Le ministre Hébert invite les hauts fonctionnaires à renoncer aux cliniques privées

Le ministre de la Santé du Québec, Réjean Hébert Le ministre de la Santé du Québec, Réjean Hébert (archives)

Les sociétés d'État devraient renoncer à diriger leurs cadres vers les cliniques privées pour obtenir des bilans de santé. Les hauts fonctionnaires de ces sociétés d'État devraient plutôt faire comme tout le monde et fréquenter le réseau public, a prévenu mardi le ministre de la Santé, Réjean Hébert.

Cette pratique, tolérée depuis des années à Québec, a assez duré, a-t-il dit, en point de presse, dénonçant du même coup la complicité du gouvernement libéral précédent qui n'a rien fait pour y mettre un terme, tout en vantant les mérites du secteur public.

Car, selon lui, plus les hauts fonctionnaires se tourneront vers les cliniques privées pour obtenir un bilan de santé et plus les médecins seront tentés de quitter le secteur public pour pratiquer au privé, pénalisant d'autant les patients qui fréquentent le réseau public.

« Il faut couper ce cercle vicieux », a dit le ministre, en notant que cette pratique pouvait avoir pour effet d'augmenter l'attente dans le réseau public, si certains médecins le désertent.

« Il faut cesser cette pratique qui a cours actuellement », a-t-il insisté, accusant l'ex-gouvernement libéral « de s'être mis la tête dans le sable », en refusant de reconnaître ce problème.

« Je pense qu'il y a un problème et il faut le régler », a-t-il ajouté. Le ministre dit vouloir faire le ménage dans les cliniques privées, car certaines d'entre elles, qui offrent des bilans de santé, « sont à la marge de la légalité, et même il y en a que c'est tout à fait illégal ».

Il note que la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) va rendre bientôt des décisions sur certaines de ces cliniques, dont la clinique Médysis à Montréal.

« Si le cadre réglementaire, et le cadre législatif actuel, n'est pas suffisant, il va falloir le changer », a-t-il commenté.

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vendredi 19 décembre

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