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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


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Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Carnet Patrice Roy

11 avril 2008

Ottawa: retour de la censure?


La star canadienne Sarah Polley a très bien résumé le problème, lors de son passage remarqué jeudi à Ottawa: « Si ce n'est pas contre la loi, nous pouvons le dire et le montrer dans un film. » Vous avez entendu, comme moi, beaucoup de dénonciations publiques concernant le projet de loi C-10, qui prévoit que « le fait d'accorder à la production un soutien financier de l'État ne doit pas s'avérer contraire à l'ordre public ».  
 
Les producteurs du Québec et du Canada ne se sont pas arrêtés aux critiques et aux coups de gueule lors de galas. Ils ont proposé un compromis à la ministre jeudi devant le comité sénatorial qui se penche sur le projet de loi. Il s'agirait d'ajouter, après les mots « contraire à l'ordre public », la précision suivante: « c'est-à-dire tout propos qui va à l'encontre de la loi ». 
 
Plus large que la loi  
 
La ministre du Patrimoine, Josée Verner, veut pouvoir refuser de financer une production, même si elle est tout à fait légale. Elle a été claire sur ce point lors d'une longue entrevue qu'elle nous a donnée sur le sujet. Mais comme quoi par exemple? Quel genre de production, qui ne contrevient à aucune loi, ne devrait pas recevoir de fonds publics? Au nom de quoi? De la morale? Laquelle? « Des films, par exemple, ciblant les gais et les femmes », a répondu la ministre. Mais, Madame Verner, si un film dépasse les bornes et attaque les gais ou les femmes, les tribunaux se chargeront de l'affaire et interdiront, le cas échéant, la diffusion d'oeuvres haineuses. Non?  
 
Oui, répond Mme Verner, mais il sera alors trop tard et des fonds publics auront servi à la production de ces films, avant qu'ils ne soient éventuellement interdits par un tribunal... 
 
En fait, la ministre fait valoir que sa loi ne servirait qu'à éliminer quatre ou cinq productions sur les mille financées chaque année par l'État. Elle propose, pour dorer la pilule, que le milieu du cinéma et de la télévision collabore à l'établissement de critères pour guider ses choix. Parce qu'à la fin, ce sera tout de même le choix de la ministre ou de son successeur... Un choix subjectif. Voilà ce qui inquiète bien des gens. Ça, et aussi le fait que des groupes religieux ont applaudi si fort ce projet de loi.  
 
Les libéraux 
 
Les libéraux sont majoritaires au Sénat et peuvent donc imposer des amendements au projet de loi C-10, avant de le renvoyer à la Chambre des communes. Le feront-ils? Peut-être. Mais il faut noter un malaise tout de même. L'origine de ce projet de loi remonte à l'époque où la libérale Sheila Copps était ministre libérale du Patrimoine. Madame Copps affirme qu'elle n'aurait jamais accepté un tel projet de loi. Le sien, dit-elle aujourd'hui, aurait été plus ciblé. N'empêche, les conservateurs ont raison de dire que d'autres avant eux avaient tenté d'installer un filet de sûreté pour arrêter de financer des projets trop controversés.  
 
Les gouvernements, rouges ou bleus, ont peur d'une éventuelle manchette qui nous apprendrait que des fonds publics ont servi à financer un film douteux... La peur d'avoir peur.  
 
Je vous lis toujours. Je reviendrai la semaine prochaine sur quelques notes qui m'ont fait réagir... 
 
Projet de loi C-10: censure à Ottawa? 
Reportage de Patrice Roy et Angie Bonenfant, diffusé au Téléjournal le 10 avril 2008

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Il couvre et analyse la politique québécoise et canadienne depuis une douzaine d'années. Chef de bureau de la colline du Parlement depuis deux ans, il a été correspondant parlementaire à Québec dès 1997, pendant les années Bouchard, puis à Ottawa à partir de 2000. 
 
Il a couvert sept élections provinciales et fédérales et un référendum. À l'issue de la campagne électorale québécoise de 1998, il a cosigné avec Michel Cormier War Rooms, un documentaire sur les coulisses des centres de décision stratégiques du Parti libéral et du Parti québécois. 
 
Il est entré à Radio-Canada en 1989 comme reporter d'affaires publiques à Enjeux. Son reportage Les jeunes de la rue a obtenu un prix Gémeaux. Il s'est ensuite joint à la salle des nouvelles à Montréal, où il a couvert entre autres le monde municipal. 
 
Après des débuts à CISM, la radio étudiante de l'Université de Montréal, il a été recherchiste pour la maison de production Pixart (aujourd'hui Pixcom), à l'émission d'informations internationales Table-Rase, diffusée à Radio-Québec. Il a également réalisé et écrit un documentaire sur la religion en URSS, qui lui a valu le prix Mireille Lanctôt.

24 avril 2008

Je suis estomaqué de penser que l'on veuille censurer nos films. 
Faut croire que le Gouvernement n,a pas grand projet. 
Je serais d'accord qu'Harper controle davantage sa province avec la vente de l,essence.Il est URGENT que cette situation soit corrigée. 
Que le Gouvernement conservateur se mêle de ses affaires. 
Projet idiot sans envergure. 
Cette idée farfelue démontre à quel point notre Gouvernement dirige.Il me semble qu'avec l'enquête de la GRC il devrait marcher plus droit.C'est nous qui censurerons ce Gouvernement . 
Allons aux urnes et mettons-les en urnes.

Guy Roy, Montréal

24 avril 2008

A ma connaissance , le i er film censuré fut: 2 femmes en or. 
Il y avait des femmes nues .. 
Aujourd'hui on oublie mais certains se rappellent des sentences à subir pour avoir visionner ce film. 
On se demande si l'on devrait censurer ? 
Être dans un pays comme le nôtre , avoir une ( certaine liberté d'expression) c'est déjà être censuré et cela ne nous appartient pas . 
Si j'ai le gôut de visionner des films dits pornographiques ne concerne personne. 
Non mais c'est quoi ce controle?  
De toute façon , on est tous controler car tout se sait avec notre numéro d'assurance sociale . 
Nous sommes controlés plus qu'on le croit!  
Donc , nous sommes censurés.

Jean Allard, Montréal

24 avril 2008

Sujet très large. 
Censurer qui et quoi ?  
Si l'on censure un film , on va chercher à savoir pourquoi et facilement pourrons-nous le trouver.A la crise d'octobre , péquistes et FLQ furent traités comme des fanatiques . 
Trudeau a fait peur à la population. 
C'était une censure contournée. 
Censurer veut dire controler. 
Les parents peuvent censurer un certain temps les enfants. 
Il y a même une surveillance parentale pour l'internet. 
Censurer les paroles d'une chanson?  
Censurer l'écriture?  
Censurer un film?  
Nos élus sont-ils censurés. 
Referer aux scandales non seulement des commandites . 
Pensons à l'audience de Mulroney?  
Pensons aussi aux journalistes. 
Mr Roy , vous deviez avoir une certaine marge d'écriture à respecter lors de votre retour en Afganisthan?  
Le Ministre Bernier a dénoncé la corruption dans ce pays et il s'est fait tapé sur les doigts. 
Vraiment , Harper me fait penser à Duplessis ! 

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

18 avril 2008

La meilleure censure est celle faite par le public, alors pourquoi subventionner, pour moi le probleme est plus avec les soi disant artiste qui ont encore besoin de financement apres 5 films ou plus. Mon ami Jerry Seinfeld n'a jamais recu de subvention pour creer son emission Seinfeld, mais ici culture = subvention, donc arretons de subventionner et si ton produit est bon les gens vont l'acheter. Et si Denis Arcand a encore besoin de subvention ben je crois que l'on a un probleme .

Kosmo Kramer, YK

18 avril 2008

Voilà je ne suis pas pour la censure mais je crois qu'il y a des limites à la "création". Je me rappelle un épisode scabreux des bougons, où junior s'introduisait un furet dans l'anus. Malgré tout le respect que je dois au "créateurs" de cette série je pense qu'il faut être complètement timbrés pour écrire, tourner et montrer de telles scènes à la télévision. Pensez également à la scène inutile de la série sur les Lavigueur où la fille doit être prise sur la table de la cuisine "pour nous aider à comprendre l'histoire et l'emprise que Johnny avait sur sa blonde". Finalement dernier exemple: je suis tombé l'autre jour sur une émission soi-disant pour ado "Pendant ce temps devant la télé" et bien dans les 10 premières minutes j'ai entendu 9 fois "enculé". N'avons-nous plus rien à dire et montrer que du cul et de la vulgarité? Est-ce de la création? Je me pose sérieusement la question. Je pense qu'il y a des limites qu'il faudrait se donner et ne pas les dépasser et si ces limites sont dépassées, et bien trouvez du financement ailleurs messieurs les "créateurs".

Guy Agin, Saint-Pie-de-Guire

14 avril 2008

La notion d'ordre public est tellement large. Poussons la logique le plus loin possible. Un meurtre est nécessairement une atteinte à l'ordre public. Est-ce à dire que tous les films montrant des meurtres ne pourront plus être financés? Si je m'en tiens au sens de cette expression, il est évident que oui. Pourtant, il est aussi évident que Mme Verner dirait le contraire. Pourquoi? Question d'interprétation, sans doute. 
 
Il me répugne de penser que des politiciens moralistes puissent interviennir au cas par cas sur ces questions. Le législateur est là pour établir les règles, soit. Mais est-ce le travail d'un ministre d'éplucher un scénario de film? 
 
Dans le film Le Matou, Monsieur Émile (Guillaume Lemay-Thivierge), à peine sorti de l'enfance, boit constamment de l'alcool et sacre comme un charretier. Scandale! C'est sûrement contre l'ordre public...

Pascal Girard, Québec

14 avril 2008

Les gouvernements autocratiques ont toujours eu peur des intellectuels et des artistes. Ce projet de loi sert surtout à nous indiquer à quel type de gouvernant on a affaire. Si on ne dépasse pas un peu la bienséance, comment la pensée peut elle évoluer. Ce gouvernement, qui n'a jamais si bien porté son nom, veut précisément conserver ses valeurs traditionnelles et éviter toute évolution. Est-ce que la population veut cela ? Hélas, je le pense de plus en plus.

Alain Audet, Québec

13 avril 2008

Je trouve cela un peu triste de voir un essai de censurer ce qui se passe dans l'industrie cinematographique du Canada. Sur quoi allons-nous nous baser pour dire qu'un film "derange l'ordre public" ? Sur les valeurs conservatrices? Sur les valeurs de Mme Verner qui, jusqu'a present, ne m'a vraiment pas impressionne?  
 
Enormement de fillms et de series americaines sont tournes ici a Hollywood North (Vancouver); est-ce que cette decision affectera ce qui sera tourne ici? Je regarde ce qui est presentement subventionne par l'etat et il y a des trucs qui, politiquement ou ethiquement derange; est-ce que cette loi aurait un impact?  
 
Quel impact cela aura sur Radio-Canada? Aurons-nous plus de contenu Canadien, contraire a la premiere phrase du second paragraphe de ce forum qui separe Quebec et Canada? Selon des Canadiens, cela est "contraire a l'ordre public" car certains veulent voir un pays tout uni. Bon cela est evidemment un exemple extreme, et j'ai vraiment fait expres. Un film subventionne par l'etat, ou une station de television subventionnee par l'etat devraient obeir a cette regle; mais voyez a quel point cela pourrait devenir subjectif.  
 
Mon opinion est que nous devrions laisser les choses comme elles sont ou sinon, on s'embarque dans quelque chose sans fin. Ou cette regle commence? Ou finit-elle? Comment se plaindre? Un film est fait pour provoquer des reactions; si on arrete tout cela, que reste-t-il d'un film?

Mathieu Spenard, North Vancouver, C.-B.

13 avril 2008

Beaucoup de vent pour si peu?!  
 
N'étant pas politologue ou encore cinéaste, j'ai quelques difficultés à comprendre ce qui empêche les uns (le gouvernement) de s'entendre avec les autres (les cinéastes, acteurs, etc., canadiens). C'est que oui, il s'agit d'une forme de censure mais qui ne s'appliquerait qu'aux cinéastes canadiens car qu'est-ce qui empêche un film comme "Rambo IV" (excusez-moi, mais pour moi il s'agit d'un film typiquement américain fait pour montre beaucoup de sang, de courts dialogues sans fond, et des images de guerre à l'américain où ce sont toujours les "Boys", les bons gars, et les autres, de terribles sauvages qui tuent, violent, etc..) d'apparaître quand même sur nos écrans avec des subventions de milliards de dollars?  
 
De la censure? D'accord madame la Ministre, mais pourquoi uniquement aux Canadiens? Pourquoi ne pas carrément s'attaquer à la violence et à l'hypersexualisation qui prends de la place dans les salles de cinéma?  
 
À mes yeux, on parle beaucoup mais on ne change pas le problème.

Rémy-Paulin Twahirwa, Montréal

12 avril 2008

... alors pourquoi ne pas établir ce fait officiellement et les placer au dessus des lois ? 
 
Ce serait peut-être plus réaliste, non ? 
 
Sauf que ça donnerait des pouvoirs absolument démesurés à des gens vivant de plus en plus dans leur monde imaginaire, créé par ce même pouvoir démesuré. 
 
Quel beau projet de société ce serait pour le 1% ( qui, aux États-Unis, possêde 30% de la richesse, alors que le 80% inférieur de la population, lui, possêde 16% de la richesse ). 
 
Si les gens qui sont plus égaux que la moyenne et qui par dessus le marché sont ceux qui écrivent les lois, ne sont pas capables de se débrouiller pour voir à leurs intérêts alors même que ce sont eux qui écrivent les lois, je ne crois pas que les laisser se placer au dessus des lois ne soit de nature à faire avancer davantage leurs intérêts. 
 
S'ils ne sont pas plus débrouillards, il serait intéressant de se demander comment diable ils sont parvenus à la position qu'ils occupent présentement dans la société. 
 
Merci

Mario Taillon, Montreal

12 avril 2008

Est-ce dire que, s'il avait été au Canada, Stanley Kubrick n'aurait reçu aucun appui financier pour adapter au grand écran le roman de Vladimir Nabokov, Lolita? 
 
Dans un autre registre, je me permets cet autre commentaire. Recruté par Bernard Kouchner pour vendre aux Français les bienfaits de la mission en Afghanistan, le ministre Maxim Bernier va-t-il distribuer des Jos Louis sur les Champs-Élysés? 
 
 

Tom Voeckler, Magog

12 avril 2008

À mon avis, ce projet de loi démontre pertinemment bien l'incapacité de régner de ce gouvernement ; à défaut de se déclarer maître absolu sur le grand Canada, il règne en petit tyran à coup de morale et de loi. « C'est pour le bien des citoyens et citoyennes du Canada », dit-il en souriant presque. C'est à se demander s'il ne définira pas bientôt lui aussi son « axe du mal ». C'est insidieux, mais ça s'inscrit dans le même courant de pensée que celui qui croit qu'avoir un fusil dans sa maison est un moyen de protection efficace. Le parti conservateur n'a-t-il pas aboli le registre des armes à feu tout de suite après son élection, envoyant ainsi – sans scandale – des millions de dollars dans le néant ?  
 
Ce recours à la loi n'est en fait qu'une partie du problème. Lorsque plusieurs personnes se mettent à croire qu'ils savent ce qui est mieux pour moi et la population de ce pays, non seulement cette attitude insulte mon intelligence ainsi que celle de mes concitoyens, mais elle emprunte un chemin dangereux et souvent sans retour quant à son idéologie politique. Sans tomber dans les parallèles faciles, quiconque observe les mouvements politiques remarquera cette même tangente vers la droite avant les grandes guerres et désastres passés connus. 
 
Drôlement, les institutions canadiennes qui financent le cinéma d'ici refusent d'ores et déjà maints projets sans nécessairement évoquer son contenu comme allant « à l'encontre de l'ordre public ». Pourquoi ajouter une couche supplémentaire ? Ce gouvernement a-t-il des idées cachées derrière la tête ? 
 
Il faut à tout prix empêcher ce gouvernement de devenir un jour majoritaire.

Geneviève Prasow, Hull

12 avril 2008

Serions-nous en train de voir poindre la tentation de l'autoritarisme arbitraire. Le totalitarisme Chinois serait-il en train de déteindre sur nos moeurs politiques occidentales depuis que nos gouvernants et hommes d'affaires les fréquentent à l'OMC. Le capital à rendement maximal est beaucoup plus efficace en Chine,hein!? La bas, quand il y a un dissident, on niaise pas avec le « puck » J'entend Elvis Gratton nous dire en regardant ses actions en bourse : « y a pas juste les Amaracain qui l'on l'affaire, les Chênois l'on bin plusse! » 
Devrions-nous mettre la haute finance sous haute surveillance dans les paradis fiscaux, car "l'ordre public" est au bord du KO depuis qu'on leur déroule des tapis de subventions pour les attirer chez nous. Nos institutions sont au bord du chaos J'imagine que par ordre public on entend système judiciaire qui est de moins en moins accessible au commun des mortels de la classe moyenne alors qu'on se définit comme un état de droit, on entend aussi système de santé dont de plus en plus de monde sont exclus, on entend aussi système d'éducation en réforme perpétuel sur sables mouvants. C'est tout comme si nous appliquions des programmes d'ajustement structurels du FMI 
Le parti conservateur, serait-il un gouvernement en effet de serre dans les griffes de l'aigle impérial US? 
Est-ce par sangsure qu'on évite de donner les vraies raisons de notre présence en Afghanistan? Comment peut on croire que l'on tente d'amener la démocratie là-bas, alors qu'on essaie par toutes sortes de ruses de s'en défaire ici en plaçant tout le monde sous surveillance? Cherchez l'erreur 
Est-ce le genre de smarties que Mr. Harper aurait échangé avec G.W.Bush lors de sa rencontre de Montebello et qu'il aurait partagé avec Mme Verner.

Denis Miron, montbeillard

12 avril 2008

Pourquoi devrions nous soutenir des films à tout prix. Pour les valeurs qu`ils projettent en plein écran. Ils projettent pas grands chose. Il anesthésie une population qui devrait aller dehors et planter des arbres. Une population oisive, qui devrait discuter en famille au lieu de se retirer chacun dans leur chambre devant un téléviseur de plus en plus obsolette.

Marjolaine Beausoleil, st-gabriel-de brandon

12 avril 2008

On se soucie tant du Tibet et que la Chine ne se democratise pas d' avantage, en meme temp les Occidentaux font tout pour perdre leur propre democratie, cela me semble vraiment bizare comme evolution. 
Exiger de la Chine et de la Russie et d' autre de suivre le system democratic Occidental tout en emitant les grande Dictature et trasformant l' Occident peutit a petit en Dictature Feodal.... Il faut vraiment ne pas vouloir voir la realitee pour etre si dupe a laisser faire les Dirigent surtout en Amerique du Nord. Et on veut nous faire croire que nous autre Humain sont inteligent. Franchement je prefere etre Singe alors ou Dophin, il me semble bien plus inteligent que nous autre Humain!

Uwe Paschen, Soka, Japon

12 avril 2008

Peut-on vraiment parler de censure ? Personne ne les empêchera de tourner leurs films et de les diffuser, ils devront simplement trouver l'argent ailleurs que dans les poches des contribuables. Par exemple, si je décide de ne pas faire de don au Théâtre du Nouveau Monde, ce n'est en aucun cas un acte de censure. Pourquoi les artistes se considèrent-ils comme une classe d'intouchable à qui tout est dû ?

David Gagnon, Montréal

11 avril 2008

Mr. Roy,  
Si jamais vous, ou un autre journaliste, aviez l'occasion de rencontrer Mme Verner à nouveau sur le même sujet, serait-ce possible de lui demander une liste de projets qui ont étés financé dans le passé quelle refuserait? Il doit y en avoir parce que s'il n'y en a pas, pourquoi dévouer autant de temps et d'argent à s'assurer que quelque chose qui ne s'est jamais produit ne se reproduise plus?

Julien Roberge, Vancouver C.-B.

11 avril 2008

À la base, les explications de la ministre peuvent être convainquantes mais le risque c'est le précédent que créerait l'attribution d'un véto à un groupe à la vision unidimensionnelle. On pourra affirmer haut et fort que l'on fait preuve d'objectivité, il me semble réaliste de croire que l'entourage de la ministre ait une fort propension à partager sa vision de ce qui est moralement acceptable. 
 
Oui c'est une élue et par surcroit elle représente une portion de la population canadienne (la région de Québec). Par contre, les motivations de ses électeurs étaient variables. Peut-être s'il avaient su qu'elle serait mise en charge de la moralité ils auraient voulu en savoir plus sur ses valeurs, son passé, sa vision du monde, etc. Et même s'ils avaient approuvé sa nomination, est-ce que la région de Québec est maintenant en charge de la moralité du pays? (à propos, je suis originaire de Québec) 
 
Censure: Jugement menant à l'interdiction ou au retrait. Voilà une des définition trouvé. Il me semble que l'on sera bien en présence de censure. 
 
Si la ministre désire s'impliquer dans la moralité du pays, peut-être devrait-elle commencer par convaincre son parti de reduire les subventions aux pétrolières du nord de l'Alberta qui détruit l'envirronement et hypothèque le futur de la population locale originelle et de millons de Canadiens. Les bonnes causes ne manque pas!

Julien Roberge, Vancouver, C.-B.

11 avril 2008

On emprisonne, ici au Canada, des gens depuis des années sans les accuser ou tenir un procès, on interdit à des gens de sortir de leur maison, on leur interdit d'utiliser Internet; le CST écoute nos conversations sans détenir de mandat; le fédéral laisse un enfant de 15 ans (au moment de sa capture) croupir à Guantanamo, échange des informations confidentielles avec les USA et le gouvernement décidera arbitrairement (selon la popularité de l'intervention, certains groupes de pression ou le bon vouloir du gouvernement) ce qui est contraire à l'ordre public. Le fédéral se retrouve à la fois juge, partie et exécuteur. N'est-ce pas un conflit d'intérêt ? En outre, il existe déjà dans le Code criminel des dispositions à ce sujet afin d'éviter l'arbitraire du Prince.  
 
Qui se souvient de la Magna Carta ? 
 
Au lieu de faire la leçon à la Chine, les Canadiens devraient regarder dans leur propre cour.

Dennis Neault, Gatineau

11 avril 2008

M. Roy, 
 
Ce projet de loi est-il seulement une question de d'économiser des dollars sur 5 ou 10 films produits annuellement? Les conservateurs croient-ils l'économie générée si importante qu'il sont prêts à affronter l'opinion publique et le milieu de la culture à ce seul profit? Pourquoi instistent-ils sur le flou énorme du projet de loi? À quel profit? Pour qui? Pourquoi?  
 
Je ne peux m'empêcher d'y voir une étape flagrante de contrôle social par l'État. Si l'État peut juger, comme bon lui semble, quelle opinion contrevient à l'ordre public, dans quel secteur autre que le cinéma verrons-nous ce paragraphe si flou transcrit dans un texte de loi? N'est-ce pas le problème de la Chine? Elle décide ce qui est bon pour les chinois - pour l'ordre social - selon les principes de l'État, tout comme les conservateurs voudraient le faire ici?  
 
Mme Verner, accepteriez-vous de me financer si je produis un documentaire dénonçant les pratiques anti-démocratiques du parti Conservateur du Canada? Ou deviendrai-je un dissident étatique? 
 
Le problème est que je sais ce qui est bon pour moi. Je sais la pertinence des films ou documentaires qui remettent nos acquis et moeurs en questions et créent des débats de société. C'est comme ça qu'on évolue. Pas en censurant les gens! Je le sais et je n'ai pas besoin de vous pour m'aider à penser. Car je sais aussi reconnaître les tactiques d'un État qui tente de contrôler sa population, qui instaure des étapes reliées au fascisme et qui promouvoit des institutions de contrôle social via les médias de masse. D'autres se sont essayer avant vous. Vous êtes l'éléphant dans le salon assis sur les épaules d'un énorme éléphant au sud de nous. 
 
Gardez ceci en tête lors des prochaines élections : un vote pour le Parti Conservateur est un vote contre la démocratie et contre le droit de parole. Selon moi, un vote pour Josée Verner est la même chose si elle ne se déttache pas de se projet de loi. 
 
Viens-je de déborder de l'ordre social? Je ne sais plus...

Jean-Francois Ranger, Montréal

2008

2007

2006