Sommet sur l’enseignement supérieur

Droits de scolarité : les militants péquistes adoptent un compromis

Le résumé de Sébastien Bovet

Le Parti québécois s'engage à défendre la réduction de l'endettement des étudiants. Les militants du parti ont adopté une résolution en ce sens au conseil national du PQ s'est conclu dimanche à Drummondville.

La première ministre et son ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, ont tous deux voté pour l'adoption de cette résolution appuyée par une majorité de militants.

La proposition présentée par l'aile jeunesse du parti demande au PQ de défendre le gel des droits de scolarité, « ou toute autre proposition permettant de diminuer l'endettement étudiant et de maintenir l'accessibilité aux études supérieures ». Le ministre Duchesne considère que cette formule lui laisse la marge de manœuvre nécessaire en vue du Sommet sur l'enseignement supérieur, qui aura lieu les 25 et 26 février.

Le PQ dit qu'il proposera à ce sommet un ensemble de mesures, en regardant l'ensemble de la contribution qui est présentement demandée aux étudiants.

Les frais afférents dans la mire du gouvernement?

Pauline Marois continue d'affirmer que l'indexation demeure l'option « la plus raisonnable », la comparant à une forme de gel. Elle laisse toutefois entendre qu'afin de réduire l'endettement, le gouvernement pourrait diminuer d'autres dépenses des étudiants, comme les frais afférents.

Les frais afférents sont des frais ajoutés par les institutions scolaires sur la facture des étudiants pour financer divers services. Il s'agit par exemple de frais technologiques pour assurer l'accès à des salles d'ordinateurs, de frais pour équiper le gymnase de l'école, ou pour acheter les droits d'auteurs. Ces frais sont l'une des préoccupations des étudiants, dit Pauline Marois.

« Si on regarde les frais afférents, qui augmentent bon an mal an, de façon assez significative, imaginons que de ce côté-là on agit, on peut voir l'indexation comme une forme de gel. » — Pauline Marois

Par ailleurs, tous les sujets pourront être mis sur la table au Sommet de l'éducation, a précisé la première ministre. Le PQ laissera les participants débattre de la gratuité, tout il les laissera parler de hausses ou de gel, dit-elle.

Pour sa part, le parti entend défendre l'accessibilité aux études, la réduction de l'endettement et une « contribution correcte des étudiants », dit Pauline Marois.

L'ASSE rencontrera Marois

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) a déclaré dimanche qu'elle acceptait de rencontrer la première ministre en prévision du sommet.

Samedi, Radio-Canada a appris que la première ministre avait rencontré, lundi dernier, les représentants de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et ceux de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), en compagnie du ministre Pierre Duchesne. Mme Marois avait signifié qu'elle souhaitait également s'entretenir avec les représentants de l'ASSE.

La rencontre entre Mme Marois et l'ASSE aura lieu lundi.

Pauline Marois s'était aussi entretenue directement avec les recteurs des universités du Québec.

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