André Boisclair est le nouveau chef du Parti québécois

Pierre Duchesne parle d'une victoire décisive.

André Boisclair est devenu, mardi, le sixième chef de l'histoire du Parti québécois. Il succède à Bernard Landry, qui a démissionné le 4 juin dernier.

Dès le premier tour, les membres du parti choisissent l'ex-ministre de 39 ans pour succéder à Bernard Landry. Il lance un appel à l'unité en vue d'un « nouveau rendez-vous avec l'histoire ».

M. Boisclair a obtenu 53,7 % des voix au premier tour. La controverse concernant sa consommation de cocaïne n'aura pas freiné les membres du PQ, qui ont préféré la jeunesse de l'ex-ministre de 39 ans à l'expérience de Pauline Marois.

M. Boisclair a confié que cette victoire était au-delà de ses espérances. Il a rappelé que le 15 novembre 1976, René Lévesque était élu premier ministre. Vingt-neuf ans plus tard, a-t-il dit, il accepte, « avec humilité et grand enthousiasme », la direction du PQ.

André Boisclair André Boisclair

« Ce soir, plus que jamais, j'ai confiance dans notre parti, a-t-il lancé. Après cinq mois de campagne, je me sens heureux dans cette grande famille, ma famille, celle du Parti québécois. »

Il a vanté le programme du PQ, la « meilleure synthèse », selon lui, des défis du Québec en matière économique, sociale et culturelle.

M. Boisclair a immédiatement identifié sa priorité: l'éducation. Il a estimé que la jeunesse québécoise garantirait l'avenir et le succès du projet souverainiste.

Vers un référendum

M. Boisclair dit vouloir tenir un référendum après la prochaine victoire du PQ aux élections, et sa campagne électorale sera basée sur cet objectif. « Le peuple québécois aura bientôt un nouveau rendez-vous avec l'histoire », a-t-il dit. « Tout est question de volonté. »

Pauline Marois Pauline Marois

« J'ai la conviction qu'au lendemain d'un oui à la souveraineté, il n'y aura plus qu'un camp. Il n'y aura que des Québécois et des Québécoises. [...] Ce soir, plus que jamais, tout devient possible. »

Pauline Marois a obtenu 30,6 % des voix. Dès l'annonce du résultat, elle a donné l'accolade au vainqueur. M. Boisclair a pris l'« engagement solennel » de lui réserver une « grande place » au sein du parti.

Après son discours, Mme Marois a accepté l'invitation de son adversaire lorsqu'elle s'est adressée aux journalistes. Se décrivant comme une démocrate, elle s'est réjouie de la victoire de M. Boisclair, tout en admettant qu'elle éprouvait un peu de peine.

Quelque 104 577 personnes, soit 76 % des membres du PQ, ont exercé leur droit de vote.

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