La FEUQ réclame une meilleure évaluation de la gestion des universités

Martine Desjardins, présidente de la FEUQ, en conférence de presse le 16 janvier 2013

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) réclame la création d'une commission d'évaluation de la gestion des universités et une révision de leur grille de financement.

La FEUQ a dévoilé mercredi son mémoire sur le financement et la gouvernance des universités qui sera déposé jeudi, lors de la troisième rencontre préparatoire en vue du Sommet sur l'enseignement supérieur prévu en février.

Dans son rapport, l'association critique la grille de financement des universités et propose la mise en place d'un chantier, après la tenue du sommet, pour en « corriger les erreurs ». La FEUQ dénonce notamment le fait que la grille ne tienne pas compte des particularités de plusieurs programmes et qu'elle se base sur des calculs statistiques de 2006-2007.

« Il est plus que temps que l'on se penche sur la grille de financement, celle-là même qui est à l'origine de la course aux effectifs étudiants qui aura entraîné plusieurs fiascos immobiliers dans les dernières années. » — Martine Desjardins, présidente de la FEUQ

Assainir les finances

De plus, l'association étudiante propose l'instauration d'une commission d'évaluation des universités, qui superviserait leur administration et conseillerait le ministre. Cette commission pourrait faire la lumière sur les projets immobiliers, les bonis accordés aux recteurs, leur « train de vie luxueux » et les courses aux effectifs.

« Est-ce qu'on peut améliorer l'efficacité de nos institutions? Certainement. Comment peut-on le faire? Penchons-nous là-dessus et créons un chantier avec une commission indépendante qui va regrouper l'ensemble des acteurs du réseau. » — 

La FEUQ réclame également que le vérificateur général puisse se pencher sur les choix administratifs des universités.

« Il est plus que temps que les contribuables aient l'heure juste sur la dépense qui est faite au sein des universités, qu'on arrête d'avoir des débats de chiffres et de croyances et qu'enfin on puisse dire : mission accomplie. » — 

Sans surprise, l'association étudiante a réitéré sa volonté que le gel des frais de scolarité se poursuive à long terme.

Pas de sous-financement

Par ailleurs, la FEUQ a critiqué dans un communiqué l'étude de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ) qui fait état d'un sous-financement de 850 millions de dollars au sein des universités québécoises. Martine Desjardins soutient que l'étude comporte de « graves erreurs méthodologiques », dans la mesure où elle se base sur une comparaison avec les universités canadiennes sans prendre en compte la spécificité québécoise et elle exclut tous les fonds des universités, sauf le fonds de fonctionnement.

Ailleurs sur le web Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes.

Facebook