« Un touriste! » : Maxime Bernier s'en prend à l'ex-dragon Kevin O'Leary

Maxime Bernier et Kevin O'Leary Maxime Bernier et Kevin O'Leary  Photo :  PC/Sean Kilpatrick et Jeffrey Kirk

Les deux hommes pourraient briguer la direction du Parti conservateur du Canada. Mais le député de la Beauce ne porte pas dans son coeur l'homme d'affaires Kevin O'Leary, qu'il qualifie de « touriste ».

Un texte de Gaétan PouliotTwitterCourriel

Celui qui est surtout connu pour avoir été un « dragon » dans l'émission Dragon's Den à CBC a de toute évidence piqué au vif Maxime Bernier avec ses propos sur la langue française.

Originaire de Montréal, l'homme d'affaires ne parle pas français. Et il ne voit pas cela comme un obstacle à une possible candidature pour devenir le prochain chef du Parti conservateur et même premier ministre du Canada.

« Le Québec est dans mon ADN. Je sais comment le Québec fonctionne », a-t-il dit au magazine MacLean's en janvier dernier, soulignant être amusé par les politiciens qui prennent des cours de français et qui essayent de parler la langue de Molière à Québec, alors que « tout le monde leur répond en anglais ».

Cette déclaration n'a pas amusé Maxime Bernier, qui a répliqué samedi.

« Lorsque tu vas dans des restaurants où des lieux touristiques à Québec, bien sûr, les gens vont te répondre en anglais. Comme c'est le cas à Amsterdam, à Vienne et à Rome. Ils veulent ton argent », a lancé le député beauceron en anglais, lors d'un discours prononcé dans le cadre de la conférence du Centre Manning, un grand rassemblement de conservateurs, qui a lieu tous les ans à Ottawa.

« Ça ne veut pas dire que tu peux gouverner l'Italie sans parler l'italien. » — Maxime Bernier

« Je ne serai pas un touriste. Je serai un candidat rassembleur », a ajouté celui qui pourrait aussi se lancer dans la course pour remplacer Stephen Harper.

Dans une série de gazouillis sur Twitter, il en a remis en s'attaquant directement à la crédibilité de l'ancien Dragon. « C'est un touriste quand il vient au Québec », peut-on lire.

Candidat pour le Parti libéral?

Maxime Bernier, ex-ministre conservateur, s'est aussi moqué de Kevin O'Leary qui a affirmé, dans une entrevue accordée au Globe and Mail, qu'il pourrait se présenter dans quelques années pour remplacer Justin Trudeau à la tête du Parti libéral du Canada.

Finalement, il a attaqué l'ex-dragon pour de propos tenus en 2013 dans un magazine américain, où il considérait Boston comme sa maison. « Kevin O'Leary est un touriste PARTOUT!!! », a ajouté Maxime Bernier.

Des candidats potentiels mesurent leurs appuis

Des candidats potentiels à la direction du Parti conservateur ont mesuré leurs appuis à l'occasion de la conférence Manning, samedi, à Ottawa.

Les anciens ministres Maxime Bernier, Tony Clement et Lisa Raitt ont tous trois prononcé des discours afin de partager comment ils envisageaient l'avenir de la formation politique rejetée aux banquettes de l'opposition lors des dernières élections générales, en octobre. La veille, Michael Chong et l'homme d'affaires Kevin O'Leary s'étaient eux aussi adressés aux participants.

Les anciens ministres Kellie Leitch, Jason Kenney, Peter MacKay et James Moore seraient eux aussi tentés par l'aventure. Un nouveau nom a commencé à circuler : celui d'Andrew Scheer, député de la Saskatchewan et ancien président de la Chambre des communes.

Les conservateurs fédéraux se choisiront un nouveau chef en 2017.

La Presse Canadienne

Avec la collaboration de Marie-Ève Maheu