Canada-Bénin : accords commerciaux sur fond de crise malienne

Le président du Bénin Thomas Boni Yayi et le premier ministre Stephen Harper Le président du Bénin Thomas Boni Yayi et le premier ministre Stephen Harper  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Le premier ministre Stephen Harper et le président du Bénin Thomas Boni Yayi ont signé mardi un accord sur la promotion et la protection des investissements. Quant à la crise malienne, le Canada n'a pas l'intention de jouer un rôle de premier plan dans ce dossier.

M. Harper a estimé que les occasions d'affaires au Bénin sont nombreuses et a félicité le gouvernement béninois pour ses récentes réformes économiques.

« L'exploitation des ressources naturelles (au Bénin) est particulièrement prometteuse », a souligné M. Harper.

Cependant, les discussions entre les deux dirigeants ne se sont pas limitées aux questions économiques.

MM. Harper et Boni Yayi ont évoqué le dossier chaud du moment en Afrique : la crise malienne.

Le président béninois exerce en ce moment la présidence de l'Union africaine (UA) et à ce titre, il a évoqué avec M. Harper la situation au Mali, où plusieurs groupes islamistes contrôlent le nord du pays après avoir mis en déroute l'armée malienne durant l'été 2012.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a autorisé le déploiement d'une force africaine dans le pays pour déloger les groupes armés, mais les contours de cette opération font l'objet de résistances au Mali et dans la région.

Le Canada étudie la possibilité de contribuer aux forces que l'UA devrait envoyer au Mali. À ce sujet, M. Harper a expliqué qu'il n'y aurait pas d'intervention militaire canadienne directe. Mais le Canada pourrait contribuer à la formation de militaires maliens.

Sur cette question, il semble qu'il y ait un flou sur la nature de l'intervention. Car pour le président béninois, la crise au Mali n'est pas africaine, mais concerne la communauté internationale. Ainsi, il est de la responsabilité de la communauté internationale, selon lui, d'intervenir pour mettre un terme à la mainmise des islamistes armés dans cette région.

M. Boni Yayi doit rencontrer à Montréal la première ministre du Québec, Pauline Marois.

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