Rencontre discrète entre Thomas Mulcair et Pauline Marois

Entrevue avec Thomas Mulcair

Thomas Mulcair et Pauline Marois se sont rencontrés à Montréal lundi matin pour discuter des dossiers du Québec et de stratégie. La rencontre du chef de l'opposition officielle à Ottawa et de la première ministre du Québec n'avait pas été annoncée mais était prévue de longue date, a indiqué le chef du NPD en entrevue à l'émission 24 heures en 60 minutes.

Thomas Mulcair a aussi déclaré qu'il voulait connaître l'attitude du gouvernement Marois devant le futur accord de libre-échange avec l'Europe et de la possibilité d'intervenir pour stopper l'adoption de la loi C-377 - sur la divulgation des finances des syndicats - « qui est une attaque frontale contre le droit d'association et les droits sociaux, notamment la capacité des syndicats de bien représenter leurs membres », s'est indigné le chef du NPD.

M. Mulcair et Mme Marois ont parlé de la loi sur la clarté référendaire et, à ce chapitre, le chef du NPD a fait valoir que la position de son parti est plus avantageuse pour le Québec que celle que propose le Bloc québécois, qui n'a plus de statut de groupe parlementaire à la Chambre des communes.

« Nous aussi, nous proposons l'abrogation de la loi sur la clarté », dit-il en ajoutant que, contrairement au Bloc, le NPD a « une approche plus constructive » avec la déclaration de Sherboooke, entérinée par le parti il y a huit ans, qui prône notamment l'élimination de la capacité du fédéral de dépenser dans les champs de compétence provinciaux.

Les deux chefs politiques ont par ailleurs décidé de travailler ensemble sur la réforme de l'assurance-emploi.

L'ancien député libéral provincial et la chef du PQ ont aussi parlé de la réforme de l'assurance-emploi, du registre des armes à feu, un dossier sur lequel les deux partis ont la même vision, et sur la décision de la Cour suprême au sujet de la création d'une commission pancanadienne des valeurs mobilières, qui a favorisé les provinces, un dossier dans lequel le gouvernement conservateur n'aurait pas dit son dernier mot.