ed ce samligondis multireligieux : le but du cour c'est l'ouverture aux autres religions. 
 
Bin, non, pas avec mes enfants ! 
 
Depusi quand un gouvernement moderne et démocratique peut nous imposer ça ?

Charles-Henri Buteau, Montreal

6 mai 2009

Bonjour, 
 
Les parents devraient avoir le choix de choisir entre uin cours d'ECR ou un cours à caractère religieux. 
 
Le choix du statu confessionnel de l'école devrait appartenir également au parent. 
 
Éric Lanthier

Éric Lanthier, Laval

6 mai 2009

L'imposition du Cours «Éthique et culture religieuse» est le résultat d'un ensemble de mesures prises par des gouvernements successifs. L'État québécois a ainsi mis en place une structure qui modifie la nature et la portée de l'autorité parentale. En particulier, la capacité de transmettre librement ses valeurs à ses propres enfants est directement mise en question, comme si l'État considérait être le « parent supérieur » de tout enfant ou individu dans notre société.  
 
La modification de l'article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés faisait partie de la loi 95, adoptée à toute vapeur en juin 2005. Elle était nécessaire pour imposer le programme ECR. Avant cette modification, le parent avait le droit d'exiger que ses convictions soient respectées dans les institutions d'enseignements et les contenus éducatifs donnés à son enfant. Par cette modification, l'État s'octroie le rôle de juger des droits et de l'intérêt de l'enfant, ...où qu'il se trouve. 

André Deschamps, Québec

6 mai 2009

Non. L'École est une responsabilité première de l'État et je crois que celui-ci joue très bien son rôle en imposant ce cours d'Éthique et culture religieuse.  
 
Ce que certains catholiques demandent, c'est que leur contenue de vie fasse l'objet d'un encadrement d'État. Une citation de Pierre Manent, un intellectuel de premier plan: " Précisément parce que notre régime est un régime de liberté et pour qu'il puisse le rester, nous n'avons pas le droit d'exiger de nos concitoyens qu'ils approuvent nos «styles» (homosexualité...) ou nos «contenus de vie» (Islam, Catholicisme...): ce serait tyrannie. Que la dignité de chacun soit respectée, c'est le moins qu'on puisse demander, mais c'est aussi le plus que l'on ait le droit de demander".  
L'État ne doit pas faire de place à l'enseignement confessionnel. Mais il peut très bien, comme par son cours Éthique et culture religieuse, renseigner les jeunes sur les contenus de vie de leurs concitoyens. C'est même très louable.

Jacques Saint-Cyr, Québec

6 mai 2009

La modification de l'article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés faisait partie de la loi 95, adoptée à toute vapeur en juin 2005. Elle était nécessaire pour imposer le programme ECR tel que le fait actuellement le MELS. Avant cette modification, le parent avait le droit d'exiger que ses convictions soient respectées dans les institutions d'enseignements et les contenus éducatifs donnés à son enfant. Par cette modification, l'État s'octroie le rôle de juger des droits et de l'intérêt de l'enfant, ...où qu'il se trouve. 
 
Énoncé original (1982) 
 
"Les parents (...) ont le droit d'exiger que, dans les établissements d'enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi." Modification apportée par la loi 95 (Juin 2005) 
 
"Les parents ou les personnes qui en tiennent lieu ont le droit d'assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l'intérêt de ceux-ci." 
 
Le nouveau texte, contrairement au précédent, dépasse le contexte institutionnel (i.e. les écoles) pour s'étendre à l'ensemble de la société québécoise. Par conséquent, il serait possible d'invoquer cet article de la Charte pour imposer, non seulement le nouveau cours « Éthique et culture religieuse » dans le milieu scolaire, mais aussi s'immiscer dans les familles pour contester ce qu'on y enseigne, en justifiant que c'est dans l'intérêt de leurs enfants et pour respecter leurs «droits».

Etienne De Champlain, Québec

6 mai 2009

Le Québec étant connu comme un grand défenseur des droits et libertés ferme les yeux sur le droit des familles en leur imposant un cours non voulu. Pour ce faire on a osé modifier la charte, enfreint plusieurs lois et faire la sourde oreille aux voix des parents. On a même menacé mon enfant d'expulsion scolaire et de le faire redoubler. 
 
Qu'on arrête de jouer la carte de l'innocence en décriant les opposants à des fanatiques "religieux"! Il s'agit d'un droit dérobé. Si cela avait été sur un autre sujet, il y aurait eu une montée aux barricades. Jamais le Québec n'aurait laissé quelqu'un modifier la chartes des droits et libertés comme cela l'a été pour le cours d'ECR. 
 
Où est l'injustice? 
 
Michel Martin

Michel Martin, Granby

6 mai 2009

Les enfants appartiennent aux parents et non à l'État. Ce que l'on doit savoir c'est que pour imposer le cours d'éthique et de culture religieuse le gouvernement a modifié l'article 41 de la charte québécoise des droits et libertés.  
 
L'article 41 de la loi 95, énoncé original (1982) se lisait ainsi ; "Les parents ont le droit d'EXIGER que, dans les établissements d'enseignement publics, leurs enfants reçoivent un enseignement religieux ou moral conforme à leurs convictions, dans le cadre des programmes prévus par la loi." Donc les parents sont premiers responsables de leur enfant.  
 
En juin 2005, cet article est modifié par "Les parents ont le droit d'ASSURER l'éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs convictions, dans le respect des droits de leurs enfants et de l'intérêt de ceux-ci." 
 
Donc le respect des droits des enfants et leur l'intérêt passe avant l'autorité parentale et qui croyez-vous verra au respect des droits et à l'intérêt des enfants? Ce ne sera pas nous, les parents, ce sera l'État. Donc l'État passe avant l'autorité parentale et ça je trouve cela très grave ... dangereux. 
 
En plus, la nouvelle version ne parle plus d'établissements scolaires, l'autorité de l'État sera omniprésente, elle prend notre enfant en charge tout le temps que ce soit à l'école ou à la maison... Moi ça me fait peur. Par cette modification à la loi, les parents ne sont plus les premiers responsables de leur enfant.

Joanne Gravel, Québec

6 mai 2009

Présenter à priori toutes les religions comme semblables dans leur nature, leur valeur et leur fonctionnement n'est pas une information objective. C'est en fait une doctrine.  
 
Imposer cette doctrine par le biais d'une formation obligatoire, c'est aller au-delà d'inspirer des comportements qui garantissent à tous la liberté et la démocratie et c'est en fait s'attaquer directement à ces concepts centraux en occident.  
 
De plus, cette imposition brise l'une des promesses du gouvernement qui déconfessionnalisait le système scolaire dès 1995 : Celle du maintien du droit des parents de choisir pour leur enfant un cours d'enseignement religieux conforme à leurs valeurs dans le cadre scolaire. 
 
Il s'agit donc d'une négation du choix (religieux ou sans religion) des parents pour leur famille en faisant obstruction à la transmission de leurs valeurs fondamentales à leurs enfants, et d'une attaque à la liberté de conscience, un droit que toutes les chartes connues garantissent comme essentiel.  
 
Ce n'est pas nécessaire pour que la tolérance et l'ouverture existent en société. Cette doctrine est destinée à mettre en tutelle la majorité judéo-chrétienne. 
 
L'État doit se retirer de toute action visant à "uniformiser les consciences et les réponses aux questions existentielles" et rendre optionnel tout programme de formation en culture religieuse en n'imposant pas, sur leurs enfants et adolescents, des contenus religieux qu'ils n'ont pas demandés.

Marie-Josée Croteau, Granby

6 mai 2009

D'en être venu à poser la question à savoir si les parents ont le droit aux choix pour leurs enfants ? L'endoctrinement va bon train !  
C'est une religion qui est nous est imposé, le réalisons-nous ?  
Avant, au temps de la liberté de conscience, une charte nous protégeait contre le danger d'une dictature religieuse, et nous pouvions retirer nos enfants d'un cours d'enseignement religieux.  
Mais maintenant, et au nom de l'intégration et de la tolérance, pas d'exemption à la religion d'État.  
Dans la population, nous y voyons de plus en plus une dictature de type "soft". 
 
Est-ce que le temps de liberté de conscience et de religion est déjà du passé, et en tant que grand-père devrais-je parler à mes petits enfants comme d'une époque, où dans mon temps... le gouvernement et l'école n'étaient pas une menace à notre foi ?

Jeffrey Laurin, Lorraine

6 mai 2009

Personnellement je suis contre toutes les religions. Mes enfants ont suivi des cours de morale parce que c'était obligatoire et ils ne pouvaient faire autre chose pendant cettre heure de cours. Mais je les aies informé qu'ils n'avaient pas besoins des béquilles des religions pour vivre. J'ai un petit fils et si, il est obligé de suivre ses cours, je vais lui apprendre à être libre de tout esclavage religieux ,physique ou autre. Je vais rétablir l'équilibre quoi.Quand il sera majeur il prendra les décisions qu'il veut.

Pierre Valiquette, Longueuil

6 mai 2009

À la rentrée 2008, le 12 aout, Jean-Pierre Proulx qui est en quelque sorte le « père » du nouveau cours d'éthique et culture religieuse (ECR) se confiait au Soleil : « Si les programmes seront prêts, les enseignantes et enseignants concernés ne le seront pas en septembre 2008. C'est pratiquement impossible. Et si ce bon projet venait à échouer, ce serait à cause de cela. Je me plais à espérer que mes craintes sont mal fondées » «C'est la rapidité avec laquelle le ministère a mis en place ce programme qui rend la formation difficile, ajoute-t-il» « La culture religieuse est relativement pauvre et les enseignants sont contraints à une formation minimale. C'est malheureux ».  
 
C'est bien sûr nous, les enseignants, qui seront pointés du doigt dans ce grand échec. Je n'ai rien contre l'imposition d'un tel cours. Toutefois, les enseignants ont été laissés à eux-mêmes, souvent sans matériel pédagogique approuvé. Moi-même, si j'auvais des enfants, j'aimerais mieux les faire bénéficier d'un moment d'étude ou d'un autre cours profane que de les engager dans l'expérimentation d'un programme qui n'est pas prêt et où nous, les enseignants sommes si dépourvus.  
 
Il est temps d'arrêter le bras de fer idéologique et de respecter le droit des parents.  

Bernard Julie, Québec

6 mai 2009

En modifiant la Charte québécoise sans aviser la population en 2005 (modif. art 41) pour imposer ECR, l'État se donnait le droit d'enseigner ce qu'il voudra aux enfants, à l'école ou ailleurs. C'est énorme ! Du même coup, il retranchait la liberté de conscience des enseignant (Loi 95). Ce qui fait que le contenu actuel d'ECR, aussi intrusif et manipulateur soit-il, n'est pas le centre du débat. Ce n'est qu'un début. 
 
Car les politiciens se sont donné par ce processus le droit de modifier la charte quand ça leur chante. 
 
Votre question devient donc : les québécois devraient-ils avoir le choix sur quoi que ce soit qui les concerne ? 
 
Si vous répondez non, ça va mettre les pendules à l'heure, M. Crevier.

Albert Nolin, Deschambault

6 mai 2009

Radio-Canada se demande si les parents devraient avoir le choix de la formation de leur enfant ? Dans quel pays sommes-nous !? 
 
En tous cas, les parents québécois ont répondu à 72 % par un OUI dans un sondage d'octobre 2007 effectué par Léger-Marketing sur précisément cetet question de cours d'éthique. Je pense que Radio-Canada n'en a JAMAIS parlé.

Yves Landry, Longueuil

6 mai 2009

En terminant pourquoi ne pas enseigner aux jeunes à croire en eux même en ce qu'ils peuvent accomplir pour la collectivité. Peut-être seraient-ils mieux outillés pour faire face aux années avenir qui ne serons pas facile puisqu'ils sont en nombre très inférieur par rapport à la génération des Boomers dont ils devront prendre soin!! Ceci ne se rapproche t 'il pas plus des préceptes de Dieu!

Nathalie Tanguay, Saint-Marc sur Richelieu

6 mai 2009

Bien sûr que les parents doivent avoir le choix. Ces 30 dernières années, nombreux sont ceux et celles qui ont eu recours au droit d'exemption, encore bien inscrit dans la Loi sur l'instruction publique. Personne ne sourcillait parce que les athées voulaient soustraire leurs enfants au cours de religion (catholique ou protestante). Personne n'a dit qu'ils n'étaient pas assez nombreux. Personne n'osait prétendre qu'ils faisaient preuve d'un manque d'ouverture... On admirait leur courage! 
 
Pourquoi aujourd'hui alors que des parents veulent soustraire leurs enfants à cette bouillabaisse religieuse, certains s'indignent autant? Y a-t-il deux poids, deux mesures au Québec?  
 
Je m'insurge contre ce traitement anti-démocratique. C'est tout de même incroyable que la ministre de l'Éducation ait ordonné aux commissions scolaires de refuser toutes les demandes d'exemption sans discernement alors qu'elle n'avait même pas ce pouvoir?  
Faut-il se mettre à genoux devant l'État qui, lui, apparament détient la vérité? C'est à nous parents de voir à l'éducation de nos enfants et de leur transmettre nos valeurs. Cette liberté n'a pas de prix!

Nathalie Lessard, Boucherville

6 mai 2009

Pour ma part toutes les religions font parti des croyances et fables de ce monde tout comme le Père Noël, les extra-terrestre et Rael. La religion catholique est elle aussi comprit dans ceci, pourquoi serait-elle différente des autres? C'est une religion! Le cours ECR est pour ma part une perte de temps, non pas pour le danger que les enfants adhèrent aux autres religions mais parce-que plutôt de travailler sur leur cultures général et social comme en France: Instruction civique et moral " Les élèves apprennent les règles de politesse et du comportement en société. Ils acquièrent progressivement un comportement responsable et deviennent plus autonomes " Nous leur faisons apprendre qui est Jésus, Bouddha et Allah! Ne serions nous pas mieux d'investir dans l'avenir de notre société en formant des citoyens responsable qui savent comment fonctionne le système social et les gouvernements, afin de connaître la différence entre la gauche et la droite et ensuite voter pour des gens qui ne nous mettrons pas dans des situations économiques catastrophiques comme maintenant au nom de l'argent! Mais les gens qui crient le plus fort pour avoir le choix, ne le font pas, pour la plupart ,pour les bonnes raisons c'est à dire pour le bien-être des enfants, et non, c'est pour remettre le cours de science religieuse et ça c'est complètement adhérent ! On peut croire en ce que l'on veut mais chez nous et surtout pas en l'imposant à la majorité! Moi, je veux qu'il soit aboli afin de faire autre chose que des moutons qui croient à la venu d'un sauveur et ce peu importe le nom du sauveur , en passant j'ai été une catholique pratiquante de 0 à 25 ans environ et un moment donné j'ai compris que le mal c'est pas juste les autres des fois c'est chez nous et ça les femmes devraient tout particulièrement s'en souvenirs au nom de celles et aussi ceux qui ont soufferts et qui souffrent encore par la faute de ces grandes religions.

Nathalie Tanguay, Saint-Marc sur Richelieu

6 mai 2009

Vous demandez si le Québec est prêt à la laïcité... Alors soyons cohérent, que l'école soit laïque mur à mur et qu'on retire simplement ce cours ECR. Mais dans les faits ce cours n'est pas neutre mais tendencieux. Il prône le relativisme. J'ai les manuels sous les yeux. Il méprise le catholicisme à coups de données historiques erronées, de caricatures insidieuses, d'erreurs de de faussetés objectives. 
Aussi, faut-il rapeller que pour pouvoir l'imposer, on a retiré un droit de la charte. Je répète, un droit. Y a-t-il eu référendum, consultation populaire, élection référendaire, même enjeu électoral? Tout s'est fait en catimini, alors qu'on a changé la charte. C'est loin d'être anodin. Je ne sais pas de quel débat de société ou consultation on parle ici. 
Aussi, un musulman de Montréal a fait exempter son fils d'un cour de... musique, car sa religion lui proscrit de toucher à tel instrument. Ici on touche directement les valeurs religieuses, n'est-ce pas d'autant plus près des libertés de conscience... 
Enfin, comment peut-on imposer un cour non seulement au privé, mais qui va jusqu'à remettre en question la validité de notre drapeau ou de notre culture?!?!

Olivier Pelletier, La Gemmerais

6 mai 2009

2 300 demandes d'exemption ? C'est énorme quand on considère la campagne d'information menée par le MELS en faveur de ce cours et la tolérance incroyable de la majorité silencieuse. 
Les parents devraient disposer sans débat et sans questionnement d'un droit automatique à faire exempter leur enfant d'un cours qu'ils jugent contraire à leurs convictions religieuses. Le cours ÉCR n'est pas bénin. Derrière le gentil maquillage des mots, comme le "vivre-ensemble", se révèle une religion institutionnalisée à saveur relativiste et polythéiste. Le but avoué du cours ÉCR, qui est de faire fondre l'identité culturelle et religieuse de nos enfants au profit d'un modèle encore passablement inconnu, ne peut être que l'aboutissement voulu d'une pensé philosophique qui n'est pas celle des parents.  
Répétons-le encore : les parents sont les meilleurs juges pour le l'intérêt de leur enfant, à moins qu'on ne leur reconnaisse plus l'autorité parentale.

Sylvie Fortin, St-Agapit

6 mai 2009

Depuis plus d'une dizaine d'année, les gouvernements du Québec qui se sont succédé au pouvoir ont fait preuve d'un copinage politique insultant pour les familles en matière d'éducation. Péquistes comme libéraux ont cru bon de décider ce qui serait le mieux pour le petit peuple dans le domaine de l'enseignement religieux.  
On retire la religion des écoles en 2000 et en 2008 on la ramène, mais cette fois-ci, selon le point de vue philosophique et idéologique de l'État. Comme dans tous les états tendancieusement fascistes, les croyances religieuses doivent passer d'abord par les filtres du pouvoir avant d'être remise au peuple. Avant, ça se passait ailleurs dans le monde, maintenant c'est chez-nous, AU QUÉBEC.

Réal Gaudreault, Ville de La Baie

6 mai 2009

Je pense qu'il se trouve un point essentiel dans vos propos : « (...) on pourrait se demander si Québec était prêt pour le virage de la laïcisation complète de nos écoles ? », j'ajouterais : « Étions-nous prêt pour le virage de la laïcité dans notre société ? » – Je suis originaire d'un pays laïc : la France. Nous fîmes notre révolution en 1789, il a nécessité pratiquement 100 ans pour qu'on adopte l'école laïque, les cours d'éducation religieuse (catéchisme) dans les écoles publiques, collèges d'enseignement secondaire et lycées, se sont poursuivis encore pendant presque 100 ans sur une base optionnelle et étaient couplés au cours d'instruction civique (obligatoire). 
 
Dans le même temps, les école confessionnelles dites « écoles libres » ont poursuivi leurs activités, certaines ont même prospérées et toutes sont subventionnées par l'état. Au début des années 1980, le président Mitterrand, porte voix de la société civile et laïque voulût promouvoir une grande réforme à fin de réunir tous les établissements d'enseignement sous le même toit. Les manifestations hostiles à ce projet ont été le plus importantes depuis les années 68. Le président Mitterrand a dû reculer et depuis aucun président n'a osé transformer ce modèle mixité éducationnelle. Et pourtant la France a adoptée officiellement une forme de laïcité avec sa révolution voici donc quelques 230 ans. 
 
Tout cela pour dire qu'il est naturel que beaucoup de parents éprouvent des inquiétudes relatives au cours d'ECR, il est possible aussi que la communication du ministère de l'Éducation ne soit pas propre à rassurer ces parents et même les récents propos de monsieur Charest à ce sujet sont plutôt éloignés des accommodements raisonnables.

Serge Drouginsky, Le Moyne

6 mai 2009

Dernier point: si vraiment le but de ce programme est de permettre à tous les citoyens du Québec d'explorer diverses cultures religieuses, alors pourquoi ne pas proposer des cours d'histoire des religions à partir du niveau secondaire, dispensés par des personnes détenant un formation en ce domaine et éventuellement au niveau collégial, proposer des cours de philosophie des religions, dispensés par des professeurs qui auront au moins acquis une formation de 2ème cycle en ce domaine. Autrement dit pourquoi ne pas proposer une vraie formation et non un dilué de contenu religieux donné par des gens qui n'ont aucune formation en ce domaine.  
Pour le moment, j'arrête mon intervention ici, mais il est clair que tous les points mentionnés ci-dessus mériteraient d'être explicités davantage. Pour ma part, j'ai plutôt l'impression que ce programme a pour but de liquider ce qui reste de dimension religieuse dans la société et non de le valoriser. Le caractère relativiste et pseudo-objectiviste du programme risque d'engendrer la confusion dans l'esprit de nos enfants alors que l'éducation doit les amener à clarifier ce qu'ils sont individuellement et collectivement. Mais qui sait, ce programme accomplira-t-il peut-être le contraire de ce qu'il veut justement accomplir. Disons que sur cette question, j'ai davantage confiance en mes enfants que dans notre système d'éducation, et c'est avec regret que j'ai à dire une telle chose.

Thierry Layani, Longueuil

6 mai 2009

(suite)Troisième point: La formation des enseignants. Un programme d'éducation sérieux doit considérer la formation des enseignants de manière primordiale. Dans le cas présent, il est clair que les enseignants ne recevront aucun enseignement relatifs à l'enseignement des religions et qu'on misera sur leur bonne volonté (entendons ici leur capacité à ne pas faire des jugements de valeur qui pourraient avoir une incidence sur le caractère objectif du contenu enseigné). Depuis quand est-on habileté à enseigner quelque chose que l'on ne connaît pas ou peu?  
Quatrième point: le caractère éthique du cours doit amener les élèves à discuter et à dialoguer sur des questions d'ordre moral et religieux. Cela fait 15 ans que j'enseigne la philosophie et mener à terme un dialogue intelligent sur une question d'ordre moral ou religieux avec des étudiants de 18-19 ans relève déjà d'un art périlleux qui demande à la fois une préparation philosophique importante de la part des étudiants et une excellente qualité d'écoute et de relance de la part du professeur. Que peut-on vraiment espérer de la part d'enfants du primaire qui ne connaissent rien à rien en matière de questions religieuses et qui sont en plus dirigés par un professeur qui somme toute n'a pas nécessairement plus de connaissance à part le fait qu'il a lu le manuel.  
Cinquième point: Des enfants de niveau primaire peuvent-ils vraiment entrer en rapport avec un contenu religieux présentés de manière prétendument objective? Les efforts catéchistiques de l'église catholique montre à quel point c'est un grand défi éducationnel de permettre à un enfant d'entrer en rapport avec un contenu de foi. Alors prétendre enseigner plus de 5 grandes religions à des enfants de 6 à 11 ans est-il vraiment nécessaire, utile et même possible?

Thierry Layani, Longueuil

6 mai 2009

Le problème que pose M. Crevier est très complexe. Cela fait plus de deux ans que je réfléchis à la question, on m'a également demandé si j'étais prêt à faire partie du comité d'expert en philosophie pour défendre ceux qui actuellement contestent l'imposition du cours. Mais j'ai refusé. Non pas que je crois à l'imposition du cours, je m'y oppose fortement, mais pas pour les raisons évoquées par ce collectif. Étant donné les limites qui nous sont imposées ici en termes de longueur, je vais essayer d'être bref dans mon intervention. Quitte à approfondir certains points par la suite.  
Premier point: Pourquoi imposer un cours à contenu religieux à tous les Québécois? Est-ce à dire que l'enseignement CULTUREL des religions soient nécessaires à la formation du citoyen. Selon les tenants du programme, cela permettrait au Québec d'entrer dans une ère pluraliste et ainsi permettre au futur citoyen du Québec d'être plus ouverts, plus accueillants, plus tolérants. On présuppose donc ici qu'adhérer à une religion empêche cette ouverture et au contraire favorise le repliement sur soi. C'est d'ailleurs sur ce point que ce programme m'apparaît verser davantage dans l'idéologie que dans la volonté d'éduquer nos enfants. Est-ce vraiment à l'état de dicter l'attitude morale des nos enfants?  
Deuxième point: De quel droit ou en vertu de quel principe pédagogique l'État peut-il s'approprier les contenus religieux qui devront être enseignés aux élèves. L'état ici joue exactement le rôle qu'il a contesté aux écoles confessionnelles en s'arrogeant le droit de regard sur tous les contenus à caractère religieux. À voir certains des manuels qui sont sortis, ça sent déjà la catastrophe. Et pourquoi ne pas permettre à des écoles privées de proposer leur propre contenu? Comme c'est le cas en France par exemple, un modèle de laïcité.

Thierry Layani, Longueuil

6 mai 2009

Sous le régime des anciens cours de religion catholique et protestante à l'école, enseignement aujourd'hui taxé de dépassé et intolérant pour les autres, les non-croyants et les adeptes d'autres religions avaient cependant toujours eu le choix de suivre un autre cours à leur entière discrétion, sans avoir à se justifier. Désormais, sous le régime du cours d'éthique et culture religieuse dont l'objectif avoué est d'apprendre aux jeunes l'ouverture et la compréhension, il n'y a pas d'échappatoire : il est obligatoire sans exception, à part un droit d'exemption reconnu seulement pour la forme (à cause de la Charte des droits, qu'on ne peut pas ignorer) mais dont l'exercice a été entravé de toutes les façons possibles suivant les instructions pas du tout secrètes que le ministère de l'Éducation a téléguidées aux commissions scolaires et aux directions d'écoles. Paradoxe : l'enseignement de la tolérance ne supporte aucune dissidence, et se trouve donc plus intolérant en pratique même s'il affirme sa supériorité sur le christianisme à ce chapitre. Tournez ça comme vous le voulez avec tous les arguments pédagogico-philosophiques que vous pourrez imaginer, ce paradoxe est évident et heurte de plein fouet le gros bon sens de plusieurs. C'est la raison pour laquelle il y a bien des parents, même des athées et des croyants pas si convaincus, qui ne digèrent pas ce nouveau cours. Même l'Assemblée des évêques du Québec, qui avait décidé de se coucher devant le gouvernement, doit se justifier pour défendre sa passivité maintenant que les Chevaliers de Colomb ont décidé d'appuyer les opposants à ce cours. On peut bien en rire, mais les Chevaliers de Colomb, c'est pas rien que des uniformes et des chapeaux, c'est aussi des bras et des sous dont l'Église ne peut dédaigner l'influence.

Benoît Morin, Montréal

6 mai 2009

Poser la question à savoir si on a le choix de préserver les valeurs et la foi de nos enfants en dit long sur le point de vue de Second Regard. A-t-on demandé aux parents s'ils devaient avoir le choix d'exempter leurs enfants du cours de religion dans les années 70 pour avoir un cours de moral à la place? Pourquoi est-ce différent maintenant? C'est cette question que Second Regard devrait poser. Pourquoi traite-on les gens qui ont la foi différemment de ceux qui ne l'ont pas? 
 
Ensuite, votre argument à propos du nombre peu élevé de demandes d'exemption ne tient pas la route. Les minorités n'ont jamais autant eu de droit au Québec... notamment les homosexuels... On a même changé la définition du mariage pour satisfaire leurs revendications... C'était autrement plus important comme conséquence. Pourtant, ils ne constituent que 1,5% de la population (statistiques canada) et parmi eux, c'est une minorité qui veulent se marier. Alors, pourquoi se demander si 2500 demandes en valent la peine? Pourquoi ne pas se demander pourquoi on traite les personnes religieuses différemment des personnes homosexuelles...  
 
Vous comparez l'enseignement des math et du français à ECR... Pas rapport!. Même si le "Programme" dit ce que vous citez dans la réalité du quotidien c'est fort différent. Ce cours n'est pas neutre, ni objectif. Il enseigne des valeurs contraires aux grandes religions et est ouvertement anti-catholique en plus de déformer l'histoire. Je serais curieuse de voir si votre équipe avez pris le temps de lire attentivement les manuels. Vous demandez si le fait d'exposer nos enfants aux grandes religions est nocif? Bien sûr que non! C'est l'idée de vouloir relativiser la leur qui l'est! Et c'est le but de ce cours. S'il-vous-plaît, faites un effort d'objectivité journalistique. Interroger les parents, les enfants. Lisez les livres.  
 
Brigitte Bédard 
Journaliste indépendante 
Mère de famille 
Membre de la CLÉ 
Catholique "pratiquante"

Brigitte Bédard, Varennes

6 mai 2009

Il ne faut surtout pas oublié que les mathématiques de sont sont pas une référence religieuse ou morale. La religion par contre l'est. Les mathématiques n'influencent pas les comportements d'une société, la religion elle, le fait. Bien qu'iimportante, les mathématiques n'unissent pas les famille. La religion le fait. Peut de gens meurent pour les mathématiques. La religion engendre l'ange et le démon. Il existe une grande différence entre les deux. Mes enfants sont importants et plus important qu'un gouvernement. Celui-ci change mais mes enfants demeurent pour la vie. C'est à moi que revient de déterminer leur croyance jusqu'à la maturité. D'ailleurs, les tenants du cours doivent démontrer qu'une connaissance des autres religions rendra réellement la vie meilleures. Cela n'a été fait. Toutefois, le contraire se vit continuellement.

Serge Pinard, Granby

6 mai 2009

"Autrement dit, les parents devraient-ils avoir le choix? " 
 
Je trouve cette question inouïe en démocratie. 
 
Depuis quand les enfants appartiennent-ils au gouvernement ? Depuis quand le gouvernement devrait-il dicter la formation morale et religieuse jusque dans les écoles privées confessionnelles ? 
 
Consternant.

Pierre Zwingli, Montréal

6 mai 2009

"Le fait d'exposer nos enfants aux grandes religions, à ce que croient les juifs, les musulmans, les bouddhistes et les chrétiens est-il nocif? Est-ce que ça va à l'encontre du droit des parents" 
 
Il s'agit de savoir à quel âge exposé (dès 6 ans vraiment?) et comment ? Car on peut parler des autres religions dans une perspective catholique, juive, musulmane. Ici le cours se veut pluraliste (plein de religions youpie !) et est souvent relativiste dans sa structure. Cela est préjudicable, cela peut même au cynisme et ne pas du tout améliorer les choses. 
 
Le gouvernement n'a pas à imposer ce genre de formation "pluraliste normatif" (c'est une idéologie comme une autre après tout) et certainement pas dans les écoles privées.

Françoise Delplanque, Québec

6 mai 2009

Des milliers de parents veulent pouvoir refuser ou accepter le cours ÉCR. Rappelons que 72 % des parents sont d'ailleurs pour le libre choix. (Sondage Léger Marketing, oct. 08). Modifier des Chartes et des lois pour imposer un courant relativiste, c'est irrespectueux! Des consultations comme celle réalisée auprès de la Fédération des comités de parents, qui s'est faites à la hâte, de l'avis même de certains membres, ne signifient rien pour les parents du Québec! Prétendre, comme le font les Watters et compagnie, qui sont à la solde du gouvernement, qu'une Fédération représente sérieusement et officiellement les parents québécois pour des changements aussi majeurs est un outrage. M. Charest croit qu'il y a un consensus sur ce cours (source : presse canadienne). C'est faux! De plus, la Convention des droits de l'enfant déclare à l'article 14.1 : « Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. » L'article 26.3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 dit:« Les parents ont a priori le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leur enfant ». Finalement, le Pacte international relatif au droit civil et politique article 18.4 dit : « Les États parties du présent pacte s'engagent à respecter la liberté des parents et le cas échéant des tuteurs légaux de faire assurer l'éducation morale et religieuse de leur enfant conformément à leur propre conviction. » Nos convictions, philosophiques ou religieuses, ne sont pas respectées au Québec! Même le Mouvement laïque Québécois dénonce l'imposition! Quand des commissions scolaires répondent que le régime pédagogique doit être respecté pour justifier les refus d'exemption, elles violent ces traités de l'ONU et bafouent allègrement les parents. Les différents exécutants, soumis, collaborent au régime pédago-totalitaire.

Patrice Gagnon, Granby

6 mai 2009

Je me demande pourquoi le Québec, le gouvernement du Québec est-ils dans l'obligation d'avoir à IMPOSER ce cours à nos enfants et à passer par-dessus les parents ? Contrairement à ce que certains pensent, les questions religieuses et métaphysiques sont une transmission difficile et un sujet sensible qui revient strictement aux parents. Faut-il le redire, parler du catholicisme, de l'Islam, de l'athéisme et même pourquoi pas du satanisme et de la WICCA à des enfants est un peu trop difficile, car la réponse finale revient aux parents. Il suffit d'aller voir ce qui se fait ailleurs. L'émission Second Regard pourrait éventuellement explorer cette avenue pour nous informer. 
 

 
Les critiques qui fussent de toute part doivent faire réfléchir le gouvernement de M. Jean Charest. 
 
Un peu d'ouverture fait aussi du bien.

Pierre Brassard, Montréal

6 mai 2009

Pour moi, les parents devraient avoir le choix. Pourquoi? à cause de leurs droits:  
 
« 14.1 Les États parties respectent le droit de l'enfant à la liberté de pensée, de conscience et de religion. » 
 
« 14.2 Les États parties respectent le droit et le devoir des parents ou, le cas échéant, des représentants légaux de l'enfant, de guider celui-ci dans l'exercice du droit susmentionné d'une manière qui corresponde au développement de ses capacités. » (La Convention des droits de l'enfant, articles 14.1 et 14.2) 
 
« Les parents ont a priori le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leur enfant ».(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, article 26.3) 
 
« Les États parties du présent pacte, s'engagent à respecter la liberté des parents et le cas échéant des tuteurs légaux de faire assurer l'éducation morale et religieuse de leur enfant conformément à leur propre conviction. » (Pacte international relatif au droit civil et politique article 18.4) 
 
« L'État dans l'existence des fonctions qu'il assumera dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement, respectera le droit des parents d'assurer cette éducation conformément à leur conviction religieuse et philosophique. » (Protocole additionnel à la sauvegarde des droits de l'homme article 2)

Trembaly Roger, Drummondville

6 mai 2009

Un simple petit mot pour vous dire que pour moi, l'intransigeance et le dirigisme du gouvernement (en collaboration avec Mgr Veillette – président de l'Assemblé des évêques du Québec) qui imposent leurs idées malgré sous prétexte de «bonnes volontés» me fait froid dans le dos..  
 
Ils ont fait vivre l'enfer à des autochtones, à nous québécoises et maintenant ils risquent encore de faire vivre des expériences fortes amères à nos petits enfants. 
 
Trop c'est trop! Jamais je ne laisserai l'avenir de nos enfants entre leurs mains. 
 
Mgr Veillette et M. Charest violent la séparation qui devrait exister entre l'état et l'église par des ententes financières et la collaboration qu'on leur connaît pour imposer leurs idées à TOUS les enfants de Québec en ce qui concerne la culture religieuse et les valeurs qu'ils reçoivent à l'école.  
 
Pour ma part, Mgr Veillette n'a plus aucune crédibilité au coeur de ce dossier pour nous représenter. 
 
Une catholique déçue de ce retour en arrière!

Ginette Tremblay, Drummondville

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