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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


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Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Carnet Gérald Fillion

18 mars 2008

Assez, les folies!


Depuis des années, les banques et les firmes d'investissement font de l'argent comme de l'eau. Les frais de transaction, les rendements sur les placements, les produits dérivés, les fonds de couverture, la spéculation, tout est payant depuis cinq ans et ils sont des milliers à avoir profité de la situation à Wall Street. C'est donc avec stupeur et étonnement que nous apprenons qu'à la première vraie crise, une grande firme de courtage de New York, la société Bear Stearns, passe à un cheveu de la faillite. Ce qui vient d'arriver est unique et inquiétant. 
 
« Nous allons nous rappeler de cette journée où Bear Stearns a été vendue pour une bouchée de pain », disait le stratège Vincent Delisle lundi à notre micro. C'est le moins qu'on puisse dire. La banque d'investissement a été vendue à 2 $ l'action dimanche après-midi à JP Morgan Chase, alors qu'elle valait 30 $ vendredi et 50 $ en début de semaine. Bear Stearns manquait de liquidités, et sous la pression de la Réserve fédérale et de l'administration Bush, l'entreprise a accepté le plan de sauvetage à rabais de JP Morgan.  
 
Cela dit, Vincent Delisle est d'avis que « c'est probablement le point culminant de cette crise ». Autrement dit, nous sommes actuellement dans l'oeil du cyclone. La crise du crédit qui fait rage depuis l'été dernier vient d'atteindre un point que les autorités de Washington souhaitaient éviter: des institutions financières manquent de liquidités et l'échafaudage financier qu'elles ont dressé commence à s'effondrer comme un château de cartes.  
 
Justement, pour éviter un affaissement du système financier américain, la banque centrale et le département du Trésor ont décidé de servir de filet. Il en va de la crédibilité du marché financier américain et, en fin de compte, pensons-y bien, du maintien de la première économie mondiale. 
 
Cupidité, la suite...  
 
Ce qui est étrange dans toute cette affaire, c'est que les malheurs des financiers ont été provoqués par les financiers eux-mêmes. Et la survie de leur train de vie ne dépend que de leur capacité à reconnaître leurs erreurs, à les réparer, les oublier et les remplacer par des pratiques transparentes et acceptables. L'économiste en chef de la Banque Nationale Clément Gignac, qui possède tout un panier d'expressions colorées, en a une qui illustre bien ce qui se passe présentement sur les marchés financiers: « Il vente fort... »  
 
Oui, c'est vrai, le vent est fort. Et pourquoi donc? Parce que des financiers de Wall Street et sans doute plusieurs aussi de Bay Street à Toronto ont inventé, dans les dernières années, toute une série d'outils financiers plus originaux et créatifs les uns que les autres. Ils avaient pour but d'offrir différentes protections aux investisseurs, mais aussi de faire un peu plus d'argent, encore et encore.  
 
La course aux rendements a mené à la mise sur pied de produits spéculatifs et des entreprises se sont spécialisées dans le crédit risqué. Ils ont ouvert les goussets de leurs bourses à des gens qui n'avaient pas les moyens de payer selon les normes habituelles, en échange de taux d'intérêt astronomiques.  
 
Aujourd'hui, les banques centrales et les gouvernements, même les plus à droite, volent au secours des marchés et du secteur privé. Autre épisode dans la vie des gens cupides...  
 
Un mot sur Jacques Ménard 
 
Le patron de BMO Québec vient de publier un livre: Si on s'y mettait... Il s'agit d'un pamphlet en faveur de l'abandon de plusieurs pans de ce qu'on appelle le modèle québécois. Dans la foulée d'Alain Dubuc, mais sans rien ajouter de très neuf, Jacques Ménard dresse un constat sévère de la situation socio-économique du Québec en affirmant qu'il « se complaît dans la médiocrité », qu'il est « frileux », « pauvre ».  
 
Il s'en prend aux « leaders syndicaux », aux « groupes de pression », à la « gaugauche », qui occupent trop d'espace médiatique à son avis. Ses propositions ressemblent à celles des « lucides »: taxer la consommation, baisser les impôts des particuliers et des entreprises, augmenter les tarifs d'électricité, doubler les frais de scolarité, augmenter l'âge de la retraite à 67 ans. Et il souhaite qu'on s'inspire des succès économiques de l'Irlande.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca
Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. De 2004 à 2006, il a animé l'émission Capital Actions, où ont été abordés plusieurs enjeux socio-économiques: vieillissement de la population, dette publique, impact des réductions des émissions de gaz à effet de serre sur l'économie, etc. Il y a reçu Henri-Paul Rousseau, Sir Richard Branson, Jacques Séguéla, Thierry Vandal, Frank Dottori, Éric Laurent, Laurent Beaudoin, Stephen Jarislowsky et Lino Saputo fils, pour ne nommer que ceux-là! 
 
De 2001 à 2004, Gérald a été journaliste-annonceur à la Bourse de Toronto, d'où il présentait les nouvelles économiques. Avant de se joindre à la Société, il a couvert les nouvelles internationales et économiques à TVA. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal. 
 
On peut le voir du lundi au vendredi au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et à 22 h HE à la première chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE) et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30 HE). On peut aussi l'entendre à 18 h 30 à L'heure des comptes et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

20 mars 2008

@ M. L'Italien, si je peux me permettre. 
 
En tout respect, et à mon très humble avis d'économiste très ordinaire, la vulgate néo-marxiste et/ou paléo-keynésienne dont vous vous faites le promoteur ne résiste pas à l'analyse. Les trente glorieuses sont d'abord, il me semble, le résultat des avancées technologiques militaires et de ce que les femmes aient massivement investi le marché du travail. C'est d'ailleurs ce qui a rendu nettement moins coûteux d'instaurer le "système" dont vous parlez. Mais "toutes les statistiques" ne peuvent nous indiquer où est la cause et où est la conséquence - ça, c'est le boulot de la théorie.  
 
Quant à vos "managers apatrides", sauf grave méprise de ma part encore une fois, ce sont des boucs émissaires inventés par Lénine et consorts et qui mettent peut-être du piment dans les conversations tardives, mais qui ne s'enrichissent qu'à charge de ce que nous préférions prendre moins de risques qu'eux, et recevoir plutôt un chèque aux deux semaines qui permette de remplir le frigo et de payer son hypothèque. Je ne connais pas de loi de la jungle qui offre pareille sécurité, pour tout dire.  
 
Enfin, coordonner de manière délibérée les projets de vie de 6 milliards de personnes, en ce monde fini et fragile comme vous dites, n'est pas une tâche humainement faisable, et l'incertitude inhérente à cette complexité est non seulement compatible avec une division du travail où certains spéculent plus que d'autres, mais elle l'exige. Ceci dit, ni M. Fortin ni moi-même n'avons, que je sache, nié que le contrôle de certains excès soit néanmoins tout-à-fait justifiable. C'est autre chose, à l'évidence, que d'imaginer que les gouvernements pourraient régler les problèmes de l'humanité en quelques coups de baguette magique. Enfin, j'ai peut-être juste mal vieilli.

Yvan St-Pierre, Lanaudière

20 mars 2008

Ne vous en déplaise la "course aux rendement" n'est pas prête de s'achever. Pas avec le vieillissement de la population et des millions de baby-boomers en occident qui prendront leur retraite d'ici quelques années et qui désirent maximiser leurs rentes via leurs investissements ou leur fonds de retraite. 
 
Cette "course" est probablement aussi partiellement responsable du boom immobilier mondial des dernières années. Certes les bas taux d'intérêt (possible entre autre grâce à l'influence désinflationniste de la production chinoise) y sont pour quelque chose. Mais aussi, dans un marché haussier, beaucoup perçoivent leur maison et l'immobilier comme un investissement en vue de leur retraite.  
 
Il y a quelque chose de profondément illogique là dedans car si ces gens désirent profiter de leur investissement ils devront vendre et génération oblige ils vendront à peu près en même temps, or un marché de vendeurs sera forcément un marché baissier...  
 
A cause de sa forte concentration de baby boomers le Québec est particulièrement vulnérable. 
 
Sans oublier que l'inflation menace partout en occident à cause de plusieurs facteurs: la réduction de l'influence désinflationniste de la mondialisation, les pénuries de main-d'oeuvre dues au vieillissement et les charges qui augmentent sans cesse dans un état providence à bout de souffle. 
 
Or qui dit inflation dit à terme hausse des taux d'intérêt. Voila qui n'aidera sûrement pas non plus le marché des maisons. 
 
Je crains que la culbute actuelle du secteur immobilier aux USA n'est qu'un précurseur de choses à venir beaucoup plus graves chez nous et ailleurs. 
 
Quand je vois des gens payer $200,000 pour des semi-détachés en banlieue de Montréal et ensuite tout excités de voir les prix continuer à grimper... 
 
Pendant ce temps des "analystes" et la SCHL nous disent que tout est "ben correct", que le marché canadien est viable. 
 
Mon oeil! 
 
On nage en pleine bulle et on en a plus pour bien longtemps avant que ça pète!

Pierre Brasseur, Vaudreuil

20 mars 2008

Les vieux partis n'ont plus de réactions face à l'avenir,quoiqu'ils en diront.Le fait est que leurs modes de fonctionnements et leurs visions sont complètement déconnecter de ce qui nous attends et ce, quand ils savent très bien que leurs plans économiques ne peuvent tout simplement plus cadrer dans la réalité d'aujoud'hui.Mais personnes de ces vieux partis n'osent mettrent les culottes du Visionnaire que nous avons besoin.Donc,l'inertie est de mise.Une petite annonce par ci par là,c'est tout.M.Filion,il me seble que c'est simplement un virage en profondeur pour une économie destructrice qui n'a tout simplement plus de bon sang,nous nous tuons à petit feu,et ça,tout le monde le sait.D'ou le virage,qui est amorcé,disons-le,pour une économie Verte ou si vous voulez,plus saine pour tout le monde et notre planète.Merci!

Yves Filiatrault, Lac Vert, Ste-Véronique

20 mars 2008

Toutes les statistiques montrent que les Trente glorieuses (1945-1975) ont connu le plus haut taux de croissance de l'économie réelle de l'histoire, et ce grâce à un système qui favorisait les investissements dans la circulation industrielle et décourageait les pratiques spéculatives (on se souviendra du mot d'ordre "il faut euthanasier le rentier", qui était la sagesse de l'après 1929). La liquidité, le transfert de risque et l'anticipation, comme le défend Monsieur Fortin, sont les faire-valoir d'une strate de managers apatrides qui "écrèment" les économies nationales et ruinent progressivement ceux qui travaillent. La question est pour combien de temps encore pourront-ils faire passer leurs intérêts particuliers pour l'intérêt général ? Les salaires faramineux des pdg, les licenciements massifs, les dépressions boursières, l'inflation galopante, les salaires qui stagnent et le "junk credit" qui explose vont produire des contradictions sociales bientôt ingérables. La spéculation à grande échelle, laissée à elle-même comme c'est le cas depuis les années 90, n'est plus compatible avec notre monde fini et fragile.

François L'Italien, Québec

20 mars 2008

Petite correction pour M. Vachon de Longueuil. Il y a 6-7 mois, l'or transigeait autour de 650$. Il faut remonter a octobre 2005 pour voir l'or a 450$.

Maxime Fortin, Londres

20 mars 2008

Parmi les suggestions des "lucides", celle qui m'apparaît comme la plus souhaitable est de taxer davantage la consommation... puisque le citoyen s'est métamorphosé en consommateur. Cela lui permettrait de participer plus adéquatement à la "Cité"...

Luc Brassard, Sept-Îles

20 mars 2008

Nous témoignons de la fin d'une époque, la fin d'un "systême" économique. La question sous-jacente à cette tragédie est de savoir quel système remplacera le défunt? 
 
Sommes-nous prêts à avouer que Lyndon LaRouche a eu raison depuis plus de trente en estimant que le système était vaincu d'avance? 
 
À quand le débat public (sur les chaînes publiques) sur la réorganisation du système? 
 
L'économiste italien Guilio Tremonti électrise tout l'Italie et le monde avec son appel pour une nouvelle conférence internationale de Bretton Woods afin de rétablir un système monétaire international de taux de changes fixes. Ancien ministre de l'économie, Giulio Tremonti est vice-président de la Chambre des députés en Italie. 
 
Sans une telle réorganisation du système, comment investir à long terme dans nos infrastructures? Nous avons besoins de taux fixes afin de budgéter sur le long terme sans avoir à risquer la "faillite" en étant l'otage des fluctuations instables de la "main invisible".

Luc Trudel, Ottawa

19 mars 2008

Peu de gens le savent, mais le problème a commencer il y a environs 100 ans, au tournant des années '20, la réserve fédérale Américaine à passer une loi ( sa loi ) que la maison blanche n'a pas eu vraiment le choix d'accepter...Les banques et autres institutions financières peuvent émettre des prèts 10 fois supérieurs à leurs actifs ( liquidités ) ex: une petite banque des U.S. qui à des actifs de 100 millions peut émettre des prèts jusqu'à 1 milliard, c'est super pour eux...ils font de l'intéret sur de l'argent virtuel, à l'époque il y avait un seul hic! si tout les épargnants veulent sortir leur argents en meme temps...gros problème!!! Mais je ne crois pas que c'est arriver dans l'histoire, ce qui arrive aujourd'hui est différent mais découle de la meme souche...une trop grande avidité...trop d'argent virtuel...trop de nouvelles plateforme exotiques à l'investissement...le tout basé sur de l'air sur de la spéculation...le système tiens bon mais le ' vent fort ' actuel est là pour le démontrer. 
Regardez le prix de l'or, il y a 6-7 mois il était à 450$ l'once, aujourd'hui...1000$ c'est pas normal ( vous devriez faire un carnet là dessus M. Fillion ) et la FED. qui abaisse son taux directeur d'un autre .75 % ...nous sommes réellement dans la tourmente  
s.v.p. payons nos prèts et minimisons notre crédit, à long terme c'est la seule façon de s'en sortir...

Jean-François Vachon, Longueuil

19 mars 2008

"Les parieurs, les spéculateurs, ce sont eux qui chavirent les marchés", dixit M. Fillion. Il faut quand faire attention a ne pas generaliser quand on fait de telles affirmations. Parlons un peu des avantages que les speculateurs nous procurent. 
 
Liquidite. Pour permettre les flux de capitaux importants que l'on connait ces dernieres annees, a travers plusieurs marches/regions sur plusieurs classes d'actifs, il est important d'avoir un grand nombre de participants afin de minimiser les couts de transaction et de s'assurer qu'un prix "juste" existe. Les speculateurs (parfois arbitrageurs dans ce contexte) sont les bienvenus et sont remuneres pour la liquidite qu'ils fournissent. 
 
Transfert de risque. Exemple typique: un fermier producteur de mais peut s'assurer du prix qu'il obtiendra pour sa prochaine recolte en transigeant sur le marche des futurs, parfois contre un speculateur qui croit que le prix du mais va augmenter. Le fermier n'a plus aucun risque (sauf meteorologiques et la encore, il y a moyen de se proteger). Si le speculateur en tire profit, tant mieux pour lui, mais rien n'est garanti. 
 
Anticipation: Prenons le cas du petrole et encore une fois l'impact du marche des futurs. Le fait d'avoir un marche tres liquide ou transigent les speculateurs, les gouvernements et les entreprises petrolieres permet une transition du prix de l'essence a la pompe plus "smooth" qu'elle le serait si ces marches n'existaient pas. Les speculateurs essaient d'anticiper les prix futurs du petrole (qui seront ulterieurement regis par les lois d'offre et de la demande) et encore une fois, ce n'est pas de l'argent gagne facilement, ils prennent de gros risques. 
 
Au final je suis bien d'accord pour dire que dans certaines situations la speculation excessive existe et est nocive, mais la speculation en soit n'est pas une mauvaise chose.

Maxime Fortin, Londres

19 mars 2008

M Fillion, 
 
Vous dites que le commun des mortels n'arrive plus a comprendre les marchés qui fillent a vive allure, alors qu'en fait il n'y a rien à y comprendre. L'explosion des bénéfices que nous avons connu lors des dernières années (depuis 1990 plus particulièrement) résulte de la contruction de bulles d'investissements qui se construisent sur la spéculation d'une économie artificielle. Le bon vouloir et la confiance aveugle des banques d'investissements résulte en des stratagèmes qui, si bien compris par le commun des mortels, ferait frémir les plus audacieux. Le concept de "leverage", c-a-d le jeux de roulette russe de multiplier la mise de 30X, 50X ou même 100X (investir à crédit, a toute fin pratique) est aujourd'hui l'arme de destruction massive qui commence a avoir un effet dévastateur et qui ne pourra être arrêté ou corrigé. Un économiste américain (Nouriel Roubini) parlent de la possibilité de 800 trillions de dollars qui seraient investis dans ce système bancaire parralèle non-règlementé. Investir 1 million$, pour jouer 100 millions$.. si le fond rapporte 1%, on double la mise. Si celui-ci perd 1 %, on perd tout. Tel est construit ce système, dans un environnement ou la cupidité des investisseurs laisse entrevoir que la croissance doit être infini. La tempête ne fait que commencer.

Alain Boulianne, Le Bic

19 mars 2008

Le 10 Mars sur ce carnet, j'ai abordé le model de fiscalité Irlandais qui serait un levier économique pour le Québec. Les avantages du modèle Anglo-Saxon c'est que son implantation serait plus facile dans notre cas car le système de gouvernance ressemble au notre.  
 
Il est aussi facile de trouvé une recette bien prête et l'appliqué. À chaque pays sa spécificité et le Québec ne fait pas exception. Nos choix de sociétés et le paysage économique ne sont pas forcément les mêmes. Il faudrait regarder du coté des Pays-Bas.  
 
En effet nous avons beaucoup ressemblance : Climat, ressources naturelles, potentielle éolien... de même pour les choix de société comme l'éducation, et la santé. 
 
Pourquoi pas prendre le meilleur des deux et appliqué notre propre recette?

Amine Ennouri, Verdun

19 mars 2008

M. Ménard, qui était à la tête du groupe qui s'est fait voler les Expos comme des amateurs, n'a pas trop de leçons à donner aux autres. Ces bons hommes d'affaire qui dînent chez toqué en veulent toujours plus et occupent déjà trop d'espace médiatique. Ils passent aussi leurs messages hypocritement par exemple par les pseudos études du très pompeux institut économique de Montréal. Et quand ça va mal, les 2 gouvernements, donc nos impôts, sont toujours là pour réparer les pots cassés, encore de la faute des syndicats. Tout ce qui les intéressent, c'est les profits à faire avec le système de santé et les contrats de consultations avec les gouvernements et autres postes canada et Hydro Québec. Qu'ils arrivent avec des projets intéressants et le peuple suivra assez vite.

Gille Tremblay, Laval

19 mars 2008

@ M. Fillion 
 
Je respecte votre interprétation, bien que de mon point de vue il demeure qu'étant prises en situation d'information imparfaite, toutes les décisions économiques sont en soi des paris plus ou moins risqués. Il nous appartient sans doute collectivement de déterminer les règles de "gestion" de ce risque, des règles dont l'application engage aussi des ressources, en passant. Mais je cherchais surtout à rappeler que la cupidité n'est que le côté sombre de la force motrice de la "formidable" machine financière dont vous parlez. Or on ne peut bénéficier de cette force économique sans accepter de payer le prix de l'ambition qui la porte, que ce soit en contrôlant ses excès ou en les subissant.  
 
Au fond, je ne cherche pas du tout à minimiser les problèmes que vous soulevez, mais plutôt à les replacer dans une perspective où des avantages anticipés au plan du niveau de vie moyen des Américains ont aussi justifié les politiques dont nous déplorons aujourd'hui certaines conséquences.

Yvan St-Pierre, Lanaudière

19 mars 2008

Les efforts de la Fed et de l'administration Bush sont tout à fait compréhensibles. Vouloir éviter de plonger en récession au moment où la piscine est presque vide de liquidité est rien de moins que normal. Ça prend effectivement un très bon casque de bain ou une corde à la cheville pour effectuer ce saut en bungie. Je crois que l'économie néolibéral déréglementé s'inspire aujourd'hui des sports extrêmes. 
C'est très malheureux pour tous ces gens qui perdent « leurres maisons » mais je suis moins porté à plaindre ce système idéologique en perte de confiance.  
Que l'administration Bush s'en mêle, pour qui cela est-il vraiment rassurant? N'a-t-on pas relevé 935 mensonges et ¾ de sa gestion de la guerre en Irak? Est-il encore capable de la moindre vérité? Qui veut-on vraiment rassuré?...les spéculateurs, les inventeurs de nouveaux produits commerciaux. J'ai l'impression que ça fa bulle de bulle en bulle en somnambule, de bourse en bourse en boursouflure. Mr. Clément Gignac a tout à fait raison...il vente fort ; l'économie doit maintenant passer la parole à un météorologue pour savoir si c'est une tempête tropicale dans un verre d'eau ou un ouragan de catégorie Katrina dans un bain tourbillon. Force est de constater que le climat n'est pas propice à la confiance. L'effet de serre serait-elle causée par l'étau d'intérêt et la croissance à tout prix? 
Avec Bear Stern nous avons pu constaté qu'il n'y a pas que les glaciers qui fondent. Si seulement il était possible de refaire les glaciers en glace artificielle comme cette banque d'investissement. Guerres + magouilles favorisent le retour du métal jaune moins volatil au grands vents que le papier. La parole est d'or et l'omerta est d'argent. Saint Diogène, priez pour nous! La solution est dans le problème.

Denis Miron, Montbeillard

18 mars 2008

Le problème n'est pas la richesse, mais la redistribution de la richesse. Les États plus "riches" que nous sont aussi ceux qui ont les plus grandes disparités entre les riches et les pauvres, et aussi ceux où la "classe moyenne" est appelée à disparaître, à 75 % vers la classe inférieure. 
 
Les recettes de Québec Lucide et al. ont prouvé qu'elles augmentaient la richesse totale, mais aussi qu'elles s'accompagnaient de mécanismes sociaux pour éviter la redistribution, ce qui crée des riches plus riches et des pauvres dont le nombre augmente et le pouvoir d'achat diminue. 
 
Entre le modèle de la richesse à tout prix et celui de l'État providence, il existe le modèle scandinave... mais comme le travail y revêt une vraie valeur, personne ne veut en entendre parler. 

Michel Langevin, Montréal

18 mars 2008

Vous l`avez dit le gros mot "CUPIDITÉ", c`est le maux dont souffre l`économie mondiale. Et jusqu`où s`arrête cette cupidité ? Elle s`arrête lorsqu`il n`y a plus de profits possible, et je dit possible comme dans imagination, et ça l`être humain en est capable dans l`imaginaire !  
 
Le tout repose dans la notion de confiance entre les êtres humains dans l`échange de produits et de services. Mais lorsqu`un groupe d`individu (financiers dans ce cas çi) clairement défini met à leur profit personnel sans contrepartie alors là la confiance est minée.

Martin Houle, Québec

18 mars 2008

Je n'ai pas lu le livre de M. Ménard, mais c'est trop facile et voir même simpliste de recommander de doubler les frais de scolarité. 
 
Ce n'est pas avec des propositions comme celle là que le Québec va rattraper les autres provinces en ce qui a attrait au taux de diplômé universitaire (qui est inférieur aux autres provinces).  
 
L'éducation est plus difficile à gérer que les simples ratios comptables et est beaucoup plus complexe pour être traité que par des propositions tirées dans un chapeau.

Patrice Côté, Montréal

18 mars 2008

Réponse à Yvan Saint-Pierre : Honnêtement, je pense qu'il ne s'agit pas d'une question de risque, mais bien de "paris" comme vous écrivez. La bourse n'est pas une loterie, n'est pas un pari. Les épargnants, qui sont affectés par la crise financière lancée par Wall Street, ne parient pas lorsqu'ils demandent à leur conseiller financier de gérer leurs avoirs. Certains sont conservateurs, d'autres sont plus ouverts aux risques. Les parieurs, les spéculateurs, ce sont eux qui chavirent les marchés, ce sont ces gens-là qui débalancent une machine que plusieurs aiment tant. Le Wall Street Journal écrivait ce matin que c'est le capitalisme américain qui est secoué. Non, vraiment, ce n'est pas une question de mauvais choix d'investissement. C'est pire. C'est la triste réalité de ce que sont en train de devenir les marchés financiers: une formidable machine qui file à vive allure, mais que le commun des mortels n'est plus du tout capable d'en comprendre le fonctionnement.

Gérald Fillion, Montréal

18 mars 2008

Ils veulent que l'État se retire partout mais crient à l'aide au moment des crises ; ils parlent de "good governance" mais favorisent de plus en plus les pratiques financières "borderline" ; ils valorisent la transparence mais inventent de nouvelles formes de comptabilité ; ils parlent d'auto-régulation du marché mais n'ont plus honte des "aléas moraux" répétés ; ils font tout pour ne pas payer d'impôts mais apprécient que les finances publiques paient pour leurs dégâts. Qui sont-ils ? Les money managers et leurs clientèles, qui maintiendront jusqu'à la toute fin que la lumière au bout du tunnel n'est surtout pas le train.

François L'Italien, Québec

18 mars 2008

Nous nous sommes tous scandalisés des profits extravagants des banques dans les dernières années. Maintenant, c'est à elles de passer à la caisse. 
 
Au net, on se rendra probablement compte que ces chutes drastiques des marchés auront ramenés les profits étalés sur 5 ans de plusieurs de ces banques à un niveau plus décent. 
 
Par contre, ces profits passés proviennent du fait que les banques ont poussé une première fois le bouchon un peu loin et soutiré beaucoup d'argent à la classe moyenne, notamment. Et que ces chutes des banques risquent encore un fois de faire mal aux mêmes personnes!

Pascal Girard, Québec

18 mars 2008

Fait a noter, Bear Stears traite autour de 6$ (mardi pm), donc la saga n'est surement pas encore terminee. 
 
Concernant les mechants banquiers, precisons quand meme que Wall Street emploie des centaines de milliers de professionnels honnetes,competents et pour souvent philantropes. L'esprit d'initiative, d'entreprise et de creativite qui y regne, on devrait surtout s'en inspirer, pas seulement taper dessus quand ca va mal. Je vous suggere de lire le court article wikipedia sur J.P. Morgan (l'homme) puisque la banque qu'il a fondee fait les manchettes. 
 
Pas lu le bouquin de M. Menard, mais il a l'air de taper dans le mille.

Maxime Fortin, Londres

18 mars 2008

Il faudrait tout de même nuancer votre jugement, Monsieur Fillion, en tenant compte de ce que cette prise de risque aura aussi eu pour contrepartie un rendement important dans les dernières années en termes de création de richesse globale. Évidemment, vous prenez des risques pour faire plus d'argent, mais prendre des risques... c'est prendre des risques, non? Et parfois, on fait de mauvais paris, on parie sur les mauvais chevaux, et alors on perd nos paris. Sauf qu'en l'absence de parieurs, personne n'éleverait de chevaux, ni de bons, ni de mauvais.  
 
Morale de l'histoire, vous et moi, qui ne jouons pas ce genre de jeux, bénéficions néanmoins d'un niveau de vie en grande partie tributaire de la cupidité des autres, et de l'accumulation de capital productif qu'elle a rendu possible. Et je doute beaucoup que nous préférerions couper notre niveau de vie de 50 ou 75% simplement pour s'assurer contre les risques de récessions. Ce ne serait pas mon cas, ça c'est assez sûr.  
 
Ce qui ne veut pas dire qu'il faille rester insensibles aux vraies victimes de cette crise qui, on le sait très bien, sont d'abord ces gens qui se sont laissé prendre au désir d'acquérir des biens immobiliers hors de leurs moyens. Que je sache, la réglementation du secteur financier canadien incite beaucoup moins à de telles pratiques ici, et c'est tant mieux. Or la question importante n'est pas de savoir s'il y a des gens cupides, mais si on peut les aider à parier sur les meilleurs chevaux, c'est-à-dire sur les entreprises les plus socialement productives, pour que ceux qui en tirent leur gagne-pain, comme vous, moi, et tous ceux qui devraient pouvoir acquérir une maison sans faire faillite, y trouvent aussi leur compte.

Yvan St-Pierre, Lanaudière

18 mars 2008

Jacques Ménard dit "Nous sommes dans l'oeil de l'ouragan", l'économie semble bien se porter, mais c'est une vue de l'esprit; en réalité, la tempête nous encercle". 
 
Pauline Marois disait exactement la même chose récemment.  
 
On connait la pensée similaire de l'ADQ et de l'establishment libéral sur le sujet. 
 
Ils ont tous raison, pourtant rien ne bouge. Rien, pas l'ombre d'un programme à l'horizon qui promettrait de libérer l'économie québécoise du joug de son état nounou. 
 
Pourquoi? 
 
Parce que comme disait le grand Frédéric Bastiat il y a plus de cent ans: "L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde". ("L'état" est un texte magnifique de Bastiat, recherchez le sur le net, cet homme extraordinaire avant prédit les problèmes de l'état providence avant même qu'il n'existe) 
 
Comme tout le monde bouffe plus ou moins au ratelier de l'état providence et que personne ne veut lâcher son morceau en premier, et comme tout ce monde vote et que les politiciens ont (quoiqu'ils en disent) comme "première priorité" d'être réélu ils ne veulent perdre aucun appui donc rien ne bouge ou si peu. En informatique on appelle ça un "deadlock", une expression qui convient très bien pour décrire le Québec d'aujourd'hui. 
 
Oh certes, des réformes il y aura, seulement ce sera APRÈS que nous aurons frappé le mur!  
 
A quand le mur? C'est la seule question qui reste.

Pierre Brasseur, Vaudreuil

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