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Jeudi 16 janvier 2014 15 h 46 HNE


Pour en discuter avec nous...

Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Carnet Alain Gravel

5 septembre 2008

Vol plané


On m'a demandé d'écrire un carnet sur ma passion, soit le vélo, à l'occasion de la rentrée. 
 
J'aurais pu vous parler de ma joie de rouler à la campagne. De grimper de longs cols comme je l'ai fait il y a deux ans en Europe. Ou du plaisir de rouler à la pluie chaude comme c'est arrivé si souvent cet été. 
 
Malheureusement, j'ai choisi de vous parler de mes frustrations de cycliste urbain et d'un incident qui m'a beaucoup marqué. 
 
Heurté par une voiture 
 
C'était en juin 2007. Je venais de prendre possession d'un vélo flambant neuf. Je roulais sur la piste cyclable du boulevard Gouin dans le nord-est de Montréal, tout content d'essayer mon nouvel objet. Puis, sans avertissement, une automobile m'a coupé le chemin, son conducteur voulant se garer dans l'entrée de sa résidence. 
 
Je n'ai pas eu le temps de l'éviter. Après avoir heurté le devant du véhicule, j'ai fait un vol plané pour atterrir de l'autre côté du véhicule. 
 
J'étais encore par terre à compter tous mes membres lorsque le conducteur du véhicule s'est mis en m'engueuler comme du poisson pourri en me criant qu'il avait indiqué son intention de tourner avec son clignotant avant de se présenter devant moi.  
 
Si je comprends bien, il aurait fallu que j'aie des yeux dans le dos pour voir le clignotant du véhicule. Je savais qu'il avait tort, mais c'était à ce moment-là secondaire pour moi. L'important était d'être en vie. J'ai bien encore quelques séquelles sans grande gravité de cet « accident », mais, au moins, je peux encore embrasser mes enfants et ma femme. 
 
Cette journée-là, j'ai beaucoup pensé à un homme qui a été moins chanceux que moi. 
 
Mort sur le coup 
 
Il se nommait Robert Brisson. Il avait 43 ans.  
 
J'ai couru comme cycliste dans le même peloton que lui dans la catégorie des maîtres, même s'il était beaucoup plus puissant que moi. Il avait un abonnement permanent aux podiums. 
 
Je ne le connaissais pas beaucoup, mais tous les cyclistes le respectaient énormément. Il était engagé dans le monde du vélo depuis sa jeunesse, d'abord comme coureur, puis en tant qu'entraîneur. Il a même déjà été propriétaire d'un magasin de vélos. 
 
Chaque jour, il faisait le trajet à vélo de Sainte-Catherine, sur la Rive-Sud, vers Dorval pour aller travailler. Le 20 octobre 2006, la température était mauvaise. Il tombait de la « neige mouillée ». Il roulait dans le parc industriel de Lachine en revenant de travailler du Peak Center lorsqu'il a été heurté de derrière par un gros camion. Il est mort sur le coup, horriblement mutilé. 
 
Le conducteur n'a pas eu la décence de s'arrêter. Des témoins l'ont vu arracher le vélo qui était coincé sous son véhicule. Des marques auraient par la suite été aperçues sur le camion. 
 
Mais le chauffard est toujours libre, faute de preuves. Le dossier a été remisé par la police. 
 
Robert Brisson était marié et avait deux jeunes enfants. Toute sa famille est encore bouleversée, surtout que le camionneur n'a pas eu à répondre de ses gestes dans cette affaire. 
 
Chaque fois que je pense à Robert Brisson, je m'estime heureux d'être encore en vie. 
 
En vieillissant, on est moins courageux. Chaque matin quand je prends mon vélo pour venir travailler à Radio-Canada, je crains le choc fatal. 
 
Je me souviens des nombreuses fois où j'ai évité de justesse des véhicules qui brûlent des feux rouges ou qui me frôlent volontairement. 
 
Je me souviens aussi de ce matin où un automobiliste m'a menacé de mort et m'a poursuivi parce que j'avais heurté son véhicule après qu'il m'eut serré dangereusement près du trottoir.  
 
J'ai souvent de vives discussions avec mes collègues lorsque je me plains du comportement des automobilistes à l'égard des cyclistes. Ils répliquent que la faute revient aux cyclistes et à leur indiscipline.  
 
Ils ont en partie raison, mais ce n'est quand même pas une excuse pour « jouer » avec la vie des autres. 
 
Quand je repense à l'accident que j'ai subi, je me dis qu'au moins, j'ai eu la chance de me faire engueuler par un sombre imbécile. 
 
Robert Brisson, lui, ne l'a pas eue.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Alain Gravel est journaliste depuis 30 ans. Il s'amuse à dire qu'il est « le spécialiste des généralistes », puisqu'il a touché un peu à tout dans sa carrière. Il a fait de l'information locale, régionale, nationale et internationale, tant à la radio qu'à la télévision, en nouvelles comme en affaires publiques.

Il a étudié en arts et technologies des médias au cégep de Jonquière, puis en sciences politiques à l'UQAM, sans avoir terminé son baccalauréat (il tient à le préciser).

Alain Gravel a commencé sa carrière à la radio en 1978, tout d'abord à Québec, puis à Jonquière et finalement à Montréal à CKAC-Télémédia. Là, durant les années 80, il a fait ses premières grandes couvertures journalistiques, comme l'histoire des soeurs Lévesque et le massacre des élections ratées en Haïti en 1987.

Il est passé par la suite à TVA, où il a couvert entre autres la crise d'Oka de 1990 et la guerre du golfe Persique en 1991.

En 1993, il s'est joint à l'équipe de l'émission Le Point à Radio-Canada, animée à l'époque par Jean-FrançoisLépine. Il y a réalisé des reportages aussi divers que la légalité des «danses à 10$» ou les premières élections présidentielles en Afrique du Sud.

En 1997, Alain Gravel est devenu animateur de l'émission Enjeux. Il y est resté 10 ans, en multipliant encore les sujets d'intérêt public.

Il a signé ces dernières années quelques documentaires, tout en assumant une charge de cours en journalisme à l'UQAM.

Avec ses collaborateurs, il a remporté au fil des ans six prix Gémeaux, le Prix Italia 2004 pour un reportage sur la téléréalité, et un prix au New York International Documentary Festival pour un documentaire sur les délateurs.

Depuis l'automne 2007, Alain Gravel anime l'émission Enquête à la télévision de Radio-Canada.

Il a présidé la Fédération professionnelle des journalistes du Québec de 2004 à 2007.

17 septembre 2008

Je crois que la seul façon d'être en sécurité à vélo sur la route ou sur une piste cyclable, c'est de rouler à l'extérieur du Québec et loin des Québécois au volant !!

Jean-François Rioux, Québec

16 septembre 2008

Je partage votre point de vue et inquiétude, J'ai moi aussi eu un accident de vélo parce que j'ai été coupé par une voiture qui sortait d'un stationnement sans regardé. Comme vous j'ai eu la chance de m'en tiré à bon compte. Je suis aussi attristé et choqué par l'histoire de Robert Brisson que j'avais lu dans Vélomag. Lorsque je roule sur la 138 et qu'un poids lourd passe à 100Km/hre à 2 pieds de moi sans faire le moindre effort pour se tassé vers la ligne jaune, j'enrage.

Jacques Deschênes, Baie-Comeau

11 septembre 2008

Nous pouvons avoir un débat sur la conduite des automobilistes sur la route et sur les rues dans les grandes villes. Nous pouvons discuter du non respect de certaines règles du code de la route des cyclistes. Nous pouvons examiner le comportement des piétons qui traversent les rues. Mais, je crois personnellement que ce qui est essentiel c'est de tenter de comprendre pourquoi un grand nombre d'automobilistes ne respectent pas l'espace des cyclistes sur la route, ne sont pas courtois avec les piétons et manque de respect envers les autres automobilistes. Ce sont souvent ces mêmes comportements qui causent des accidents comme celui qu'Alain Gravel a subit ou encore la mort de mon bon ami Robert Brisson et tant d'autres. 
 
La cohabitation et l'éducation routière est la solution. Apprenons aux automobilistes qui circulent sur la route qu'ils doivent respecter l'espace des cyclistes.  
a) Article 341. Le conducteur d'un véhicule routier ne peut dépasser une bicyclette à l'intérieur de la même voie de circulation que s'il y a un espace suffisant pour permettre le dépassement sans danger. 
b) Article 344. Le conducteur d'un véhicule routier peut franchir une ligne pleine ou double, dans la mesure où cette manoeuvre peut être effectuée sans danger, pour dépasser un tracteur de ferme ou une autre machine agricole, un véhicule routier muni d'un panneau avertisseur de circulation lente, un véhicule à traction animale ou une bicyclette. 
Favorisons la cohabitation et le respect de chacun.  
Ne construisons plus de pistes cyclables qui isolent les cyclistes entre le trottoir et les automobiles stationnées.  
Acceptons la liberté des cyclistes et des piétons et cessons de leur passer le blâme quand un véhicule de plusieurs tonnes vient mettre fin à une vie en l'écrasant comme une simple mouche.

Stéphane Le Beau, Montréal

10 septembre 2008

Je me rend au travai en vélo depuis peu car il me servait de loisir auparavant. Je suis surprise de voir autant d'automobilistes qui ne respectent pas les passages piétonniers aux intersections dangereuses qui sont aussi empruntés par les cyclistes. Quelle bonne idée une campagne de civisme !

Louise Tardy, Boucherville

10 septembre 2008

La conduite automobile sécuritaire n'a rien à voir avec les multiples panneaux de signalisation, les feux de circulation et encore moins les photos-radars. Il suffit d'aller voir les différents sites web vantant les mérites des réalisations du regretté Hans Monderman, cet ingénieur de la circulation hollandais, qui a réussi à faire baisser le nombre d'accidentés de la route en éliminant simplement ces feux, panneaux et lignes divisant la chaussée et en réamenageant les routes pour qu'elles soient sécuriaire. "Traiter l'automobiliste en imbécile et il agira en imbécile" disait-il.

Jean Livernois, Québec

9 septembre 2008

Vous avez raison pour la conduite de certains (beaucoup) d'automobilistes à Montréal mais il y autant de délinquants de la route à Montréal avec certains (encore beaucoup..) cyclistes. Lorsque je visite Montréal je me déplace toujours en transport en commun et je marche et je marche encore.. J'en vois des incidents dont les automobilistes et cyclistes sont responsables. Quel est le pourcentage de cyclistes qui osent s'immobiliser à un arrêt ou à un feu rouge!!!!! Moins de 50% et encore mais vous avez entièrement raison.

Paul Druot, Province du Québec

9 septembre 2008

Depuis mes 17 ans je roule a vélo hiver comme été. 
Je le concède que l'hiver n'est pas la meilleur saison pour le vélo mais quand on est aux études, Il faut ce qu'il faut pour se rendre à l'école. 
 
J'ai remarqué que les automobilistes en ville sont beaucoup moins courtois que dans mon petit coin de pays natal. Alors que je pouvais aller faire l'épicerie à vélo au mois de janvier à Rimouski et pouvoir compter sur la courtoisie des automobiliste alors qu'à Sherbrooke où je demeure depuis 2 ans, 
Même en été je dois parfois m'arrêter et attendre pour passer ....une voiture stationner sur le bord de la rue.  
Bien des gens respectes les vélos mais ce n'est pas un pré-requis pour avoir un permis de conduire et ça parait. Forcé d'admettre que le service de police de Sherbrooke (SPS) ne fait pas grand chose pour protéger les cyclistes 
 
Merci de penser a tous ces gens qui font un petit geste pour l'environnement en prenant soin de leur santé du haute de leur vélo 

Paul-André Landry, Sherbrooke

8 septembre 2008

Il est vrai que la co-habitation auto-vélo se fait mal. Surtout à Montréal. Une ville pourtant où il n'y a aucun plaisir à conduire. L'état des chaussées et des autoroutes devrait à lui seul être le motif de laisser sa voiture à la maison. La plupart des automobilistes montréalais et lavallois sont indisciplinés, irrespectueux et arrogants et, par surcroît, des mauvais conducteurs. Il en va de même pour bon nombre de cyclistes. Je circule tous les jours dans les rues du quartier Milton-Parc (McGill Ghetto) et les cyclistes y pullulent. Ceux-ci y sont (ou se croient) rois. Les automobilistes aussi. Et le problème est là. Je suis un ancien résident de ce quartier et j'ai vu, en tant que cycliste que j'étais, l'agressivité des automobilistes et l'insouciance des cyclistes. Les uns roulent trop vite et les autres avec non-chalance. Et le comportement des deux groupes ne change pas selon la géographie. Partout à Montréal, vous verrez des autos brûler des feux rouges, faire des virages interdits, traverser des lignes jaunes doubles, etc. Et alors que les cyclistes sont eux-aussi assujettis au même code de sécurité routière, bon nombre d'entre eux le bafoue quotidiennement. Il y a de la discipline à faire dans les deux rangs!

Victor Morales, Laval

7 septembre 2008

Merci de vous exprimer comme cycliste responsable. Moi aussi, je vais travailler à vélo et les automobilistes me serrent de près comme s'ils voulaient me faire comprendre que je suis de trop. zéro carbone, c'est difficile à atteindre. 
Valérie savard

Valérie Savard, Alma

7 septembre 2008

Bonjour, 
 
Cette été, j'ai décidé avec mon copain de troquer les routes trop dangereuses pour les pistes cyclables. Le lundi 1 septembre, j'ai fais une chute, je n'ai pas eu le temps de voir la piste endommagée!!! résultats j'attérie sur la tête! Merci mon Dieu, j'ai un casque qui fait probablement la différence entre la commotion au 2 ieme degré que j'ai eu ou une fracture du crâne ??. On m'a emmené en ambulance, j'ai passé la journée en observation! en ce moment, je dois composer avec les douleurs à la tête, cou et dos... arrêt de travail et tralala. 
 
J'ai souvent pensé que lors d'un accident (dans une piste cyclable) le casque ne ferait pas une grande différence et bien j'avais tort!  
 
Aujourd'hui, je lui dois la vie!!! 
Guylaine 

Guylaine Bégin, Québec

7 septembre 2008

Les véhicules auto ne tuent pas seulement des piétons ou des cyclistes. Ils se tuent eux-mêmes et entre-eux. 
D'où vient cette «culture». Je crois que c'est d'abord de la volonté des monopoles, soutenue par les politiciens, de faire fructifier leur économie. 
Ensuite, de l'utilisation à cette fin de la publicité des fabricants d'autos axée sur la vitesse et autres cascades, loin de la réalité d'une saine utilisation. 
A quand l'interdiction dans ces publicités de l'éloge de la vitesse? 
Quand est-ce que les monopoles cesseront de tout décider pour nous? 
Quand cesseront-ils de nous imposer leurs monstruosités dans le transport et ailleurs? 
Bonne journée à tous.

Jean-Yves Rioux, L'Assomption

6 septembre 2008

Bonjour monsieur Gravel, 
 
J'habite le long de la piste cyclable, sur la rue Boyer à Montréal. Je ne suis pas un adepte de l'hiver en ville (sloche, déneigement difficile) mais parfois, j'en rêve... Quand je vois les nombreuxcyclistes sur le trottoir (au moins un crétin aux cinq minutes)... Rouler commes des échappés de l'hôpital Hypolite-Lafontaine... Brûler systématiquement les feux rouges, à tous les coins de rues... Ne pas respecter le (court) temps que les autos ont pour croiser la piste. Et en prime, recevoir des doigts d'honneurs bien sentis, accompagnés régulièrement d'obscénités si nous avons, comme piétons, le courage de leur signaler la présence de la piste cyclable... Juste là, à six pouces. Les cyclistes se pensent au dessus des lois, des réglements et il y en a un nombre incalculable qui n'ont même pas d'éclairage sur leurs bécanes et roulent à des vitesses excessives quand la noirceur est tombée. C'est ahurissant. Je suis juste surpris qu'il n'y ait pas plus de morts que ça sur les pistes cyclables montréalaises. Surpris de ne pas voir plus de batailles entre automobilistes, piétons, cyclistes... Mais c'est parfois un vrai cauchemar vivre le long de cette pourtant bonne idée à la base, la piste cyclable de Montréal...

Jean-François Lacerte, Montréal

6 septembre 2008

Je suis un piéton et j'ai 61 ans.. Chaque jour je dois traverser tel coin de rue. Rarement, ai-je la priorité. Pour l'avoir, il faut que je laisse passer la lumière et attende qu'elle devienne rouge. Alors je débarque du trottoir et je me mets carrément devant l'auto. Lorsque la lumière devient verte, Ils n'ont plus le choix que d'attendre, et encore des coups de klaxon se font entendre. Autrement, je crois bien, si ce n'était que d'eux, ils me passeraient dessus le corps. Alors, messieurs les cycliste, je vous trouve bien courageux de naviguer dans le trafic au milieu de tous ces fous dangereux.

Alain Lavoie, montréal

5 septembre 2008

Bonjour, 
 
Je suis un cycliste et un conducteur également. Je trouve qu'au cours des dernières années, la situation aux feux de circulation a empiré au Québec. Les autos ne s'arrêtent presque plus lorsque la lumière tourne au jaune. Je vois au moins 5-6 autos par jours passer carrément sur la rouges et ce, plusieurs secondes après que le feux ait changé. 
 
J'imagine une campagne de prévention massive sur ce sujet intitulé: "Quand c'est jaune, c'est rouge".  

Steve Forget, Montréal

5 septembre 2008

Monsieur Gravel, 
Votre témoignage est très beau et je le trouve très touchant, je pense que vous faites bien d'exprimer les choses avec simplicité. J'espère que vos propos seront lus par la ville de Montréal qui sous prétexte de maintenir ses promesses électorales en matières de pistes cyclables a omis de construire majoritairement des pistes en sites propres. Pour avoir été renversé par une automobile heureusement sans trop de gravité voici une trentaine d'années, je ne suis pas convaincu que la route se partage vraiment. Et en ville, faire du vélo de manière plus sécuritaire implique une infrastructure. Je suis surtout automobiliste et aussi cycliste pour le plaisir et je remarque que ce sont deux univers différents et pourtant je suis très vigilant avec les cyclistes quand je suis en auto mais... il ne se passe pas une semaine sans que je ne croise un cycliste qui roule en contre sens de la circulation. Alors que faire ? 

Serge Drouginsky, Montréal

5 septembre 2008

Il y aura toujours des chauffards qui se fouttent des cyclistes et toujours des cyclistes inconscients des dangers qui les entourrent. Lequel des deux est le plus dangeureux?  
 
Il y a pourtant une solution toute simple qui augmenterait considérablement la sécurité dans nos rues : plus de pistes cyclabes. 
 
Nous en sommes rendus là et il est grand temps que nos politiciens s'en rendent compte. Ils doivent passer du mode "promesses électorales" au mode "action" et "résultats".  
 
Mettre en place de nouvelles pistes cyclables sécuritaires, c'est donner les moyens à la population de choisir un mode de transport écologique, c'est promouvoir la santé physique et donc réduire les coûts en santé, c'est améliorer la qualité de vie des citoyens et c'est avant tout, responsable compte tenu des risques de ce mode de transport de plus en plus populaire. 
 
Messieurs Gérald Tremblay et Benoît Gendon, à quand la proactivité dans le dossier des voies cyclables réservées? À quand un vrai réseau cyclable sécuritaire et adapté aux réalités des années 2000?

Jean-Francois Ranger, Montréal

5 septembre 2008

M. Gravel, 
 
Je fréquente également la piste cyclable sur Gouin, et j'espère toujours que le principe de responsabilisation du plus lourd au plus léger prévaudra. 
 
À cet égard, j'ai cessé d'emprunter le boisé de Liesse de l'ouest de l'île: trop souvent je risquais un face à face avec la camionette blanche des employés du parc, j'en avais assez de me faire enguirlander par les employés municipaux qui critiquaient ma présence sur... une piste cyclable! Un collègue a suivi mon exemple. Le boulevard Gouin près de l'autoroute 13 nous semble plus sécuritaire(!) 
 
La responsabilité doit être partagée par tous: le plus lourd s'assurant de la sécurité du plus léger, et tous respectant les règles en place. C'est vrai pour les piétons, les cyclistes, les automobilistes et les camionneurs.

Luc Corbeil, Montréal

5 septembre 2008

Je ne connaissais pas l'histoire bouleversante de M. Brisson. Une anecdote de plus à mettre dans le tiroir avant de partir vers le centre-ville ou d'en revenir depuis l'Est de Montréal. Le défaut de ce tiroir c'est qu'il injecte de la peur à chaque randonnée. Heureusement, un peu d'adrénaline aussi. Ça en prend pour aller jouer dans le trafic. 
 
Comme plusieurs commentateurs, je crois que c'est un défaut de la culture montréalaise d'accorder plus d'importance aux voitures qu'aux vélos. Si cette culture était inversée, personne ne croirait qu'un vélo va s'arrêter pour laisser une voiture tourner quand le vélo a priorité! Les automobilistes feraient attention de ne pas coincer les vélos sur le trottoir ou sur d'autres voitures... ce qui provoque le mortel péril de la porte qui s'ouvre. Il y aurait moins d'accidents et surtout, moins d'engueulades... 
 
À ce propos, j'ai lu quelque part que certaines villes avaient adopté des règlements spéciaux pour les vélos, notamment que ceux-ci devaient s'arrêter à un feu rouge mais qu'ils pouvaient repartir si la voie était libre. Pour moi, c'est un peu comme le fait de pouvoir tourner à un feu rouge. Ça permettrait de défaire la conception qu'un vélo n'est qu'un autre usager de la route, à l'égal de la voiture. Rien n'est plus inégal qu'une voiture contre un vélo! 
 
Alors, pourquoi pas à Montréal ? Le vélo est un véhicule spécial, le plus écologique qui soit à part une paire de souliers. Il mérite le statut spécial qui lui donnerait l'aura dont les cyclistes ont besoin pour être protégés.

Patrick Laprise, Montréal

5 septembre 2008

Bonjour,  
Je roule ne vélo environ 5 fois semaine et je me rend compte que la majorité des automobilistes respecte les cycliste, il y à environ 20% qui n'ont aucun respect et ce sont les jeunes HOMMES et FEMMES et les personnes d'un certain age de 55 ans et plus car il pense que les routes leur appartiennent car il paie une immatriculation et il ne connaisse pas le code de la sécurité routière car il se doivent de laisser un espace sécuritaire entre le cycliste et leur véhicule.

Guy Vaillancourt, Les Cèdres

5 septembre 2008

Mr Gravel. 
Mon père fut frappé par un automobiliste . 
La vitesse était de 30 kilomètres. 
Un chauffard conduisant à une vitesse folle a frappé mon père . 
La suite : il est mort. 
Tout se passe de commentaires car je vis de grandes émotions

Louis Roy, Montréal

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