Les dissidents auront le choix

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Le Parti république du Québec (PRQ) a obtenu le 26 mars dernier l'autorisation du Directeur général des élections d'agir sur la scène politique en tant que parti officiel.

Après Québec solidaire, refuge pour les indépendantistes de gauche déçus par le PQ, voici qu'apparaît le Parti république du Québec, une formation de purs et durs qui prône le retour aux valeurs traditionnelles.

L'annonce en a été faite à Montréal par son chef, Gilles Paquette, un entrepreneur de 54 ans qui habite L'Île-Perrot.

La formation politique veut notamment réaliser la souveraineté du Québec avec un vote à l'Assemblée nationale. Pour y arriver, le PRQ projette de mettre en place une coalition électorale pour la souveraineté du Québec qui ira récolter l'appui d'une majorité de candidats et de partis, peu importe leur allégeance.

« Nous ne croyons plus à un référendum. Nous ne voulons plus refaire cet exercice qui nous a humiliés chaque fois », a dit M. Paquette, en conférence de presse.

Par ailleurs, comme l'Action démocratique, le PRQ souhaite l'adoption d'une constitution qui enchâsserait les valeurs communes du Québec.

Le PRQ, qui prône aussi un retour aux valeurs traditionnelles, propose de verser un salaire de 12 000 $ à 13 000 $ par année pour chaque enfant de 6 ans ou moins d'une mère vivant à la maison.

Sur le plan de l'immigration, le PRQ voudrait imposer la réussite de tests de français et de « conduite sociale » aux nouveaux arrivants avant de leur octroyer la citoyenneté, au moins cinq ans après leur établissement en sol québécois.

Le programme préliminaire du nouveau parti met aussi de l'avant une idée qui semblait tombée en désuétude, soit l'annexion par le Québec du Labrador, un territoire appartenant officiellement à Terre-Neuve depuis 1927, en vertu d'une décision du Conseil privé de Londres.

En 2005, M. Paquette s'était montré intéressé à briguer les suffrages lors de la course à la direction du Parti québécois, mais n'avait finalement pas réussi à obtenir à temps les 1000 signatures de militants requises pour les mises en candidatures.

Le chef du PRQ a par ailleurs brigué les suffrages le 26 mars dernier dans la circonscription de Soulanges, à titre d'indépendant, et recueilli 113 voix. Il a aussi été défait deux fois, par le passé, dans des assemblées d'investiture du Parti québécois.

Un des ses futurs candidats, Régent Millette, a déjà porté les couleurs du Parti démocratie chrétienne du Québec en 2003. On trouve aussi sur les rangs Marie-Ange Germain, qui a porté les couleurs du Parti vert dans Bourassa-Sauvé aux dernières élections.

Le parti affirme compter plus de 2000 membres.

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