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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


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Carnet Gérald Fillion

25 mars 2008

Récession en Ontario?


Les folies des financiers de Wall Street vont contribuer à conduire l'Ontario en récession selon le Mouvement Desjardins. Le Québec évitera la récession de peu grâce aux baisses d'impôts et de taxes et aux investissements dans les infrastructures. En fait, les gouvernements du Québec et du Canada seront responsables de 87 % de la croissance prévue au Québec, croissance projetée de 1,5 % selon la ministre Monique Jérôme-Forget, de 1,2 % selon Desjardins.  
 
L'Ontario, qui n'a pas prévu de grandes annonces pour éviter la récession dans son budget de mardi, n'aura pas la même chance. Pour deux raisons:  
 
- l'industrie nord-américaine de l'automobile, en difficulté depuis plusieurs années, est en restructuration, et l'Ontario y goûte; 
- l'Ontario dépend en grande partie de ses exportations vers les États-Unis, plus que le Québec. 
 
Les économistes du Mouvement Desjardins affirment que le solde commercial canadien négatif en 2007 représente « la performance la plus médiocre de l'industrie automobile depuis 1979 ». Il pourrait se passer beaucoup de temps avant que la situation ne se redresse. La demande américaine fléchit alors que plusieurs pans de l'économie des États-Unis sont affectés par la crise du crédit. Une statistique et un indice sont d'ailleurs venus confirmer encore le ralentissement américain mardi. La valeur des maisons a chuté de 11,4 % en janvier, la plus forte baisse depuis 1987. Et l'indice de confiance des consommateurs est à son plus bas en 5 ans, mauvaise nouvelle dans une économie dont 70 % du PIB dépend de la consommation (et donc de la confiance des Américains dans leur possibilité financière).  
 
Assez, les folies... (bis) 
 
Plusieurs analystes américains n'hésitent plus à le dire: le laisser-faire dans le monde financier ne peut plus durer. L'une des analyses les plus instructives à ce sujet a été publiée dans l'édition du New York Times de vendredi dernier (21 mars). Le chroniqueur et économiste Paul Krugman écrit que « la crise bancaire des années 30 nous a montré que des marchés financiers non réglementés et sans supervision peuvent se retrouver facilement dans une situation catastrophique ». Il n'hésite pas à se rappeler la crise de 1929 affirmant que « nous avons choisi d'oublier ce qui s'est passé dans les années 30 et nous avons refusé aussi d'apprendre des erreurs de l'histoire. Et, aujourd'hui, nous les répétons encore ». 
 
Il est important de faire le lien entre les manoeuvres de Wall Street et l'économie. La création de produits complexes et l'offre de prêts hypothécaires à des familles qui n'avaient pas les moyens d'avoir accès à du crédit ont mené à la fragilisation des marchés et au resserrement du crédit en général. Les banques ont été affectées, les investisseurs ont été touchés, le système financier a besoin de liquidités pour relancer la vente et l'achat des produits, ce qui nécessite l'intervention des banques centrales. Cette situation s'est répercutée sur l'offre de prêts, sur les besoins d'emprunts, sur la confiance des consommateurs et sur la demande en général. Et, c'est donc des travailleurs, des épargnants, des millions de personnes qui sont déstabilisées aujourd'hui par les élucubrations des financiers créatifs.  
 
Les actions à prendre 
 
La confiance des consommateurs chute. La confiance des épargnants est sérieusement ébranlée. Et les marchés financiers ne font rien pour rassurer actionnaires, clients et citoyens. Pour réparer le gâchis, pour éviter surtout qu'une nouvelle crise ne survienne, des économistes et des congressistes à Washington proposent :  
 
- qu'on encadre le travail des courtiers hypothécaires qui ont voulu profiter de centaines de milliers de familles en leur offrant des prêts impossibles à rembourser; 
- qu'on encadre les transactions effectuées par différentes institutions financières (peu importe le type d'institutions) sur toute une série de produits risqués; 
- qu'on surveille le travail des agences de crédit qui ont démontré un enthousiasme douteux quant à la solidité des titres adossés aux prêts hypothécaires à risque; 
- qu'on surveille aussi les informations que fournissent les courtiers hypothécaires dans le processus d'offres de prêts hypothécaires. 
 
L'ex-président de la Réserve fédérale américaine Alan Greenspan n'a jamais été un adepte de la réglementation des marchés. Et il avait déjà décrit les prêts hypothécaires à risque comme étant sûrs et valables. Quand c'est l'un des personnages les plus crédibles de l'économie qui vous le dit, vous avez tendance à le croire, non?

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. De 2004 à 2006, il a animé l'émission Capital Actions, où ont été abordés plusieurs enjeux socio-économiques: vieillissement de la population, dette publique, impact des réductions des émissions de gaz à effet de serre sur l'économie, etc. Il y a reçu Henri-Paul Rousseau, Sir Richard Branson, Jacques Séguéla, Thierry Vandal, Frank Dottori, Éric Laurent, Laurent Beaudoin, Stephen Jarislowsky et Lino Saputo fils, pour ne nommer que ceux-là! 
 
De 2001 à 2004, Gérald a été journaliste-annonceur à la Bourse de Toronto, d'où il présentait les nouvelles économiques. Avant de se joindre à la Société, il a couvert les nouvelles internationales et économiques à TVA. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal. 
 
On peut le voir du lundi au vendredi au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et à 22 h HE à la première chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE) et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30 HE). On peut aussi l'entendre à 18 h 30 à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

27 mars 2008

Bonjour M. Fillion, 
 
Suite à votre commentaire qui part de la conséquence (récession en Ontario) à la source (crise du crédit aux USA) et les moyens interventionismes que nous devons prendre. 
 
Depuis le début du capitalisme à la fin du 18e siècle, les gens sont exploités. 
 
Il y a eu des révolutions, les mouvements ouvriers, le socialisme, etc. Ces mouvements ont fini par s'écrasé. Les entreprises coloniales européennes utilisaient la SCIENCE pour faire croire aux gens du bienfait de leur mission en Afrique. On a inventé le racisme pour tasser les noirs et faire croire qu'ils étaient inférieurs... 
 
Aujourd'hui, la même histoire se répète encore mais sur une plus haute fréquence. On a inventé le LIBRE_ÉCHANGE et la MONDIALISATION qui sont supposés régler tous nos problèmes...  
 
Les dindons de la farce sont les ouvriers asiatiques et sud américains qui ne savent pas qu'ils ont des droits. Nous aussi en donnant le droit aux multinationales d'exploiter nos richesses. C'est encore nous, qui donne le droit à nos banques et substituts de s'enrichir defacto en spéculant sur notre consommation future et nos portefeuilles de prêts.  
 
Nos gouvernements sont envahis par des lobbies aussi puissant que des pays comme Wall Mart ou Microsoft. Maintenant nous sommes divisés par des pays et des oceans. 
 
The Economist a raison : l'idéal serait, bien entendu, d'avoir des entreprises "décentes" et des gouvernements courageux. Mais peu le sont. Dès lors, pourquoi ne pas mettre dans le capitalisme un peu de compassion, avec des garde-fous ? C'est américain ? Oui. C'est utile ? Probablement. Le pire à en attendre serait un effet de baume. Le mieux serait un début du retour de la morale. 
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.01.05

Jean-Francois Simard, Gatineau

27 mars 2008

Je remarque que peu d'entre vous ont des inquietudes faces a une Ontario moins forte economiquement, voire a ce qu'elle ne pait plus de perequation. Quelles seraient les consequences sur les 9 autres provinces? La C.-B., L'Alberta et la Saskatchewan ont beau etre des provinces riches, reste qu'elles n'ont pas la capacite financiere de subventionner les 7 autres provinces, surtout si on inclut l'Ontario qui est un gros morceau. Devrons-nous repenser au calcul de la perequation? Que pensez-vous de Jim Flaherty qui faisait pression sur Queen's Park? D'un cote, oui tous les Canadiens gagnent d'avoir une Ontario forte, mais reste que c'est l'Ontario, et le ministre provincial a le droit de prendre les decisions qu'il veut pour sa province.  
 
Je comparerais un peu les regles du marche financier avec les regles d'inspection des aliments Canada. On pourrait laisser le marche regler le prix/qualite des aliments, mais les regles en vigueur permettent d'assurer une securite et une confiance de la part du consommateur car ce qu'ils mangent rejoint un minimum de regles de securite. De telles regles dans le secteur financier pourraient avoir un tel impact, en autant qu'elles ne soient pas trop restrictives.

Mathieu Spenard, North Vancouver, C.-B.

27 mars 2008

À Mr Brasseur: 
 
Mais la voila enfin la solution à tous les problèmes de ce monde. Abolissons ces lois toutes plus inutiles les unes que les autres! Les plus forts pourront enfin bouffer les plus faibles et cette classe sociale disparaîtra. Enfin les capitaliste auront triomphé. 
 
Honêtement, elle est bien belle cette théorie de la "main invisible" qui guiderait les marchers et qui ferait en sorte que ces derniers soient capables de s'autoréguler. Toutefois, le principal pré requis pour que cela fonctionne est que les marchers soient efficace et le problème, c'est qu'ils ne le sont pas. Tous n'ont pas accès aux mêmes informations stratégiques et la nature fondamentalement égoïste de l'humain biaisent les décisions. Partout où il y a de l'Argent à faire, certains ne se gèneront pas pour y aller au détriment des autres. 
 
Il y a aussi le mythe de la croissance à tout prix dans un système où les ressources sont finies. De plus en plus, wall street doit être imaginative pour générer cette croissance et les résultats sont de plus en plus douteux. J'ai bien hâte que quelqu'un m'explique comment le système actuel pourra composer avec la finitude des ressources... 
 
Est-ce que l'état doit encadrer? Oui. C'est la seule instance, bien qu'imparfaite, qui a encore comme mandat de défendre les citoyens.

Louis Fortin, Montréal

27 mars 2008

Ajout d'information:  
 
Dans le Wall Street Journal de ce matin, il faut lire l'article coiffé du titre « Ten Days That Changed Capitalism » (Dix jours qui ont changé le capitalisme). Je traduis librement: « On se rappellera des 10 derniers jours comme étant le moment où le gouvernement américain a décidé d'effacer un demi-siècle de règles (du marché) pour sauver le capitalisme américain de l'effondrement. [...] C'est une administration républicaine [...] qui est en train de nous montrer qu'elle ne croit plus que le marché peut se sortir lui-même de ce gâchis. ».

Gérald Fillion, Montréal

27 mars 2008

Mais qui donc tire les ficelles de l'économie? Je me le demande. Je viens de tomber sur un documentaire fort intéressant qui s'intitule The Money Masters, il a été fait dans les années 90 et relate l'histoire de la monnaie mondiale. 
 
En fait, l'histoire n'est véritable que pour ceux qui la vivent et la racontent, ensuite les historiens la manipule. Les gagnants des guerres ont toujours le dessus puisqu'en remportant la victoire ils prennent le pouvoir de détruire l'histoire du vaincu.  
 
Bref, ce documentaire fait état des Money Changers dans l'histoire. Personnellement je ne connaissais pas les Rothschilds, pourtant c'est l'une des familles les plus puissantes du monde, celle qui sont capable de financer les DEUX côtés d'une guerre; Napoléon contre Wellington à Waterloo par exemple. 
 
Les maitres du monde sont les banquiers, les investisseurs de Wall Street sont leurs marionnettes, et les gens normaux sont écrasé et floué par l'inflation et les récessions. Tout est orchestré par une classe de gens d'affaire pour qui la politique s'achète légalement grâce aux contacts, aux lobbies et aux faveurs personnelles. 
 
Le Federal Reserve appartient à qui? Posez-vous la question. Même chose pour la Banque de Canada. N'oubliez pas que la Fed ne fait pas seulement indiquer le taux directeur, elle imprime l'argent! Elle peut faire contracter ou dilater l'argent en circulation. Ce sont les banques centrales, corporations privées, qui font tourner ou tomber l'économie. 
 
La crise du crédit peut elle avoir été créé par un groupe de personne qui ont beaucoup d'influence? Ils ont créé le PCCAA et l'ont louangé aux "petits" banquiers, qui à leur tour ont tombé dans le panneau?  
 
L'information circule, la confiance des gens ordinaires varie, les marchés bougent et tout le reste en découle... flambé des prix des ressources, or, vente d'automobile, etc... Tout ceci n'est pas des causes, mais plutôt des conséquences de décisions soigneusement organisées par les banquiers qui en ressortiront toujours plus riches.

Simon Milhomme, Montréal

26 mars 2008

Pas facile d'imaginer le marché sans règlement, sans foi ni loi...pas plus facile d'imaginer une route nationale sans limite de vitesse et ...une partie de hochey dans les ligues majeures sans arbitre, La liberté de quelques-uns s'impose toujours pour opprimer celle des autres, Les lois sont là pour nous permettre de vivre ensemble. Enlevons les lois, ( c.a.d moins d'état,moins de gouvernance) comme la dogmatique néolibérale tente de nous faire croire depuis les années 80 et nous aboutissons à tous ces crises économiques et sociales épouvantables dans les pays du sud...Enlevons les lois et Gargantua se servira d'abord et comme toujours en premier et les moins nantis se chicaneront pour les miettes qui tomberont en bas de la table. 
 
Chez nos voisins du sud, la loi du marché ressemble de plus en plus à une machine de guerre, un produit dérivé de l'industrie pétrolière et son influence se fait sentir jusque chez nous à Ottawa 
 
Il n'est pas bon pour l'homme qui vit en société de n'avoir qu'une seule loi, une seule pensée 
 
L'autorégulation du marché est un leurre de la « théologie capitaliste ».(R.Pétrella) 
 
Sans balises, sans règle et sans loi, c'est le chaos total dans l'open bar. Heureusement, je n'ai pas de poignée de valise de visser dans le dos. Adeptes du laisser-faire, laisser faire ceux qui ont conscience de la responsabilité de leurs actions,et l'ensemble de la société ne s'en portera que mieux. 
L'économie de marché serait bien le seul endroit qui n'a pas besoin de règle...Même au paquet voleur, il est nécessaire d'avoir des règles pour jouer.

Denis Miron, Montbeillard

26 mars 2008

RÉPONSE à Pierre Brasseur : si Paul Krugman ne vous plaît pas, je vous invite à visiter votre kiosque à journaux préféré et à consulter l'une des revues spécialisées en économie et en finance aux États-Unis, The Economist ou Business Week par exemple. Lisez le NY Times ou le Wall Street Journal et vous trouverez également des articles portant sur le tort qu'ont fait les financiers de Wall Street au capitalisme, au système financier et à la confiance des consommateurs et des épargnants. Refuser de reconnaître que le système a besoin d'être corrigé, c'est porter des lunettes roses. Mais, je respecte votre point de vue.

Gérald Fillion, Montréal

26 mars 2008

Mr. Brasseur je vous invite a reetudier l' Histoire du 19 eme et 20 eme siecle de maniere un peut plus objective et auto critic! les regle et restriction mise en place dans le monde financier ne le furent qu' apret le debut de la crise mais deja trop tard pour avoir un impacte! La dereglementation et l'arrogance Nord Americain apret la chute de l' URSS sont se qui nous ammene une foit de plus dans une crise majeur, les nouvelles regle qui seront mis en place d'ici un ou deux ans seront a nouveaus trop tard! Malleureusement que peut de monde semble pouvoir aprendre de notre Histoire Humaine. Il serais grand temp que les creacier de L' Amerique du Nord exige d' etre rembourcer par celle ci! La Chine, l' Europe, l' Arabie, le Japon pour ne nomer que les plus important creacier de l' Amerique du Nord devrais metre fin a cette follie du Capitalisme sauvage qui ne vie que par la mercie et le credit du reste du Monde!

Uwe Paschen, Soka, Japon

26 mars 2008

Paul Krugman contre le laisser-faire, wow, quelle surprise!!! 
 
Franchement, le contraire serait aussi surprenant que de voir Fidel Castro se joindre à l'institut Fraser!!! 
 
Et puis parlons-en des années 30. Ce qui avait précipité, aggravé et prolongé la grande dépression c'est justement le protectionnisme et l'étatisme tout azimut qui culmina dans sa forme la plus virulente avec les régimes fascistes et communistes puis la seconde guerre mondiale. 
 
Il est paradoxal que cette crise qui fut causée avant tout par l'intervention des états dans l'économie soit aujourd'hui devenu un des nombreux mythes prétendant symboliser l'échec du capitalisme et qui sert à justifier l'étatisme. 
 
Mais ne comptez surtout pas sur nos brillants journalistes pour vous aider à le comprendre... 
 
En fait ce n'est pas moins mais plus de laisser faire qu'il faudrait, en particulier il faudrait que les banques centrales cessent d'intervenir dans l'économie avec leur politiques inflationnistes qui favorisent la formation de bulles. 
 
Ceci dit il ne faut pas dramatiser non plus, certes le prix des maisons baisse (et il baissera probablement ici aussi) mais cela fait des années qu'il augmentait. Une baisse de 20% est mois dramatique si elle est précédée d'une hausse de 80%! 
 
Le vrai drame serait que des crises comme celle-ci servent de prétexte au retour en force de l'étatisme et à une répétition (d'autant plus stupide) des douloureux échecs du passé. Le vrai drame en fin de compte serait qu'on suive les conseils de gens comme Paul Krugman et Gérald Fillion.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

26 mars 2008

Fallait bien s'y attendre avec la libération des marchés laissé libre entre les mains de gens dont le profits à tout pris est leur dieu. La dérèglementation, la privatisation de tout au nom du capitaliste sauvage a et aura toujours des conséquences facheuses pour la classe moyenne et les pauvres gens ordinaires. 
Les gouvernements vendent, privatisent tout ce qui est rentable, baissent les taxes et impôts des banques, pétrolières, assureurs, subventionnent l'entreprise privé, abolissent ou ferment les yeux sur les contrôles pour le privé. On fait affaire avec le privé PPP pour construire des méga hopitaux, des ponts et routes pour encore des profits aux amis et la classe de privilégiers. 
On favorise la spéculation au lieu de vivre sur le réel, ils viennent en aide à coup de milliards aux institutions qui ont volés les gens avec des prêts qui n'ont pas d'allures. Profits à tout pris et nous avons eux droit à des Enron, Norbourg , Bear Stearns et vous devez vous souvenir des milliards que les frères Reithmans ont recus des banques pour leur gouffe dans l'immobilier. Quand le consil du patronat et Fortin parlent de baisses d'impôts et de taxes bien dites vous bien que ce n'est pas à notre avantage mais bien pour les grosses fortunes de ce monde. Eux siffonnent nos taxes et ne veulent pas de contrôles sur leur libre agissesements. Wall Street va mettre au chomage 20,000 personnes sous peu (Huffington Post) et les banquiers ne veulent pas que les épargnants retirent leur argent des banques: faut le faire. 
Ca va pire que l'on nous laisse savoir mais le mensonge et les cachotteries sont de mises. 
La débandade financière se poursuivra ici avec des gouvernements comme harper qui immite tout sur le capitaliste américain à la bush. S'il veulent la libre entreprise, le capital;iste sauvage bien c'est à nous d'élire des gouvernements pour le peuple et des laisser perdre leurs chemises car de toute facon, le peuple va en souffrir quoi qu'il arrive!

Richard Denis, Montréal

25 mars 2008

Les économies basées sur la spéculation du milieu boursier ne peuvent faire autrement que subir des conséquences cycliques. Les valeurs inscrites à la bourse ne représentent pas la rentabilité, mais plutôt le potentiel de valeur de l'action. Il serait plus avangardiste d'ajuster nos systèmes fiscaux comme le font maintenant certains pays européens, en favorisant l'investissement massif dans les PME. Favorisant ainsi une économie dont l'impact social sera aussi valorisé

Jean Lafleur, montreal

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