Bernard Valcourt passe aux Affaires autochtones

Le compte rendu de Nicolas Steinbach

Le premier ministre Stephen Harper a procédé vendredi à un remaniement au sein de son Cabinet après la démission, il y a une semaine, du ministre des Affaires autochtones, John Duncan.

C'est désormais Bernard Valcourt, ancien ministre associé à la Défense nationale, qui assumera les fonctions de ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien.

La députée de Colombie-Britannique Kerry-Lynne Findlay assurera désormais les fonctions de M. Valcourt à la Défense nationale.

Gail Shea, ministre du Revenu national, devient quant à elle ministre de l'Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA).

Quant au ministre des Anciens Combattants, Steven Blaney, il s'est vu confier vendredi la responsabilité supplémentaire de la Francophonie.

Bernard Valcourt critiqué dans sa région

Bernard Valcourt, député de Madawaska-Restigouche, est loin de faire l'unanimité dans au Nouveau-Brunswick, alors qu'il a défendu sans relâche la réforme de l'assurance-emploi du gouvernement conservateur malgré des dizaines de manifestations dans la région.

Selon le député néo-démocrate d'Acadie-Bathurst, Yvon Godin, c'est précisément pour sa fidélité que Bernard Valcourt a été nommé ministre des Affaires autochtones. « Ça a été son bras de fer d'être arrogant avec les travailleurs [... et le premier ministre] a récompensé son bon soldat », affirme Yvon Godin.

Du côté de la Première Nation malécite de Madawaska, les commentaires sont partagés. « Bernard, c'est le gars pour la job, il connaît beaucoup de chefs ici, au Nouveau-Brunswick. Tout le monde va être content », estime la chef du conseil de bande, Joanna Bernard.

« Ça peut être bon comme pas bon. Peut-être que M. Harper a un agenda caché concernant les Autochtones un peu comme le chômage, il va peut-être détruire les Premières Nations », réagit de son côté, Jean-Guy Cimon, ancien chef de la Première Nation malécite de Madawaska.

Le nouveau ministre entend rencontrer prochainement les communautés autochtones, qui ont manifesté leur mécontentement envers le gouvernement dans le cadre du mouvement Idle No More.

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