Élections Québec 2012

Léo Bureau-Blouin dit vouloir redonner espoir aux jeunes

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Entrevue avec Léo Bureau-Blouin

Léo Bureau-Blouin, qui portera les couleurs du Parti québécois dans la circonscription de Laval-des-Rapides aux prochaines élections générales, dit vouloir redonner espoir aux jeunes grâce à son saut dans l'arène politique.

L'ex-président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) est apparu sans son carré rouge aux côtés de la chef du PQ, Pauline Marois, lors d'une conférence de presse à Laval.

« Avec ou sans carré rouge, je suis capable de me battre non seulement ici à Laval mais aussi au sein d'un prochain gouvernement pour faire en sorte que les étudiants québécois soient ceux qui bénéficient des droits de scolarité parmi les plus abordables à travers le monde », a déclaré le jeune homme de 20 ans, imperturbable devant ceux qui critiquent son geste.

Pour Léo Bureau-Blouin, les plus belles idées et les plus solides convictions ne sont pas suffisantes, et la politique est le bon véhicule pour passer de la parole aux actes.

« Je crois sincèrement que ma candidature peut avoir un impact positif sur la place des jeunes en politique. » — Léo Bureau-Blouin

« Aujourd'hui, plus que jamais, notre génération peut montrer ce dont elle est capable pour l'ensemble de la population québécoise, pour permettre aux Québécois de redevenir fiers de ce qu'ils sont et de reprendre confiance dans nos institutions démocratiques », a-t-il ajouté.

Concernant le conflit étudiant, Léo Bureau-Blouin estime qu'il faudra, dans un premier temps, abolir la hausse annoncée par le Parti libéral et abroger la loi 78 , si le Parti québécois est porté au pouvoir. Il faudra par la suite « dégager un consensus au sein d'un sommet sur l'éducation postsecondaire ».

Léo Bureau-Blouin : un politicien des réseaux sociaux?

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De son côté, Pauline Marois a affirmé qu'elle comptait sur son nouveau candidat pour mobiliser les jeunes électeurs. Elle a évoqué l'aplomb, l'intelligence, le ton modéré et le bon sens de celui qu'elle appelle Léo.

« Nous faisons la démonstration que le Parti québécois, ce n'est pas le parti que d'une seule génération. C'est le parti de toutes les générations. » — Pauline Marois

L'ancien président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) avait confirmé sa décision de se joindre au PQ dans une lettre rendue publique mardi soir en affirmant que « la réélection du Parti libéral entraînerait davantage de cynisme, d'inégalités sociales et de désintérêt envers la chose publique ».

La FEUQ heureuse du choix de Léo Bureau-Blouin

La Fédération étudiante universitaire du Québec accueille favorablement la candidature de l'ex-leader étudiant. « Ça peut être inspirant pour plusieurs de voir qu'il y a de la place pour les jeunes en politique », a affirmé le vice-président exécutif de la FEUQ, Yanick Grégoire.

Le mariage est consommé entre le PQ et les grévistes, dit Charest

Questionné mercredi matin par les journalistes lors de son passage au théâtre Le Diamant, à Québec, le premier ministre Jean Charest a commenté cette candidature qui, selon lui, en dit long sur le positionnement politique du Parti québécois et de sa chef, Pauline Marois.

Cette candidature vient « consommer le mariage entre le PQ et le mouvement étudiant du printemps dernier », a-t-il dit.

« M. Bureau-Blouin a répondu à la question à laquelle Mme Marois a toujours refusé de répondre : Est-ce qu'on peut empêcher un étudiant d'avoir accès à ses salles de classe? La réponse de M. Bureau-Blouin c'est oui! Sans équivoque. Alors que nous, nous croyons que c'est un droit fondamental », a déclaré Jean Charest, qui laisse toujours planer le doute sur le déclenchement d'élections générales au Québec.

Marois attaque Charest et Legault

La chef du PQ a profité de la conférence de presse avec son nouveau candidat pour décocher quelques flèches vers le Parti libéral et son chef, Jean Charest, en rappelant les départs annoncés de plusieurs ministres. Pour Pauline Marois, M. Charest « est en train de faire le vide autour de lui ».

Mme Marois n'a pas épargné le chef de Coalition avenir Québec. « Plutôt que de rassembler une équipe, François Legault doit congédier des candidats, soit parce qu'ils ne ramassent pas assez d'argent, soit parce qu'ils font des déclarations grossières », a-t-elle affirmé.

Par ailleurs, Mme Marois a promis qu'elle ferait l'annonce d'autres candidatures prestigieuses au cours des prochains jours.

Léo Bureau-Blouin affrontera Alain Paquet

Léo Bureau-Blouin sera candidat dans la circonscription de Laval-des-Rapides, un siège détenu depuis 2003 par le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet.

L'élu libéral n'a pas tardé à réagir. Il a demandé à son adversaire et à sa chef, Pauline Marois, de prendre position clairement sur la poursuite des sessions suspendues dans les cégeps et les universités en raison de la grève.

« [Ils devraient dire] qu'en aucune façon ils vont cautionner directement ou indirectement des gens qui bloqueraient l'accès aux études, aux collèges, aux universités, pour ceux et celles qui vont vouloir reprendre leurs études au mois d'août. » — Alain Paquet, ministre délégué aux Finances, député de Laval-des-Rapides
Quelques ex-leaders étudiants devenus politiciens

Bernard Landry
L'ex-premier ministre du Québec avait été président de l'Association générale des étudiants de l'Université de Montréal et à la tête du comité de fondation de l'Union générale des étudiants du Québec;

Louise Harel
L'ex-ministre péquiste avait été vice-présidente de l'Union générale des étudiants du Québec (1968);

Claude Charron
L'ex-ministre péquiste avait été vice-président aux affaires internationales de l'Union générale des étudiants du Québec (1968-1969);

André Boisclair
L'ex-ministre et ancien chef du Parti québécois avait été président de la Fédération des associations étudiantes collégiales du Québec (1984-1985);

François Rebello
L'actuel député de la Coalition avenir Québec avait été président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (1994-1996).

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