Attentat au Métropolis

Attentat au Métropolis : « c'est moi qu'on voulait atteindre », dit Pauline Marois

Sébastien Bovet fait le point

La première ministre du Québec, Pauline Marois, affirme que l'attentat survenu au Métropolis le soir de son élection était « politique » et que l'homme qui a ouvert le feu avait l'intention de la tuer.

Tous avaient vivement condamné cet acte au lendemain de l'attentat qui s'est soldé par la mort d'un homme. Déchirés entre tristesse et consternation, la plupart des gens avaient toutefois parlé d'un « acte isolé de folie ». Aujourd'hui, Mme Marois dit avoir été la cible d'une tentative d'assassinat politique.

« Je crois que c'est un attentat. La personne pouvait avoir des problèmes psychologiques assez importants, j'en conviens. Mais il reste que quand il est intervenu, il est intervenu contre une souverainiste en manifestant le fait qu'il craignait pour les anglophones. Moi, je crois qu'il y avait un aspect politique à cet attentat », a déclaré Mme Marois.

La chef péquiste a fait cette déclaration dimanche soir dans le cadre d'une entrevue à l'émission Tout le monde en parle diffusée sur les ondes de Radio-Canada. Elle a par ailleurs précisé qu'elle n'avait pas immédiatement compris ce qui s'était passé lors de l'incident.

« Vous allez être étonné de ça, mais [au départ] je n'ai pas pensé que c'était un attentat contre moi. Je me suis dit : il y a quelqu'un qui a voulu pénétrer et tirer sur les gens dans la salle etc. Mais c'est dans la nuit, une fois que je me suis retrouvée avec ma famille, que je me suis dit : c'est contre moi qu'on en avait. C'est moi qu'on voulait atteindre », a-t-elle affirmé.

Pendant le discours de victoire de Pauline Marois aux militants péquistes le soir de l'élection du 4 septembre, un homme a fait feu sur deux techniciens. Un d'entre eux, Denis Blanchette, est mort, l'autre, Denis Courage, a été grièvement blessé.

Le suspect a ensuite tenté de mettre le feu à l'arrière de la salle de spectacles, puis a été appréhendé par les policiers. C'est à ce moment que l'auteur présumé de l'attentat a lancé « les Anglais se réveillent ».

Richard Henry Bain, 62 ans, fait maintenant officiellement face à 16 chefs d'accusation, dont celui de meurtre au premier degré sur la victime Denis Blanchette. Il devra revenir en cour le 7 décembre prochain.

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