Radio-Canada.ca/Nouvelles

Grands titres Le monde Politique Économie Science et Santé


John Bolton fait des vagues à l'ONU

Mise à jour le vendredi 26 août 2005 à 20 h 56
.

Les États-Unis veulent renégocier en profondeur l'ambitieux projet de réforme de l'ONU, qui doit être présenté dans trois semaines aux dirigeants mondiaux.


.
Le nouvel ambassadeur américain aux Nations unies, John Bolton, a présenté à certains de ses homologues plus de 750 amendements au projet actuel de l'institution.

Dans un document confidentiel obtenu notamment par les agences AFP et Reuters de même que par le Washington Post, les amendements suppriment toute référence aux Objectifs de développement du millénaire, approuvés par les dirigeants mondiaux il y a cinq ans, et éliminent toute nouvelle promesse sur l'aide au développement aux nations les plus pauvres.

Ils se réfèrent plutôt au Consensus de Monterrey (obtenu lors d'un sommet de l'ONU au Mexique en 2002), qui met l'accent sur les réformes en matière de libéralisation du marché, et lie l'aide au développement et la réduction de la dette à la bonne gouvernance.

Washington rejette également toute exigence concernant la lutte contre le changement climatique, demande une action plus forte contre le terrorisme, appelle les puissances nucléaires à accélérer la réduction de leur arsenal et préconise la création d'une nouvelle organisation chargée des droits de la personne.

Les États-Unis veulent aussi imposer un meilleur contrôle des dépenses de l'ONU et enlever toute référence à la Cour pénale internationale.

De grandes divergences

Il n'y a toutefois pas que les États-Unis qui soient insatisfaits du projet actuel. Au bout de plusieurs mois de débats parfois passionnés, le consensus est toujours introuvable sur les thèmes principaux, et certains observateurs en prédisent déjà l'échec.


.
L'Assemblée générale de l'ONU
.
Chargé de rédiger ce document, le président de l'Assemblée générale de l'ONU, le Gabonais Jean Ping, a indiqué jeudi avoir formé un groupe de négociation de 20 à 30 membres pour aplanir les difficultés dans les « 6 à 7 domaines sur lesquels les divergences persistent encore ».

Ce groupe commencera ses discussions lundi prochain, sa composition ayant été entérinée par les États membres. Il est formé de représentants de différentes organisations, comme l'Union africaine, l'Union européenne, la Caricom, les 77 ou les non-alignés.

Parmi les thèmes qu'ils vont aborder, Jean Ping a cité le terrorisme, le désarmement et la non-prolifération des armes de destruction massive, le remplacement de la Commission des droits de l'homme, discréditée, et la responsabilité de protéger les populations menacées de génocide.

L'élargissement du Conseil de sécurité aussi est dans l'impasse, avec trois propositions concurrentes sur la table.

Quelque 180 chefs d'État et de gouvernement doivent se prononcer sur le projet de réforme de l'ONU lors d'un sommet qui se tiendra à New York du 14 au 16 septembre.



Retour au nouvelles Retour aux nouvelles Haut de page  Haut de page
Imprimer   Partager avec un ami

 C'est arrivé le...


7 juin 1973

Début de la visite historique du chancelier ouest-allemand Willie Brandt en Israël.

     DANS L'ACTUALITÉ >>

France: violences urbaines en région parisienne

La revue de presse internationale

     DOSSIERS >>

Pakistan

Pakistan: séisme meurtrier, l'hiver menace les sinistrés

Cuba

Proche Orient: la spirale de la haine

Iran

La grippe aviaire

     NOS ÉMISSIONS