Québec solidaire discute d'une union des souverainistes

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le reportage d'Olivier Lemieux

Réunis en conseil national à Québec, quelque 200 membres de Québec solidaire doivent se prononcer sur la possibilité d'un rapprochement et d'alliances avec les autres formations souverainistes, dont le Parti québécois et Option nationale.

« On propose à nos membres d'opérer des tentatives de rapprochement avec Option nationale, donc d'entreprendre des pourparlers, un dialogue, une démarche, et on verra où ça peut mener, on ne le sait pas », a indiqué samedi la députée et porte-parole de Québec solidaire, Françoise David.

« La question c'est : "voulez-vous au moins en débattre?" et moi j'ai indiqué que je croyais que c'était une bonne idée, mais nos membres en décideront », ajoute-t-elle.

Le député de Mercier, Amir Khadir, rejette pour sa part toute idée de faire une alliance avec le Parti québécois.

« Il est impensable qu'il y ait un rapprochement organisationnel ou alliance politique [avec le Parti québécois] », a déclaré M. Khadir.

Tout ce qui pourrait être envisagé, ajoute-t-il, est des ententes électorales ponctuelles avec le PQ pour limiter la division du vote lors de la prochaine élection.

Un rapprochement avec Option nationale semble donc plus envisageable qu'avec le Parti québécois, d'autant plus que Québec solidaire est loin d'être satisfait du premier budget du gouvernement Marois.

Dans un communiqué émis en après-midi, la porte-parole de QS, Françoise David, estime que le gouvernement s'est laissé « intimider par les Chambres de commerce et leur chantage économique ».

Selon Mme David, le bilan des premiers mois du gouvernement péquiste minoritaire « comporte malheureusement des reculs en série », même si elle salue l'annulation de la hausse des frais de scolarité et l'abolition de la loi 12 votée par le gouvernement libéral.

Les membres de Québec solidaire ont voté à huis clos samedi après-midi sur la pertinence d'ouvrir un dialogue avec le Parti québécois et Option nationale. Les résultats seront dévoilés lors d'un point de presse prévu dimanche.

Le successeur d'Amir Khadir connu en mai

Les délégués devront aussi choisir en fin de semaine un deuxième porte-parole pour remplacer Amir Khadir qui a récemment quitté son poste. Cette personne assumera aussi le rôle de président du parti. Elle sera nommée par intérim jusqu'au congrès national en mai, où le successeur de M. Khadir sera désigné.

Québec solidaire proposera par ailleurs de se mettre en mode préélectoral dès le mois de janvier, en ce qui a trait au financement et au recrutement. Françoise David rappelle que la possibilité d'élections générales anticipées plane toujours, alors que le Parti québécois forme un gouvernement minoritaire.

Québec solidaire a obtenu 6 % des suffrages lors des élections du 4 septembre dernier.