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Réfugiés oubliés : les Palestiniens au Liban

De la santé mentale des réfugiés

2 novembre 2010

Il est souvent question des conditions socio-économiques et sanitaires lamentables dans lesquelles vivent les réfugiés palestiniens au Liban, mais on évoque très peu la santé mentale de ces derniers.

Exposés depuis longtemps à la violence et vivant, de génération en génération, avec le sentiment d’être dépouillés de leur citoyenneté, de leurs terres et de leur fierté, beaucoup de ces réfugiés développent des troubles psychiques et comportementaux.

Les enfants sont les premiers à en pâtir. Témoins impuissants de tueries, de guerres, de démolitions de maisons et d'autres événements violents, ils entament leur vie avec anxiété, peur et désespoir. À Gaza, comme dans les camps de réfugiés au Liban, il y a peu de place pour l’épanouissement, tant les privations sont multiples. Les enfants vivent alors en marge de l’enfance, propulsés précocement et malgré eux dans l’âge adulte, celui des conflits et du militantisme, armé ou politique.

Les femmes vivant dans les camps sont aussi vulnérables. Outre les traumatismes qu’elles subissent en raison des violences multiples et répétées, elles sont parfois, comme les enfants, l’exutoire de la colère des hommes. Victimes de violence domestique, elles sont aussi appelées à jouer le rôle de pourvoyeuse de la famille quand le mari, mort, handicapé ou exilé, n’est plus là pour subvenir aux besoins des enfants.

Abdel Hamid Afana, psychothérapeute palestinien établi à Montréal, s’est beaucoup intéressé à la santé mentale des réfugiés palestiniens. Il nous livre son analyse dans cette entrevue.


L'entrevue avec Abdel Hamid Afana