Droits de scolarité au Québec : un débat de société

Sommet sur l'enseignement : les principaux thèmes dévoilés

Jean-Sébastien Cloutier a pris le pouls des étudiants

Le gouvernement de Pauline Marois souhaite discuter d'une bonification de l'aide financière aux études, notamment en révisant le seuil de contribution parentale, et d'une transformation du crédit d'impôt pour études, peut-on lire dans le « cahier du participant » du Sommet sur l'enseignement supérieur, qui se tiendra la semaine prochaine.

Le « cahier du participant », intitulé « S'engager ensemble vers une société du savoir », a été rendu public jeudi. Le document de 32 pages donne le ton du prochain sommet. La question des droits de scolarité y est clairement mentionnée, assortie toutefois d'une note qui ajoute que le sujet sera discuté « en tenant compte de la capacité de payer des Québécois ». Entre-temps, le gouvernement Marois maintient le cap sur l'indexation des droits de scolarité.

Élément nouveau : le gouvernement dit vouloir discuter d'un projet de loi de portée générale sur le système universitaire. Il parle aussi de la création d'un Conseil national des universités, et de l'évolution des droits de scolarité, notamment l'indexation et les frais afférents. La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) confirme que le gouvernement tente d'arracher son appui à l'indexation.

Le gouvernement Marois bâtit son sommet autour de quatre principaux thèmes :

  • la qualité de l'enseignement et la gouvernance;
  • la recherche;
  • l'évolution du financement;
  • la stratégie visant l'accessibilité.

Le gouvernement souhaite ainsi discuter d'une révision « du niveau du seuil de la contribution parentale ». Les parents ont l'obligation d'aider leurs enfants qui sont aux études, même si ces derniers ont plus de 18 ans. Le montant des prêts et des bourses des étudiants dépend des revenus parentaux.

Le gouvernement souhaite aussi « transformer le crédit d'impôt pour études afin qu'il soit plus accessible aux étudiants et à leurs familles qui ont des revenus trop faibles ». Présentement, les diplômés occupant un emploi rémunéré peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt, en fonction du montant des droits de scolarité qu'ils ont dû payer.

De leur côté, les partis d'opposition pressent à nouveau le gouvernement de renoncer, avant le Sommet, aux compressions budgétaires de 250 millions de dollars demandées aux universités.

Cette demande est également relayée dans une déclaration rendue publique, jeudi, par des associations représentant des professeurs, des employés et des étudiants de l'Université McGill, à Montréal. Les signataires dénoncent les « coupes désastreuses » et demandent à tous les acteurs de la société de s'unir afin de protéger les universités québécoises.

Avec le reportage de Julie Dufresne

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