Goodale veut savoir si la GRC a fait ses devoirs contre le harcèlement

La Presse Canadienne
Le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, à la Chambre des communes Le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, à la Chambre des communes  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Le ministre fédéral de la Sécurité publique demande à l'organisme de surveillance de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de réexaminer la question de l'intimidation et du harcèlement au sein du corps policier.

Ralph Goodale a invité la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC à déterminer si les recommandations qu'elle a livrées il y a trois ans avaient été mises en vigueur.

La semaine dernière, le ministre avait exprimé son indignation au commissaire de la GRC Bob Paulson après la mise au jour d'allégations concernant des attouchements sexuels non désirés, de l'intimidation et une nudité de plus en plus présente en milieu de travail dans une unité de formation sur les explosifs au Collège canadien de police à Ottawa.

Dans un rapport en 2013, l'organisme de surveillance de la GRC avait affirmé que le corps policier devait prendre des actions rapides et efficaces concernant des plaintes d'intimidation et de harcèlement en milieu de travail pour rétablir la confiance ébranlée tant des membres que de la population en général.

La Commission civile d'examen et de traitement des plaintes avait appelé à un processus plus indépendant, des délais stricts de réponses aux accusations et de la formation à tous les niveaux sur ces questions.

Depuis ce temps, une nouvelle loi a revu la manière avec laquelle de tels cas sont gérés au sein du corps policier, et la formation a aussi été améliorée.

M. Goodale a affirmé que le nouvel examen évaluerait la pertinence et la clarté des directives, procédures et politiques de la GRC pour prévenir et faire face aux allégations concernant le harcèlement en milieu de travail.

M. Paulson a affirmé, mardi, devant un comité des Communes, que la GRC avait été aux prises avec un problème d'intimidation - « cela ne fait aucun doute » -, mais a soutenu qu'il y avait eu des avancées