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Liban: Omar Karamé est désigné premier ministre

Mise à jour le jeudi 10 mars 2005 à 20 h 10
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Omar Karamé a démissionné le 28 février, sous la pression de l'opposition.
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Le purgatoire de l'ex-premier ministre libanais prosyrien, Omar Karamé, aura été de courte durée. Dix jours après sa démission, il a été chargé par le président Émile Lahoud, jeudi, de former un nouveau gouvernement.

M. Karamé a indiqué qu'il accepterait sa reconduction à condition de former un gouvernement d'union nationale. « Si je constitue un obstacle à la formation d'un tel gouvernement, je me désisterai aussitôt et je ferai assumer la responsabilité à la partie qui aura refusé de participer à un cabinet d'union nationale, unique voie de salut », a-t-il dit.

Mercredi, le Parlement l'avait choisi par 69 des 127 voix pour diriger un nouveau gouvernement d'union, qui inclurait l'opposition antisyrienne.

Mais l'opposition a réagi très négativement à la reconduction de M. Karamé dans ses fonctions. Elle a indiqué qu'elle n'a pas l'intention de participer au gouvernement d'union nationale avant que ses exigences ne soient satisfaites.

L'opposition réclame notamment un échéancier pour le retrait total des troupes syriennes du Liban - tel que stipulé dans la résolution 1559 du Conseil de Sécurité de l'ONU -, une enquête sur l'attentat qui a coûté la vie à l'ancien premier ministre Rafic Hariri, ainsi que la démission du procureur général et des chefs de six services de sécurité.

Washington critique le choix de Karamé

Les États-Unis ont aussi critiqué la reconduction de M. Karamé au poste de premier ministre, estimant que ce choix n'était pas un gage d'efficacité. « Quand il a démissionné, le premier ministre Karamé avait expliqué qu'il démissionnait car il ne pouvait pas être efficace », a rappelé le porte-parole adjoint du département d'État, Adam Ereli.

Il a estimé que la tâche des autorités libanaises étaient d'entamer un processus conforme aux aspirations des Libanais « en faveur de la liberté, de la démocratie et du changement », faisant implicitement référence à la présence syrienne dans le pays.

Il a ajouté que des élections « sans intimidation » devaient se dérouler après un retrait des troupes étrangères pour « permettre aux Libanais d'exprimer leur point de vue et choisir librement leurs dirigeants ».


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