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Carnet Gérald Fillion

16 décembre 2008

Rendement garanti, c'est magique...


Tiens, juste avant de finir cette folle année 2008, nous avons un nouveau mot, un nouveau concept à mettre dans notre besace: Ponzi.  
 
« Une chaîne de Ponzi, dynamique de Ponzi, ou jeu de Ponzi est une vente pyramidale, écrit Wikipédia, une escroquerie par cavalerie mettant en jeu un effet boule de neige qui repose sur la promesse de profits inédits, entraînant un afflux de capitaux qui entretiennent le « contrat » initial, jusqu'à l'explosion de la bulle spéculative ainsi créée, au bénéfice de l'initiateur de la chaîne. » 
 
Et quand ça fait PAF, assurez-vous d'être ailleurs, parti loin avec le magot. 
 
La chaîne de Madoff 
 
Ce n'est pas ce qu'a fait Bernard Madoff. C'est-à-dire que M. Madoff a construit une pyramide Ponzi, mais le machin lui a sauté au visage. Il est allé dire à ses fils qu'il avait fait un gros truc pas légal, et les enfants sont allés le dire à la police. Et c'est ainsi que le plus gros scandale financier de l'histoire des États-Unis (encore un autre?) vient d'éclater. 
 
Vous avez lu ou entendu parler de la désormais célèbre (déjà?) affaire Madoff... En résumé, Bernard Madoff attirait des clients en leur promettant un rendement de 10 %. Ce qui lui permettrait d'octroyer ce rendement, ce n'était pas la Bourse, mais le recrutement de nouveaux clients. Il se servait de l'argent des nouveaux pour rétribuer les autres investisseurs. Et ainsi allait la chaîne de Madoff. 
 
Aujourd'hui, il manque 50 milliards de dollars dans le jeu. On dit qu'il y a 300 millions de dollars qui restent quelque part. On évalue à 17 milliards de dollars les actifs de Bernard Madoff. Et on cherche le reste.  
 
Bien sûr, un procès viendra possiblement prouver que Bernard Madoff est coupable, que c'est une crapule et que c'est bien épouvantable ce qu'il a fait. Mais il y a plus. 
 
Cette affaire est la cerise sur le sundae de l'année 2008. Cette annus horribilis pour les investisseurs, les travailleurs, les banquiers, les propriétaires de maison, les exportateurs, les pays émergents, les fabricants d'autos, les employés d'un nombre incalculable d'entreprises, les Africains aussi (crise alimentaire). Cette terrible année 2008 est le résultat en fait d'une malheureuse cupidité.  
 
Stephen Jarislowski et Warren Buffet nous ont prévenus maintes fois de faire attention aux bulles. Or, ces bulles ont toutes pété en même temps cette année. Et l'affaire Madoff en est le symbole. C'est le bouchon de la bouteille de champagne qui vient de sauter, que le serveur nous présente en nous disant: « Voilà, Monsieur est servi, c'est le cru 2008, vous aimez? » 
 
Rendement magique  
 
Bernard Madoff a proposé un rendement magique à des investisseurs avertis et professionnels, qui ont mordu comme des truites devant un succulent ver de terre se tortillant sur un hameçon bien solide. C'était beau, ça semblait bon. Avides de faire encore un peu plus d'argent, ils ont foncé sans poser de questions, sans VOULOIR poser de questions. Aujourd'hui, ces professionnels annoncent que des pertes sont à prévoir.  
 
Ce ne sont pas des petites institutions qui se font avoir. Voici une liste préparée par AFP:  
 
ESPAGNE: 
- Santander: 2,33 milliards d'euros 
- BBVA: 300 millions d'euros maximum  
- 9 caisses de retraite et 3 assureurs: total de 38 millions d'euros 
 
FRANCE: 
- Natixis: 450 millions d'euros 
- BNP Paribas: 350 millions d'euros maximum 
- Axa: perte inférieure à 100 millions d'euros 
- Dexia: 85 millions d'euros maximum 
- Clients de Dexia: exposition totale de 78 millions d'euros 
- Société générale, Crédit agricole, Groupama: moins de 10 millions d'euros chacun  
 
SUISSE: 
- Union Bancaire Privée: 1,26 milliard de francs suisses  
- Reichmuth & Cie: 385 millions de francs suisses  
- Benedict Hentsch: 56 millions de francs suisses 
- EIM Group: 230 millions de dollars 
 
ITALIE: 
- UniCredit: 75 millions d'euros 
- Banco Popolare: 68 millions d'euros 
 
GRANDE-BRETAGNE: 
- HSBC: exposition de un milliard de dollars 
- Royal Bank of Scotland: perte potentielle de 600 millions de dollars 
- Man Group: 360 millions de dollars 
 
PAYS-BAS:  
- Fortis: perte potentielle de un milliard d'euros 
 
JAPON et CORÉE DU SUD:  
- Nomura Holdings: perte potentielle de 303 millions de dollars 
- Aozora Bank: perte potentielle de 101 millions d'euros 
- perte potentielle en Corée du Sud de 95 millions de dollars 
 
ÉTATS-UNIS: 
- la fondation JEHT devrait fermer 
- la Chais Family Foundation devrait fermer 
- la fondation Steven Spielberg est touchée 
- la fondation Elie Wiesel est touchée 
- Carl et Ruth Shapiro ont perdu 40 % de leur fortune 
- la fondation de Mortimer Zuckermann a perdu 30 millions de dollars 
 
Mis à part peut-être les fondations juives, qui ont fait confiance à un leader financier de leur communauté, ces investisseurs et institutions ont couru à leurs pertes sans le savoir ou sans vouloir le savoir.  
 
Franchement, c'est une triste année qui se termine.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI en direct sur l'économie du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

20 décembre 2008

Je travail dans pour une banque d'investissement a l'etranger et croyer moi cet histoire me rend malade ... 
 
Aucun conseil a donner. Tout semblait parfait, en regle, meme trop beau pour etre vrai (et oui, cela devrait sonner des sons de cloches ...) 
 
Tout surveiller est difficile, surtout les gens intelligent. C'est pourquoi il faut d'autant plus resserer les condamnations. Madoff fraude $20 milliards (avant rendement, donc $50 milliards), et il est emprisonne a la maison avec un bail de $10 millions .. la HONTE ! Il est dans une residence de $20 millions de dollars paye par ceux qu'il a fraude ! 
 
C'est la meme chose au Quebec avec Lacroix. Tant et aussi longtemps que les peines pour les crimes dit de colle blanc seront moins severe, on encouragera le crime. 
 
Plutot voler $50 milliard qu'une voiture ! 
 
Faut que ca change ...

David Cormier, Tokyo

20 décembre 2008

RÉPONSE à Éric Gervais : le mot "peut-être" est important. Il y a beaucoup de fondations juives qui ont investit dans les fonds de Bernard Madoff. Je crois comprendre qu'elles ont choisi de le faire parce qu'à l'intérieur de la communauté juive, les gens se font extrêmement confiance. Et c'est sur cette base qu'elles ont investit dans ces fonds. Une sorte de confiance intra-communautaire disons, et non pas une confiance-aveugle-en-autant-que-je-fasse-mon-rendement.

Gérald Fillion, Montréal

19 décembre 2008

C'est bien beau de blâmer les grandes institutions et les professionnels des placements, et c'est vrai qu'ils ont leur part de responsabilité, mais qui sont les vrais responsables dans tout cela? Sans les petits investisseurs (qui alimentent les caisses de retraite, je vous le rappelle), les répercussions de la bourse seraient négligeables. 
 
Les grands responsables, bien sûr, ce sont les caisses de retraite et les fonds de placement, qui réclament des rendements toujours plus élevés. Mais d'où vient l'argent de ces grands investisseurs et qui les poussent à exiger des rendements toujours plus élevés? C'est vous, les petits épargnants de la classe moyenne, les détenteurs de fonds de retraite privés. C'est vous, qui surveillez les prix dans les supermarchés et qui exercez des pressions à la baisse, alors que vos épargnes placées font monter ces prix (les entreprises doivent augmenter les profits pour satisfaire les actionnaires).  
C'est vous tous, qui en voulez toujours plus pour votre argent, alors que le pauvre, qui n'a pas d'argent à investir, ne récolte rien, mais doit quand même absorber les hausses des prix attribuables aux pressions des investisseurs. 
Pensez-y!

Marc Theriault, Amérique du Nord

19 décembre 2008

@ Éric Gervais 
 
Très bonne question, je suis curieux moi aussi de lire la réponse de Mr Fillion.... 
 
La morale de cette histoire est qu'il faut investir dans des choses que l'on comprend. Surtout évitez ces fonds "opaques" où l'on doit se baser sur la confiance aveugle envers un gestionnaire. C'est le lien entre Madoff, Lacrois et les autres, les gens leur confiaient leurs économies sans reellement savoir dans quoi était investi leur argent. 
 
Si vous faites appel à un conseiller celui-ci devrait être en mesure de vous expliquer en détail dans quoi est investit votre argent. Sinon changez de conseiller!

Pierre Brasseur, Vaudreuil

19 décembre 2008

Vous êtes inspirant Monsieur Fillion: la cupidité tue...au contraire du ridicule. Nos politiciens se font élire depuis des décénies avec la promesse d'une société juste...pour qui donc? Les décisions passées des dirigeants de l'industrie de l'automobile Nord-américaine amènent les Trois Grands au bord du gouffre. La cupidité: Allez voir sur Youtube: «Who killed the electric car?» Qui a payé et combien pour tuer ce projet? Et le ridicule: Les élus prennent l'argent des gagne-petits pour prolonger l'agonie de ces manufacturiers en abaissant même l'impôt des pétrolières. Au fait, ces dernières devraient, si elles étaient moins cupide, venir à la rescousse de ceux qui manufacturent un produit qui fait consommer le leur!

Le Mire Jean, Longueuil

18 décembre 2008

je me demande si la crise se terminera. J'ai plutôt l'impression que l'on met une buche dans le foyer et que cellle-ci brûlera sans grand résultat. Combien de bûches il faudra rajouter pour que la situation se stabilise?

Luc Richard, Forestville

18 décembre 2008

Tant que l'argent sera le moteur suprême de nos vies, ce genre d'abus est condamné à se reproduire sans cesse. Aucun contrôle ne sera jamais assez parfait pour empêcher de petits malins d'inventer de nouveaux subterfuges pour profiter d'investisseurs avides et imprudents et contourner les lois mises en places par des pouvoir politiques esclaves de l'argent. Pour s'en convaincre, on n'a qu'à regarder l'empressement de tous les politiciens de la planète à se porter au secours, à coup de milliers de milliards de dollars, des multi-milliardaires (banques, compagnies pétrolières, compagnies de finance, etc.) qui, il n'y a pas si longtemps encore faisaient, en toute impunité, des fortunes immorales sur le dos des citoyens sous prétexte des lois du marchés. On semble se préoccuper tellement du bien-être des riches et si peu de celui de ceux qui perdent maisons et économies dans l'affaire. Le jour où vous verrez l'un de ces multi-milliardaires prétendûment ruinés fréquenter les soupes populaires ou les abris pour indigents, bien vouloir nous le faire savoir. Peut-être aurons-nous une petite pensée pour lui. Mais il y a fort à parier que la plupart de ces chevaliers de la haute finance s'enrichiront encore davantage avec tous ces fonds que nos politiciens ineptes mettent si candidement à leur disposition au lieu de laisser agir les lois du marché qui, jusqu'ici, permettaient aux mêmes politiciens de ne rien faire pour protéger les moins bien nantis contre les rapaces de la finance.

Gaëtan Soucy, St-Édouard-de-Lotbinière, QC

18 décembre 2008

Et pourtant ceux qui y ont adhéré sont ceux qui en avaient le plus.........mais ils en voulaient encore plus. 
 
Ils en voulaient tellement plus qu'ils ont cru qu'ils faisaient parti de l'élite qui leur donnait le droit de s'enrichir sans cesse.........avec des placements GARANTIS. 
 
Et Madoff l'a bien senti! 
 
Rob

Robert Soucy, Laterrière

18 décembre 2008

M. Filion, que signifie votre conclusion: "Mis à part peut-être les fondations juives, qui ont fait confiance à un leader financier de leur communauté, ces investisseurs et institutions ont couru à leurs pertes sans le savoir ou sans vouloir le savoir." Voulez-vous dire que les fondation juives se sont sciemment laissées flouer parce que Madoff est juif ???

Éric Gervais, Montréal

17 décembre 2008

Lorsqu'il s'agit de placements et qu'on nous fait miroiter des rendements meilleurs que la moyenne avec moins de risques, j'applique un raisonnement plutôt simpliste; Si c'est trop beau pour être vrai, c'est trop beau pour être vrai... et on passe à autre chose.

Laurent Duplantie, Brossard

17 décembre 2008

Bonjour Monsieur Fillion, bonjour à tous, 
 
J'aimerai intervenir par rapport aux propos tenus par l'invité de monsieur Fillion, lors de son émmission des nouvelles économiques datée du 17 décembre. Selon, le hote, qui un responsable algérien, l'Algérie est en pleine croissance stable, elle n'a pas été touchée par la crise financière mondiale. La question que je me pose, un pays qui est déjà en crise, avec un taux de chômage très élevé, atteignant dans certaines régions 70 %, avec un pouvoir d'achat, le plus dérisoire, avec une économie la plus faible, etc.... Est ce qu'on peut dire qu'on est pas touché par la crise qui secouent les plus grandes puissances économiques mondiales? 
En tant originaire d'Algérie, je trouve que c'est très beau d'enttendre ces propos et des les croire, mais, on connait très bien la réalité, malheureusement, qui est complètement inverse à ce que l'invité avait dit durant l'émmission. La vraie économie, ce sont les simples citoyens algériens qui en durent avec, quotidiennement.

Madani Chaou, Laval

17 décembre 2008

Et notre caisse de dépôt? 
Rousseau quitte le navire en mai 2008, pour après une éthique période de silence de 6 mois, rejoindre les rangs de Power Corp... J'espère que Monique la cacoche et Monsieur Charest qui sont au courant des pertes, après avoir encouragé la Caisse à prendre des risques en privilégiant le Rendement, ne viendront pas nous annoncer qu'ils comme bien d'autres pays, mis de notre argent dans cette affaire-là!!!

Pierre Michaud, Montréal

17 décembre 2008

Ce qui me surprend, c'est que des institutions bancaires importantes dans différents pays aient mordu à l'hameçon. Pour moi, cela veut dire que les responsables de ces placements sont complètement incompétents et irresponsables. Pour nous, pauvres profanes, comment savoir si un conseiller financier ou un courtier est honnête et compétent dans les recommandations qu'il nous donne? Pour moi, la profession est entachée et tous ces gourous ne m'impressionnent plus. J'ai perdu confiance. Le meilleur moyen de s'en tirer sans trop de dommage dans ce contexte véreux est de faire soi-même ses placements et de beaucoup diversifier de façon à limiter les dégâts.  
Heureuses fêtes malgré tout, M. Fillion, et bonne année 2009 à tous. 

Solange Petit, Longueuil

17 décembre 2008

A lire absolument. Le dernier Jacques Attali : La Crise, et la suite, chez Fayard. Au Canada le 22 janvier. J'ai déjà réservé mon exemplaire. Écouté chez Ruquier cette semaine à RFO. Une vrai mine de renseignements historique et actuels. 
 
Bush et Harper n'aimeront pas. 
 
Bonne lecture!

Serge Gingras, Aylmer, Québec

17 décembre 2008

Je ne vois pas bien ce qui est illégal icii...En cela que çà m'apparait être ce qui se passe de manière générale avec notre avoir collectif au plan mondial à l'intérieur du système monétaire actuel ...

Stéphane Duquette, Québec

17 décembre 2008

Bonjour monsieur Fillion, 
 
Un petit commentaire qui prendra je l'espère tout son sel: faut-il pleure, faut-il en reer-rire-surtout en janvier. 
Bonne année 2009 à vous et à tous.

Stéphan Dulieu, Longueuil

17 décembre 2008

Monsieur Filion, l'histoire de Bernard Madoff me rappelle cette fable de La Fontaine intitulée " Les animaux malades de la peste". 
 
Un mal qui répand la terreur 
Mal que le Ciel en sa fureur 
Inventa pour punir les crimes de la terre. 
"La dépression" (puisqu'il faut l'appeler par son nom) 
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron 
faisait "aux hommes" la guerre. 
"Les compagnies" ne mourraient pas toutes, mais toutes étaient frappées. 
 
Devant un tel mauvais sort, il faut trouver un bouc émissaire. Madoff fera l'affaire. Il est puissant, mais on est toujours le faible de quelqu'un. Sa chute excitera la galerie. Sera-t-il l'âne de la fable ? 
 
À ces mots on cria haro sur le baudet. 
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal. 
Rien que la mort n'était capable 
D'expier son forfait; on le lui fit bien savoir. 
 
Cette crise exige une expiation. Il se trouve que des enfants ont dénoncé un père. En outre, il est d'origine juive. Nous avons donc un coupable. Je ne pleure pas l'affairiste Madoff, je déplore simplement que le fait de rapidement trouver un coupable nous dispense de se poser des questions plus en profondeur. 
 
Madoff est au mauvais endroit, à la mauvaise heure, il paiera pour tous ceux qui ont plié bagages pour se réfugier ( au sens propre ou figuré du terme) dans les paradis fiscaux... Le système pourra recommencer comme avant, car, dans cette affaire, il ne faut pas croire que Justice sera faite. Non.  
 
Selon que vous serez puissant ou misérable, 
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Jean Archambault, Montréal

17 décembre 2008

Pourrait-on dire que l'affaire Madoff est un cas de figure sur laquelle vient se fracasser l'image de l'expert et tout l'iconolâtrie qui en découle? 
Il connaissait tout le monde, souligne Arthur Levitt, ancien patron à la Security and Exchange Commission (la SEC pour ne pas dire la SECTE de la Main Invisible), autorité de régulation à Washington chargée de surveiller les fonds d'investissements. 
Ce Mr Madoff, ancien président du Nasdaq, était un expert dont l'avis était sollicité par ces mêmes autorités de régulation fédérales. En 2000 il aurait siégé dans une commission consultative du gouvernement sur l'information des marchés, créée pour protéger les investisseurs en leur garantissant une information publique précise et complète. Cas typique et de plus en plus tendance, ou le loup acquiert toujours plus de responsabilités dans la bergerie. Les enquêtes du FBI nous révèlerons certainement quelques belles et juteuses surprises bientôt... à suivre 
Il y aura toujours quelque part un illuminé par la grâce de la Main Invisible pour faire du prosélytisme à la gloire du Marché de dupes des nouveaux gourous. S'il suffisait seulement d'être un lettré de l'économie, ce scandale ne se serait pas produit. Les institutions et les individus bernés par ce gourou de la pseudoscience économique devraient suffire pour en témoigner. Tout ça pour dire que la connaissance et encore moins, la couleur de la cravate, ne pourra jamais garantir l'honnêteté et c'est sur ce principe que repose la confiance. Attendons un peu que la poussière soit retombée avant de promouvoir de nouveaux gourous. Les gens en ont assez des expervertis payés au rendement. L'économie a de plus en plus des allures de cirque romain. Ave César! Morituri te salutant.

Denis Miron, Montbeillard

17 décembre 2008

On peut rajouter au début de cet adage, arrogance, irresponsabilité de ceux qui ne posent pas de questions, que ce soit l'investisseur de base mais pire encore ceux qui sont payés et pas qu'un peu pour poser des questions. À ceux-là demandent-on de payer pour leur manque de déontologie? Plutôt que de les entendre se présenter en victimes ? 
À tous les niveaux professionnels et personnels: copinge, ne pas faire ses recherches o ses devoirs,je m'en foutisme et deresponsabilisation, que ce soit une carte de crédit pour en payer une autre (cherchez la similitude avec les pyramides de Ponzi et le terme est loin d'être nouveau), le marketing pyramidal des produits vendus de chez soi qui nécessite re de recruter d'autres gogos, etc....

Danièle Heinen, Montréal

17 décembre 2008

Plusieurs scandales financiers successifs, à commencer, disons, par El-Ron, pour en arriver à la fin de 2008, avec l'affaire corrompue de Bernard Madoff : il n'y a plus aucun effet de surprise ! Serait-ce la pointe de l' iceberg ? Débusquer tous les autres bandits de la finance est sans doute une tâche impossible. Mais quel plaisir quand un lapin fraudeur sort du chapeau de la conscience !  
 
Dans la même suite d'idées, dehors les multinationales exploiteuses de richesses naturelles ! L'affaire d'Abitibi-Bowater, à Terre-Neuve, sous la gouverne de Danny Williams, est non sans me rappeler la nationalisation de l'électricité sous l'impulsion de René Lévesque. Il y a de quoi se réjouir.  
 
Espérons que la présence de cette crise mondiale fasse un grand ménage parmi tous ces requins sanguinaires. En ce sens, malgré les pertes d'emplois malheureuses qui s'en découlerons, peut-être envisagerons-nous une façon plus équitable et plus écologique de gérer notre planète ? 
 
Merci pour tous vos articles bien documentés et très éclairants, monsieur Fillion. Puissiez-vous passer de joyeuses fêtes et une passionnante année 2009.

Marc-André Villeneuve, Saint-Elzéar-de-Témiscouata QC

17 décembre 2008

Ceux qui se réjouissent présentement de la débandade des banques et cie d'assurances vont devoir payer pour dans quelques années. 
Le gouvernement américain (taxes des citoyens) a déjà versé 340 milliards aux banques et cie d'assurances etc. Rien n'est allé pour rendre le crédit plus facile pour les citoyens (CNN). Au contraire les pauvres de la finance se sont servis de cette manne $$$ pour leurs opérations journalières, des bonne primes de départ, bonus et verser des dividendes à leurs actionnaires. 
Bientôt ici harper fera de même et le BS corporatif sera aux frais des contribuables pour payer la dette d'ici 2 / 3 ans. On devra augmenter certaines taxes, couper dans des programmes sociaux tandis que les banques et cie d'assurances feront des milliards en profits. 
Déjà la banque du canada qui a abaissée sont taux directeur de 3/4 de point a été suivie par une baisse du taux d'intérêt que de 1/2%. 
Au lieu de mettre de $$$ en circulation comme ca devrait, on s'en met dans les poches. Le 25 milliards de harper pour faciliter le crédit n'a pas encore servi au peuple. 
Les temps durs sont à venir et qui payera pour les magouilles des banques, des courtiers, des assureurs, bay street et wall street: les salariés et la classe moyenne comme d'habitude! 
Rien de réjouissant!

Richard Denis, Montreal

17 décembre 2008

« malheureuse cupidité »... Oh la là ! Le mot est faible. Non pas malheureuse... mais pernicieuse cupidité. Je cherche d'autres synonymes dans le dictionnaire : nuisible, néfaste, sinistre, nocive, délétère, malsaine, destructrice et tout simplement préjudiciable. Ce n'est pas que je voudrais vous contredire, monsieur Fillion, objectivement, je trouve que cette année 2008 n'a pas été triste. Elle a été éprouvante sans doute et certainement fallait-il avoir les nerfs solides dans ce contexte, toutefois observé sous un angle plus positif, je pense que beaucoup de gens y voient un peu plus clair désormais. Vous faites état de monsieur Madoff comme appartenant à la communauté juive, il ne fait pas spécialement honneur à la communauté et même il vient nourrir l'argumentation du camp de l'antisémitisme. Ce qui m'inquiète le plus, c'est l'incurie des dirigeants des grandes institutions financières que vous mentionnez. La seule explication « rationnelle » que je trouve dans tout cela, c'est ce que nourrissent certaines philosophies orientales, qu'en ces termes la vie serait onirique et qu'en tel contexte, il est assez difficile de démêler ce qui est du domaine du rêve de ce qui est réel. Une économie réelle bien disposée est une économie favorable pour tous. 
 
Enfin, nous profitons de cette tribune pour vous souhaiter à vous-même et vos collaborateurs(ices) de joyeuses fêtes et une année 2009 avec de bonnes nouvelles en général et d'heureuses nouvelles économiques en particulier.

Serge Drouginsky, Lemoyne

16 décembre 2008

Bonjour Monsieur Fillion, 
Bien que mon point de vue ne soit pas toujours similaire au votre, j'apprécie votre travail. C'est la première fois que j'écris ici. Les commentaires se ressemblent toujours, mais lorsque l'on regarde les grands médias, la réalité est décrite différemment. Pourquoi?, Il ne faut pas éveiller les soupçon chez ce peuple ignard qui aime jouer à l'autruche. La vérité est que depuis l'avènement du système bancaire moderne, des gens s'en mettent plein les poches grâce au prolétariat pris dans ce système qui l'écorche jusqu'au dernier sous. Comme je doute que la masse se rebelle contre ce système exploitant, nous passerons à travers cette crise et en revivrons une autre ds 10-15 ans, une autre crise fabriquée de toute pièce probablement comme les précédentes. Entre chaque crise cependant, des magna deviennent toujours de plus en plus puissant. Mais j'ose espérer que ce système tombera avant, mais par quel autre système nous remplacerons ce dernier et il y aura inévitablement des gens pour en tirer profit. L'humanité fonctionnent de cette manière depuis la nuit des temps. Alors, un Madoff n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan.

Mathieu Coutu, Sherbrooke

16 décembre 2008

M. Fillion, c'est très intéressant ce que vous nous avez fourni comme information ce soir, mais c'est en même temps déprimant. À peu près à tous les niveaux, il n'y a plus moyen de faire confiance à qui que ce soit en ce bas-monde, à commencer par la justice. Nous sommes gouvernés par une bande de sans-culottes complices directs ou indirects des plus exécrables indésirables de la planète, des clowns d'autant plus dangereux qu'ils sont passés maîtres dans l'art de nous faire croire qu'ils sont des valeurs sûres et qui n'ont de ce fait que plus de facilité à nous berner parce que nous, les petits, tellement affairés jour après jour, heure après heure, à trimer pour survivre, nous n'arrivons plus à trouver ni le temps ni les moyens de les scruter et de les talonner pour qu'ils rendent des comptes.  
Oui, on se vide le coeur dans la tribune que vous nous offrez par votre carnet, mais il faudrait que ce soit plus qu'un exutoire de notre trop-plein! Nous sommes plusieurs, ici, à écrire quasi quotidiennement à des députés, ministres, premiers ministres, journalistes, chroniqueurs, partis politiques, etc., et pourtant, tout semble demeurer purement lettre morte.  
Ils lisent quoi, sacre bleu, les clowns qui dirigent la planète?  
Ils lisent quoi les clowns du G-8 et du G-20?  
Ils lisent quoi les nuls des grands organismes internationaux qui se pavanent à nos frais et se partagent de copieux banquets et cocktails, parcourant incessamment le monde aux frais des gagne-petit et des désespérés, des abusés qui attendent après eux pour qu'ils agissent?  
Et leurs conseillers, où s'abreuvent-ils pour nourrir le peu de matière grise dont ils font montre? (à suivre)

Jean-Roch Paquin, Québec

16 décembre 2008

Parfois, j'écoute des entrevues télévisées auxquelles participent des «personnalités», des personnes soi-disant en autorité quelque part au Canada, aux États-Unis, en Europe ou ailleurs, et c'est risible de constater à quel point les journalistes leur accordent de l'importance et à quel point ils s'en accordent eux-mêmes, comme s'ils étaient plus que ce qu'ils ne sont en réalité, des audacieux, des fanfarons capables de nous subtiliser nos précieux et ultimes deniers pour n'en rien rentabiliser au bout du compte.  
Et nous, nous sommes bien dupes, car nous jouons leur jeu avec la plus grande candeur, oubliant presque à tout coup que ces gens-là n'ont que l'importance, le pouvoir et l'autorité que nous leur avons bien volontiers concédés, qu'ils ont le devoir moral d'en être responsables, de rendre des comptes.  
Et si vous voulez savoir pourquoi je suis si amer ce soir, c'est que j'en ai marre de ne pas être lu par ceux qui devraient le faire, tous ces dirigeants de mauvaise foi (je généralise sciemment ici) qui ne peuvent nier leur cécité volontaire, leur trop visible complaisance, leur complicité «avant», «pendant» et «après» le fait, car il est impossible que des crapules comme Madoff&Cie aient pu agir aussi longtemps sans que personne n'en sache rien.  
Imaginez que j'aurais, moi, démarré une pyramide bien locale à coups de 5$, ça n'aurait pas duré un an, j'aurais été jugé depuis longtemps et je serais en-dedans! Pourtant, qu'est-il advenu de tous les Vincent Lacroix, Conrad Black et autres crapules du même acabit? Pas grand-chose comparé à la gravité de leurs crimes!  
Et le pire, c'est qu'on n'arrive jamais à retracer leurs millions et milliards, comme si l'argent était fait de crème glacée! Qui a été floué au cours des dernières décennies? Le gros ou le petit? Poser la question est y répondre.  
Et les 13000 millions de millions de $ qui sont bien entassés, cachés et gardés dans les paradis fiscaux, à qui appartiennent-ils, à ceux qui les ont volés ou à ceux qui en ont été aliénés? (à suivre)

Jean-Roch Paquin, Québec

16 décembre 2008

Alors, si nos dirigeants à .05$ des pays industrialisés avaient la prestance, la crédibilité et l'honorabilité auxquelles ils prétendent en bombant le torse devant les caméras des médias du monde entier, ils mettraient au pas leurs homologues fautifs, iraient chercher manu militari ce magot qui appartient au petit peuple et remettraient l'économie mondiale en marche, au lieu d'aller puiser encore plus dans leurs poches pour qu'ils se portent au secours des tous ces écoeurants qui les ont volés sans l'ombre d'un scrupule.  
Ils voient, ils savent, ils jouent les aveugles! Ils sont dès lors coupables, autant que ceux contre lesquels ils n'intentent aucune poursuite sérieuse, et j'espère que la multitude se réveillera enfin un jour pour leur mettre un stop.  
Marcos s'est fait montrer la porte aux Philippines; de même que Duvalier et Aristide, en Haïti; Ciau Cescu, lui, a été fusillé par un peloton d'exécution en Roumanie; Peròn mourut dans la disgrâce en Argentine; l'aristocratie et la noblesse française (en 1889) et russe (en 1917) ont également chèrement payé leurs abus.  
Qu'est-il à prévoir si la justice ne remplit pas adéquatement son mandat à l'égard de ceux qui amassent des richesses injustes en dépouillant leurs frères les plus démunis? Je vous le laisse deviner. 
Chose certaine, quand un journaliste irakien se trouve en prison pour avoir lancé ses espadrilles à un criminel comme Bush, qui est libre, lui, après avoir menti à son propre peuple et au monde entier, attaqué l'Irak, s'y être rendu coupable de plusieurs dizaines milliers de morts et avoir appauvri les siens de centaines de milliards de $, on est en droit de se demander où sied la justice ici-bas, ce qui revient à dire qu'il n'y en a pas ou qu'il y en a deux : une pour les victimes, qui en font les frais, et une autre pour les escrocs, qui l'exercent à leur propre avantage. Mais ça, il paraît qu'il faut choisir les mots pour le dire, respecter la nétiquette, comme on dit, car tous ne conviennent pas qu'il faille appeler un cochon un cochon.

Jean-Roch Paquin, Québec

16 décembre 2008

Mon Dieu, on m'a toujours dit que l'argent çà se gagne.Attention aux facilitées d'acquérir ce que j'appelle le fruit du diable.Ce qui nous permet de se fouter de notre voisin,d'être autonome,de se fruster parce qu'il y a des pauvres,et surtout personnes ne peut me dire  
que je n ai pas réussie dans la vie. 
Ben, aujourd'hui je m'excuse mais je suis l homme le plus heureux sur cette terrre. Je vois des super riches qui pleurent qui se lamentent,et qui se foutaient des gens qui travaillaient à un salaire beaucoup trop haut à $15.00/$18.00 hrs 
Malheureusement, le systhème 
fera tout leurs possible pour leur venir en aide c'est futur pauvres ? non non on vous aideras s'il faut on investiras $730 milliards,on sauvera les grosses usines soit disant pour sauver les emploies...probablement on demanderas aux travailleurs de baisser leur salaire.....et les grosses poches,baissera de combien...on n'en parle même pas, les $10à50 millions/ par année.Ah eux c' est normal 
Çà serai si facile de mettre le monde à l'ordre ..On commence par la tête, on baisse de 50% leur revenue, mais fait honnêtement 
bien sûr. Après acceptation et confirmation on demande aux travailleurs de reduire leur salaire de 10%. Je suis persuadé ( j' étais travailleur très bien syndiqué ) à une acceptation unanime.  
Voilà c"est mon opinion

MIchel Godin, Mauricie

16 décembre 2008

Dans le cas de Madoff ,on parle du Shéma de Ponzi mais si on y regarde de près, ce shéma s'applique tout à fait à la bourse en général . l'idée première de la bourse est de faire passer la valeur des actions ( ou tout autre levier inventé par de petits génies ) à des niveaux toujours plus haut donc, de fait, laisser la "chance" à certains de passer à la caisse et à d'autres de reprendre le risque en espérant que la musique ne s'arrête pas tout de suite.  
 
quand les bulles spéculatives l'emportent sur la logique, le shéma de ponzi prend sa forme la plus insidieuse...tout le monde s'emporte et entre dans le jeux... médias, conseillers, analystes, gurus et devins etc etc. tous recommandent d'investir à la bourse car ça ne fait que commencer. à partir de là, ce n'est qu'une question de temps. quand il n'y a plus d'argent dans le système, l'édifice s'écroule... le principe même du shéma de ponzi... la base même de la bourse s'écroule sans filet, sans aucune protection. dans ce cas, il est donc normal que beaucoup de personnes et institutions perdent de l'argent... en fait, ceux qui n'ont pas été assez vite pour prendre une chaise et attendre la fin de la musique. 
 
Donc, le cas de Madoff n'est qu'un cas particulier à l'intérieur même de l'immense shéma de ponzi créé par les spéculateurs, hedge funds et financiers attitrés de la bourse. 50 milliards $... de la pisse de chat à comparer avec ce que la vrai bourse mondiale a perdu au cours des derniers mois. c'est là que les organismes ( SEC et CIE ) devraient jeter un regard profond.

Marc Monom, Quebec

16 décembre 2008

On semble attribuer à P.T. Barnum co-fondateur du cirque Barnum & Bailey au 19iè siècle la fameuse citation, " There's a sucker born every minute ". 
J'ajouterais " There's a thief born every minute also ". 
Dans le monde de l'investissement, la prudence est la première règle.

André Morel, Montréal

16 décembre 2008

Cette année est loin d'être triste, c'est une année magnifique. Chaque fois que l'on débusque un bandit, c'est un bandit de moins, et ça me rend heureux. 
 
« Ce que l'on ne sait pas ne fait pas de mal ». Faux. Et cette année vient de le prouver, à plusieurs reprises. L'année 2009 en promet encore plus.

J-F Allard, Saint-Lazare

16 décembre 2008

La crise met fin aux mirages... ("mirage interrupted") 
 
Avez-vous lu The Intelligent Investor de Benjamin Graham? 
 
Vous devriez, si vous ne lisez qu'un seul livre sur l'investissent c'est celui là qu'il faut lire. Le seul recommandé par Warren Buffet. 
 
Vous y apprendriez entre autre comment investir dans des choses que vous comprenez, ce qui signifie généralement des bonds du gouvernement et des actions de bonnes d'entreprises achetées lors de creux (comme maintenant, surtout à NY).  
 
Les investisseurs ces dernières années auront vraiment tout essayé pour faire de gros rendements: immobilier, commodités, pétrole, produits exotiques et dérivés de toutes sortes et même jusqu'à des fonds pyramidaux! 
 
Tous ces mirages sont en train de disparaitre comme de la glace au soleil.  
 
Mais ce qui n'est pas un mirage ce sont ces millions de baby boomers qui approchent rapidement de la retraite et qui plus que jamais ont besoin de rendement... 
 
Maintenant c'est le temps d'oublier toutes ces chimères et de redevenir des "Intelligent Investors". 
 
A bon entendeur...

Pierre Brasseur, Vaudreuil

16 décembre 2008

La Security & Exchange Commission (SEC) a failli lamentablement dans l'histoire. Des courtiers avaient découverts, dès 1999, le pot-aux-roses et annoncé haut et fort que Madoff était le plus grand 'Ponzi Scheme' en devenir. Étant président du Nasdaq à l'époque et bien vu, ces allégations n'ont pas été prises au sérieux. Un historique impeccable peut générer des points d'interrogations. Un vieux dicton disait : "Si quelqu'un vous promet du 20%, et bien c'est le rendement que vous allez perdre." Il faut maintenant remplacer ce 20% par 10% maintenant. Ce scandale vient d'enfoncer, encore davantage, la crédibilité du système financier. Bien dommage.

Jean Tremblay, Montréal

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