La nouvelle mission contre l'État islamique entérinée aux Communes

La Presse Canadienne
null Combattants de l'État islamique  Photo :  SRC/Stringer / Reuters

La Chambre des communes a approuvé la nouvelle orientation de l'intervention canadienne contre le groupe armé État islamique (EI), mardi.

Le gouvernement a dû s'appuyer sur sa forte majorité libérale pour faire adopter la résolution. Cent soixante-dix-huit députés ont voté en sa faveur contre 147.

L'ancien premier ministre Stephen Harper, qui avait ordonné l'intervention initiale contre le groupe EI, a voté contre la résolution.

Les avions de combat CF-18 déployés au Moyen-Orient depuis 2014 ne participent plus aux missions de bombardement de la coalition. Le nouveau gouvernement libéral préfère concentrer son intervention sur la formation des forces de sécurité locales et la reconstruction.

État islamique, le règne de la terreur

Le gouvernement a augmenté les effectifs terrestres de 650 à 830 militaires. Leur mission est d'offrir une expertise dans les domaines de la planification, du ciblage tactique et du renseignement. Il compte tripler ses capacités d'entraînement, d'assistance et de soutien en envoyant du personnel médical des Forces armées canadiennes.

Ottawa compte aussi envoyer plus d'armes de petits calibres, plus de munitions et plus d'appareils optiques dans le nord de l'Irak, en territoire kurde.

Le premier ministre Justin Trudeau insiste pour dire que la nouvelle intervention n'inclut pas la participation à des combats, mais le commandement a reconnu que les conseillers militaires canadiens pourraient être impliqués dans des engagements contre des combattants ennemis.