Ottawa commande une étude sur les risques de déversements pétroliers au pays

petrolier Un pétrolier.  Photo :  Living Oceans Society

Ottawa commande une étude sur les risques de déversements d'hydrocarbure dans les eaux canadiennes.

Transports Canada, la Garde côtière canadienne et Environnement Canada veulent mesurer les risques et la capacité de réagir à des déversements de navires dans les eaux canadiennes.

La première étape aura pour but d'évaluer les probabilités que des déversements d'hydrocarbures se produisent dans les eaux canadiennes, y compris l'Arctique, ainsi que les répercussions potentielles de tels déversements. L'étude portera principalement sur divers types d'incidents, notamment les collisions, les incendies, les explosions, les défaillances structurales et les manœuvres de chargement et de déchargement.

Le système canadien de sécurité maritime prévoit déjà des mesures comme l'exigence pour les pétroliers d'avoir une double coque et le pilotage obligatoire des navires.

L'attribution du contrat pour effectuer l'étude devrait être annoncée au début du printemps.

Cette recherche est lancée dans un contexte de préoccupations croissantes, notamment dans l'Arctique, où le réchauffement climatique permet une vaste exploration pétrolière liée à un trafic maritime plus important.

À ce chapitre, les pays du Conseil de l'Arctique, dont le Canada et huit autres pays nordiques, négocient un traité de coopération sur les déversements pétroliers dans le Grand Nord. La version actuelle de l'entente inquiète les groupes environnementalistes comme Greenpeace, qui dénoncent les imprécisions du libellé. L'entente n'est cependant pas finale et fait toujours l'objet de négociations. Le Canada doit assurer la présidence du Conseil en 2013.