Première de « Funkytown »

Patrick Huard, dans <i>Funkytown</i> Patrick Huard, dans Funkytown

Funkytown est présenté en première jeudi soir, à Montréal. L'équipe de la production organise d'ailleurs une fête disco, ouverte au public, pour souligner l'événement.

Le film, dont le scénario a été écrit par Steve Galuccio, plonge dans le Montréal des années 1970, à l'époque où le Québec se croyait sur le point de devenir un pays. « Montréal voulait alors devenir la métropole la plus courue en Amérique du Nord, et une mode appelée disco influençait toute une génération », explique Tim Ringuette, de Remstar.

L'histoire met en scène sept personnages qui tentent de se tailler une place dans cet univers d'excès.

Le film s'inspire d'ailleurs de la vie de l'animateur Alain Montpetit, mort d'une surdose en 1987 et soupçonné du meurtre d'une jeune femme en 1982, et de celle de Douglas Coco Léopold, mort du sida en 1993.

Patrick Huard, qui interprète le rôle inspiré d'Alain Montpetit, admet que son personnage est profondément antipathique. « Il ne fait que des mauvais choix, tout le temps, et il détruit tout le monde autour de lui, et lui également », explique l'acteur.

En plus de Patrick Huard et de Paul Doucet, qui incarne Douglas Coco Léopold, la distribution comprend Sarah Mutch, Geneviève Brouillette, Sophie Cadieux, Justin Chatwin et Raymond Bouchard.

Fait marquant, le film de Daniel Roby est bilingue. Les personnages parlent parfois en anglais, parfois en français.

« Ce n'est pas si étrange que ça », commente Patrick Huard. « Il faut qu'on représente la réalité des fois. Ça fait partie de notre travail, comme raconteurs d'histoires, et il y a une réalité à Montréal qui existe et qui est la réalité du bilinguisme. »

Le reportage de Claude Deschenes

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