Philippe Couillard, nouveau chef du PLQ

Raymond Bachand rejette l'idée d'un congrès d'orientation

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Course à la direction du PLQ

Raymond Bachand rejette la proposition formulée récemment par son rival Philippe Couillard de tenir un congrès d'orientation spécial du parti sans tarder, s'il est élu chef le 17 mars prochain.

Selon l'ex-ministre des Finances, un tel congrès serait beaucoup trop coûteux et ne correspondrait pas au désir des membres. Donc rien, à ses yeux, ne justifie l'organisation d'un tel congrès.

« Pour faire un chiffre rond, c'est à peu près 500 000 $ » qu'il faut investir pour organiser un congrès des membres, une dépense qu'il juge exagérée et injustifiée. D'autant plus que les membres se sont déjà réunis en congrès récemment, en octobre 2011. « Cela fait beaucoup », ajoute-t-il, se disant soucieux de permettre au parti de souffler un peu et de se renflouer financièrement avant de se lancer dans l'organisation de ce genre d'événements.

M. Bachand proposera plutôt la tenue de colloques régionaux, si les militants lui font confiance pour être leur nouveau chef. Selon lui, les militants seraient les premiers à préférer cette approche, qui aurait le double mérite de permettre de débattre d'idées et de viser « un objectif de mobilisation beaucoup plus important, beaucoup plus proche de la base citoyenne » qu'un imposant congrès d'orientation.

Moins coûteux et plus faciles à organiser, ces colloques en régions entraîneraient « ultimement » une révision du programme du parti, dans son esprit.

Bachand pense se faufiler au deuxième tour

M. Bachand estime que les choses « vont très bien » pour lui dans la présente course et il est loin de s'avouer vaincu, même si d'aucuns considèrent que Philippe Couillard a une bonne longueur d'avance sur lui.

« François Legault était à 47 % (dans les sondages) quand il a fondé la CAQ, puis il a fini à 27 % aux élections », réplique le député d'Outremont, en rappelant que ce sont les militants sur le terrain qui vont décider pour qui ils vont voter.

Il s'attend à ce qu'aucun des trois candidats en lice (Pierre Moreau est le troisième) ne l'emporte au premier tour et que c'est lui qui sortira vainqueur du deuxième tour, le 17 mars, jour du vote.

M. Bachand assure qu'il va se rallier au gagnant si, d'aventure, il ne sort pas vainqueur de l'exercice, et il verra s'il sera de nouveau candidat aux prochaines élections.

En janvier, la course au leadership libérale va s'intensifier, avec la tenue de cinq débats (quatre en français et un anglais).