Fournir de l'eau potable aux Autochtones

Une fillette boit à un abreuvoir. Une fillette boit à un abreuvoir.

Le gouvernement fédéral dépose un projet de loi destiné à régler les problèmes d'eau chez les Premières Nations du pays.

Au Canada, au moins 60 000 Autochtones n'ont pas accès à de l'eau potable de qualité. Pour résoudre ce problème, Ottawa veut établir un cadre législatif avant de construire les usines de traitement d'eau dans les communautés qui en sont dépourvues. Mais cette mission pourrait prendre une décennie à accomplir, selon certains fonctionnaires des Affaires indiennes.

Même si une législation sur l'eau potable et la gestion des eaux usées a été développée dans les provinces et les territoires, aucune législation n'existe dans les réserves.

« Les Premières Nations devraient pouvoir avoir un accès sécuritaire à de l'eau propre et potable. » — Chuck Strahl, ministre des Affaires indiennes

Ce que le projet de loi propose de :

  • Fournir de l'eau potable selon des normes comparables à celles établies dans les provinces et les territoires à l'extérieur des réserves.
  • Établir une base commune pour évaluer l'efficacité de l'opérationnalisation, du design et de la maintenance des systèmes d'approvisionnement en eau et de la gestion des eaux usées
  • Offrir plus d'opportunités pour les communautés des Premières Nations et les municipalités de travailler ensemble dans les domaines comme la formation et le partage des systèmes.

Ottawa pourrait aussi nommer les responsables des systèmes d'eau et imposer des frais pour les aqueducs.

L'Assemblée des Premières Nations demande plus de temps avant de commenter la proposition.

Les Autochtones sur leurs gardes

Au début de mai, le chef national de l'Assemblée des Premières Nations, Shawn Atleo, avait critiqué une version préliminaire du projet, qui ressemble beaucoup au projet de loi actuel. Il accusait alors le gouvernement fédéral d'imposer des solutions qui ne conviennent pas aux besoins des Autochtones. Ces derniers affirmaient ne pas avoir été véritablement consultés dans le processus d'élaboration du projet, malgré l'obligation légale du gouvernement canadien de le faire.

Le ministère des Affaires indiennes se défend et soutient au contraire que les Premières Nations ont été consultées, et que certaines communautés, notamment dans l'Atlantique, sont déjà prêtes à travailler avec lui.

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