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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL


Pour en discuter avec nous...

Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Bonne réflexion!

Veuillez noter que les forums de discussion des Carnets sont ouverts pendant deux semaines.

Carnet Alain Gravel

19 octobre 2007

Quelle guerre des sexes?


Lorsque François Dallaire nous a présenté son projet de reportage « Hommes en crise », diffusé cette semaine à Enquête, nous savions que nous avancions en terrain miné. 
 
Pas que le sujet ne soit pas d'intérêt public. Ni que la question ne mérite pas notre attention.  
 
C'est le service après-vente qui est difficile à assumer dans un cas comme celui-là. 
 
Festival de courriels 
 
Je me souviens, il y a quelques années, lorsque nous avions diffusé à Enjeux le documentaire « La machine à broyer les hommes », nous avions été ensevelis sous une tonne de courriels de gens se plaignant de notre parti pris en faveur des hommes. 
 
Quelques semaines plus tard, nous avions donné la parole à des spécialistes pour nuancer ce documentaire. Cette fois, c'est le contraire qui s'est produit. Des centaines de personnes, surtout des hommes, nous ont écrit pour se plaindre de notre parti pris en faveur des femmes. 
 
Nous avons diffusé d'autres reportages portant sur la question des hommes, avec toujours le même résultat: des lettres de bêtises. Nous avons même dû répondre à des plaintes devant l'ombudsman de Radio-Canada et le Conseil de presse du Québec. 
 
C'est comme si aborder la condition masculine était un sujet tabou, qui alimente les passions de part et d'autre. Qu'on y mette ou pas les nuances... que l'information soit ou non équilibrée! 
 
La souffrance des hommes, la lutte des femmes 
 
J'ai pu constater de visu l'énorme fossé qui sépare les groupes de pression en faveur des hommes et des femmes lors de la tenue d'un colloque à l'Université de Montréal, il y a trois ans, organisé par le mouvement masculiniste.  
 
Pendant qu'à l'intérieur, des conférenciers et participants y allaient de déclarations à l'emporte-pièce sur la souffrance des hommes, à l'extérieur, des groupes féministes manifestaient bruyamment pour dénoncer la tenue de cette conférence. 
 
Des hommes ont même dû être escortés à l'extérieur du bâtiment principal de l'université pour se rendre à la cafétéria, guidés par nulle autre que la comédienne Louise Deschâtelet, qui les appuyait dans leur cause. 
 
Des groupes de femmes avaient organisé une conférence parallèle pour faire contrepoids à celle des hommes. Mais, méfiance oblige, on m'avait interdit d'y assister en tant que journaliste 
 
Tout ça pour vous dire que le sujet « homme-femme » requiert le plus grand doigté lorsqu'il est abordé dans un reportage qui sera scruté à la loupe par les groupes de pression prétendant représenter les hommes et les femmes. 
 
De l'écran à la réalité 
 
Ce qu'il y a d'étonnant dans tout ce débat, c'est qu'on est loin de sentir autant de tensions entre hommes et femmes dans la vie de tous les jours. 
 
C'est d'ailleurs un peu la même chose lorsqu'on aborde dans les médias les conflits qui opposent des groupes rivaux. Les journalistes ont le réflexe de couvrir les activités des mouvements de pression comme s'ils représentaient automatiquement la population dans son ensemble. Cette dernière est souvent loin de se retrouver dans les revendications des uns et des autres. 
 
Le problème avec la couverture des médias, c'est qu'elle a le travers de focaliser les extrêmes, d'amplifier les antagonismes.  
 
Les raisons qui expliquent ce phénomène sont multiples. Retenons parmi celles-ci l'importance d'aller à l'essentiel, ce qui force à prendre certains raccourcis. 
 
C'est ainsi que des porte-parole de groupes de pression finissent par avoir un immense impact, même s'ils ne sont pas toujours représentatifs de la réalité que vit la masse des gens. 
 
C'est parfois ce qu'on sent dans le débat sur la condition masculine, animé par des groupes qui ne font pas dans la dentelle.  
 
Comme si leur « tendre guerre » (celle de Jacques Brel) était celle de tout le monde! 
 
Mais avant d'aller plus loin sur le sujet, je préfère m'arrêter. Une plainte à l'ombudsman ou au Conseil de presse est si vite arrivée.

Vous avez des questions, des remarques ou voulez me suggérer des thèmes que je n'ai pas abordés?

Écrivez-moi à : carnets@radio-canada.ca

Alain Gravel est journaliste depuis 30 ans. Il s'amuse à dire qu'il est « le spécialiste des généralistes », puisqu'il a touché un peu à tout dans sa carrière. Il a fait de l'information locale, régionale, nationale et internationale, tant à la radio qu'à la télévision, en nouvelles comme en affaires publiques.

Il a étudié en arts et technologies des médias au cégep de Jonquière, puis en sciences politiques à l'UQAM, sans avoir terminé son baccalauréat (il tient à le préciser).

Alain Gravel a commencé sa carrière à la radio en 1978, tout d'abord à Québec, puis à Jonquière et finalement à Montréal à CKAC-Télémédia. Là, durant les années 80, il a fait ses premières grandes couvertures journalistiques, comme l'histoire des soeurs Lévesque et le massacre des élections ratées en Haïti en 1987.

Il est passé par la suite à TVA, où il a couvert entre autres la crise d'Oka de 1990 et la guerre du golfe Persique en 1991.

En 1993, il s'est joint à l'équipe de l'émission Le Point à Radio-Canada, animée à l'époque par Jean-FrançoisLépine. Il y a réalisé des reportages aussi divers que la légalité des «danses à 10$» ou les premières élections présidentielles en Afrique du Sud.

En 1997, Alain Gravel est devenu animateur de l'émission Enjeux. Il y est resté 10 ans, en multipliant encore les sujets d'intérêt public.

Il a signé ces dernières années quelques documentaires, tout en assumant une charge de cours en journalisme à l'UQAM.

Avec ses collaborateurs, il a remporté au fil des ans six prix Gémeaux, le Prix Italia 2004 pour un reportage sur la téléréalité, et un prix au New York International Documentary Festival pour un documentaire sur les délateurs.

Depuis l'automne 2007, Alain Gravel anime l'émission Enquête à la télévision de Radio-Canada.

Il préside la Fédération professionnelle des journalistes du Québec depuis 2004.

26 octobre 2007

Bonjour Mr Gravel. 
Mes commentaires :  
1: Quand vous traitez un sujet , vous restez dans le contexte . 
2:Votre contenu se veut sur le reportage, avec faits précis. 
3: Aucune discrimination n'est faite .Si votre sujet décrit la détresse des hommes , vous n'avez pas a décrire celle des femmes . 
4: C'est approfondir le sujet présent qui compte et non en faire un parrallèle avec la problématique féminine. 
5:Nous centrer sur le sujet nous donne le contexte . 
6:Personnellement , j'admire votre force d'analyse .Ce n'est pas du sensationniste . 
7:Il vous revient le mérite d'être un des premier journaliste a approfondir le manque de ressources dont les hommes ont besoin. 
8: Est-ce quon peut visionner a nouveau ce reportage. 
Merci de votre audace et courage.

Lise Fleury, Trois-Rivières

25 octobre 2007

J'avoue que les publicités et la télévision au Québec n'aident pas la cause des hommes. Il y a, bien sûre, la publicités des chats, mais aussi les films et les téléséries où souvent les hommes sont dépeints comme des idiots, irresponsable et attardés.  
 
À l'école, je ne crois pas qu'un petit garçon est fait pour rester assis durant sept heures de temps en classe. Peut-être la mixité est une mauvaise chose pour les élèves du primaire et du début du secondaire. Je crois que plus de jeux, de sports en alternance avec du temps pour s'assoir, lire et écrire seraient plus bénéfique pour les garçons et le taux de décrochage serait moindre (?). C'est dommage qu'il n'y est pas assez d'enseignant masculin. 
 
Je suis féministe, mais je crois aussi, qu'il y a effectivement un malaise parfois très justifié chez les hommes. Beaucoup de chemins à été fait, mais il en reste à faire.

Mélanie W. Robert, Montréal

25 octobre 2007

A Alain Gravel, émission Enjeu et Enquêtes, Radio-Canada 
Ce qui dérange dans les deux reportages que vous avez présentés sur la condition des hommes et qui suscite tant de reproches, c'est que l'information présentée ne montre qu'une facette de la problématique, ce qui fausse souvent la réalité. Par exemple, quand on dit que le taux de suicide est plus élevé chez les hommes que chez 
les femmes, on amène à conclure que les hommes sont plus désespérés et souffrent plus que les femmes. Or, les statistiques disponibles révèlent plutôt que le taux de tentatives de suicide est presque équivalent pour les deux sexes (très légèrement supérieur chez la femme). Les hommes meurent davantage de leur tentative de suicide parce qu'ils utiliseraient des moyens plus efficaces tels que les armes à feu. Les femmes, qui utilisent des moyens moins radicaux (ex : médicaments, saut d'un pont .) ne s'en sortent cependant pas toujours bien : paralysie etc.... Dire que le taux de suicide est supérieur chez les hommes pour suggérer que la détresse est aussi plus grande chez eux, fausse l'information. Si le taux de tentative est égal, la détresse est équivalente... 
 
J'ai constaté de nombreux manquements relatifs à l'exactitude des données dans les émissions Enjeux, maintenant Enquêtes dans les deux émissions auxquelles vous faites référence. Ce n'est pas le sujet de l'émission qui agace mais le fait qu'elle ne montre qu'un seul point de vue, qu'elle manque d'intégrité et qu'elle ne respecte pas les normes journalistiques. 
M. F. Dubois

Marie Dubois, Montréal

25 octobre 2007

En effet, le sujet de la condition masculine est toujours tabou aujourd'hui. Dans mon approche auprès de la population, j'ai été étonné de constater que les femmes sont généralement plus réceptives à cette réalité que les hommes, plus orgueilleux. Les récentes décennies de féminisme ont sans doute rendu ces dernières plus au fait d'une certaine condition liée au genre. Cependant, et surtout lorsque la question masculine est abordée par les médias, les réactions antagonistes, pour la plupart provenant de groupes de pression, se font entendre, bien qu'il n'existe apparemment pas – vous l'avez bien noté – un tel fossé entre les hommes et les femmes au Québec. Le problème, c'est ce que les gens retiennent de mouvements dits masculinistes, à savoir le blocage des ponts et autres esclandres. Il ne faut pas perdre de vue qu'entre le blanc et le noir, il se trouve toute une palette de gris! 
 
Je crois que les personnes qui se disent masculinistes devraient tirer profit des expériences qu'a connues le féminisme dans le passé, et comprendre que le contexte d'aujourd'hui n'est plus le même. Alors que les femmes d'antan ont dû occuper, parfois de force, l'avant-scène pour se faire entendre, les hommes d'aujourd'hui auraient intérêt à mieux exprimer leurs besoins et leur détresse, quand il y a lieu. Or il est du devoir moral de tout un chacun de savoir leur tendre une oreille attentive! 
 
À voir les différentes factions féministes et masculinistes se taper dessus à coup d'insolences, rien de bon ne peut manifestement se dégager d'un tel dialogue de sourds. Ces deux mouvements ne devraient plus en être de protestation et de contestation, mais bien de conciliation entre les êtres humains. D'emblée, la majorité décrie l'extrémisme sous toutes ses formes de par le monde, mais d'aucuns omettent de le reconnaître dans leur propre cour. 
 
Nous, à la Fondation Pour Hommes, préconisons de jeter un pont, en quelque sorte, entre les deux rives d'un même cours d'eau. Alors, au lieu de le bloquer, pourquoi ne pas plutôt s'y rencontrer?

Michel Maillette, Trois-Rivières

24 octobre 2007

Mr Gravel. 
Votre reportage ainsi que les écrits des internautes viennent confirmer mes doutes. 
Mon fils me dit souvent qu'en classe , les chouchoux des professeurs sont les filles.Que se forcer ne donne rien car les filles sont toujours premières. 
Ne trouvez-vous pas qu'en mettant en exemple le modèle féminin , on discrimine le masculin. 
Dans les universités, il y a plus de filles que de garçons.Est-ce dire que le système présent répond mieux au féminin. 
Je ne veux pas , par cet écrit ,diminuer la performance féminine mais il y a dégradation du savoir au masculin !  
Moi aussi , je regarde les annonces ( celle du chat en particulier avec mépris) . 
Je ne touche pas vraiment a votre reportage mais je me demande si on est dans le bon chemin , nous le supposé sexe fort.

Hami Lacroix, Frédéricton

24 octobre 2007

2- partie 
 
Un dommage collatéral grave provenant de l'idolâtrie du moi touchant particulièrement les garçons ou « mâles » c'est de créer chez nos enfants mais aussi chez les adultes de graves problèmes d'estime de soi.  
 
Le mécanisme mental jeune de la mésestime : 
-parce que si je connais des échecs à l'école et que je ne peux les dépasser que tout autour de moi on me dit que « la vie ne sera que je que j'en ferais » c'est à ce moment que la culpabilité du ratage commencera à m'empoisonner l'esprit, je risque alors de la fin du primaire jusqu'au secondaire de décrocher en rencontrant échec après échec-. Autrement la mésestime chez l'adulte s'exprimerait par la dépression qui serait une réaction viscérale de l'individu contre la pression de l'accomplissement. 
 
Ainsi, l'identitaire pas celui des accommodements mais celui du moi divinisé provoquerait l'échec personnel ou des conflits par effet de chantage.  
 
La condition de l'homme de nos jours dans le cadre individualiste serait le 
résultat de la dégradation du rapport de transmission entre père et fils parce que le lien  
organique du nom de famille a été remplacé par le nom propre de l'individu qui n'est  
plus lié mais délié.  
 
L'homme a besoin du sens de la transmission, il ne peut plus le connaître. 
La femme émancipée bénéficie toujours de la transmission biologique. Pire encore avec notre histoire un peu trop défaitiste au Québec, peu a été fait pour améliorer notre dignité masculine 
ramené a un je-moi trop souvent désorienté. Le suicide masculin québécois est un échec de sens et de transmission.

Jean Pierre Bouchard, Montréal

23 octobre 2007

Mr Gravel . 
Un internaute décrit très bien les commanditaires que je considère discriminatoires pour les hommes.L'annonce de la nourriture pour chat est assez lamentable.Ces publicités démontrent une certaine arrogance a humilier le sexe masculin qu'avant on le surévaluait en le disant fort. 
On a fait notre bataille d'égalité , on a eu beaucoup d'obstacles mais présentement , on jubile très fort. 
Il ne faudrait pas dévier du bon sens et même si je ne commente pas vraiment votre éditorial , je réfléchis a l'avenir masculin.C'est vrai que montrer des modèles négatifs masculins devient des équivalences . 
On devrait exiger une censure sur les publicités .On s'est plaintes , nous les femmes des top modèles figurant sur les autos et calendriers.On devrait aussi blamer la bassesse qui discrimine le masculin. Nous devons réagir nous aussi .

Lisette Drouin, Matane

23 octobre 2007

1- partie 
 
Problème des hommes, des femmes. 
 
Un constat doit être fait qui est celui que notre civilisation a survalorisé l'ego, la conscience de soi. En langage simple, l'important c'est "d'être quelqu'un" dans la vie, nécessité d'être un gagnant, de réussir sa vie. 
 
La "réussite" personnelle comme norme sociale écrase toute idée de solidarité communautaire. Dans la civilisation libérale au fil du quotidien, le rapport humain est subordonné à l'intérêt individuel de tous. La sensibilité vive à son intégrité personnelle alimente tous les conflits dans le couple, au travail, pendant les études, dans toutes les situations. 
 
Le féminisme en tant qu'autonomie des femmes dans le sillage du développement de l'individualisme a pu finalement aboutir mais à travers un cadre ou la personne trouve théoriquement son épanouissement dans ses ressources plutôt que de trouver le bonheur dans un réseau a priori de relations qu'on trouve dans la société existante. La conséquence de cela pour les hommes et les femmes c'est de dynamiser les susceptibilités. 
 
Nous vivons dans une société de gens très susceptibles, je suis moi même susceptible dans ces carnets et ailleurs. Nous sommes presque tous plus ou moins habité par la maxime méchante de J.P.Sartre sur les autres, ce philosophe roi 
de la réalisation existentialiste de soi.

Jean Pierre Bouchard, Montréal

23 octobre 2007

Monsieur, 
 
Je n'ai pas vu votre reportage. Cependant, il me paraît qu'il y a une abondance de publicité télé où on voit des hommes qui sont des épais patentés sur lesquelles veille une brillante et bienveillante femme. Je pense à une annonce où on voit un homme se comporter comme un chat pour de la nourriture qui lui viendra d'une femme. Dans une autre, c'est un primitif en lion qui s'extasie sur un char alors que la brillante chercheure le surveille par derrière et lui donne son accord tacite. Je pourrais vous faire une liste plus exhaustive mais je pense que vous comprendrez l'idée.  
Je pense que l'égalité au nom de laquelle les femmes se sont battues (avec raison) devrait se refléter dans les manifestations culturelles dont la publicité fait partie. Je ne comprends pas qu'il existe des lois qui empêchent Boom Boom Geoffrion de boire de la bière à la télé mais qu'il n'y en ait pas pour le genre de discrimination dont je parle. 
J'élève seul mes 2 garçons et je n'aime pas voir le genre de modèle qui sont présentés à la télé: des gerrriers, des drogués ou des lâches. Il existe aussi des médecins, des ingénieurs, des braves et honnêtes travailleurs de toutes sortes; des pères responsables, aussi. 
Vivement des modèles positifs.

Christian Gilbert, Lévis

22 octobre 2007

Mr Gravel. 
Vous êtes un journaliste qui sait se tenir debout.Je suis toujours fasciné par vos reportage. 
Ce dernier est touchant. Vous nous donner un portait de l'homme sans ressources , problème caché et tabou. 
Sûrement que des organismes réagiront , car vous nous faites réfléchir. 
Pourquoi avons-nous un budget si limité .Pourquoi aussi tant de suicides ?  
Si , au lieu de se demander l'incessante question des accomodements raisonnables , on posait des gestes raisonnables et équitables pour tous les citoyens ( nes ) de notre province?  
Ce serait budgéter raisonnablement des centres adaptés pour les besoins qui se veulent urgents.J'aimerais bien qu'on lise les carnets de Radio- Canada car c'est le peuple qui décrit ses problèmes dits raisonnables.

Francis Veilleux, Beauceville

22 octobre 2007

Mr Gravel. 
Très jeune, j,ai connu la violence.Mon père est alcoolique et dans ses états d'ébriété , il perd patience et nous écopons. 
Ma mère l,a quitté et nous vivons avec elle. 
A jeun , mon père est agréable , il nous demande pardon etc.Après sa cure, on avait espoir. 
Il fut sobre 3 mois.Pourtant, il a reçu de l'aide !  
L'aide existe pour les alcooliques mais personne ne peut l'arrêter de consommer. 
Comme l'indique une internaute : pleurnichard ! 
A cela je lui réponds: venez vivre avec mon père , vous aurez l'heure juste. 
Ma mère est réaliste:elle nous élève seule et exige que mon père nous voit seulement quand il est sobre . 
Rares sont les rencontres .

Christian Fabre, Chambly

21 octobre 2007

Bonjour à vous, 
Vous savez que derrière toute guerre, il y a quelqu'un sinon plusieurs qui en tireront des bénéfices. Il faut regarder quelques décennies en arrière pour comprendre ce qui s'est passé. Et je crois que les groupes activistes masculins ou féminins ne détiennent pas la réponse. Toutes les zizannies entre les hommes et les femmes serviront plusieurs mais pas ces hommes et ces femmes en souffrance. C'est pourquoi, il faudra un vouloir 
plus grand que ce que nous sommes pour le régler 
Regardez plutôt du côté de notre société de facilité 
et d'irresponsabilité infantilisantes pour mieux 
comprendre. De plus, nos enfants n'ont plus de parents, parce que ces mêmes parents n'ont pas  
atteint la maturité nécessaire pour le devenir. Si 
nous nous comparons aux autres sociétés sur 
la planète; nous pouvions aspirer au mieux, mais 
le pire semble poindre à l'horizon. Nous sommes 
infantilisés et nous comptons être pris en charge 
par cette société infantilisante. Nous sommes des pleurnichards, le nez dans le nombril,  
tout sexe confondu.... si on enseignait aux enfants 
que la vie c'est pas seulement les rêves de la télé, 
il y a aussi les efforts ....

Monique Lévesque Gagnon, Montréal

20 octobre 2007

Mr Gravel. 
Je remarque a la lecture de votre carnet que je suis la seule personne de sexe féminin a avoir écrit.Est-ce a dire que je suis la seule a avoir écouté Enquête ? Ce dont je doute. 
Écrire pour aider les hommes en détresse est tout a notre avantage.C'est signe d'évolution.On a tort de dire que les hommes ne VEULENT pas d'aide .Et le silence féminin ne signifie pas indifférence mais on pourrait se solidariser. 
Quand les femmes ont occupé et travaillent dans des milieux masculins, il y eut difficulté mais ajustement.On voit de plus en plus de femmes policières respectées par leurs confrères , de plus en plus de femmes avoir des postes de direction. 
Il ya un phénomène que je trouve inacceptable .Dans le milieu scolaire , on dénonce que les garçons ne sont pas performants comme les filles.C'est , je pense limiter et diminuer le talent masculin.Et si on regardait davantage les contenus des livres scolaires , le modèle parfait de l'homme est désormais celui de la superwoman .On commence une certaine discrimination qui va donner les résultats que nous les femmes avons combattu.Claire Thibaudeau

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

19 octobre 2007

Félicitations pour le reportage. Très bien fait et équilibré. Il serait intéressant de faire enquête sur le tabou de la condition masculine en tant que tel. Alors que les femmes ont acquis certains droits et fonctions qui autrefois étaient traditionnellement masculins (travail, politique, indépendance, affirmation) voilà maintenant qu'aujourd'hui c'est aux hommes de se moderniser et d'acquérir des compétences traditionnellement féminines comme être à l'écoute de soi, exprimer ses émotions et sa sensibilité, reconnaître sa dépendance envers l'Autre. Il y a le tabou en tant que tel, la résistance de certains hommes dogmatiques et aussi les féministes frustrées voulant garder leur rôle de victime et désirant conserver l'homme en tant que responsable de tout leur malheur. Tout cela constitue un frein à la modernisation de l'identité de l'homme. Il y a tout un travail à faire afin de faire accepter que socialement, un homme puisse demander de l'aide et parler de soi. Contrairement à la lutte féministe où l'acquisition des privilèges autrefois réservé aux hommes était tout simplement un gain net de plus pour la femme sans pour autant remettre sa féminité en question, la modernisation de l'identité masculine se fait dans l'angoisse de perdre une certaine virilité en allant du côté féminin, en parlant de ses émotions. Et bien sûr, certains groupes féministes ont une peur primaire que leurs problèmes soient davantage ignorés si on commence à s'intéresser aux hommes. Mais pourtant, la diminution des drames conjugaux serait non seulement à l'avantage de l'homme qu'on aiderait, mais aussi à la femme et les enfants qui ne seraient plus victime de la crise de l'homme. Les féministes doivent comprendre qu'aider l'homme, c'est aussi aider la femme et l'enfant. Et l'homme devra accepter de se questionner sur la scène publique, en allant au-delà de son angoisse de perdre de sa virilité si jamais il devrait demander de l'aide ou parler de ses sentiments.

Pierre Lévesque, Montréal

19 octobre 2007

Fin de mon commentaire précédent: 
 
Il ne reste plus guère que les écoles pour tenter de développer et valoriser un modèle de relations plus égalitaires et respectueuses des différences entre les deux sexes. Malheureusement, celles-ci ne sont plus confessionnelles et arrivent déjà à peine à remplir leur mandat de préparer les jeunes au marché du travail. Le gouvernement devrait-il s'impliquer pour combler ce vide? Encore là, les problèmes de sous-financement et de crédibilité, en plus du cynisme de la population, le discréditent pour cette tâche. 
 
Le problème en est donc un de société et je ne vois vraiment pas qui pourra donner le coup de barre pour améliorer la situation. Les idoles de notre société (stars de cinéma, de sports, de rock, etc.)? Eux-mêmes contribuent à véhiculer les pires modèles à suivre!

Luc Bertrand, Pointe-aux-Trembles

19 octobre 2007

Vous avez tout à fait raison dans votre réflexion et je partage votre lecture de la situation. 
 
Je ne suis pas spécialiste de la question, loin de là, mais j'oserais avancer que l'explication à cette méfiance mutuelle provient du resserrement de la législation, suite aux pressions des groupes de femmes, en vue de réduire les inéquités vécues par les femmes et les effets apparents sur la société qu'a entraîné la plus grande place accordée aux femmes sur le marché du travail. 
 
Si le monde ne vivait pas une aussi grande crise des valeurs et qu'on aurait constaté une amélioration générale de la qualité de vie de la population, nous n'en serions probablement pas rendus aux rapports actuels. En fait, je considère que ce n'est pas à la "libération de la femme" qu'il faut imputer le malaise actuel. Malheureusement, la publicité et les médias, toujours à la recherche d'images percutantes et "gagnantes", ont automatiquement saisi l'occasion d'exploiter et de valoriser l'émancipation des femmes pour vendre leurs produits ou accroître leur marché. Les hommes ont été laissés pour compte ou on s'est rabattu sur les "symboles de masculinité", en laissant croire que leurs produits plaisaient aux femmes. C'est ainsi qu'on a pour ainsi dire créé "deux solitudes" avec très peu, sinon aucun, entre les deux. 
 
Il est triste que la société de consommation et de performance ait balayé tout notre système de valeurs, nous qui avions déjà cessé la pratique religieuse. De toute façon, les religions n'ont pas fait plus d'efforts pour actualiser les relations entre les hommes et les femmes, c'est d'ailleurs une des raisons pourquoi les églises ont fait le vide des gens aux idées plus progressistes.

Luc Bertrand, Pointe-aux-Trembles

19 octobre 2007

Mr Gravel. 
 
J'ai écouté Enquête et je trouve que c'est inacceptable de négliger les hommes en détresse .S'ils sont violents , ce n'est pas par plaisir . 
Une colère entre mari et femme se termine malheureusement mal.Loin de moi l,idée de proner que les femmes doivent avoir plus de soutien.Nous en avons mais oublions que les intervenants doivent aider autant la femme violentée que l'homme violent .Ils sont désarmées , repentants , j'en suis convaincue.N'oublions pas qu'il il y aussi violence chez les femmes .Paroles verbales sont des armes provocatrices .Nous avons des comportements différents mais similaires . 
Je ne suis pas étonnée de votre prudence a traiter ce dossier.Je ne me sens nullement contre les femmes , pour la violence .Mais si les hommes violents ne recoivent aucun appui , comment feront-t-ils pour changer leur comportement. 
Il est fréquent d'entendre les propos suivants : une femme qui retourne avec son conjoint après avoir vécu la violence , on la trouve nounoune .On la juge disant qu'elle se complait .Des situations ou les 2 conjoints ont besoin d'aide diminueraient de beaucoup les tensions.Et si les hommes ôsaient dire que leur femme est violente ( ca existe ) ils feraient rire d'eux.Je suis d'avis que des ressources doivent être considérées pour venir en aide aux hommes .On prône l'égalité , on doit aussi se responsabilser et comprendre que les hommes ont aussi besoin d'aide. Et c'est URGENT.

Claire Thibaudeau, Sherbrooke

19 octobre 2007

La souffrance masculine est en effet un tabou, comme vous le dites si bien et avec une grande justesse. Évoluant dans le milieu des médias et celui des organismes de défenses des droits, je suis à même de constater le fossé énorme séparant les deux sexes. Plusieurs (mais pas toutes!) militantes et dirigeantes d'organismes féminins ou féministes se sentent malheuresement menacées par les revendications masculines. Elles cherchent à discréditer la parole masculine, comme si c'était celle de l'oppresseur. La lutte des classes déplacée vers la lutte des sexes... 
Il y a bien sûr une autre raison, très présente: les renvendications masculines, bien que légitimes, menacent de retirer une partie du pain et du beurre de ces organismes.  
Souhaitons plus de sérénité dans ce débat. Les propos d'une amie militante d'un organisme féministe me viennent à l'esprit: «Prenez la parole; défendez votre cause. Si elle est juste, elle fera son chemin.» On ne peut pas mieux dire.

Michel Lefgault, Montréal

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