Simple Plan : « Trouver qui on veut être en 2016 a pris du temps »

Simple Plan en entrevue au Téléjournal Grand Montréal

Après avoir vendu plus de 10 millions d'albums en carrière, le groupe montréalais Simple Plan n'a plus rien à prouver. À quelques jours de lancer leur cinquième album, les membres font le bilan d'un parcours bien rempli.

Cinq ans après la parution de Get Your Heart On!, le groupe montréalais lancera Taking One for the Team (Encaisser pour le bien de l'équipe), une référence au monde du sport qui s'applique bien à la vie de groupe et qui représente la philosophie de Simple Plan.

Ils ont d'ailleurs, au cours des derniers jours, publié sur les réseaux sociaux plusieurs photos dans lesquelles ils se mettent en scène sur le terrain de soccer et de football, et même sur la glace.

Une photo publiée par Simple Plan (@simpleplan) le

« Le groupe passe avant chaque membre, explique le guitariste Sébastien Lefebvre. On fait tous des petits sacrifices ici et là, et Taking One for the Team, c'est vraiment la symbolique sportive, où l'important est que l'équipe gagne en bout ligne. »

Ils ont connu le succès planétaire dès 1999 avec leur musique punk-pop. Le genre a évolué depuis et s'est mué en plusieurs sous-genres. Plusieurs des groupes qui ont longtemps partagé la scène avec Simple Plan, tels que Blink-182, Sum 41 ou Good Charlotte, ont ralenti leurs activités.

Ce nouvel album s'avère donc, pour Simple Plan, un accomplissement, les cinq musiciens ayant longtemps cherché la direction à prendre.

« « Trouver un peu qui on doit être et qui on veut être en 2016, après 17 ans de carrière, après avoir expérimenté des styles différents, avec le contexte musical qui évolue et de nouveaux artistes qui font des nouvelles choses, ça a pris du temps. » — Le batteur Chuck Comeau
Chuck Comeau et Sébastien Lefebvre, de Simple Plan Chuck Comeau et Sébastien Lefebvre, de Simple Plan  Photo :  Radio-Canada

Musiciens, maris, pères

En 17 ans de carrière, les 5 musiciens, maintenant trentenaires et pour la plupart mariés et pères, ont également vu leurs vies changer.

« La paternité m'inspire à être juste bon, et je le dis, c'est sans prétention, ajoute Jeff Stinco. C'est une aspiration, je ne veux pas décevoir [mes enfants], je ne veux pas faire de faux pas. »

À l'image de leur vie personnelle, l'industrie de la musique a vécu d'importants changements. Diffusion en continu de la musique, téléchargement illégal, vente d'albums en déclin, consommation rapide; les artistes doivent s'ajuster.

« « C'est sûr que si tu vends 3 millions d'albums, ça aide, mais ça n'a jamais été la plus grosse chose pour nous. Nos shows sont notre marque de commerce, et les albums nous ont souvent servi de cartes professionnelles. » — Le chanteur Pierre Bouvier

Le groupe se dit plus uni que jamais. À l'aube d'une tournée internationale qui les mènera dans plusieurs pays européens et au Japon, Simple Plan n'a pas l'intention de s'arrêter bientôt.

Pierre Bouvier et David Desrosiers, de Simple Plan Pierre Bouvier et David Desrosiers, de Simple Plan  Photo :  Radio-Canada

« On a passé beaucoup de moments difficiles ensemble, personnels ou sur le plan de la carrière, explique le chanteur. Je dirais que ces moments-là, parce qu'on les a passés ensemble et qu'on s'est soutenus, font de que notre relation est beaucoup plus profonde et solide maintenant. »

« Tant qu'on va avoir du plaisir à le faire et que les gens vont avoir du plaisir à nous écouter et à venir nous voir en concert, on continuera, et ce, le plus longtemps possible. » — Chuck Comeau

Avec la collaboration de Valérie-Micaela Bain