Jean Charest critique la vision de Pauline Marois et vante le Plan Nord

Jean Charest lors de son discours de clôture du conseil général du Parti libéral du Québec, à Victoriaville Jean Charest lors de son discours de clôture du conseil général du Parti libéral du Québec, à Victoriaville

Le premier ministre du Québec Jean Charest a profité de son discours de clôture du conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ) à Victoriaville pour rappeler les réalisations de son gouvernement en matière d'économie et pour critiquer la vision du Parti québécois (PQ), qu'il qualifie de « repli ».

Le chef du PLQ a décoché plusieurs flèches envers le PQ et sa chef, Pauline Marois. « Pauline Marois veut, comme par le passé, gérer le Québec à coups de gels, de moratoires et de fermetures », a soutenu M. Charest.

« La vision de Pauline Marois, c'est que, tant qu'il n'y aura pas de référendum, tout s'arrête au Québec. [...] L'avenir du Québec est dans l'ouverture et non pas dans le repli. Le PQ propose la fermeture et le repli sur soi », a-t-il lancé.

« C'est maintenant qu'il faut saisir les occasions qui s'offrent à nous. C'est maintenant qu'il faut s'affirmer partout dans le monde. Mais pour cela, il faut faire preuve de leadership. Il faut avoir une vision d'avenir. Et il faut avoir la volonté de faire bouger les choses », a-t-il lancé.

Les seules références au chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, portaient sur la gestion de l'énergie à l'époque où il était au Parti québécois.

Par ailleurs, lors d'un point de presse tenu en début d'après-midi, Jean Charest a confirmé qu'il ne déclenchera pas d'élections avant l'été, mais qu'il mènera les troupes libérales lors du prochain scrutin.

Jean Charest défend le bilan des libéraux

Une grande partie du discours de clôture de M. Charest portait sur le Plan Nord et les réalisations économiques des libéraux.

« Nous sommes le gouvernement de l'emploi et de l'économie. Car, pour nous, une économie solide et performante rend tout le reste possible. » — Le premier ministre Jean Charest

Jean Charest n'a pas manqué de rappeler la conclusion de l'entente France-Québec sur la mobilité de la main-d'oeuvre ainsi que la progression des discussions en vue d'un accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne, dont il s'est fait l'un des plus importants apôtres.

« Le Québec et le Canada seront au milieu d'un nouvel espace qui comptera un milliard d'habitants. Ce sera le bloc économique le plus riche et le plus fort au monde », a-t-il dit.

Il a aussi salué les initiatives de son gouvernement en matière de développement des ressources énergétiques.

Charest revient sur le conflit étudiant

Sur le front étudiant, le premier ministre a indiqué que l'entente de principe intervenue samedi entre le gouvernement et les quatre associations étudiantes répond aux objectifs libéraux d'assurer l'avenir des universités et d'améliorer l'accès aux études », sans revenir sur la « juste part » que doivent payer les étudiants dans le financement de leurs études.

« Notre objectif est d'assurer l'avenir de nos collèges et de nos universités. Le choix que nous faisons comme société, ce n'est pas un choix banal. Ce qui est fondamental, pour notre avenir, c'est de se doter d'institutions d'enseignement qui sont de calibre mondial », a-t-il affirmé.

En point de presse, Jean Charest a déploré les violences qui se sont produites à Victoriaville vendredi ainsi qu'à d'autres occasions au cours des deux derniers mois, mais a soutenu que les forces de l'ordre avaient fait leur travail, même si des erreurs ont pu être commises par les policiers.

« Rien ne justifie la violence et l'intimidation. Faire et dire autrement, c'est déresponsabiliser ceux qui sont responsables de ces gestes. Les balles de billard et les briques, ce n'est pas la Sûreté du Québec qui avait ça. Est-ce possible que dans l'exécution de leur mandat, il y ait eu des bavures? Personne n'est exempt des débordements du côté policier. Mais dans le contexte où l'on était, la SQ a fait un travail remarquable », a-t-il dit.

Selon lui, les mécanismes tels que les codes de déontologie des corps policiers sont suffisants pour éviter que les policiers outrepassent leur mandat.

Le premier ministre a aussi nié avoir attendu trop longtemps avant d'enclencher des négociations avec les étudiants. Selon lui, le gouvernement a tout fait pour maintenir « des lignes de communication » durant la grève en plus d'avoir fait des propositions avantageuses pour les étudiants.

Bilan de santé

L'état de santé des deux jeunes gravement blessés lors des émeutes de vendredi à Victoriaville s'améliore.

Selon les médecins, les blessures de celui qui a perdu un oeil ont toutefois nécessité une intervention chirurgicale de huit heures, effectuée par quatre chirurgiens de différentes spécialités.

L'autre blessé a été admis dans une unité de surveillance où il sera suivi étroitement pendant les prochains jours.

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