Le comédien Claude Michaud est mort

La Presse Canadienne
Doudou Désiré (Louise Deschâtelets) et Jean-Marie Dupuis (Claude Michaud) dans « Rue des pignons » en 1977. Doudou Désiré (Louise Deschâtelets) et Jean-Marie Dupuis (Claude Michaud) dans « Rue des pignons » en 1977.  Photo :  Radio-Canada/Jean-Pierre Karsenty

L'acteur québécois Claude Michaud s'est éteint paisiblement, dans la nuit de samedi à dimanche, à l'âge de 77 ans, a indiqué sa fille Ysabel.

Le comédien est décédé dans son sommeil. En entrevue avec La Presse Canadienne, Ysabel Michaud a affirmé qu'il était mort sans souffrir, près de son épouse avec qui il a été durant 40 ans.

On aurait reconnu le comédien les yeux fermés, puisqu'il a doublé la voix du personnage d'Arthur Laroche dans le dessin animé Les Pierrafeu.

Cependant, le public se souviendra aussi de ses différents rôles à la télévision depuis les années 1970. Il a notamment joué dans Poivre et sel, Rue des Pignons, Omertà, Les Brillant et Catherine. Il a également interprété le rôle de Gras-Double dans la série jeunesse Maigrichon et Gras-Double, diffusée sur les ondes de Radio-Canada au début des années 1970.

M. Michaud a connu une carrière prolifique dans le théâtre d'été. En 1978, il a fondé La Relève à Michaud à Saint-Mathieu-de-Beloeil, rebaptisé le Théâtre des Hirondelles.

Il a aussi été directeur artistique du Théâtre Saint-Sauveur. Dans les années 2000, il a fait, avec Michel Dumont, le succès du théâtre d'été Le Patriote de Sainte-Agathe.

« C'était une personne forte et qui a vraiment été solide toute sa vie, pour porter son théâtre d'été. Il avait des projets et les portait à bout de bras », a souligné sa fille, qui se souviendra de son père comme d'un homme extrêmement talentueux, « un être profondément tendre et très amoureux ».

Claude Michaud, qui avait aussi un rôle dans le film Horloge biologique, a reçu en 2007 le Prix Hommage de la Soirée des Masques pour sa contribution au théâtre québécois.

Au moment de recevoir ce prix, il a raconté que c'est la pièce Les Fourberies de Scapin qui l'amené vers le théâtre et le jeu. Constamment réprimandé, à l'école, parce qu'il tentait de faire rire ses camarades, il a appris, en voyant cette pièce, qu'on pouvait faire rire « sans de faire punir ».

« Il savait ce qu'il voulait dans la vie, a affirmé Ysabel Michaud. Il savait qu'il voulait faire [de la comédie] à 14 ans, c'était très fort en dedans de lui. »

Sa famille s'est rendue à son chevet dimanche matin. « Il y avait une sérénité autour de lui. Ça nous apaise beaucoup », a rapporté sa fille.

M. Michaud souffrait récemment de diabète et d'insuffisance rénale.