Justin Trudeau, nouveau chef du PLC

Direction du PLC : les candidats prononcent un dernier discours

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le reportage de Daniel Thibeault

C'est la dernière ligne droite pour les six candidats à la direction du Parti libéral du Canada (PLC). Ils ont participé samedi à leur dernier grand rassemblement au Palais des congrès de Toronto pour convaincre les militants de les porter à la tête du parti dirigé par un chef intérimaire depuis le départ de Michael Ignatieff.

Les candidats ont prononcé leur dernier discours dans un ordre préétabli par le parti. La constitutionnaliste de Winnipeg Deborah Coyne; la candidate qui dit vouloir devenir « le pire cauchemar des conservateurs », Karen McCrimmon; la députée de Vancouver Joyce Murray; le meneur de la course Justin Trudeau; l'ancienne députée fédérale ontarienne Martha Hall Findlay et l'ancien ministre fédéral Martin Cauchon disposaient chacun de 25 minutes pour plaider leur cause.

L'ancienne ministre de l'Environnement de la Colombie-Britannique Joyce Murray, qui est considérée comme la principale rivale de Justin Trudeau, a rappelé dans son discours son plan de coopération ponctuelle avec les néo-démocrates et les verts pour les prochaines élections générales. « Mon plan, c'est comme l'équipe olympique canadienne de hockey, qui est composée des joueurs des équipes concurrentes qui s'associent pour une cause commune au nom de notre pays. Et une fois la médaille d'or en poche, les joueurs retournent dans leurs équipes, pour se concurrencer à nouveau les uns les autres, aussi durement qu'avant », a-t-elle illustré.

Quant à Justin Trudeau, il a fait référence dans son discours à sa famille. « Pour diriger le Canada, nous devons être au service des Canadiens. Et nous devons le prouver avec des actions concrètes plutôt que des mots. Je vous dis cela, pas en tant que fils qui a appris de son père, mais en tant que père qui, chaque jour, apprend de ses enfants », a-t-il déclaré.

Le favori libéral a aussi insisté sur le principe du service communautaire, jugeant que le PLC devait être « un parti de leaders communautaires ». Justin Trudeau considère à ce sujet que les conservateurs ont oublié la valeur de ce principe. « Ils ne parlent de service communautaire que comme d'une punition pour un crime », a-t-il ironisé.

Le rassemblement avait débuté samedi avec un hommage au chef intérimaire Bob Rae. L'ancien premier ministre libéral Paul Martin a souligné à cette occasion que la fonction de chef intérimaire était très difficile, mais Bob Rae avait « joué ce rôle avec brio ».

« Son talent extraordinaire d'orateur lui a permis d'articuler les valeurs et les croyances fondamentales qui ont toujours uni notre parti : la conscience sociale et la responsabilité économique. » — Paul Martin à propos de Bob Rae

Un nouveau mode de scrutin

Quelque 130 000 personnes ont le droit de vote à partir de samedi soir à minuit. Le vote se fera en ligne ou par téléphone.

Les militants présents à Toronto samedi peuvent pour leur part voter sur place, avant le début officiel du scrutin.

Sur le site du Parti libéral, on explique que le chef sera choisi selon un mode de scrutin préférentiel, d'après un système de points permettant à chaque circonscription du pays de disposer d'une voix égale. Chacune des 308 circonscriptions du pays se voit attribuer 100 points, peu importe que le nombre de personnes qui y votent. Ainsi, même si les jeux semblent déjà faits et qu'une victoire de Justin Trudeau semble assurée, ce mode de scrutin pourrait malgré tout générer quelques surprises.

Les résultats seront divulgués à l'issue d'un seul tour de vote, dimanche prochain, le 14 avril, lors du congrès à la direction qui aura lieu à Ottawa.

Denis Ferland : Sur les collines, le blogue politique de Radio-Canada

Relisez la couverture du rassemblement du PLC par nos journalistes sur place :

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