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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


Pour en discuter avec nous...

Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Carnet Michel Cormier

21 août 2008

Les Jeux de la peur… et du changement


À quelques jours de la fin des Jeux, nous avons décidé de sortir de Pékin pour voir comment les Chinois qui habitent les villages vivent les Olympiques. Un reportage en principe positif sur cet élan de fierté nationale que vit le pays, au moment où la Chine s'apprête à devancer les États-Unis comme première puissance olympique. 
 
Pour faciliter la chose, nous sommes retournés dans un petit village où nous avons fait récemment un reportage sur la sécheresse. Rendus sur place, nous sommes descendus de la voiture. La grand-mère est sortie de la maison et nous a tout de suite reconnus. Vociférant à pleins poumons, elle nous a chassés comme si nous étions des pestiférés. Il y a à peine deux mois pourtant, elle s'était montrée, avec le reste de la famille, très accueillante. 
 
Perplexes, nous avons donc poursuivi notre route vers le village voisin. Pour ne rien brusquer, nous avons envoyé notre interprète, Tina, en éclaireuse. Notre chauffeur, M. Hu, quant à lui, faisait la conversation avec un vieillard assis sur une bûche à l'entrée du village. Lorsque Tina est revenue en disant avoir trouvé une jeune famille qui était heureuse de nous accueillir et de nous parler des Olympiques, nous pensions que l'affaire était dans le sac.  
 
C'est à ce moment que le vieillard s'est mis à crier et à critiquer la jeune mère de famille qui avait accepté de nous parler. « Je m'en vais chercher le chef du village, a-t-il dit, (entendre cadre local du parti communiste). Il n'y a pas d'étrangers qui vont mettre le pied ici! » La jeune mère de famille, prostrée sous la charge du vieillard, et un peu gênée, est repartie. Nous savions qu'insister allait lui causer davantage de problèmes. 
 
« C'est à cause des Olympiques » 
 
Au fil de la route, nous nous sommes rendu compte qu'il y avait des barrages à l'entrée de chaque village avec la même enseigne: « Interdit aux étrangers ». Des villageois, pour la plupart des gens d'un certain âge, montaient la garde. « Allons plus près de Pékin, dans les environs des tombeaux des Ming, ai-je suggéré. Ils doivent avoir davantage l'habitude de voir des étrangers ».  
 
Pour nous y rendre, nous avons dû franchir deux barrages policiers, remettre nos passeports et expliquer longuement ce que nous faisions en dehors de Pékin. Une banderole au-dessus de la route disait: « Bienvenue dans la société civilisée de la province de Hebei ». 
 
Arrivés non loin des tombeaux des Ming, où il y avait plein d'autobus de touristes, nous avons quitté la route principale pour une dernière tentative. « Je voudrais bien vous parler, nous a dit une femme de trente ans qui épluchait des légumes en bordure de la route, mais il me faut la permission du chef du village ».  
 
Nous avons trouvé ledit chef 200 mètres plus loin, sur une barricade. « Interdit aux étrangers », disait l'enseigne fraîchement peinte. « Personne n'entre dans le village, a-t-il dit, même pas les gens des autres villages. C'est à cause des Olympiques ».  
 
Tous ces villageois ont de toute évidence pris les consignes du gouvernement au pied de la lettre, de constituer des patrouilles locales et d'être à l'affût de tout mouvement suspect dans leur quartier ou village.  
 
Nous sommes donc repartis bredouilles. La seule consolation est que bien des gens nous auraient parlé, n'eût été de l'obstruction des cadres locaux du parti. « Avez-vous au moins le temps de regarder les Olympiques à la télé? », ai-je demandé au chef du village. « Pas vraiment, a-t-il répondu. Nous sommes plutôt occupés par la sécurité. » 
 
Mise au point à la suite des commentaires reçus 
 
J'ai effectivement commis une erreur dans le carnet. Il s'agissait de la mauvaise photo. Je m'en excuse. 
 
Je vous assure par contre qu'il nous était bel et bien interdit, comme journalistes et étrangers, de pénétrer dans le village pour aller parler aux gens de leur expérience des Olympiques. Le fait que ce village, comme d'autres, contrôle son accès aux habitants des villages voisins en dit long par ailleurs sur l'atmosphère de surveillance et de suspicion qui régnait durant les Jeux. 
 
Désolé si de rapporter cela déplaît à certains d'entre vous. Aurions-nous dû taire aussi le fait que les autorités n'ont accordé aucun permis de manifester, et ont même condamné deux dames âgées à un an de camp de rééducation pour avoir voulu, légalement, se plaindre du dédommagement qu'elles avaient reçu lorsque leur demeure a été rasée pour faire place à un développement immobilier? 
 
Il est certain que ces réalités ne concordent pas avec l'image d'une société heureuse et harmonieuse que les autorités ont voulu présenter lors de ces Jeux. Mon affectation, comme correspondant permanent ici, était de couvrir ce genre de sujets, pas la cérémonie d'ouverture ni les compétitions sportives. 
 
J'ai produit aussi plusieurs reportages sur le bonheur que ressentent bien des Chinois d'avoir les Olympiques. Rassurez-vous, s'intéresser au sort des gens ordinaires n'est pas une marque de mépris envers la Chine.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Avant d'entrer en fonction comme correspondant de la télévision de Radio-Canada et de la CBC à Pékin, Michel Cormier a été correspondant à Paris et à Moscou, chef de bureau de la colline Parlementaire à Québec et correspondant du Point à Ottawa. Auparavant, il a été correspondant national de l'émission Sunday Morning, à la radio de la CBC et journaliste à l'émission Présent-dimanche à Montréal. Natif de Cocagne, au Nouveau-Brunswick, il a commencé sa carrière au réseau atlantique de Radio-Canada à Moncton. Il détient un baccalauréat en journalisme de l'Université Carleton et une maîtrise en science politique de l'Université Laval.

Michel Cormier a été le premier journaliste canadien à pénétrer en Afghanistan à la veille de l'offensive américaine. Il a interviewé Hamid Karzaï et Vladimir Poutine, a couvert la tragédie du Koursk et le conflit en Tchétchénie; il a été l'un des rares journalistes à assister au renversement populaire du président géorgien Édouard Chevarnadze, dont la couverture lui a valu une mention pour le prix Gemini. De Paris, il a couvert la crise des banlieues, les attentats de Londres et la mort du pape Jean-Paul II; il s'est aussi rendu maintes fois en Israël et dans les territoires occupés.

Il a obtenu les prix Anix et Judith-Jasmin et il est l'auteur de trois livres: Un dernier train pour Hartland, biographie de l'ancien premier ministre Richard Hatfield, écrite avec Achille Michaud; La révolution acadienne, biographie de l'ancien premier ministre Louis Robichaud, pour laquelle il a reçu le prix France-Acadie. À l'automne 2007, il a publié chez Leméac La Russie des illusions, une série d'essais dur la Russie, que Le Devoir a salué comme un livre « fascinant [...] qui s'inscrit dans la tradition des ouvrages signés par des grands reporters qui allient l'acuité du regard sur l'autre et la compassion à une écriture solide ».

27 août 2008

Pour ceux qui ont voyagé et cotoyé la Chine depuis des années, ils sont conscients des progrès énormes réalisés surtout en dépit du niveau de population, le degré d'éducation du peuple ainsi que l'expérience politique. Je crois que les réformes économiques ont sorti beaucoup de personnes de misère. Le peuple demande davantage de liberté économique au profit du libéralisme politique à tout prix. Le modèle chinois actuel est une mélange de politique transitoire pour mener à bien une démocratisation graduelle. À ce stade, l'expérience démocratique ne s'avère pas fluctueux et trop hâtif, regardez l'exemple de Taiwan actuel. Une libéralisation trop rapide dégénère en chaos politique. De toute façon, la montée en puissance de la Chine est un fait indéniable, cela va nécessairement créer un lobbying politique plus puissant, car la voie des sino canadiens restent trop insignificatifs au yeux de la classe politique actuelle et au profit d'autres minorités culturelles. Peut être Napoléon avait raison, le monde tremblera lorsque la Chine se réveille. Je pense qu'on a tellement bien brassé ce géant millénaire qu'il est bien et bien réveillé maintenant.

Kevin Lam, Montreal

26 août 2008

Mr Cormier. 
Ce carnet n'est plus un carnet mais un concours . 
On se croirait aux Olympiques de l,Écriture . 
Qui a le plus de raisons à décortiquer ce qu'est la Chine . 
Qui a le plus de pouvoir à dénoncer les anti-chinois. 
Qui a le plus raison à répondre avec rigueur. 
Bref , les derniers commentaires sont suffisament descriptifs pour un concours à qui dit vrai!

Luc Veilleux, Montréal

26 août 2008

M. Cormier, 
Je prends connaissance avec grand intérêt de vos articles sur la Chine. Ils sont bien écrits et décrivent très bien la réalité. Je vais régulièrement en Chine depuis 10 ans et je reviens justement dun voyage d'1 mois dans plusieurs provinces chinoises. Suite à mes observations personnelles, je suis surpris et étonné de la réaction de plusieurs lecteurs face à la réalité que vous décrivez. Sil est vrai de constater la main mise du gouvernement central sur les jeux et les communications des medias, il n'en demeure pas moins qu'au-delà des immenses changements en Chine depuis une décennie ( niveau de vie, apparition dune classe moyenne, urbanisation effrénée.), il faut souligner davantage la situation telle qu'elle était au point de départ de ces changements. Même en regard des droits individuels et de l'homme, vus sous cet angle, la Chine a fait et fait encore d'énormes progrès. Il en reste beaucoup à faire mais on ne change pas une mentalité millénaire en un tournemain. Pour ma part, je suis très optimiste en regard de la direction des changements entrepris. Je trouve que les lecteurs ont trop tendance à jeter la pierre aux autorités chinoises : on doit comprendre qu'on ne peut gérer un peuple de 1,3 milliards avec le même type d'autorité centrale qu'ici au Canada. 
Constitue-t-on maintenant au Canada un peuple si libre en terme de communications ? Analysons froidement ce que fait notre gouvernement minoritaire conservateur en terme de contrôle de l'information ! Que ferait M. Harper de si différent des autorités chinoises actuelles si on le mettait à leur place !!??? Peut-être pire !

Jean-Marie Johnston, Québec

26 août 2008

Le reportage de M. Cormier ne noircie pas la Chine. Il faut savoir accepter les critiques quand elles sont pertinentes. 
 
Si elles ne le sont pas il faut s'expliquer. Un exemple est de critiquer l'état d'Israël tout en se fesant automatiquement collé antisémite sur le front. Ça suffit les accusations facile il faut développer et aucunes des critiques que j'ai vu jusqu'à maintenant ne m'a semblé pertinente. Pas au point de renié le travail de notre carnetier en Chine et de lui faire un procès d'intention qui le relie à tout les autres articles qui on pu montré un portrait peux flatteur de la Chine. 
 
Pour le reste on a néanmoins parfaitement raison de dénoncé les critiques très visés qui sont dirigé vers la Chine. J'estime seulement qu'on pourrait apprécié le travail de chacun des journalistes et ne pas leur collé une seule étiquette à tous justement.

Hugo Manningham, Montréal

26 août 2008

M Baiqi Liu 
 
La gauche n'aime pas la chine parce qu'elle s'adonne au libéralisme économique et parce que la compétition nuit aux syndicats locaux. ( j'ajouterais parce que la Chine constitue une preuve que le libéralisme fonctionne, la gauche fait son possible pour dénigrer le succès Chinois, en vain) 
 
La droite critique la Chine parce qu'elle ne respecte pas totalement les lois du marché et n'ouvre pas assez son marché, la droite craint aussi que ces interventions étatiques mènent à des crises (des critiques fondées...).  
 
La droite et la gauche critiquent (avec raison) l'autoritarisme du régime et les diverses atteintes aux libertés. 
 
Quand la gauche ET la droite vous critiquent ça fait beaucoup de critiques :) et je comprends que ça puisse devenir assomant. 
 
Ceci dit l'occident fait du commerce, beaucoup de commerce avec la Chine. Des millions gestes qui chaque jour surpassent en importance tous les mots.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

25 août 2008

Critiquer ce qu'ils n'aiment pas par les auteurs, les visiteurs, les journalistes indépendants et les internautes, c'est leur liberté d'expression. Un journaliste envoyé en permanence dans un pays étranger par une télévision publique financée par les contribuables, bénéficie-t-il le même droit de liberté? Un de ses devoirs est-il de reporter au grand public une image globale et complète du pays de son séjour? Doit-il rester objectif? Son travail est-il de noircir ce pays et de créer une image négative de ce pays au grand public?  
 
Le problème n'est pas critiquer la Chine et son régime en place (dans des milliers de forums des 250 millions d'internautes chinois, la majorité absolue des articles sont les critiques envers le régime), le problème est de chercher toujours des aspects négatifs afin de créer une image toujours négative de la Chine pour le grand public au Canada. 
 
Il ne faut pas oublier que la majorité des lecteurs et télé-spectateurs n'ont pas du temps à vérifier les informations et ils sont habitués de tenir seulement quelques mots et quelques images en lisant et en regardant le télé, si ces mots et images répètent des fois, une image de ce pays a été créée pour le grand public. Créer et maintenir sa bonne image et détruire l'image de l'adversaire, c'est un jeu qui joue chaque jour dans les pays occidentaux. Mais doit-on jouer ce jeu à l'échelle internationale? La Chine est-elle ennemie du Canada et les Chinois sont-ils ennemies des Canadiens? 
 
Faire un sondage auprès du grand public sur l'image de la Chine et puis, faire le même sondage auprès des Canadiens d'origine chinoise et des gens qui ont visité la Chine, vous allez voir la différence. 
 
La question à poser ensuite est, pourquoi cette différence?

Baiqi Liu, Brossard

25 août 2008

À force d'aseptiser les débats ce sont les extrêmes qui finissent par gagner. Je n'ai pas peur qu'on vienne me parler des problèmes de mon pays c'est quoi l'hystérie de ne devoir rien dire sur les autres ? Si j'ai des critiques à émettre elles vont aller vers le système en place pas contre les gens qui le font vivre. 
 
Monsieur Cormier à visiter quelques villages à défaut de pouvoir vérifier son histoire dans tout le pays en quelques jours. Ça reste une anecdote pertinente qui ne me surprend pas. J'ai plusieurs amies qui ont été enseigné l'anglais là-bas et elles ont vraiment beaucoup aimé leur séjour. Mais il y avait certains détails qu'elles aimaient moins. Des histoires dans le genre de M. Cormier. 
 
Bien sûr nous avons ce genre d'histoires même si ça se présente différemment (Exemple ici au Canada : les policiers de la SQ déguisés qui se font prendre en échouant lamentablement à tenter d'exciter des manifestants pacifique à la violence. -Sommet de Montebello, 2007-). Montréal et ses quelques manifestants casseurs c'est le fun pour justifier des charges sur les foules pacifiques mais il semblerait qu'ils aient été déçus là-bas. En passant cet événement a mis beaucoup de temps à être rendue publique au début on a refusé de rapporté ce fait au grand publique... Son visionnement massif sur YouTube à forcer les grands médias à en parler. 
 
Cette liberté que j'ai de rappeler une événement aussi peux gracieux pour mon pays et bien je la souhaite à d'autre. Si c'est la défendre que de ne rien dire et ne rien rapporté (en interdisant de surcroît au journaliste de donner son impression, c'est le comble) je me demande vraiment quelle liberté il reste à l'auteur et par conséquent, la mienne d'être informé sur ce que je veux. 
 
Si je suis plus curieux ou si ça me choque c'est à moi de chercher d'autres sources d'informations sur le web pour vérifier ses dires, pas à encourager une grotesque censure à la sauce ‘'Dis rien !!!!''.

Hugo Manningham, Montréal

25 août 2008

Parlant de la Jamaïque... 
 
z'auriez pas le nom du docteur qui "suit" leur équipe de sprint  :)

Pierre Brasseur, Vaudreuil

25 août 2008

J'ai lu avec intérêt tous les commentaires envoyés depuis le 21 août. Celui de monsieur Daniel Marceau, daté du 24 août, a retenu davantage mon attention. Ses propos sont empreints d'une grande sagesse et de beaucoup de lucidité. Il a raison lorsqu'il suggère que les convictions politiques sont souvent le fruit de l'habitude, et non pas le résultat d'une analyse impartiale et objective. Je suis la première à être convaincue du bien fondé de notre régime politique, basé sur la démocratie. 
Il est important, lorsqu'on émet une opinion sur un pays différent du nôtre, de tenir compte de son histoire. Celle de la Chine est plus que millénaire, n'est-il pas normal qu'il faille plus de dix ans pour y implanter certaines valeurs comme la liberté de presse. En Occident, où la jeune génération a peut-être l'impression que la démocratie a toujours existé, sommes-nous vraiment si loin de l'époque où il n'était pas permis de donner libre cours à des opinions différentes de celles véhiculées par l'Église? 
La sagesse serait que chacun accepte que la perfection n'existe nulle part, et que tous les peuples peuvent évoluer et apprendre les uns des autres.

Caroline Lapointe, Blainville

25 août 2008

Les médias ont décidé d'utiliser l'ancien nom de Pékin tout juste avant les olympiques. Le CIO, l'ONU et l'Office de la Langue Française utilisent Beijing depuis longtemps. Radio-Canada nous a parlé de Beijing durant des années.  
 
Pourquoi ce changement soudain ? Radio-Canada invoque l'OLF de Christine St-Pierre qui a nous renvoie à la Commission de Toponymie qui "spinne". 
 
Quand un journaliste se dit à Pékin et que la caméra nous montre Beijing peint sur le mur est ce pour associer ce mensonge à la Chine ? 
 
Le Tibet, incroyable comment on revise l'histoire avec des photos. Le Tibetan Youth Council et la CIA agissent dans la même direction et le but n'a rien d'humaniste. La Chine n'a jamais "envahi" le Tibet car le Tibet fait partie de la Chine depuis plus de 1000 ans. 
 
Radio-Canada titrais "La Chine Impérialiste" ! La Chine n'a jamais gagné de terrain mais en a perdu avec les guerres occidentales. 
 
Nos médias sont soudainement devenus humanistes? Avouez que les voir picosser la Chine sans aucun répit étais trop évident. 
 
Remarquez que RC attribuais des intentions négatives aux Chinois ce que RC ne fait JAMAIS au sujet des USA. 
 
Jamais RC n'osera dire les "USA Impérialistes" parce que c'est vrai et que ça n'a pas sa place dans une propagande.

Lauzon Michel, St-Jean-sur-Richelieu

24 août 2008

Au lieu de faire la leçon aux autres pays on devrait se poser des questions sur notre "performance" aux JO somme toute discutable si on tient compte de nos ressources.  
 
À titre d'exemple : Canada : 3 médailles d'or et 18 médailles au total. La Jamaïque : 6 médailles d'or et 9 médailles au total. 
 
Comment un pays ayant peu de moyens et comptant à peine 3 millions d'habitants a-t-il fait pour obtenir le double de médailles d'or du Canada et la moitié des médailles du Canada au total ?  
 
Selon la classification olympique, la Jamaïque se classe 13e, le Kenya est 15e et l'Éthiopie 18e puis vient le Canada à la 19e place. Il s'agit de pays pauvres ! 
 
La Chine a pris les moyens pour assurer sa réussite avec le résultat connu. C'est tellement évident que même Mme Sylvier Bernier (chef de mission) affirme que le Canada devrait prendre des moyens semblables à la Chine si le pays désire rester dans la course.  
 
Est-ce que la population du Canada a été consulté pour obtenir son autorisation avant de proposer la candidature de Montréal, Calgary ou Vancouver ? Combien d'écoles, de matériel scolaire ou d'appareils médicaux acheter avec les sommes dépensées pour la tenue des JO au Canada ? Est-ce que tout les enfants mangent à leur faim ? Est-ce que chaque habitant dispose d'un toit décent pour la nuit au Canada ?  
 
Une personne qui critique la tenue des JO au Canada est mis à l'égard : nos moyens sont plus subtils qu'en Chine mais le résultat est le même. Certains critiques (en C-B) des JO de Vancouver ont reçu des menaces de mort : dois-je conclure que tout les Canadiens sont des assassins en puissance ?  
 
La démocratie au Canada se résume à payer la dette olympique même si nous n'avons pas donné notre accord.

Dennis Neault, Gatineau

24 août 2008

Le Canada est plus démocratique que la Chine, oui;  
Le Canada a plus de liberté d'expression que la Chine, certainement;  
Le Canada respecte plus les droits de l'homme que la Chine, absolument;  
Le Canada est plus riche que la Chine, tout à fait;  
La Canada est un pays développé et la Chine reste un pays en voie de développement, d'accord.  
 
Je suis fier d'être canadien, mais je suis aussi fier à mon pays natal qui a connu un développement socio-économique phénoménal depuis 30 ans, comme les Canadiens grecques et italiens sont fiers des victoires de soccer des équipes grecque et italienne. Y-a-t-il une contradiction, je ne vois pas. 
 
Est-ce que l'on est supérieur que les autres si on est démocratique, on a la liberté d'expression, on respecte les droits de l'homme et on est plus riche? Si la réponse est non, comment justifier les attitudes de certains journalistes qui montrent toujours comme les donneurs de leçons? Comment expliquer des reportages toujours négatifs (même pour certains rares reportages positifs, ils n'oublient jamais de mettre des épiceries de Droits de...) de ces journalistes qui vivent quotidiennement en Chine et ferment les yeux aux grands progrès socio-économiques de ce pays? S'il n'y a pas de préjuge et parti-pris, il faut mieux demander les rédacteurs de dictionnaires à changer les définitions de ces mots. 
 
Comme une ethnie minoritaire, les Chinois au Canada sont sympathiques, travailleurs et silencieux. Ils n'ont jamais demandé des accommodements. Tout ce qu'ils demandent, est d'être respectés comme les autres et de ne pas désinformer leur pays natal. Pourquoi un silence total des médias à la plus grande manifestation des Canadiens chinois le 13 avril devant la Colline parlementaire d'Ottawa? Déjà 5 mois après les émeutes au Tibet, est-ce que les médias sont capables de nous donner toutes les vérités? Pour la liberté d'expression au Canada, on a encore du chemin à parcourir.

Baiqi Liu, Brossard

24 août 2008

L'homme est une bête d'habitude. En effet, lorsque le comportement de l'homme se fixe sur certaines habitudes, il devient très difficile de changer. Les habitudes d'un système monopolistique d'État ou d'une démocratie sont d'autant plus difficiles qu'il s'agit de plusieurs hommes. Ainsi, l'on peut observer du piétinement politique vis-à-vis du changement dans tous les régimes. Les groupes de pression veillent au grain partout. Malgré cela, tous les régimes politiques souhaitent être le modèle « DU succès » de leur société.  
Les Américains sont convaincus que la démocratie est l'apanage du régime parfait alors que celle-ci a causé plus de chaos dans bien des régions du monde. Un homme embrigadé par l'État toute sa vie et qui devient libre tout à coup peut devenir complètement « barjot », car la liberté ne signifie pas, pour certain, le respect de l'autre; liberté peut signifier "faire TOUT ce que je veux.... D'où l'émergence de plusieurs « seigneurs de guerre » dans des quartiers, des régions ou voire des pays. (Haïti, Irak, etc.). Le gouvernement chinois, fort des enseignements de Sun Tsu, se croit obligé de desserrer la vis lentement pour éviter des « débordements » de liberté et ainsi assister à l'émergence du chaos. Il y a plusieurs ethnies en Chine et il n'est pas impossible qu'une fois le cadenas enlevé que plusieurs décident de faire le ménage du quartier ou de la province... 
En conclusion, la Chine tente peut être d'éviter un changement trop rapide et devenir un autre exemple de perte de contrôle et ainsi revoir un autre scénario comme la Serbie/Croatie, l'Irak... 
À bien y regarder, tous les régimes ont des lacunes et lorsqu'il s'agit de changements il faut être prudent si l'on veut éviter que liberté sociale ne devienne pas la liberté de taper sur la tête de son voisin parce que sa peau, sa religion ou ses habitudes sont différentes de la sienne...

Daniel Marceau, Sainte-Anne-des-Monts

24 août 2008

La liberté expression est une base fondamentale de la démocratie "occidentale". Cependant, l'usage excessive de ce droit devient de la diffamation. On ne peut dire des faussetés ou des demi-vérités pour juste provoquer la discussion. Le travail des journalistes est de rapporter des faits et des réalités de façon objective. Mr. Cormier vient justement de dire qu'il est trompé dans la traduction du sens d'interdire les étrangers au lieu d'interdire les habitants d'autres villages. Comment peut-il omettre un détail aussi important avec les ressources qu'il possède (traducteur, interprète, etc.) Il sait très bien que l'interprétation de cette erreur est significative, car on pense que les Chinois sont xénophobes, renfermés et non accueuillants. Les lecteurs ne gardent que leurs premières impressions et se soucient nullement des propos ravisés postérieurement. Comme d'habitude, l'image de la Chine a pris un coup dur. Si n'est-ce que la vigileance de certains lecteurs, la mauvaise interprétation sera considérer comme une réalité. On accuse souvent le gouvernement chinois de pratiquer la propagande à l'outrance. La même réalité existe avec les médias occidentaux mais au nom de la liberté d'expression. Juger les autres est tellement plus facile que d'accepter les critiques de l'autrui.

Kevin Lam, Montreal

23 août 2008

Mr Cormier. 
Dans notre démocratie , on a le droit de penser et d'exprimer son opinion. 
Certains internautes sont pour la Chine , d'autres contre. 
Certains aiment vos carnets , d'autres vous suggère de refaire vos exercices au cegep. 
Et c'est ca la biberté de s'exprimer. 
On a chacun sa vision et on a raison. 
Qu'importe soit les écrits , ils sont publiés sans censure . 
C'est un grand privilège !

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

23 août 2008

Certains de vous avez relevé une erreur dans mon carnet. L'affiche sur la photo ne dit pas « interdit aux étrangers », mais bien que les gens qui ne sont pas du village sont tenus de s'inscrire. C'est bien le cas. J'ai mis en ligne la mauvaise photo. Comme étrangers, toutefois, nous n'avions pas le droit de nous inscrire et de pénétrer dans le village. Ce qui était abondamment clair dans la discussion que nous avons eu avec le chef du village. Que des Chinois contrôlent l'accès du village de leurs propres voisins ne fait par ailleurs que confirmer l'atmosphère de peur et de suspicion qui a présidé aux Jeux de Pékin.

Michel Cormier, Pékin

23 août 2008

Monsieur Cormier 
C'est avec un grand regret que j'ai lu encore une fois votre reportage de chine ou a lieu ce moment-la cette joyeuse fete sportive internationale.Franchement, depuis que j'avais decouvert votre carnet, j'etais déjà habitué votre style de reportage, vos points de vue envers un pays emergent, j'essaie de trouver les bonnes raisons d'ou viennent vos reportages de chine majoritairement negatifs; 
1) vous faites expres de montrer des images negatives de chine pour votre propre but de seduire les yeux des lecteurs et susciter de polemique, afin de gagner la performance et prouver que vous faites un bon travail en chine a votre service 
2) vous etes vraiment perssimiste, vous ne voyez que des trucs en chine qui ne vous plait pas, de l'imperfection du systeme, alors que vous obliez totalement que votre métier vous exige avant tout une sorte d'impartialite, de separation de votre propre sentiment avec un point de vue commun bien reflechi. 
3) vous aimez pas la securite, au moins, vous trouvez que la securite est peu importante en chine pendant les jeux olympiques,c'est la raison pour laquelle vous appreciez pas dans votre reportage la mesure prise aux villages aux environs de Beijing 
4) vous etes une personne qui ne s'interesse pas du tout au sport. Pendant cette fete sportive la plus grande au monde, il semble que vous etes tres genereux de chercher le moindre probleme de chine et avare de reporter les evenements des jeux pour satisfaire aux gens sportifs qui s'attendaient pendant 4 ans pour voir ce qui s'est passé reellement aux jeux.

Tao Jin, Chine

23 août 2008

Moi je dis bravo à ces 1,300 millions Chinois. 
Quels progrès accomplis en 50 ans, la Chine d'ici quelques années sera une grande puissance mondiale. 
Je crois que les droits de l'homme vont s'améliorer avec le temps et arrêtons de leur faire la morale; sommes-nous si pur?

Andre Morel, Montreal

22 août 2008

Bonjour M. Cormier, 
 
Mais qu'est-ce que vous faîtes? Je ne comprends pas pourquoi les gens sont si méchants avec vous. Je suis personnellement allé en Chine, dans des endroits très reculés et tous les gens que j'ai rencontrés étaient accueillants, sympathiques et gentils. Et pour avoir voyagé en Europe et aux États-Unis, je peux vous assurer que je me sens beaucoup plus en sécurité en Chine qu'à New York ou Amsterdam. 
 
Tous les gens qui sont déjà allés en Chine, me racontent ont toujours des histoires positives à raconter. Ils parlent toujours positivement de la Chine, la richesse de sa culture, la gentillesse des Chinois, la beauté des paysages, mais vous, les journalistes, vous êtes vraiment spéciaux: vous voyez la désertification, la pollution, l'oppression des Chinois par le gouvernent, négatif, négatif, négatif. Pourquoi? N'avez-vous pas trouvé de Chinois qui appuient le gouvernement. À mon avis, il y a plus de Chinois qui appuient le gouvernent central que des gens qui sont contre. Mais vous, vous interviewer seulement les gens qui sont contre. Les pros occidentaux, des gens qui pensent comme vous. Dans ce monde, y a-t-il un seulement un modèle à suivre? Celui des États-Unis, celui dont le Canada s'inspire? 
 
Attendez encore 20 ans, lorsque le Canada sera devenu la 20e économie, loin derrière la Chine, l'Inde, la Corée, le Brésil... Lorsque son niveau de vie égalera celle du Canada. Vous serez certainement encore entrain de critiquer la Chine, ne réalisant pas que les vrais perdants, ce ne sont pas eux, mais nous.

Raymond Mark, Montréal

22 août 2008

Je ne suis pas étonné de lire votre péripétie du voyage. 
 
Je suis sur que l'on connaît tous le fameux slogan du Confucius : n'est ce pas un plaisir d'accueillir un ami venu de loin? Dashan est toujours le bienvenu en Chine. Quand on connais la langue et montre la sincérité, il n'y pas de barrière. 
 
Personnellement, j'aime beaucoup les reportages Lepine-Galipeau sur les ondes RC: L'heure de la Chine que vos deux derniers carnets. 
 
En passant, selon moi, sur la barricade la bonne traduction est : Toute personne / automobilite, qui n'habite pas au village est prié de laisser votre nom avant d'y entrer. Ce n'est pas « Interdit aux étrangers ».qui suggère un autre sens. 

Pierre Zhang, Montréal

22 août 2008

Plusieurs applaudissent votre carnet...pas moi! 
Un journaliste passe une journée à tenter d'interviewer sans succès quelques habitants de 2 ou 3 villages et tire de grandes conclusions sur la Chine, un pays de plus d'un milliard de population.  
Très édifiant comme rigueur!  
Je vous recommande de suivre comme auditeur libre un cours de sociologie 101 (Méthodologie) dans un Cegep.

Pierre DuBois, Laval

22 août 2008

Mr Cormier 
Un internaute nous parle de l'évolution de la Chine et de ses progrès. 
Il dénonce aussi le manque de déonthologie des journalistes. 
Je peux comprendre sa fierté à défendre son pays . 
Cependant ,si tous les journalistes du monde entier écrivent les mêmes faits et reportages , il faudrait me ou nous convaincre que les journalistes ne font pas leur travail. 
Je l'encourage à nous citer des faits . 
Donc à cet internaute , j'espère le lire et m'aider à comprendre les failles journalistiques.

Luc Roy, Montréal

22 août 2008

Sur la photo que vous avez affichié, ce n'est pas écrit "interdit aux étrangers" mais plutôt "Si vous n'êtes pas les résidences de notre village, veuillez vous inscrire" 
je crois qu'il y a une petite différence entre les deux pharses.

Gary Chen, montréal

22 août 2008

Mr. Cormier, 
Vos reportages sur les JO reflètent une partie de la réalité en Chine, mais il n'est pas nécessaire de soulever constamment des points négatifs de ces JO pour dénigrer et discréditer tous les efforts et les énergies d'un peuple pacifique à bien organiser cet événement majeur. Le peuple chinois a sacrifié beaucoup pour ces JO et j'insiste pour dire que la majorité de la population supporte les actions du gouvernement. Les investissements majeurs pour ces JO vont rapporter beaucoup à long terme, ce n'est pas de l'argent jeté par la fenêtre, pensez-vous que Montréal est aussi populaire que maintenant s'ils n'avaient pas eu les JO en 1976. Pourtant, on sait tous qu'on a pris une génération à le payer. Une fois de plus, il est naif que croire que les JO ne profitent pas aux intérêts occidentaux. Chacun essaie d'avoir sa part de gâteau. La Chine se présente toujours comme un pays en développement, ce sont les pays hostiles qui déforme la réalité en accentuant la propagande d'un pays enfermé et menaçant. Je pense que le travail des journalistes est d'aider le public à découvrir ce pays millénaire tout en respectant les différences culturelles. Cependant, je remarque qu'on diabolise constamment la Chine en pratiquant la désinformation à profusion. En alimentant le sentiment antichinois, on ne fait que fermer la porte à laquelle la Chine veut s'ouvrir davantage. Le pays veut accélérer l'ouverture sur le monde mais à son rythme et à sa façon. La Chine a fait cette erreur fatale il y a 300 ans en se repliant sur elle-même. On est en train que faire la même erreur en entendre constamment des reportages négatifs sur ce pays.

Kevin Lam, Montreal

22 août 2008

Mr Cormier. 
Les jeux tirent à la fin et les athlètes sont aussi épuisés . 
Comme plusieurs journalistes vous avez dû subir la censure chinoise ce dont il ne faut pas se surprendre . 
Après votre départ et celle de vos pairs , je m,interroge sur les chinois qui ont donné leur opinion !  
Seront -ils emprisonnés , subiront-ils des questionnements ?  
On ne le saura jamais . 
Bien sûr qu'on devait savoir comment vivent les chinois. 
Je pense que la Chine doit avoir prévenu ces subalternes à des conséquences !  
Parler à des journalistes , accepter d'être filmés : ça leur demande beaucoup de courage. 
Que sera la vie des chinois après leux jeux?  
Ce qui est certain c'est que la pollution augmentera , qu'il y aura plus de fabrication , de travail , ce sera un retour brutal à leur vie!

Luc Roy, Montréal

22 août 2008

Mr Cormier. 
Votre carnet est très intéressant , teinté et franc!  
J'imagine le nombre incroyable de journalistes à travers le monde et aussi les policiers épiant vos écrits , vos déplacements. 
Tout ça nous fait apprécier davantage notre pays , notre liberté et notre pouvoir d'expression. 
Merci à vous.

Louis Dion, Matane

22 août 2008

Lire ce qui est écrit sur la pancarte en CHINOIS et souvenez vous les attentats meurtriers pendant les jeux qui sont condamnés par tous es gouvernements du monde entier. Si vous êtes incapable, apprendre d'abord la langue avant de sortir des critiques ridicules. 
 
Ce pays où j'ai vécu plus de 20 ans et je le visite régulièrement a changé énormément au plan socio-économique et ces changements continuent encore. On n'a jamais eu un tel changement et une telle amélioration en si peu de temps dans toute histoire humaine. Ces changements ne sont pas grâce aux critiques des journalistes occidentaux, ni grâce aux critiques aveugles des gens qui ne connaissent absolument rien sur ce pays. Le développement de ce pays suit son propre trajectoire. 
 
Il y a deux proverbes qui disent bien (1) qu'un chien aboie et la meute le suit (2) le chien aboie, la caravane passe.

Baiqi Liu, Brossard

21 août 2008

Mr Cormier. 
Ce sera bientôt la fin des jeux et aussi la fin !  
Oui car les chinois ont faim , et les jeux les ont privés : à mon avis ils doivent avoir hâte de vivre à leur rythme . 
On a cherché à nous faire croire au miracle chinois, à la liberté etc. 
Et vous dans votre travail, vous devez vous protéger et accepter les contraintes qu'on vous faits. 
Sachez que vous avez toute notre admiration. 
Nous avons maintenant la vraie image de la Chine. 
Notre proverbe s'applique : méfiez-vous des eaux dormantes !  

Luc Dubé, Montréal

21 août 2008

Mr Cormier. 
La Chine a voulu séduire le monde mais le monde n'est pas dupe!  
Que d'éclats , de poudre aux yeux . 
Après les jeux , la pollution redoublera , fini de voir le ciel et les montagnes. 
Le peuple chinois devra subir et se taire.  
A mon avis, ces jeux nous rendent amers . 
Amers de savoir que durant 15 jours , on a voulu nous monter un peuple libéré !  

Luc Roy, Montréal

21 août 2008

Rien ne changera. Dans notre perspective nous y avons cru, mais cela est une utopie. Tout dans ces jeux contribue à renforcer la structure chinoise. La cérémonie d'ouverture en est l'exemple parfait ... Grandiose, oui! mais la grandeur de cette dernière est liée directement à un effet de masse ... à l'obéissance pure et simple de millieurs de participant et c'est inquiétant. Le tableau des médailles, la sélection et l'entraînement de leurs athlètes aussi, et le texte de M. Cormier illustre l'ampleur de cette obéissance. Nous avons cru au changement de la Chine, mais en fait nous sommes entrés en quelque sorte dans cette obéissance contribuant ainsi à légitimer auprès de la population chinoise cette structure de contrôle. Transposée à d'autres situations sociales, une telle obéissance est inquiétante puisqu'elle est dénuée d'éthique, de moralité et de légitimité.

Odette DOYON, Trois-Rivières

21 août 2008

Mr Cormier. 
Je ne suis pas surpris de vous lire. 
Le visage caché de la Chine c'est interdire aux journalistes de dépasser les frontières olympiques. 
Tout est vérifié , malgré ça , François Lépine et Céline Galipeau nous font entendre des reportages très osés. 
Il est évident que les chinois sont controlés , sculptés à la loupe. 
Alexandre Despatie était content qu'un chinois soit médaillé or( au fait médailles plaquées en or) car sa famille aurait un meilleur sort !  
Merci de nous écrire . 
Vos carnets sont fort intéressants . 
On vous regarde. 
Au fait, vous devez avoir l,accent chinois depuis votre séjour!

Luc Breton, St Jean

21 août 2008

"Pendant 2 semaines les yeux seront tournés vers la Chine", "Toute la planète est invitée à découvrir la culture chinoise", "La Chine ouverte sur le monde" et j'en passe... Que de naïveté et désinformation! La Chine N'EST PAS OUVERTE sur le monde. Toute forme de régime communiste, socialiste et totalitaire est fondé sur la répression, la désinformation et le mensonge érigé en système. Ces jeux olympiques sont simplement le fait que la Chine a déboursé un montant plus important que les autres pays pour les obtenir, car le CIO n'est qu'un LOBBY para-politique. Les révolutions populaires ne sont malheureusement pas nombreuses dans l'histoire chinoise. Donc après 2 semaines d'activités olympiques, le quotidien chinois reprendra son cours et ces jeux n'auront été qu'une pause relative du régime écrasant au pouvoir en ce moment.

Erik Lalancette, Montreal

21 août 2008

Mr Cormier. 
Lire ce carnet me donne des frissons!  
Et dire que le monde entier regarde les jeux olympiques et que les chinois surveillent les les journalistes qui veulent nous dire ce qui est !  
Je me demande si , dans un certain sens , plusieurs chinois n'espéraient pas le soutien des réalités à dire !

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

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