Financement universitaire : Jean-Marc Fournier dénonce la position de Québec

Le chef du Parti libéral du Québec, Jean-Marc Fournier Le chef du Parti libéral du Québec, Jean-Marc Fournier

Le chef du Parti libéral du Québec, Jean-Marc Fournier, a dénoncé mardi le « climat d'incertitude » qui entoure les décisions du gouvernement Marois concernant le financement des universités, un mois avant la tenue du sommet sur l'enseignement supérieur.

Dans une conférence de presse à Québec, M. Fournier a dit craindre particulièrement les réductions budgétaires de 124 millions de dollars que Québec imposera aux universités et le fait que le gouvernement remette en question le sous-financement des institutions.

Les recteurs des universités ont vivement dénoncé ces compressions annoncées.

« La qualité de l'enseignement va être touchée [...] L'économie du Québec va en payer le prix [...] La première ministre ne devrait pas faire payer à l'avenir économique du Québec les dettes électorales contractées auprès des carrés rouges », a-t-il dit, faisant référence à la grève étudiante contre la hausse des droits de scolarité au printemps 2012.

Il accuse particulièrement le gouvernement Marois d'avoir cédé aux pressions des associations étudiantes qui réclamaient l'abandon de la hausse des droits de scolarité que le gouvernement libéral avait décrétée.

Selon lui, il y avait « tout un consensus sur le sous-financement universitaire, jusqu'au moment où nous avons demandé un équilibre de la part des partenaires (universités, contribuables et étudiant). Comment se fait-il que ce sous-financement se soit transformé en un surplus [pour les associations étudiantes]? », a-t-il ajouté.

M. Fournier a exigé de connaître avant le sommet la position du ministre Pierre Duchesne concernant le sous-financement des universités, qui a été remis en question.

« Le minimum que pourrait faire le ministre de l'Enseignement supérieur est de donner l'heure juste aux intervenants avant le sommet. Est-ce que les coupes seront récurrentes? Pourquoi fait-on un sommet si on n'est pas capable de dire la position de celui qui l'organise? », a-t-il demandé.

Par ailleurs, en réponse à des questions des journalistes, M. Fournier a jugé que la visite prochaine de Pauline Marois et Écosse et sa rencontre avec le premier ministre indépendantiste Alex Salmond devrait avant tout porter sur l'économie et les échanges commerciaux, et non sur l'indépendance du Québec. Selon lui, la première ministre n'a pas reçu, lors des dernières élections, le mandat de faire la promotion de la souveraineté à l'étranger.

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