Harper réaffirme la légalité de l'avortement au Canada

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Avortements : demande d'enquête

Le premier ministre Stephen Harper a dû réaffirmer qu'il n'avait pas l'intention de rouvrir le débat sur l'avortement, jeudi à la Chambre des communes, après que trois de ses députés eurent demandé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) d'enquêter sur des avortements qu'ils considèrent comme des homicides.

« Les députés de la Chambre, qu'ils soient d'accord ou non, savent que l'avortement est légal au Canada et le gouvernement, incluant moi-même, a démontré clairement que nous n'avons pas l'intention d'intervenir dans ce dossier », a répondu le premier ministre à la porte-parole néo-démocrate en matière de justice, Françoise Boivin. Celle-ci dénonçait l'initiative de trois députés conservateurs d'arrière-banc : Maurice Vellacott, Leon Benoit, et Wladyslaw Lizon.

Ces derniers ont envoyé une lettre au commissaire de la GRC, Robert Paulson, en date du 23 janvier 2013. Ils y dénoncent 491 cas de morts après avortements entre 2000 et 2009, des données tirées d'un site pro-vie qui interprète des données de Statistique Canada sur les morts foetales tardives, c'est-à-dire après 20 ou 28 semaines de grossesse.

« Les meurtres d'enfants canadiens pourraient continuer à augmenter si ces crimes apparents ne font pas l'objet d'une enquête », concluent les députés dans leur lettre à la GRC.

Ce n'est pas la première fois que les députés conservateurs tentent de ramener le débat sur l'avortement au Parlement. La dernière tentative remonte à septembre dernier avec la motion privée du député Stephen Woodworth, qui réclamait la mise sur pied d'un comité parlementaire sur la définition légale d'un être humain. Les députés Vellacott, Benoit et Lizon avaient tous trois appuyé la motion ainsi qu'une dizaine de ministres du parti comme Jason Kenney et Rona Ambrose.

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