La FAE rejette l'offre de Québec et prévoit des moyens de pression

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Des membres de la Fédération autonome de l'enseignement manifestent dans les rues de Montréal. Des membres de la Fédération autonome de l'enseignement manifestent dans les rues de Montréal. (Archives)  Photo :  Charles Contant

La Fédération autonome de l'enseignement (FAE) annonce que ses membres ont rejeté « massivement » la dernière offre patronale, qui se basait sur l'entente de principe conclue entre le Front commun du secteur public et le gouvernement québécois en décembre.

L'entente de principe avait été conclue à la mi-décembre entre les syndicats membres du Front commun, représentant 400 000 des 500 000 employés de l'État, et le gouvernement. Or, la FAE, qui n'a pas fait partie du Front commun, n'a pas négocié cette entente. Il a néanmoins décidé de soumettre celle-ci au vote de ses membres.

Pas de grèves, mais des coups d'éclat

Le syndicat a aussi annoncé vendredi qu'il relançait ses « actions de mobilisation ». Selon son président, Sylvain Mallette, il n'y a pas de grèves en vue, mais plutôt des « coups d'éclat » qui viseront les directions d'établissements et les gestionnaires des commissions scolaires. « Nous avons choisi le supplice de la goutte », a imagé M. Mallette.

Des membres de la FAE se sont présentés à un colloque de l'Association des directions d'établissements scolaires de l'Île-Jésus (ADEIJ), vendredi matin, à Laval.

Des membres de la Fédération autonome de l'enseignement perturbent un colloque de l'Association des directions d'établissements de l'Île-Jésus, le 29 janvier 2016, à l'École Leblanc à Laval. Des membres de la FAE au colloque de l'ADEIJ, le 29 janvier 2016, à l'École Leblanc à Laval  Photo :  Twitter/@la_FAE

L'offre, jugée « insuffisante et inéquitable » pour les 34 000 membres de la FAE, a été rejetée au cours d'assemblées générales tenues plus tôt ce mois-ci. Le syndicat s'était déjà montré insatisfait de l'entente de principe le mois dernier.

La FAE a réitéré vendredi que les augmentations salariales négociées ne permettent pas à ses membres de rattraper un retard salarial de 4,5 % accumulé depuis 2004.

Dans un communiqué, la Fédération soutient que l'entente négociée confirme l'« appauvrissement » des enseignants qu'elle représente. Elle déplore également que des montants forfaitaires soient versés plutôt que des augmentations de salaire intégrées aux échelles.

Selon le Front commun, les augmentations salariales avoisineront les 9 % à 10 % sur cinq ans, mais la FAE estime pour sa part qu'elles seront plutôt de l'ordre de 5,25 %.