Peut-on vraiment bloquer UberX?

Des chauffeurs de taxi manifestent à Québec pour dénoncer la « concurrence déloyale » d'Uber. Des chauffeurs de taxi manifestent à Québec pour dénoncer la « concurrence déloyale » d'Uber.  Photo :  ICI Radio-Canada

La semaine dernière, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, déclarait qu'il était impossible de stopper UberX. Son ministre des Transports, lui, estime qu'il faut l'arrêter. Mais peut-on le faire?

Un texte de Denis-Martin ChabotTwitterCourriel

Vérification faite : oui. Du moins pour le moment.

Certaines juridictions dans le monde et même au Canada ont réussi à empêcher les activités d'UberX et à rendre son application inopérante sur leur territoire.

Ainsi, le service n'est pas disponible en Colombie-Britannique. UberX a voulu s'installer à Vancouver, mais la Ville a imposé un moratoire et la province étudie la question.

Dans la province voisine, l'Alberta, UberX a accepté de cesser ces activités à Calgary quand la Ville l'a menacé d'une injonction. Depuis, les négociations se poursuivent, alors que plus au nord, Edmonton a légalisé et encadré le service.

En Allemagne et en Espagne des tribunaux ont interdit le service.

UberX (appelé UberPop en Europe) est un service de covoiturage commercial qui permet à des individus de transporter des clients avec leur voiture personnelle.

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Dans tous les cas, Uber n'a pas dit son dernier mot, puisque des appels en justice ne sont pas exclus. La compagnie continue à faire du lobbying et à mobiliser ses partisans. Des pétitions d'appui circulent dans plusieurs villes où le service n'est pas encore disponible.

Épreuves des faits