Immigration : Québec ne peut rien pour les dossiers du bureau de Buffalo

La ministre de l'Immigration Diane de Courcy en tournée à Montréal, le 17 janvier.

La ministre québécoise de l'Immigration, Diane de Courcy, affirme qu'elle n'avait pas les moyens d'aider les oubliés de Buffalo, ces quelque 10 000 immigrants à qui le Québec a remis un certificat de sélection, mais qui attendent depuis plusieurs mois leur statut de résident de la part du gouvernement fédéral. 

Le Consulat du Canada à Buffalo, qui traitait entre autres les dossiers des immigrants qui vivent déjà au Canada, a été fermé en mai dernier par le gouvernement fédéral. Ainsi, les dossiers des immigrants qu'il administrait ont dû été transférés à Ottawa et cela occasionne des délais importants.

À Montréal jeudi dans le cadre d'une tournée des régions, Mme de Courcy a dit qu'elle discutera de ce dossier avec son homologue fédéral, mais elle soutient aussi qu'elle n'a qu'un pouvoir de persuasion par rapport à Ottawa.

« Derrière chaque attente administrative, il y a un drame humain, il y a un espoir, une promesse déçue », a tout de même déploré la ministre.

Mieux intégrer, mieux franciser, mieux régionaliser

Lors du point de presse au sujet de l'attraction et de l'intégration des immigrants, Mme de Courcy a fait part de son intention d'accélérer le processus de reconnaissance des compétences des immigrants professionnels. La ministre promet que son gouvernement agira rapidement dans ce dossier.

Celle qui est aussi responsable de la Charte de la langue française reconnaît d'autre part que le Québec doit travailler davantage à la francisation des nouveaux arrivants. « La francisation est bien dispensée », dit-elle. « Mais les exigences que l'on doit avoir en francisation doivent être sérieusement augmentées. C'est particulièrement vrai pour l'écrit ».

Par ailleurs, après la visite de 13 régions du Québec, la ministre observe un décalage entre les besoins en main-d'oeuvre qui existent en région et le chômage très élevé des immigrants qualifiés dans la métropole. « Je pense entre autres à une région, Chaudière-Appalaches, où presque 40 000 emplois sont disponibles, potentiellement, au cours des trois prochaines années », souligne-t-elle.

Pour favoriser la régionalisation de l'immigration, Mme de Courcy entend fournir de l'aide aux PME et aux immigrants pour qu'ils puissent mieux s'arrimer et répondre à leurs besoins respectifs.