Inuits et Premières Nations seront plus étroitement associés au développement du Nord

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Catherine Kovacs fait le point

La première ministre a indiqué son intention de s'inspirer de la Paix des braves pour développer les relations avec les Premières Nations et les Inuits du Québec.

Lors d'une allocution à l'ouverture du sommet sur les territoires et les ressources naturelles réunissant les chefs des Premières Nations, Pauline Marois a annoncé la volonté de son gouvernement « d'associer plus étroitement les Premières Nations et les Inuits concernés aux discussions relativement au développement nordique. ».

Ceux-ci seront consultés avant que les décisions ne soient prises, a promis Mme Marois.

Elle a d'ailleurs rapidement précisé ses intentions, en début d'après-midi, en proposant la mise en place d'une table de travail, dont les premières séances devraient se tenir au début de l'année 2013.

Cette table de travail vise dans un premier temps à « s'entendre sur un agenda, un plan de travail et des priorités », a ajouté la première ministre.

Elle portera sur quatre principaux enjeux: la cogestion des ressources naturelles et le développement des territoires, la conservation et la protection des territoires, la consultation et le partage équitable des redevances des richesses des territoires.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, s'est félicité de la teneur des discussions au sommet et a promis de donner suite à la proposition du gouvernement québécois.

Plus tôt en journée, la première ministre avait expliqué que l'objectif de sa démarche est notamment d'assurer une plus grande autonomie à ces communautés « au moyen du développement économique ».

Pour Pauline Marois, « il est opportun de trouver une approche qui guidera les négociations bipartites entre les Premières Nations et le gouvernement du Québec » en vue de conclure une entente.

« Ce type d'entente vise à définir un partage de la mise en valeur de la ressource naturelle et du territoire » a expliqué Mme Marois, qui reconnaît que sans la participation du Canada, ces négociations « ne pourront mener à un traité ».

Nous entendons continuer d'exiger une pleine participation du gouvernement du Canada à ces négociations et de veiller à ce qu'elles soient plus efficaces, a affirmé la première ministre.

Pauline Marois a confirmé son intention de « revoir les paramètres de ce développement non seulement pour une maximisation des retombées pour tous, mais aussi pour appliquer les meilleures normes environnementales possible ».

Cette rencontre survient deux semaines après que la première ministre se fut entretenue avec le grand chef du Grand Conseil des Cris, Matthew Coon Come, faisant suite à la création du Secrétariat au développement nordique, dont le mandat est de coordonner l'action gouvernementale liée aux besoins des communautés nordiques et au développement du Nord.

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